Bienvenue dans mon Univers

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GENEALOGIE

Mon Histoire

 

Pourquoi  écrire l’histoire de ma  famille ?  Peut-être pour faire revivre celles et ceux  qui m’ont précédés, pour les inscrire dans la postérité afin  que leurs existences, la mienne, ne tombent pas dans l’oubli. 

J’ai commencé, il y a quelques années, ma généalogie. Gros travail  d'autant que ce n'est jamais terminé ! Une vraie quête du Graal !

 Il faut donc une forte motivation et beaucoup de persévérance.

 C’est un chemin jalonné d’espoirs, de découvertes,  de moments de  victoire mais aussi de découragement quand  après des jours et des jours de recherches,  les personnages, les dates, les événements vous résistent gardant leur part d’ombre et de mystère.

Pourtant tel  Sisyphe roulant son rocher jusqu'à l’absurde, je trouve du  bonheur dans l’accomplissement de ma tâche.

Nos parents, grands-parents, arrière-grands-parents, ont contribué à faire de nous ce que nous sommes.

Si on ne les a pas choisis, nous pouvons toujours mieux les connaître et ainsi apprendre sur nous mêmes.

Dans un monde où le présent est tumultueux et l’avenir bien flou, retrouver son passé peut apporter une certaine stabilité. «  Savoir d’où l’on vient aide à mieux savoir où l’on va »

Sauf pour les "grandes familles" où l'on écrit  parfois depuis des siècles l'histoire familiale, notre mémoire remonte en général à trois générations. On perd ainsi au fil du temps la connaissance de ses origines. Immanquablement, à un moment ou à un autre, on se demande : "Qui suis-je ; qui étaient mes ancêtres ;  Quel est l’origine de mon nom " Et tant  d'autres questions…..  Vient alors le besoin de reconstituer une histoire familiale éparse.

Pourtant l’arbre généalogique ne répond pas à toutes vos  interrogations.

Certes vous connaissez peu à peu  les noms de vos ancêtres, les lieux où ils ont vécus, les dates importantes de leur existence, mais tout ceci reste bien abstrait et ne nous dit finalement pas grand-chose d’eux.

Il est important de replacer leur existence dans le contexte  historique de l’époque, connaître leur mode de vie,  quels furent  les événements  traversés selon les époques, quelles étaient les composantes de leur parcours du début à la fin de leur vie.

Ce besoin d’écrire  a émergé pour moi  en 2005 à la naissance de ma petite-fille, Salomé.

J’ai ressenti « l’urgence » de déterminer  ma place dans une lignée, de remonter le temps avec précision  afin de  lui transmettre le résultat de mes investigations.

 Depuis quelques années les catastrophes naturelles se succèdent, les séismes, les tempêtes, l’éruption des volcans, les inondations, les tornades….

Le monde entier est bouleversé devant des images de désolation ou des hommes et des femmes, des enfants errent dans les rues à la recherche de leurs proches.

Ils n’ont plus rien, plus de toit, plus d’identité, plus d’avenir ou du moins tellement incertain et pourtant ils ont tout : la vie.

La vie, un simple mot de trois lettres pour une multitude de jours, d’années de joie et de peines.

Trois lettres synonymes de luttes, d’espoirs, de réussites, d’échecs.

La vie, d’aucun la respecte, ils n’en sont que les détenteurs, c’est un bien précieux et jour après jour, tels les jardiniers, ils en sèment et en récoltent les fruits. Ils la protègent des agressions de toute nature ayant une conscience aigüe de sa richesse immatérielle.

D’autres la brulent par tous les bouts ignorant  son immatérialité pour ne retenir que sa valeur marchande.

L’oubli de nos valeurs, notre soif intangible de pouvoir, ce besoin irrépressible de possession tout cela mis en exergue et facilité par une avancée technologique  sans précédent depuis plus d’un demi -siècle revêt peu à peu le monde d’un habit de deuil permanent.

 La vie ….  Pouvons-nous ignorer ou nier l’existence de son contraire ? La peur n’a pas le pouvoir d’éliminer le pire. Alors, un jour, c’est le silence.

