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GENEALOGIE

Mon Histoire

 

Pourquoi  écrire l’histoire de ma  famille ?  Peut-être pour faire revivre celles et ceux  qui m’ont précédés, pour les inscrire dans la postérité afin  que leurs existences, la mienne, ne tombent pas dans l’oubli. 

J’ai commencé, il y a quelques années, ma généalogie. Gros travail  d'autant que ce n'est jamais terminé ! Une vraie quête du Graal !

 Il faut donc une forte motivation et beaucoup de persévérance.

 C’est un chemin jalonné d’espoirs, de découvertes,  de moments de  victoire mais aussi de découragement quand  après des jours et des jours de recherches,  les personnages, les dates, les événements vous résistent gardant leur part d’ombre et de mystère.

Pourtant tel  Sisyphe roulant son rocher jusqu'à l’absurde, je trouve du  bonheur dans l’accomplissement de ma tâche.

Nos parents, grands-parents, arrière-grands-parents, ont contribué à faire de nous ce que nous sommes.

Si on ne les a pas choisis, nous pouvons toujours mieux les connaître et ainsi apprendre sur nous mêmes.

Dans un monde où le présent est tumultueux et l’avenir bien flou, retrouver son passé peut apporter une certaine stabilité. «  Savoir d’où l’on vient aide à mieux savoir où l’on va »

Sauf pour les "grandes familles" où l'on écrit  parfois depuis des siècles l'histoire familiale, notre mémoire remonte en général à trois générations. On perd ainsi au fil du temps la connaissance de ses origines. Immanquablement, à un moment ou à un autre, on se demande : "Qui suis-je ; qui étaient mes ancêtres ;  Quel est l’origine de mon nom " Et tant  d'autres questions…..  Vient alors le besoin de reconstituer une histoire familiale éparse.

Pourtant l’arbre généalogique ne répond pas à toutes vos  interrogations.

Certes vous connaissez peu à peu  les noms de vos ancêtres, les lieux où ils ont vécus, les dates importantes de leur existence, mais tout ceci reste bien abstrait et ne nous dit finalement pas grand-chose d’eux.

Il est important de replacer leur existence dans le contexte  historique de l’époque, connaître leur mode de vie,  quels furent  les événements  traversés selon les époques, quelles étaient les composantes de leur parcours du début à la fin de leur vie.

Ce besoin d’écrire  a émergé pour moi  en 2005 à la naissance de ma petite-fille, Salomé.

J’ai ressenti « l’urgence » de déterminer  ma place dans une lignée, de remonter le temps avec précision  afin de  lui transmettre le résultat de mes investigations.

 Depuis quelques années les catastrophes naturelles se succèdent, les séismes, les tempêtes, l’éruption des volcans, les inondations, les tornades….

Le monde entier est bouleversé devant des images de désolation ou des hommes et des femmes, des enfants errent dans les rues à la recherche de leurs proches.

Ils n’ont plus rien, plus de toit, plus d’identité, plus d’avenir ou du moins tellement incertain et pourtant ils ont tout : la vie.

La vie, un simple mot de trois lettres pour une multitude de jours, d’années de joie et de peines.

Trois lettres synonymes de luttes, d’espoirs, de réussites, d’échecs.

La vie, d’aucun la respecte, ils n’en sont que les détenteurs, c’est un bien précieux et jour après jour, tels les jardiniers, ils en sèment et en récoltent les fruits. Ils la protègent des agressions de toute nature ayant une conscience aigüe de sa richesse immatérielle.

D’autres la brulent par tous les bouts ignorant  son immatérialité pour ne retenir que sa valeur marchande.

L’oubli de nos valeurs, notre soif intangible de pouvoir, ce besoin irrépressible de possession tout cela mis en exergue et facilité par une avancée technologique  sans précédent depuis plus d’un demi -siècle revêt peu à peu le monde d’un habit de deuil permanent.

 La vie ….  Pouvons-nous ignorer ou nier l’existence de son contraire ? La peur n’a pas le pouvoir d’éliminer le pire. Alors, un jour, c’est le silence.

