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TCHERNOBYL - CATASTROPHE INDUSTRIELLE ET MENSONGE D'ETAT

Le 26 avril 1986, à 1h23, deux énormes explosions secouent la centrale nucléaire de Tchernobyl, à 120 kilomètres au nord de Kiev, en Ukraine, et à 16 kilomètres de la Biélorussie (URSS). Elles provoquent le plus grave accident de l’histoire du nucléaire civil.

Le sacrifice de milliers de « liquidateurs » va en limiter les conséquences. Il n'empêche que toute l'Europe est affectée...

Toute sauf la France dont les dirigeants se veulent rassurants au-delà de toute décence. À la catastrophe industrielle et humaine s'ajoute un mensonge d'État propre à disqualifier la politique et ceux qui la conduisent.

 

Jean-Pierre Bédéï

Apocalypse sans visage

La catastrophe de Tchernobyl est la conséquence de plusieurs erreurs humaines lors d'une expérience d'amélioration de la sécurité.

 

Le réacteur de Tchernobyl après l'explosion du 26 avril 1986 (DR)Une augmentation brutale et incontrôlée de la réaction nucléaire a entraîné l’explosion du cœur du réacteur numéro 4, la destruction du bâtiment et un incendie du graphite du réacteur. Le combustible étant alors à l’air libre, les rejets sont continus durant une dizaine de jours. L’équivalent d’une centaine de bombes atomiques d’Hiroshima se répand dans l’atmosphère.

 

Deux heures après l'accident, les techniciens de la centrale ressentent les premiers symptômes de la contamination radioactive (malaises, vomissements, vertiges, diarrhées, brûlures). À 6 h du matin, leur état est tellement critique qu'ils sont conduits à l'hôpital. Plusieurs d'entre eux décèderont au cours des jours suivants.

 

Pour maîtriser les différents incendies de la centrale, des équipes de pompiers interviennent sans protection efficace contre les radiations. Eux aussi sont condamnés à brève échéance.

 

Le lendemain, les 45 000 habitants de la ville de Pripiat, située à trois kilomètres, sont évacués à la hâte, tassés dans 1200 cars et des camions. Ils sont autorisés à emporter seulement le strict nécessaire.

 

Ne leur promet-on pas qu’ils reviendront dans trois jours ? Ce mensonge vise à les empêcher de céder à la panique. Au moment où ils sont éloignés, ils ont tous été exposés à de grandes quantités de rayonnement pendant plus de vingt-quatre heures. Ils ne reviendront jamais chez eux, Pripiat devenant une ville morte. En 1986, 116 000 personnes seront contraintes de quitter la zone, puis 230 000 au cours des années suivantes.

 

Le Kremlin, lui, tait cette catastrophe. L’URSS de Mikhaïl Gorbatchev, qui se veut à l’heure de la glasnost (transparence), se mure dans les bonnes vieilles méthodes staliniennes de rétention de l’information et la culture du secret.

 

Le 28 avril, ce sont des experts suédois qui donnent l’alerte, détectant un taux de radiation anormalement élevé provenant de l’Union soviétique. Impossible désormais pour le Kremlin de garder le silence. Il rend alors public l’accident sans entrer dans le détail. Car le nuage radioactif, poussé par les vents, se déplace vers l’Europe jusqu’en France, des Pays-Bas à la Turquie. Silencieux, incolore, inodore, il recouvrira en quelques semaines une superficie évaluée à 3.9 millions de km2, soit environ 40% de la superficie de l'Europe.

 

Dès lors, les pays concernés réagissent immédiatement d’autant que les premières images satellites ne vont pas tarder à révéler l’ampleur du désastre.

 

Ceux qui sont dotés de centrales nucléaires renforcent le degré de sécurité de leurs installations et examinent l’organisation des plans d'urgences locaux. Différentes mesures, concernant notamment l'alimentation, sont prises le 2 mai dans de nombreux pays (Pologne, Danemark, Norvège, Finlande, Suède, Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Italie, Grèce etc.). L'Italie instaure un contrôle de contamination à ses frontières. Bref, c’est la mobilisation dans tous les pays. Sauf un : la France.

