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LE FILS - PHILIPP MEYER

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Roman familial, vaste fresque de l Amérique des années 1850 à nos jours, Le Fils de Philipp Meyer, finaliste du prestigieux Prix Pulitzer 2014, est porté par trois personnages trois générations d une famille texane, les McCullough dont les voix successives tissent et explorent avec brio la part d ombre du rêve américain.

Eli, le patriarche que l on appelle " le Colonel " est enlevé à l âge de onze ans par les Commanches et passera avec eux trois années qui marqueront sa vie. Revenu à la civilisation, il prend part à la conquête de l Ouest avant de s engager dans la guerre de Sécession et de devenir un grand propriétaire terrien et un entrepreneur avisé.

À la fois écrasé par son père et révolté par l ambition dévastatrice de ce tyran autoritaire et cynique, son fils Peter profitera de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleversera son destin et celui des siens.

Ambitieuse et sans scrupules, Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, se retrouve à la tête d une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l'oeuvre du « Colonel ». Mais comme ceux qui l ont précédée, elle a dû sacrifier beaucoup de choses sur l autel de la fortune. Et comme tous les empires, celui de la famille McCullough est plus fragile qu on ne pourrait le penser.

Porté par un souffle romanesque peu commun, Le Fils est à la fois une réflexion sur la condition humaine et le sens de l Histoire.

 

En 1859, Eli McCullough, fils de pionnier texan âgé de 13 ans, est capturé par les Commanches lors d’une rafle féroce sur les terres de sa famille. D’abord fait esclave avec son frère moins courageux, Eli assimile peu à peu la culture commanche en apprenant à monter à cheval, à chasser et à faire la guerre. Lorsque la tribu succombe aux maladies et fléchit face aux colons, Eli n’a d’autre choix que de retourner au Texas, nourri d’une soif de liberté et d’autodétermination qui jalonnera l’ascension inexorable de sa famille dans les industries bovine et pétrolière. Dans Le Fils, Philipp Meyer conte le récit épique de 150 ans de fortune, de famille et de pouvoir à travers les souvenirs de trois narrateurs inoubliables : Eli, âgé de 100 ans et simplement désigné comme « le Colonel », Peter, fils d’Eli surnommé « la grande déception » pour ne pas avoir su correspondre à l'image que la famille avait d’elle-même, et Jeanne Anne, arrière-petite fille d’Eli, qui lutte pour la survie de l’empire McCullough dans le paysage économique du Texas moderne. Il s’agit un roman long, mais dans lequel on ne s’ennuie pas ; le talent (et l’obsession) de Meyer pour les détails historiques et vernaculaires est essentiel et les voix distinctes de ses personnages plus vrais que nature sont les moteurs du récit. L’auteur ne fait pas de compromis sur les passages sanglants : le portrait cru (et souvent captivant) de la violence au Texas au milieu du 19ème siècle risque de faire tressaillir certains lecteurs, mais celui-ci n’est pas gratuit. En 2009, son premier roman Un arrière-goût de rouille fut encensé pour avoir su représenter de manière saisissante et originale l’Amérique post-industrielle ; mais avec le Fils, Meyer s’est surpassé. Ce livre compte parmi les œuvres audacieuses de l'année 2013 et même au-delà. Les premières critiques qualifient le Fils de chef-d’œuvre ; bien qu’il soit facile d’invalider de telles louanges en raison de leur caractère hyperbolique, ce roman n’en est pas moins une réussite extraordinaire. --Jon Foro



22/08/2015
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