A ma fille, Valérie et à ma petite  Salomé qui me doit son prénom (Salomé vient du mot hébreu Shalom ou  Paix) je dédie ces lignes.

J’ai besoin de croire qu’un jour viendra ou leurs yeux se poseront sur mon histoire, sur celle de mes ancêtres qui sont aussi les leurs.

Derrière mes mots et les lignes, se dessineront, un patrimoine immatériel, culturel,  des valeurs, un regard sur la vie, des usages qui perdureront.

Martine


LES VIEUX METIERS

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15/08/2017
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LES MAGOTS DE NOS ANCETRES

 

Sous l’Ancien Régime, la monnaie circulait dans toutes les catégories de la population, des plus humbles aux élites, et elle servait bien, y compris jusque dans les campagnes, aux règlements de la vie quotidienne comme aux transactions importantes. Dans les familles les plus fortunées, cet argent-monnaie était parfois thésaurisé, provisoirement ou définitivement, dans des caches les plus diverses et parfois les plus inattendues.

Pourquoi dissimuler son argent ?

 

En général, les «  trésors familiaux  » se composent d’argenterie (voir ci-dessous le trésor de Pouilly-sur-Meuse), de bijoux, ou d’un nombre important d’écus et de louis d’or ou d’argent, rarement de monnaies étrangères (voir le trésor de Montrichard ci-dessous).

 
 
La vaisselle de Pouilly-sur-Meuse (Lorraine)

 

En novembre 2006, deux habitants de Pouilly-sur-Meuse creusent une fosse dans leur terrain privé, en vue de la construction d’un puits, lorsqu’ils mettent à jour, une vaisselle familiale aux formes simples, destinée à l’usage courant d’une famille de notables. L’étude des poinçons, des styles et des documents d’archives a permis de conclure que l’ensemble a été constitué, de 1480 à 1570, par trois générations d’une famille protestante, les Bechefer.

 

Ceux-ci ont caché leurs biens précieux avant de fuir quelque part, entre 1587 et 1591, au plus fort des guerres de religion. L’ensemble, sommairement enveloppé, se compose de 31 objets d’orfèvrerie civile, tous en argent, certains enrichis de décors gravés ou ciselés et en partie dorés. Ces éléments, souvent poinçonnés, proviennent des ateliers de Paris, Reims, Châlons-en-Champagne et Strasbourg. Le lot comprend notamment une des plus anciennes aiguières connues à ce jour, un rare ensemble de cuillères en vermeil et argent ou encore deux timbales de Théodore De Bry : orfèvre et graveur passé un temps par la capitale alsacienne.

 

 

Le Trésor de Montrichard (Loir et Cher)

 

En mars 2007, un maçon creuse une tranchée dans le sol d’une maison classée afin d’édifier un nouveau mur. Une mauvaise lecture du plan de l’architecte le fait piocher à une trentaine de centimètres de l’endroit initialement prévu. Son outil casse alors une ardoise et un pot en grès qui contient près de 600 pièces de monnaie royale d’or et d’argent frappées sous les règnes de Louis XIII, Louis XIV et de leurs contemporains espagnols.

 

 

Parmi les monnaies d’or, on trouve un écu au Soleil non daté de François Ier, un faux écu de Louis XIII (1613), des double-louis, louis et demi-louis des règnes de Louis XIII et de Louis XIV, toutes ces dernières pièces comprises entre 1615 et 1661, et enfin des monnaies d’or contemporaines aux noms de Philippe II, III ou IV d’Espagne. Ces macuquiñas étaient les seules monnaies étrangères autorisées pour les besoins du commerce en France. On remarque que ce trésor ne contient ni demi-écus ni autres divisionnaires pourtant largement en circulation à l’époque.

 

 

Parmi les monnaies d’argent, on dénombre des écus de Louis XIII et de Louis XIV, et un écu de Gaston d’Orléans, prince de Dombes et frère de Louis XIII.