A ma fille, Valérie et à ma petite  Salomé qui me doit son prénom (Salomé vient du mot hébreu Shalom ou  Paix) je dédie ces lignes.

J’ai besoin de croire qu’un jour viendra ou leurs yeux se poseront sur mon histoire, sur celle de mes ancêtres qui sont aussi les leurs.

Derrière mes mots et les lignes, se dessineront, un patrimoine immatériel, culturel,  des valeurs, un regard sur la vie, des usages qui perdureront.

Martine


NAVIRES ET PAQUEBOTS AU XIX è SIECLE

 

alger-ponton-d-embarquement-de-la-compagnie-generale-transaltlantique.jpg

Vous serez peut-être, tout comme moi, très intéressée, par ce site, si vos ancêtres sont partis vivre en  Algérie à un moment de leur histoire.

Martine

 

J'ai toujours été fasciné par les bateaux. Enfant je dessinais volontiers voiliers et trois mâts. Et puis il y eut ces voyages tous les étés entre Alger et Marseille. Que de souvenirs sur ces paquebots chers à mon coeur, dont je garde tant de souvenirs: Marsoins, sillage du navire, Baléares au loin, château d'If, hublots sur la mer, vaisselle attachée sur la table, et toujours cette Grande Bleue et ses moutons... "Sidi-Mabrouk", "Sidi-Ferruch", "Ville d'Alger", "Ville d'Oran", "Ville de Marseille", mais jamais le "Kairouan"! D'année en année j'ai voulu retrouver ces navires, leurs frères, et puis plus tard, plus généralement, tous ces navires qui avaient fait la liaison entre la Métropole et notre terre d'Algérie. Ma liste n'est sans doute pas complète, il me manque bien des premiers vaisseaux, mais je vous la livre afin que cette mémoire, ce travail de recherche, ne se perde pas. Et puis vous retrouverez sans doute avec plaisir ou avec nostalgie ces mastodontes qui n'ont rien à voir avec les ferries d'aujourd'hui.

 Site de Pierre Chatail

 

http://diaressaada.alger.free.fr/j-Marine/1-Paquebots/paquebots1.html

 

http://diaressaada.alger.free.fr/

 

 

 

 


05/12/2016
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RETOUR AUX SOURCES

C'est un événement comme on en vit trop rarement chez les amateurs de généalogie : une émission de télé entièrement consacrée à notre passion ! Vous vous en souvenez peut-être, l'émission "Retour aux sources", diffusée en 2010, avait déjà fait le plein de téléspectateurs. France 2 a choisi de relancer son émission... et c'est pour mardi prochain, 28 juin !

 

Le principe de “Retour aux sources” est très simple : nous suivons les pérégrinations généalogiques d’une personnalité à la recherche de ses ancêtres. Qu’elle se déplace dans un dépôt d’archives ou sur les lieux où ont vécu ses ancêtres, nous partageons ses émotions, ses surprises et les rencontres qu’elle va faire, qu’elles soient situées dans le passé où bien ancrées dans le présent.

 

Relier la petite Histoire, celle d’un homme du XXIe siècle, à la grande Histoire, à l’aide de quelques rappels historiques et pour mieux comprendre le devenir des familles, voilà le pari réussi par “Retour aux sources”, avec brio et intelligence !

 

Geneanet ne pouvait passer à côté d’un tél événement qui ne pourra que susciter, nous l’espérons, de nouvelles vocations, en donnant envie à chaque téléspectateur de découvrir ses racines. C’est pourquoi nous sommes heureux que Geneanet soit partenaire de cette émission que nous vous encourageons à regarder.

 

 

berleand

 

Après Vincent Perez et Clémentine Célarié en 2010, c’est au tour de François Berléand, le comédien bien connu, de se plonger dans la recherche de ses origines familiales. Il sera accompagné pour l’occasion par Marie Drucker.

 

L’acteur souhaite retrouver ses origines du côté de son père, juif ayant fui la Russie avec ses parents, originaires de Moldavie et d’Ukraine. Et, s’il a bien connu sa grand-mère, surnommée Babouchka, il n’a jamais connu son grand-père, dont il ne connaît même pas le visage en l’absence de photo.

