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LES PYRAMIDES D'EGYPTE AU SCANNER

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Kheops cache-t-elle encore des secrets ? La question intrigue les chercheurs et le public. Pour en avoir le cœur net, une mission est lancée aujourd'hui, avec des moyens sophistiqués.

Le mystère des grandes pyramides d'Egypte, vieux de quatre mille cinq cents ans, sera peut-être élucidé bientôt. Des générations d'archéologues se sont cassé les dents dessus. Livres et BD ont popularisé le phénomène. Ainsi les personnages d'Edgar P. Jacobs, Blake et Mortimer, essaient-ils, dans « le Mystère de la grande pyramide », de percer l'énigme de la chambre d'Horus... au risque de s'y faire enfermer.

Le feuilleton rebondit, car le ministère des Antiquités égyptien lance aujourd'hui une mission scientifique internationale, Scan Pyramids, visant à passer au scanner quatre des monuments les plus emblématiques de la IV e dynastie des pharaons : les pyramides de Kheops et de Khephren, élevées sur le plateau de Gizeh, à une vingtaine de kilomètres du Caire, ainsi que la pyramide sud et la pyramide nord bâties par Snefrou (qui a régné de 2575 à 2551 av. J.-C.) sur le site de Dahchour.


Radiographie par particules cosmiques

Objectif : établir une carte thermique des monuments et d'y révéler des vides sous la surface visible de la structure, et surtout ce qu'ils sont susceptibles de renfermer. Ce qui pourrait révéler la présence d'une chambre secrète. Les égyptologues prendront ensuite le relais pour interpréter ces données. Les travaux commenceront début novembre. Ils devraient durer au moins jusqu'à fin 2016 et pourraient conduire à la découverte de nouvelles sépultures, de momies richement ornées et de trésors enfouis à jamais, aussi précieux que ceux de Toutankhamon. Une perspective aussi fascinante pour les scientifiques que pour le grand public.

Conçues avec le concours de l'institut français HIP (Héritage, innovation, préservation), d'un laboratoire japonais et de l'université de Laval au Québec, ces opérations « non destructives et non invasives » feront appel aux technologies les plus innovantes : radiographie par particules cosmiques, thermographie infrarouge, photogrammétrie, scanner et reconstitution 3D. Le mystère sera-t-il levé ? « L'essentiel est d'avancer en mettant en œuvre de nouvelles approches, précise Mehdi Tayoubi, le président de l'institut HIP et codirecteur de la mission. Beaucoup de missions précédentes ont tenté de percer les mystères des pyramides, et, si elles n'y sont pas parvenues, elles ont chacune fait progresser la connaissance. »

La technique utilisée permet de localiser, grâce aux anomalies dans l'image thermique obtenue, la présence de défauts dans le bâtiment. Ainsi, un courant d'air froid à l'intérieur se signalera par une zone bleue, une source de chaleur par une zone rouge. Jean-Claude Barré, qui a mis au point cette technologie, remarque que « ce qui nous intéresse surtout, ce sont d'éventuelles zones froides qui pourraient révéler des courants d'air, donc des cavités, des chambres et des couloirs, à l'intérieur de ces monuments ». Les pharaons n'auraient jamais imaginé être traqués au scanner, quatre mille cinq cents ans plus tard...

Une autre chambre dans Kheops ?

La plus emblématique des pyramides d'Egypte, celle de Kheops, sur le plateau de Gizeh à quelques kilomètres du Caire, est loin d'avoir livré tous ses secrets. Les visiteurs sont troublés par cette énorme montagne de pierre, qui semble impossible à édifier avec les moyens de l'époque. Une base de plus de 5 ha, une hauteur à l'origine de plus de 150 m, une masse de 5 millions de tonnes, le tout élevé en vingt-cinq ans. La mission Scan Pyramids, qui va sonder le géant, pourrait donner des éléments de réponse sur la structure interne de Kheops et permettre de comprendre comment elle a pu être bâtie.

Des anomalies dans le plan

Pour l'instant, son plan montre d'inexplicables anomalies. Les dernières demeures des pharaons se devaient d'être inviolables, les constructeurs ont donc multiplié astuces et obstacles. Des explorations menées par le passé ont capté d'étranges images qui pourraient correspondre à des chambres cachées. En l'état actuel des connaissances, Kheops possède trois chambres mortuaires. Une souterraine, creusée à 30 m de profondeur et abandonnée ; une chambre dite de la Reine, dont la fonction reste discutée, et une dite du Roi, où se trouve un sarcophage vide, la seule ouverte aux visiteurs. Une nouvelle chambre, à laquelle on accéderait par un passage secret jusqu'à présent inconnu, pourrait être découverte grâce à cette technique moderne d'imagerie.
Source : Le Parisien.fr


26/02/2016
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