Les motivations de ceux qui avaient suffisamment d’argent ou de biens précieux pour les dissimuler étaient diverses :

 

 

- d’abord, la nécessité de protéger ses biens dans les périodes troubles de l’Histoire (guerres de religion, soulèvements populaires, Révolution, voir les exemples ci-contre) ou de se prémunir contre d’éventuels voleurs. Danger bien réel, comme nous le révèle le Journal du laboureur Pierre Bordier (Jean Vassort, Les papiers d’un laboureur au siècle des lumières, Seyssel, Champ Vallon 1999) : en 1751, alors qu’il est absent de son domicile, des voleurs s’introduisent chez lui avec effraction et lui dérobent «  près de 300 livres dans un sac dans son coffre  ».

 

 

- Ensuite, pour répondre à des situations diverses où la thésaurisation est transitoire. Ainsi, pour veiller à l’établissement d’une fille à marier en prévision de la constitution d’une dot importante, dont une partie est en argent liquide. Mais aussi pour régler les fermages, les impositions ou un remboursement (crédit familial ou créances diverses), ou encore pour acquérir un office, ou enfin pour investir dans des placements fonciers (grands domaines). Par exemple, Jérôme Jambu cite le cas, en 1715, du laboureur Jean Guillebert, de Cordebugle en Normandie (Calvados), «  qui peut avancer 1 000 livres en louis d’or et d’argent sur les 2 580 que lui coûte l’achat de douze pièces de terre  ».

 

 

- Enfin, l’argent thésaurisé permettait de régler les transactions commerciales qui nécessitaient des espèces, notamment avant la généralisation de la lettre de change vers 1685. Selon Pierre Goubert, les coffres-forts des négociants et des bourgeois du Beauvaisis pouvaient contenir de 3 000 à 45 000 livres, «  dont l’origine commerciale n’est pas douteuse  ».


Où cacher son magot ?

 

Sous l’Ancien Régime, en l’absence d’établissements bancaires, ceux qui disposaient d’un grand nombre d’argent-monnaie ou de biens en métaux précieux n’avaient d’autres choix que de les dissimuler chez eux ou à proximité du domicile, de préférence dans une cachette la plus sûre qui soit, presque toujours à portée de vue. Dans tous les cas, il leur fallait veiller à ce que le trésor soit facilement accessible en toutes circonstances afin de prélever les liquidités nécessaires au fur et à mesure des besoins ou éventuellement pour compléter le magot avec d’autres richesses.

 

 

Comme nous le révèlent l’archéologie et les découvertes fortuites, l’imagination des possédants était sans limite et les caches ne manquaient pas :

 

 

- dans les maisons : dans des cavités creusées sous des dallages, dans les murs, sous un pas-de-porte, derrière une embrasure de fenêtre, une plaque de cheminée ou encore dans des poutres évidées ou le creux d’un meuble.

 

- à l’extérieur : dans un trou creusé dans le jardin, dans la grange ou une autre dépendance.

Souvent, le magot se trouve sous une ardoise ou une tuile, caché dans un coffre ou une petite cassette fermant à clef, ou un sac de toile ou un bissac de cuir, parfois enroulé dans du papier ou du linge.

 

 

Le trésor de la rue Droite de Millau (Aveyron)

 

Au début de l’été 2011, un jeune couple dégage une canalisation dans la cave de leur maison, en centre-ville de Millau. Soudain, la pioche ricoche sur un pot en terre recouvert d’une tuile et qui contient 34 pièces d’or toutes datées entre 1595 et la Révolution française, période trouble où elles auraient été cachées. Dans le lot se trouve un double louis d’or de Louis XIII qui porte le poinçon de Jean Varin, considéré comme le plus grand graveur de monnaie de l’histoire de France. La pièce, dont le relief est intact, date de 1640 et vaudrait à elle

seule 6 500 € !