 

Un moment de sa vie l’a marqué : lorsque, jeune adulte, François Berléand annonce à son père son désir de devenir comédien, celui-ci lui répond : «Tu reprends le flambeau, ton grand-père était metteur en scène de théâtre, et ta grand-mère était comédienne». Mais malgré ses questions, il n’a jamais pu en savoir plus. Quarante ans plus tard, il va enfin pouvoir éclaircir ce mystère qui, comme il l’avoue, le “trouble énormément”.

 

Nous avons pu visionner cette émission : elle correspond bien à l’idée que nous nous faisons de la généalogie, en ne se contentant pas d’aligner des noms et des dates, mais bien en s’attachant à reconstituer la vie des personnes qui nous ont précédé. Nous ne doutons pas qu’elle suscitera chez de nombreuses personnes l’envie de “se lancer”, qu’elles sachent alors que Geneanet et sa communauté seront là pour les accompagner.

 


23/06/2016
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MEMORIAL GEN WEB

Mémorial GenWeb.png

 

http://www.memorialgenweb.org/

Relevés de monuments aux morts, soldats et victimes civiles, français et étrangers, tués ou disparus par faits de guerre, morts en déportation, « Morts pour la France »


06/06/2016
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RHIT GENEALOGIE - LE BLOG

tassili_park-404-800-600-80-rd-245-245-245.jpg

 

 

Si comme moi vous avez des ancêtres qui sont partis vivre en Algérie vers le milieu du XIX e siècle, faites une petite visite sur ce blog  très utile.

 

 

http://emigrationalgerie.centerblog.net/


06/06/2016
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LA CARTE DES ARCHIVES NOTARIALES NUMERISEES - GENEANET

 
 

Vous connaissiez déjà les cartes de France de l'état civil numérisé, des registres matricules militaires et des recensements, nous sommes heureux de vous proposer aujourd'hui une carte des archives notariales numérisées disponibles en ligne.

1/ Présentation

La principale source de recherche pour un généalogiste, l’état civil, étant (quasiment !) entièrement numérisée et disponible gratuitement sur les sites web des archives départementales de chaque département, il a été logique pour la plupart des départements de continuer leurs opérations de numérisation. Pour les généalogistes, c’est bien entendu une aubaine : inutile de traverser la France, de payer une chambre d’hôtel, et une fois en salle d’archives de perdre un temps précieux à repérer où se trouve le document que l’on cherche pour en demander, enfin la consultation. Internet est là, et le généalogiste de 2016 n’est décidément plus celui de 1996 ni même celui de 2006.

 

Après l’état civil, les départements ont proposé rapidement le cadastre (malheureusement, à quelques rarissimes exceptions, sans les tables contenant les noms des propriétaires), des photos et cartes postales, des journaux, puis les recensements de population du XIXe siècle et enfin, depuis deux ans, les registres matricules militaires. Tout n’est pas encore en ligne, mais le mouvement est lancé !

 

Aujourd’hui, c’est au tour d’archives beaucoup plus conséquentes de bénéficier, peu à peu, de la numérisation : les archives des notaires, répertoires et minutes correspondantes, mais aussi de l’enregistrement (pour une définition précise des termes d’enregistrement, contrôle des actes, insinuations).

 

Il semblerait qu’il ne s’agisse plus de quelques initiatives isolées mais bien d’un mouvement général destiné d’une part à sauvegarder ces précieux documents, souvent plus anciens que l’état civil, mais aussi à désengorger les demandes de consultation et par voie de conséquence à satisfaire les généalogistes.

 

Nous avons créé une carte sur le même modèle que les archives précédentes et vous pourrez constater que, même s’il y a encore beaucoup de travail à réaliser, l’élan est donné : nous avons compté 21 départements ayant entamé cette numérisation. Notez toutefois qu’aucun d’entre eux ne l’a fait de façon exhaustive, il faudra donc compter sur la chance

2/ Rappel : comment chercher ses ancêtres au sein des archives notariales

Nos ancêtres se rendaient chez le notaire très fréquemment, beaucoup plus que nous. C’était pour eux le seul moyen de valider les actes importants réalisés au quotidien : vente ou achats de terre, quittances, promesses, engagements, contrats de mariage, testaments, etc.