 

Un hélicoptère fait un largage sur la centrale de Tchernobyl (DR)

En France, un mensonge d’État

Sur le plan politique, la France entame sa première cohabitation depuis un mois. À la suite de la défaite de la gauche aux élections législatives de mars 1986, François Mitterrand a nommé Jacques Chirac à Matignon. De fait, les deux hommes vont se retrouver sur la même ligne pour minimiser les conséquences de l’explosion de Tchernobyl.

 

Mitterrand ne tient pas à ce qu’une trop grande publicité donnée à cette affaire porte atteinte au programme nucléaire français et apporte de l'eau au moulin des écologistes ; enfin il n’entend pas mettre en difficulté Mikhaïl Gorbatchev dont il soutient la politique de perestroïka (la restructuration de l’Union soviétique). C’est pourquoi le Président français fait preuve de « discrétion ».

 

Quant à Jacques Chirac et son gouvernement, ils ne souhaitent pas affoler la population et se mettre à dos le lobby nucléaire. S’ensuit alors une politique de désinformation qui relève du mensonge d’État.

 

Pierre Pellerin à la télévision (DR)Le 28 avril 1986, alors que le nuage se déplace vers l’Europe, le professeur Pellerin, directeur du service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) dépendant du ministère de la Santé, qui est chargé de collecter l’information sur la radioactivité et d’en détecter le taux tient un discours rassurant à la télévision : « Ca ne menace personne actuellement sauf dans le voisinage immédiat de l’usine et encore c’est surtout dans l’usine que les Russes ont admis qu’il y avait des personnes lésées. »

Deux jours plus tard, le mensonge d’État s’enclenche véritablement à travers les informations fournies par la météo nationale et répercutées par la présentatrice d’Antenne 2 : « En France, l’anticyclone des Açores restera suffisamment puissant pour offrir une véritable barrière de protection ; il bloque en effet toutes les perturbations venant de l’Est. » C’est la fameuse théorie du nuage de Tchernobyl s’arrêtant à la frontière française qui prend corps.

 

En réalité, ce jour-là, les services de la Météo nationale dissimulent la vérité, comme le révélera vingt ans plus tard, Michel Strauss, directeur des prévisions : « Les déchets radioactifs arrivent en Corse en fin de journée du 30 avril. Les affirmations de la météo du jour concernant l’anticyclone ? C’est surprenant. On a l’impression que tout ce qui aurait pu être dit n’a pas été dit » (*). Et pour cause !

 

Sept ans après la catastrophe, le scientifique Pierre Pascal Froissart révèlera, dans une note la défaillance d’un certain nombre d’instruments de mesure de la radioactivité du SCPRI dans plusieurs villes de France lors de l’arrivée en France du nuage de Tchernobyl : « Les appareils suivants étaient en panne : Brest, Biarritz, Nîmes, Strasbourg et Fort-de-France. Les appareils de Lille, Le Vésinet, Tours, Bourges et Nice fonctionnaient mais ne transmettaient pas de mesure.

Par appel téléphonique auprès des responsables des stations météo qui hébergeaient ces appareils, nous avons pu très approximativement voir l’extension de la contamination et évaluer la hauteur du phénomène. À noter que le 1er mai à 15 heures (une semaine après le début de l’accident), nous n’avions aucune mesure objective de l’événement. »

Tchernobyl révèle l’hallucinante déficience des équipements de mesures français. Pourtant le 4 mai, un message de la Météo nationale relaie à nouveau complaisamment la parole du SCPRI : « Le ministère de la Santé communique : "Il faudrait enregistrer des élévations 10 000 fois ou 100 000 fois plus importantes pour que commencent à se poser des problèmes significatifs d’hygiène publique. Ni la situation actuelle ni son évolution ultérieure ne justifient dans notre pays quelque contremesure sanitaire que ce soit". »