 

 

Le trésor du Breuil à Langres (Haute-Marne)

 

Début novembre 2011, un charpentier nettoie les combles de l’hôtel du Breuil de Saint-Germain, une belle bâtisse noble de la fin du XVIe siècle. Il découvre alors, dans une niche cachée derrière des lambris vermoulus, un sac en toile rempli de pièces emballées dans du journal de l’époque : 1 633 en argent, et 319 en or, soit 41 kg d’argent et plus de 1 kg d’or. Ces pièces, d’une valeur faciale entre 5 et 20 francs, d’origine française et étrangère (italienne et autrichienne) ont été émises entre 1790 et 1840. Elles auraient été cachées là par Jean-François Moreau du Breuil de Saint-Germain, un Langrois né en 1774, émigré en 1791, puis propriétaire, entre 1820 et 1840, de cet hôtel particulier auquel sa famille a donné son nom. Il est décédé dans cette même demeure en mars 1842.

 

 

Le trésor de Satillieu (Ardèche)

 

En décembre 1999, un ouvrier qui travaillait à la réfection d’une ancienne bâtisse du centre du village a révélé, fortuitement, un trésor vieux de plusieurs siècles : d’un coup de pioche, il a fait voler en éclats un pot en terre enfoui dans le sol et contenant 280 pièces d’or à l’effigie de Louis XV et de Louis XVI. L’ensemble se compose de 36 doubles louis et de 247 louis, frappés de 1726 à 1787 dans différents ateliers français.

 

 

Source :  la valeur des biens, niveau de vie et de fortune de nos ancêtres

              - Thierry Sabot  - Editions Thisa - 2013


11/08/2017
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LA CULTURE POPULAIRE AU XVIII e SIECLE

La culture populaire est la culture du peuple, lequel est traditionnellement opposé aux élites. Le clivage qui sépare ces deux cultures est néanmoins loin d'être imperméable : la monarchie tente d'harmoniser les cultures « régionales » tandis que les élites tendent à imposer leur manière d'être, caractérisée par la retenue, le contrôle des pulsions et la pudeur. Si le XVIIIe siècle est le siècle du mépris de cette culture populaire, paradoxalement celle-ci suscite l'intérêt à des fins d'apprivoisement, de contrôle des masses.


Le jugement des élites sur le peuple


Le siècle des Lumières est celui du mépris du peuple, considéré comme « une multitude aveugle et bruyante » (d'Alembert). Ce mépris n'est pas nouveau, se retrouvant déjà au XVIe siècle : « Le vulgaire est une bête sauvage, tout ce qu'il pense n'est que vanité, tout ce qu'il dit est faux et erroné, ce qu'il réprouve est bon, ce qu'il approuve est mauvais, ce qu'il loue est infâme, ce qu'il fait et entreprend n'est que pure folie » (Pierre Charon, De la sagesse, 1601).

 

D'Holbach considère qu' « il n'y a qu'un très petit nombre d'individus qui jouissent réellement de la raison ou qui aient les dispositions et l'expérience qui la constituent ». Voltaire conseillait à d'Alembert : « Portez-vous bien, éclairez et méprisez le genre humain » (lettre de 1757).

 

Si ce discours est méprisant, les élites cherchent néanmoins à connaître l'état d'esprit de la population et les bruits qui courent : à Paris, rapporte Louis-Sébastien Mercier, « La Cour est fort attentive aux discours des Parisiens : elle les appelle les grenouilles. Que disent les grenouilles ? Se demandent souvent les princes entre eux. » (Tableau de Paris).

 

En 1745, le contrôleur général Orry ambitionne de dresser un état de l' « esprit public des populations » du royaume en utilisant des méthodes plutôt originales : il conseille aux intendants de « semer les bruits » d'une augmentation des impôts, puis de relever les marques de l'émotion engendrée.

Puis on tente de contrôler les masses. La monarchie propose à tous les habitants du royaume les mêmes fêtes, rituels et cérémonies : l'entrée du roi dans la ville, un mariage princier, un Te Deum... De même, l'Eglise tente d'imposer un modèle auquel tous doivent s'identifier, par le biais de l'histoire des saints, les sermons ou catéchismes. Les cultures régionales s'harmonisent dans un processus d'acculturation : l'historien Benoît Garnot parle de « dressage culturel ».