 

Sur ces actes, on trouve des renseignements très importants, qui permettent d’évaluer le niveau de vie de nos ancêtres, leur patrimoine, leurs affinités, leurs problèmes… De plus, certains actes comme les contrats de mariage et les testaments permettent souvent de débloquer des pistes en l’absence d’état civil.

 

La plus grosse difficulté est en premier lieu de trouver le notaire chez lequel nos ancêtres se sont déplacés. En effet il n’y a pas forcément un notaire par commune, mais il peut y en avoir plusieurs, et rien ne garantit que nos ancêtres ne se sont pas déplacés chez le notaire du village voisin ou d’encore plus loin.

 

Il faut ensuite chercher dans les répertoires tenus par ledit notaire, ou dans le contrôle des actes, pour trouver un acte mentionnant un ancêtre. Enfin, il faut déchiffrer l’acte avec soin, la lecture d’un acte de notaire étant plus complexe qu’un acte d’état civil.

3/ Accès

- Depuis la page d’accueil de Geneawiki, cliquez sur “Sources généalogiques”

 

 

2016-05-25 12_02_37-GeneaWiki

- Choisissez ensuite “Accès rapide aux archives en ligne” dans le cartouche jaune.

 

 

2016-05-25 12_02_54-Portail_Sources généalogiques — GeneaWiki

31/05/2016
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LA FRANCE PITTORESQUE

LA France Pittoresque.png

http:// www.france-pittoresque.com/

Chaque siècle, chaque province de l’ancienne France eurent leurs prénoms de prédilection ; les mœurs, les coutumes et les usages diffèrent en effet non seulement avec les époques, mais encore avec les diverses régions d’un même pays. Un fait historique, un évènement quelconque, souvent sans importance, suffirent quelquefois pour en mettre certains en vogue, l’enregistrement officiel des prénoms étant instauré avec l’apparition des registres de baptême en 1539.


20/11/2015
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AIE AIE AIE MES AIEUX !!!!

cartequot.png

 

Vous recherchez des anecdotes  sur vos ancêtres ? Actuellement, 1873 anecdotes, 90 départements
250 participants (sans compter les anonymes)"

http://j.marchal.pagesperso-orange.fr/anecdotes/petitehist.html


20/11/2015
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EGLISE DE ST JACQUES D'ASSYRIE

L'église de Hauteluce dédiée à Saint Jacques d'Assyrie (premier évêque de Tarentaise venu évangéliser la Vallée vers le milieu du 5ème siècle) date vraisemblablement, pour l'essentiel de son gros œuvre, de la seconde moitié du 16ème .Le clocher métallique en bulbe a été construit en 1825 et fait dire de l’église qu’elle est tout en clocher, il culmine à 55 mètres.
Les peintures extérieures en trompe l’œil ont été réalisées en 1827 et restaurées en 1936 : horloge avec la mort qui veille à l’arrière, la façade en temple grec est surmontée de saint Jacques d’Assyrie et présente deux cadrans solaires.
L’intérieur est riche de peintures murales et d’un mobilier baroque original :
La chaire en bois sculpté attribué à Jacques Clérant comme celle de l’église St Grat de Conflans et St Maxime de Riez à Beaufort.
 La poutre de Gloire ou tref surmontée d’un calvaire avec Marie transpercée d’un glaive, Jean, Marie Madeleine avec trois têtes d’angelots dans une gloire   - 

Source Internet

 

Ces quelques photos  que j'ai  prises  le 08/05/2015 vous donneront peut-être l'envie de faire le déplacement à votre tour :

 

 

Eglise de Hauteluce - St Jean d'Assyrie (6).jpg

 

 

Eglise de Hauteluce - St Jean d'Assyrie (8).jpg

Eglise de Hauteluce - St Jean d'Assyrie.jpg

Eglise de Hauteluce - St Jean d'Assyrie (10).jpg

 

Dans le calme de cette église j'ai ressenti une très grande émotion, ma présence en ce jour de commémoration honorant  tous les noms de ma famille inscrits sur le Monument aux Morts

 

Ballade à Hauteluce 08 mai 2015 019.jpg

 

 

Ballade à Hauteluce 08 mai 2015 023.jpgBallade à Hauteluce 08 mai 2015 022.jpg

 

Sur mon arbre, naissent jours après jours  de nouvelles branches. Leurs noms sont la renaissance de leurs âmes qui ont défié le temps.