Après le ministère de la Santé, c’est au tour du ministère de l’Agriculture, sous la houlette de François Guillaume, de s’enfermer dans le mensonge en déclarant dans un communiqué : « Le territoire français en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les retombées de radionucléides consécutives à l’accident de la centrale de Tchernobyl. » Mais cette position n’est plus crédible car dans certaines régions, comme en Alsace et en Corse, on commence à s’interroger en raison des mesures de précaution prises dans les pays voisins, l’Italie et l’Allemagne.

« Des chiffres qui ne peuvent être diffusés »

Le 10 mai, les pouvoirs publics changent alors de discours : le professeur Pellerin admet à la télévision que le nuage de Tchernobyl a touché la France et que dans certaines zones, le taux de radioactivité est de 400 fois supérieur à la normale ! Les régions concernées sont l’Est, le Sud et la Corse.

 

Alain Carignon, ministre de l’Environnement, tente de dédramatiser : « Les taux de radioactivité sont largement en dessous des taux à partir desquels il y a danger : 5, 10, 100 fois en dessous. » Les Français n’ont aucune raison de s’inquiéter. Foi de ministre ! Deux jours plus tard, Alain Madelin, ministre de l’Industrie qui a donc en charge le nucléaire, ose affirmer avec cynisme : « Il n’y a pas eu de maillon faible dans la sécurité des Français. Personne ne peut dire qu’à un moment donné la sécurité des Français a été menacée. Ce n’est pas vrai. Il y a eu un maillon faible dans la procédure de communication. » Elle a bon dos la communication !

 

Le 16 mai, Michèle Barzach, ministre de la Santé, anesthésie elle aussi les Français : « Le déroulement des grossesses en cours ne nécessite aucune précaution particulière. Les eaux habituellement potables, le lait et les produits alimentaires frais ou de conserve peuvent être consommés quel que soit l’âge du consommateur. » Avis totalement irresponsable car le même jour se tient une réunion interministérielle au cours de laquelle la gravité de la situation est évoquée sans fard.

 

Dans une note manuscrite à entête du ministère de l’Intérieur dirigé par Charles Pasqua, saisie par la Justice en 2002, on peut lire : « Nous avons des chiffres qui ne peuvent être diffusés. Lait de brebis très élevé jusqu’à 10 000 becquerels. Accord entre SCPRI et IPSN pour ne pas sortir de chiffres. » En effet, quatre jours plus tôt, les services vétérinaires de Bastia ont envoyé un échantillon de lait de brebis aux laboratoires du professeur Pellerin qui ont détecté 4400 becquerels par litre, et ont calculé que le 3 mai le taux était monté à 17 600 becquerels par litre, soit 35 fois la limite autorisée par la Communauté européenne ! Une réalité que le gouvernement Chirac se garde bien de dévoiler…

 

 

Le nuage contaminé de Tchernobyl (3 mai 1986), doc : IRSN

« Nous n’avions aucune protection »

Pendant ce temps à Tchernobyl, on s'active pour tenter de maîtriser une situation incontrôlable. Ceux qu’on appellera les « liquidateurs » (militaires, pompiers, policiers, employés de la centrale) sont réquisitionnés pour la décontamination, le nettoyage et la construction d’un sarcophage autour du réacteur accidenté. Mal équipés, sans véritable protection, ils ne peuvent rester que 2 ou 3 minutes au risque d'être irradiés à mort. Nombreux sont ceux qui périront ou tomberont malades de leur exposition aux radiations : leucémie, cancers de la thyroïde, de la moelle osseuse.