Aspects de la culture populaire

 

La famille

 

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Nicolas Lancret. Le repas de noces (1735).

Contrairement aux idées reçues, la famille typique dans la France de l'Ancien Régime est la famille conjugale limitée aux parents et aux enfants (et non la famille large étendue aux grands-parents, aux oncles et cousins). Il peut arriver qu'elle se recompose suite à la mort de l'un des deux parents. Le nombre d'enfants n'est pas non plus très élevé : 3-4 environ.

 

Tout au long du XVIIIe siècle se développe ce que des historiens appellent le « refus de l'enfant » ; un comportement malthusien se développe : on fait moins d'enfants pour mieux s'en occuper tandis que le recours aux pratiques contraceptives s'accentue (recettes de rebouteux, préservatifs en peau de porc, coït interrompu).

 

L'âge du mariage est tardif et recule tout au long du siècle (28 ans pour les garçons, 25 ou 26 pour les filles) ; les remariages sont fréquents (un tiers des mariages implique un veuf ou une veuve).

La cellule familiale coïncide souvent avec le groupe de travail : le père est aussi le chef de l'exploitation et sa domination se caractérise par exemple par sa place à table. La femme a la quasi-exclusivité des travaux de la maison et du soin des enfants, elle aide aussi son mari pour certains travaux agricoles secondaires.

Le voisinage tient aussi un rôle important puisque tout le monde fréquente à peu près les mêmes personnes durant le travail et les loisirs. Ces relations de voisinage se marquent entres autres par l'échange de services ou d'outillages pour les travaux agricoles, les repas en commun, les rassemblements pour les veillées d'hiver, les jeux collectifs de boules et de quilles et les devoirs rendus pour les mourants des familles voisines.

Le raffinement des mœurs


Au XVIIIe siècle, de nombreux petits guides ou traités de politesse diffusent dans les milieux populaires l'art des bonnes manières, calqué sur les codes nobiliaires.

 

C'est ainsi qu'au cours du siècle, il devient condamnable, même dans les milieux paysans, de mettre la main dans le plat commun : l'usage des ustensiles s'impose (à la fin du XVIIIe, à Chartres, trois habitants sur quatre possèdent des fourchettes et cuillères) ; chacun se retrouve maître de son assiette et de son verre.

 

La promiscuité jouit désormais d'une mauvaise image : il est mal vu de dormir à plusieurs dans un même lit. On apprend aussi à se moucher dans un mouchoir. Le soin du corps gagne en importance et s'inscrit dans le discours scientifique et la croyance en le progrès véhiculés des Lumières ; la mortalité recule partout et les grandes crises démographiques s'espacent puis disparaissent.

 

De nombreux petits traités médicaux ou hygiénistes sont écrits à destination de tous (L'Orthopédie ou l'art de prévenir et corriger dans les enfants les difformités du corps de Boisregard en 1741, l'éducation médicinale des enfants de Brouzet en 1754, la Dissertation sur l'éducation physique des enfants de Ballexserd en 1762,...).

 


Dernier aspect significatif de la diffusion de la civilité : le recul de la violence. Les crimes jugés sont moins graves et les peines plus légères. La criminalité contre les personnes (meurtres, blessures, coups) recule tandis que celle contre les biens augmente.

Les lectures populaires


Même si le peuple est analphabète dans sa grande majorité, le livre est très présent dans les milieux populaires, même à la campagne. Ceux qui ne savent pas lire profitent des lectures collectives à haute voix durant les veillées de l'hiver. Un livre peut servir pour plusieurs familles.

 

La Bibliothèque bleue, destinée spécialement aux plus pauvres, est la plus connue des collections populaires. Elle comporte des textes issus de genres variés (titres savants, livres religieux, astrologie, cuisine, jardinage, contes de fées, récits chevaleresques, farces,...) tirés d'ouvrages anciens ou de nouveautés dès que le privilège de l'éditeur initial parvient à expiration (souvent 12 à 14 ans).