 

Martine


15/10/2015
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LA POPULATION MONDIALE DEPUIS LES ORIGINES

L'historien Pierre Chaunu évaluait à 80 milliards le nombre de visiteurs humains sur cette planète depuis les débuts de l'humanité, il y a trois millions d'années. La France en aurait accueilli cinq milliards environ, du fait de sa situation et de son climat privilégiés. Elle fait figure de record mondial par la densité de ses tombes ! 

 

L'humanité a connu à ce jour deux grandes poussées démographiques.

 

- La première est issue de la sédentarisation des hommes et du développement de l'agriculture, au Moyen-Orient, en Chine, au Sahara et dans les Andes, il y a moins de 10.000 ans.

 

- La seconde poussée démographique se déroule sous nos yeux ; elle a débuté au début du XXe siècle avec l'amélioration générale de l'hygiène mais est en voie d'achèvement.

 

Il y a 35.000 ans seulement que l'humanité a franchi le cap du... million d'individus vivants ! Les glaciations ont favorisé l'expansion des hommes sur toutes les terres émergées en abaissant le niveau des mers et en reliant plus ou moins les terres entre elles. Plus près de nous, il y a moins de 10000 ans, la sédentarisation suivie de l'agriculture ont favorisé un nouveau bond démographique.

 

250 millions d'hommes vivaient sur la Terre au temps du Christ, il y a 2.000 ans. Cinq siècles plus tard, à la fin de l'Antiquité, la population mondiale avait décliné aux environs de 200 millions d'hommes, sous l'effet de la dénatalité, des désordres et des invasions qui avaient affecté les deux grands empires de l'époque (Rome et la Chine).

 

La croissance a repris, plus ou moins régulière, avec en particulier un doublement de la population en Chine et en Europe au XVIIIe siècle, en raison d'une élévation de la température et d'une amélioration des rendements agricoles.

 

L'humanité a ainsi atteint un milliard d'individus au milieu du XIXe siècle. Sa croissance s'est poursuivie à un rythme accéléré jusqu'à la fin du XXe siècle (2,5 milliards d'hommes vers 1950 et 6 milliards vers 2000) grâce à l'amélioration de l'hygiène et aux progrès de la médecine préventive (vaccinations).

 

Ce dynamisme démographique est allé de pair avec une amélioration générale des conditions de vie. C'est encore plus vrai dans les pays du tiers monde que dans les pays occidentaux, ainsi que le montre Jean-Claude Chesnais.

 

Dans un essai bien argumenté : La revanche du tiers-monde (Robert Laffont, 1987), l'historien démographe fait litière des sombres prophéties inspirées du pasteur anglais Robert Malthus (1766-1834) et qualifiées pour cette raison de « malthusiennes ».

 

 

La population mondiale par grandes régions au fil des âges (en millions d'habitants)
grandes régions / âges
-400 JC 500 1000 1300 1400 1500 1700 1800 1900 2000
Asie (sans Russie)
% du total mondial
dont :
Chine et Corée
Japon
Sud-Est asiatique
Sous-continent indien
Moyen-Orient

Europe et Nouveau Monde
% du total mondial
dont :
Europe (avec Russie)
Amérique du nord
Amérique latine
Océanie