 

Trente ans plus tard, l'un de ces « liquidateurs » rescapé, Igor, 78 ans, témoigne : « Nous n'avions aucune protection. Tout cela est apparu après. On avait le sens du devoir. » Il raconte ces images dantesques de pompiers intervenus les premiers, de ces hommes qui ont grimpé sur les toits du réacteur pour le dégager, munis de simples pelles. « On les appelait "les partisans" ces gars mobilisés. On ne les équipait que d'un casque et d'un tablier en plomb. Le matériel et l'équipement électronique tombaient en panne (à cause des radiations) mais les hommes tenaient », se souvient Igor qui ajoute, fataliste : « Au bout de cinq ans, ces petits soldats ont commencé à tomber comme des mouches. Chacun son destin. Beaucoup ne sont plus là. Beaucoup sont morts. »

On peut penser avec Svetlana Alexievitch que sans le sacrifice de ces milliers de « liquidateurs », la moitié de l'Europe serait devenue invivable du fait des retombées radioactives

 

 

Quelques-uns des 600.000 à 800.000 liquidateurs de Tchernobyl (DR)

 

Le 14 mai, Mikhaïl Gorbatchev parle enfin à la télévision. Pendant 45 minutes il évoque la catastrophe nucléaire. Il avoue que, dans les premiers jours, le pouvoir soviétique n’a pas pris l’exacte mesure de la catastrophe : « Ni les politiques ni même les scientifiques n'étaient préparés à saisir la portée de cet événement. » Pendant ce temps, les évacuations de la zone contaminée continuent.

 

En France, le manque de transparence de l’État pousse un groupe de scientifiques à créer une commission indépendante, la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) qui va effectuer ses propres mesures de la radioactivité sur le sol français. Les résultats sont édifiants : ils confirment la toxicité des légumes et du lait pendant la première semaine de mai.

 

Tchernobyl devient un sujet majeur de la diplomatie européenne. Le 21 mai, François Mitterrand reçoit à l’Élysée le ministre des Affaires étrangères allemand, Hans-Dietrich Genscher. L’extrait de verbatim de l’un des participants français à cette rencontre, fourni par un ancien conseiller du président français est assez édifiant d’une diplomatie qui survole avec cynisme les drames humains :

 

Genscher : « Vous n’imaginez pas les conséquences invraisemblables de la catastrophe de Tchernobyl sur notre opinion. »

Mitterrand : « C’est presque plus malheureux sur le plan psychologique que sur le plan matériel. Cette psychose est ridicule. »

Genscher : « Cela a complètement transformé notre paysage politique, personne n’oserait parier sur le résultat des élections si elles avaient lieu aujourd’hui. Il est important d’orienter le débat dans un sens rationnel. Cela ne doit pas conduire à un refus du progrès… »

 

Le 17 juin, lors du sommet franco-allemand à Rambouillet, Tchernobyl est à nouveau évoqué. Le chancelier Kohl confie son embarras : « Je ne comprends pas l’attitude qu’a eue l’Union soviétique dans cette affaire. Il y a eu un accident, cela peut toujours arriver, mais ce qu’ils ont fait ensuite est absurde. Pourquoi ont-ils essayé de nier cet accident au début ? (…) Lorsque je suis revenu de Tokyo, j’ai eu l’impression d’arriver dans une maison de fous. J’ai été le seul à dire que nous avions besoin de l’énergie nucléaire »

 

Le 8 juillet 1986, derrière les épaisses murailles du Kremlin, à Moscou, Gorbatchev reçoit Mitterrand. Après avoir évoqué de nombreuses questions, les deux hommes en viennent à Tchernobyl à la fin de l’entretien, comme le raconte Jacques Attali, conseiller du président français :

 

Mitterrand : « Je voudrais vous parler de Tchernobyl. Vous avez vu que la France est restée très discrète là-dessus et n’a pas engagé de polémique contre l’URSS.

Gorbatchev : « Nous l’avons remarqué et nous avons apprécié l’aide de la France. Je vous en remercie, et à travers vous le peuple de France.