 

Les libraires n'hésitent pas à retoucher les textes pour les rendre accessibles aux milieux peu cultivés : des paragraphes superflus sont supprimés ou transformés, de nouveaux chapitres sont ajoutés ainsi que des titres et résumés.

Deux fléaux pour la monarchie : le jeu et la prostitution


Les hommes du XVIIIe siècle ont la passion du jeu, qui s'exprime tout particulièrement dans les jeux de hasard. A Paris, les joueurs de loterie se réunissent, dans les coins des rues, dans les cabarets, dans des maisons de jeu pour parier sur tel ou tel numéro. Cette pratique est largement condamnée par les moralistes qui y voient une menace pour l'économie (non-investissement d'une part de l'argent acquis) et la civilité (égoïsme et superstition).

 

En 1793, la Révolution ira jusqu'à interdire la loterie nationale. La monarchie tente d'encadrer ces jeux afin d'éviter toute dérive, ce qui entraîne descentes de police et recours aux mouchards. La répression est particulièrement forte sur un tout autre domaine : la prostitution, fléau qui touche à Paris près d'une femme sur sept en âge de la pratiquer (25 000 personnes). La police arrête en moyenne 800 prostituées tous les ans, lesquelles sont jugées et enfermées provisoirement à l'hôpital de la Salpêtrière.

 

 

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Etienne Jeaurat, Conduite des filles de joie à la Salpêtrière (1745).



L'éducation dans les milieux populaires

 

Les écoles


Sous l'Ancien Régime, l'éducation de l'enfant n'est pas faite principalement par les parents mais par les adultes du bourg (voisins, vieillards et amis), par la parole et le travail (association aux travaux des champs, apprentissage des comportements sociaux, etc.). La monarchie ne créé pas d'écoles, celles-ci sont fondées sur l'initiative de l'assemblée des habitants de la paroisse ou d'un bienfaiteur (souvent l'évêque). Dans les villes, des écoles de chant héritées du Moyen Âge subsistent, des petites écoles sont créés par la municipalité, des communautés dévotes ou des particuliers.

 


L'enseignement dans les écoles primaires au XVIIIe est surtout assuré par des congrégations spécialisées (la principale est celle des frères des Ecoles chrétiennes, fondée à Reims en 1679). Les garçons et les filles sont séparés, parfois, lorsqu'il n'y a qu'un seul maître d'école, celui-ci fait cours alternativement aux filles et aux garçons dans deux salles séparées.

 

Quand les moyens sont insuffisants, une grange, le logis du maître ou le porche de l'église sert de salle de classe. Trois enseignements essentiels sont dispensés : l'éducation religieuse, l'instruction scolaire et des préceptes de civilités. L'enseignement scolaire consiste en l'apprentissage de la lecture et de l'écriture et la maîtrise du calcul (chiffres romains et arabes, les quatre opérations de base et des règles utilitaires : compter en deniers, sols et livres). Les préceptes de civilités concernent les manifestations du corps, les habits, la coiffure, les manières à table.

 


L'enseignement est gratuit pour les familles les plus pauvres, mais la perte de travail représenté par la scolarisation des enfants freine les progrès de l'éducation. La scolarité dure jusqu'à 14 ans mais peu restent jusqu'au bout. Par conséquent, l'analphabétisme, s'il recule au XVIIIe siècle, reste très présent : en 1686-1690, 28 % des hommes signent, contre 14 % des femmes ; peu avant la Révolution, on passe à 47 % et 26 %. Le Nord et le Nord-Est de la France sont davantage alphabétisés que le Sud.

 

 

Faut-il éduquer le peuple ?


La question de l'éducation du peuple est largement discutée dans le cercle des philosophes. De nombreux textes sont relatifs à ce sujet comme l'Emile de Rousseau (1762), le Mémoire sur l'éducation publique de Guyton de Morveau ou Le Temps perdu ou les écoles publiques (1765) de Maubert de Gouvest.