Afrique
% du total mondial
dont :
Afrique méditerranéenne
Afrique noire
94
61%

19
0,1
3
30
42

41
27%

32
1
7
1

17
11%

10
7
168
67%

70
0,3
5
46
47

56
22%

43
2
10
1

25
10%

13
12
120
57%

32
2
8
33
45

57
27%

41
2
13
1

32
15%

12
20
155
60%

56
7
19
40
33

62
24%

43
2
16
1

40
16%

10
30
240
56%

83
7
29
100
21

120
28%

86
3
29
2

69
16%

9
60
200
53%

70
8
29
74
19

106
28%

65
3
36
2

68
18%

8
60
243
53%

84
8
33
95
23

129
28%

84
3
39
3

86
19%

8
78
436
64%

150
28
53
175
30

140
20%

125
2
10
3

106
16%

9
97
646
67%

330
30
68
190
28

221
23%

195
5
19
2

101
10%

9
92
902
56%

415
44
115
290
38

593
37%

422
90
75
6

118
7%

23
95
3631
60%

1273
126
653
1320
259

1631
27%

782
307
512
30

800
13%

143
657
Total mondial 152 250 209 257 429 374 458 682 968 1613 6062

 

 

Les estimations ci-dessus sont empruntées à l'article de Jean-Noël Biraben dans le bulletin de l'INED Population & Sociétés (numéro 394, octobre 2003) [en savoir plus]

Permanences et ruptures démographiques

Sur le tableau ci-dessus, on observe que la part de l'Asie est restée relativement stable au fil des siècles (environ 60% du total de l'humanité).

 

L'Europe a connu un pic démographique exceptionnel à son apogée, vers 1900 : 25% de la population mondiale se concentrait sur son sol et à cette masse s'ajoutaient les émigrants du Nouveau Monde ! Mais depuis un siècle, le Vieux Continent connaît une régression brutale et n'abrite plus aujourd'hui qu'un homme sur dix au lieu d'un sur cinq ou six dans les siècles passés.

 

Après un déclin relatif au XIXe siècle, l'Afrique noire a non seulement retrouvé son niveau des siècles antérieurs (10 à 15% de la population mondiale) mais est en voie de le dépasser de façon explosive. Quant au Nouveau Monde, il mérite amplement son nom : la population des Amériques, de négligeable qu'elle était jusqu'au XVIIIe siècle, en est arrivée à représenter aujourd'hui plus d'un dixième de l'humanité.

André Larané
Source : Hérodote.net

05/10/2015
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L'ART DIFFICILE DE LA PREVISION - LES DEMOGRAPHES PEUVENT-ILS SE TROMPER ?

Les démographes collectent leurs informations à partir de recensements, de sondages, d'enquêtes et de recoupements divers (services sociaux, fisc...).

 

Les recensements sont sujets à une marge d'erreur importante, qui peut atteindre 3% y compris dans les pays les plus développés. Dans les pays les plus pauvres, qui ne disposent pas d'état-civil ni d'administration pertinente, ils sont remplacés par des sondages, voire dans certains cas (en Afrique centrale par exemple) par des photographies aériennes qui donnent des indications sur l'extension des villages.

 

Dans ces conditions, les démographes peuvent-ils se tromper ? Beaucoup moins que les économistes, semble-t-il, car les données démographiques, si approximatives soient-elles, sont étroitement interdépendantes les unes des autres. Une erreur (ou un trucage) sur un chiffre se solde par des incohérences sur d'autres chiffres et ne peut manquer d'être repérée...

 

Dans les années 1960, quand la mortalité infantile a remonté en URSS, les autorités ont préféré ne plus publier cet indicateur plutôt que le truquer. Et cette dissimulation n'a pas empêché le jeune démographe Emmanuel Todd de détecter le phénomène. Il en a tiré un essai corrosif sur la crise de l'URSS : la chute finale (1976).

Le futur demeure largement imprévisible

Il n'empêche que les démographes restent démunis face au futur. Heureusement, pourrait-on dire, ils ne maîtrisent pas plus que quiconque l'art de la prophétie. Les prévisions à plus de cinquante ans n'ont qu'une valeur indicative et laissent toute sa place au libre arbitre des individus.

 

Avant 1914, personne n'imaginait l'explosion démographique du milieu du XXe siècle et il se trouvait même des savants pour prédire la quasi-disparition de la race noire ! 

