Bienvenue dans mon Univers

Bienvenue dans mon Univers

LES COULEURS

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Enfant de la physique, amie de la lumière,

Combien de théories dans son codicillaire ?

Blancheur décomposée, sensations déguisées,

Elle  ajoute au plaisir sans la nécessité.

 

Elle est tout à la fois l’ailleurs et à nos pieds,

De son siège divin elle souffle la piété.

Noblesse de lignée distingue son berceau,

Pour la paix des nations elle hisse son drapeau.

 

Elle se pâme au soleil captant ton énergie,

Lumineuse  nuance, enfant de ta folie,

Et pourtant quel serait le dessein de ta vie,

Si tes heures sans sommeil ne peignaient que la nuit.

La nature  notre mère qui chérit les contraires,

L’a vêtue tour à tour de joie et d’adultère,

Par une aube elle éclot de mille mouvements,

Baptisée de ton nom pour traverser le temps.

 

Par son ambigüité elle remue tous nos sens,

Gamme  de paradoxes, primaire et fascinante,

Robes des Cardinaux et toges des Romains,

Puissance et tensions libèrent les instincts.

Volcans en éruptions  l’enfer de la passion

Isole le sujet et tue la relation.

 

Fruit de la rêverie qui épouse la joie

C’est l’habit du malheur qu’elle revêt parfois.

Synode de l’espérance, parure du renouveau,

Elle tonifie les êtres et rafraichit nos maux.

Elle surgit des feuillages en criblant l’injustice,

Rétablit l’équité et signe l’armistice.

Le calice d’Hébé l’abreuve de  quintess,

Légende du Mythos, pourvoyeur de jeunesse.

 

On la  dit secondaire et pourtant de survie,

Attribut de Typhon ou mythe de Platon,

L’automne et ses feuillages tapissent  raidillons.

Symbole  d’allégresse au fond de nos souliers,

Des noëls d’antan à présent oubliés.

 

Effacée et discrète elle cache sa senteur,

L’ardeur et la douceur pactisent dans la mort.

Toujours à mi-chemin du néant vers demain,

En méditant  l’hier elle  calme le chagrin.

 

Face obscure du Moi, elle costume la loi,

Son monde de terreur noie les songes et les pleurs,

Emergeant de  l’espace, brut, mystérieux,

Il  pare les étoiles de tout l’éclat des cieux.

Hellequin malveillant aux relents de fagots,

Obscène et diabolique nul n’échappe à sa faux.

 

Voile de nos montagnes, silence de nos voix,

Linceul immaculé de la peur et du froid,

Lumière originelle  reflétant  l’univers,

Berceau de l’irréel où règne Dame Ethére,

Elle fausse compagnie au prophète Mani,

En nuançant la secte d’une touche de gris.

 

Peintre de l’avenir, archer de nos affects,

Logos de l’esthétique dont elle est l’architecte,

Grammaire de palette, illusion partagée ?

Une gamme de questions colore ma pensée.

 

Martine

 

 



01/04/2015
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