Mitterrand : « Nous sommes disponibles, sachant qu’en sens inverse, s’il y avait à le faire, vous le feriez aussi. Ce genre d’accident est toujours possible.

Gorbatchev : « Pour ce qui est de Tchernobyl, il vaut mieux voir les choses une fois de ses yeux que d’en parler dix fois. La réalité, après que la centrale a échappé au contrôle, est terrifiante. Les dommages directs sont de l’ordre de deux milliards de roubles, sans compter les dommages indirects : les usines fermées, les villes évacuées etc. J’ai reçu le rapport de la commission, je vais l’étudier. Nous dirons tout à notre peuple et à l’opinion mondiale. Nous entendons en tirer les conclusions.

Batailles d’experts et polémiques

Les « dommages », ils sont aussi environnementaux (contamination des sols, forêts, cours d’eau, végétations, produits agricoles pendant des années à des densités diverses en Ukraine et en Europe). Ils sont aussi humains. Même s’il est difficile de les établir avec précision. Ils donneront lieu à des batailles d’experts et à de vives polémiques.

 

En septembre 2005, le « Forum Tchernobyl », initiative des Nations Unies sous l’égide de l’AIEA et de l’OMS, estime le nombre total de décès en raison des irradiations de Tchernobyl à environ 4 000 à terme. Ce chiffre inclut une cinquantaine de morts à la suite d’une irradiation aiguë et une dizaine d’enfants décédés d’un cancer de la thyroïde, mais pas certaines régions moins contaminées (en ex-URSS ou ailleurs en Europe). Il est très contesté par des organismes comme Greenpeace qui évaluent le nombre de victimes, sans détailler leurs méthodes de calcul, en dizaines, voire en centaines de milliers de victimes indirectes. Seul le risque de cancer de la thyroïde peut être clairement imputé au rayonnement de Tchernobyl selon des experts.

 

En Biélorussie, en Ukraine et en Russie, près de 5 000 cas ont été diagnostiqués jusque 2006 chez des enfants et des adolescents âgés de 18 ans au plus au moment de l’accident.

 

En France, des personnes estimant être des victimes de Tchernobyl ont déposé plainte. En 2012, au bout de douze ans de procédure et d’une instruction courageuse et tenace menée par la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy, la justice française a estimé qu'il était impossible d'établir un lien scientifique entre la catastrophe de Tchernobyl et les affections constatées en France après le passage du nuage radioactif. Elle a ordonné un non-lieu. La seule personne mise en examen dans le dossier, le scientifique spécialisé dans le nucléaire Pierre Pellerin, poursuivi pour « tromperie aggravée », a été blanchie.

 

Aujourd’hui, cinq millions d’Ukraniens, de Biélorusses et de Russes habitent dans des territoires irradiés à divers degrés. Malgré le danger, certains « déplacés » sont revenus vivre dans des conditions misérables dans la région de Tchernobyl où ils étaient installés auparavant.

 

De manière étonnante celle-ci s’est muée en une réserve d’animaux sauvages (bisons, loups, sangliers, faucons). Tchernobyl et ses alentours, quasiment déserts, sont devenus aussi un endroit touristique sinistre où l’on vient se faire prendre en photo. Une sorte de tourisme nucléaire macabre pour un lieu de désolation entré dans l’Histoire des catastrophes industrielles mondiales.

 

L'auteur : Jean-Pierre Bédéï

  Jean-Pierre Bédéï est éditorialiste et journaliste politique au bureau Parisien de La Dépêche du Midi.

Co-auteur de Mitterrand-Rocard histoire d'une longue rivalité (Grasset) et Raspail, savant et républicain rebelle (Alvik), il a aussi publié L'Info pouvoir (Actes-Sud) où il est question du mensonge d'État relatif à Tchernobyl, La plume et les barricades (L'Express), Sur proposition du Premier ministre (L'Archipel)...

 



06/06/2016
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