 

Par contre, à l'horizon de 15 ou même 30 ans, les démographes peuvent établir des prévisions avec une bonne fiabilité car les adultes qui vivront à cette échéance sont déjà nés.

 

Encore faut-il qu'une secousse géopolitique ne vienne pas troubler l'horizon comme ce fut le cas avec la Seconde Guerre mondiale.

 

Alors que dans les années 1930, on prévoyait une très rapide baisse de la population de l'Europe du fait d'une natalité très faible, le conflit a réveillé un mystérieux instinct de survie chez les Européens dès 1942 avec au bout du compte trois ou quatre décennies de croissance, de prospérité et de jeunesse.

 

C'est au point que le démographe Alfred Sauvy osa écrire : « Ainsi, pour la première fois dans l'histoire du monde, la guerre a peuplé » (L'Europe submergée, 1987).

 

Plus près de nous, il est aisé d'observer combien demeurent incertaines les prévisions démographiques. C'est que les chercheurs extrapolent les courbes à l'envi mais ne peuvent pas anticiper les revirements sociaux, culturels, éducatifs, politiques et autres et les ruptures brutales de fécondité qui s'ensuivent.

Quand la réalité bouscule les prévisions

En ce début du XXIe siècle, les démographes sont dépassés par l'ampleur du ralentissement démographique depuis la fin du siècle précédent et révisent leurs prévisions à la baisse d'année en année.

 

Le cas le plus spectaculaire est celui de la République islamique d'Iran :
– En 1991, ce pays avait 58,6 millions d'habitants et l'indice synthétique de fécondité des Iraniennes était de 6,2 (nombre moyen d'enfants par femme).

 

Les démographes de l'ONU prévoyaient alors pour l'Iran 141 millions d'habitants en 2025.


– En 2003, l'Iran compte 66,6 millions d'habitants, avec une moyenne de 2,5 enfants par femme. Et les démographes ne prévoient plus que 84,7 millions d'habitants en 2025 !

 

Pour évaluer les erreurs d'anticipation des démographes, nous avons comparé les prévisions pour l'année 2025 établies en 1991 et 2003 par les services de l'ONU.

 

À seulement douze ans d'intervalle, nous voyons que les experts ont dû modifier leurs prévisions dans les grandes largeurs car ils ont été pris de court d'une part par la chute imprévisible et brutale de la fécondité dans la plupart des pays d'Asie et d'Amérique latine, d'autre part par son maintien à un niveau très élevé en Afrique noire, à l'encontre de toutes les théories usuelles !

 

Sur le tableau ci-dessous, la deuxième colonne donne les populations effectivement observées en 1991 (bas) et en 2003 (haut). La quatrième colonne donne les prévisions pour 2025 :
– Ligne supérieure : prévisions pour l'année 2025, émises en 2003,
– Ligne inférieure : prévisions pour l'année 2025, émises en 1991,

 

 

  population (millions)
2003
1991
fécondité
(enfants par femme)
prévision 2025 (millions)
2003
1991
Monde 6314
5384
2,8
3,4
7907
8645
Algérie 31,7
26
2,8
5,4
42,8
49
Iran 66,6
58,6
2,5
6,2
84,7
141
Nigéria 133,9
95,1
5,8
6,6
206,4
246
Afrique du sud 44
40,6
2,8
4,5
35,1
52
Thaïlande 63,1
58,8
1,7
2,2
72,1
78
Inde 1068,6
859,2
3,1
3,9
1363
1366
Chine 1288,7
1151,3
1,7
2,3
1454,7
1591
Japon 125,5
123,8
1,3
1,5
121,1
135
États-Unis 291,5
252,8
2,0
2,1
351,1
334
Canada 31,6
26,8
1,5
1,7
36
34
Russie 145,5
149
1,3
1,7
136,9
152
France 59,8
56,7
1,9
1,8
63,4
59
Allemagne 82,6
79,5
1,3
1,5
78,1
82

 

 

Source  :  HERODOTE

 

 

 

 

 

 

 

 

 


05/10/2015
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