 

La question « faut-il éduquer le peuple ? » sera posée en dissertation en 1780 aux élites académiques sur l'initiative de Frédéric II et d'Alembert. Les dissertations reçues répondent à peu près également oui et non.

 

L'Eglise considère que l'instruction est utile à l'ordre public, l'ignorance entraînant l'oisiveté et le libertinage. Voltaire au contraire est opposé à l'éducation des masses, ayant crainte que les paysans ne désertent leurs terres : « Moi qui cultive la terre, je vous présente requête pour avoir des manœuvres, et non des clercs tonsurés […]. Il est à propos que le peuple soit guidé et non qu'il soit instruit. Il n'est pas digne de l'être, il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants ».




Sources :  Philisto


Benoît Garnot. Société, cultures et genres de vie dans la France moderne. Hachette supérieur, 2007.
Antoine de Baecque, Françoise Mélonio. Histoire culturelle de la France, T. 3, Lumières et liberté. Seuil, 2004.


10/08/2017
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LES IMPOTS SOUS L'ANCIEN REGIME

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Seul le Tiers-Etat est assujetti à l'impôt. Le clergé et la noblesse, ordres privilégiés, n'en payent pas ou s'en sont déchargés, et ont le droit d'en lever.

On peut distinguer 3 types d'impôts :

  • les impôts royaux
  • les impôts seigneuriaux
  • les impôts du clergé

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci-dessous :

 

 

//pierre.collenot.pagesperso-orange.fr/Issards_eng/epoques/ancienreg/impots.htm


10/08/2017
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LES MANOEUVRIERS

     

 

 

 

 

 

    

 

Pratiquement situés au bas de l’échelle sociale (juste un peu au-dessus des vagabonds et des errants), les manouvriers constituent néanmoins un élément important de la diversité sociale du monde rural. En quoi consiste cette profession si fréquemment répandue dans les registres paroissiaux de l’Ancien régime ?

 

 

Les manouvriers, manœuvres, brassiers ou journaliers sont des paysans qui travaillent de leurs mains, avec des outils rudimentaires en bois, parfois relevés de fer (bêche, fourche, faucille, rarement une faux). Ils se distinguent surtout par le fait qu’ils ne possèdent pas de bêtes de labour, de trait, de somme, ou même de bât et n’ont jamais de cheval (trop cher !).

 

 

Même si quelques-uns sont propriétaires de leur domicile, la plupart vivent dans une maison modeste qu’ils louent à plus riche qu’eux. Celle-ci se compose généralement de quelques pièces (rarement plus de deux), d’une cour, de quelques petits bâtiments, d’un grenier pour entreposer le grain et d’un petit jardin. Elle est souvent dépourvue d’une grange et d’une écurie.

 

 

A ce bâtiment principal, s’ajoutent quelques lopins de terre où ils cultivent des poix et des fèves pour la bouillie (nourriture de base), des choux, des raves, des poireaux, des blettes, quelques fruits, parfois des ceps et du chanvre. S’ils trouvent à emprunter un attelage, ils pourront labourer leurs terres et cultiver les « céréales du pauvre » : seigle et méteil pour la confection du pain.

 

 

Leur cheptel vif se compose de quelques brebis ou chèvres qui broutent sur les chemins, les friches et les jachères. Les agneaux seront vendus au marché du bourg le plus proche. Ils possèdent également quelques cochons noirs (notamment en moyenne montagne et dans les paysages de bocage), quelques poules, un coq, parfois une vache.

 

 

Mais ces quelques biens ne suffisent pas à assurer la subsistance de leur famille. Souvent, les manouvriers sont obligés de contracter avec un riche citadin un bail à cheptel pour avoir quelques surplus de provisions (lait, beurre, fromage...). Plus généralement, et c’est là leur spécificité, ils vont louer, à la journée, leurs bras, leur force de travail, auprès d’un exploitant agricole plus riche qu’eux.

 

 

Ainsi, lorsqu’une main-d’œuvre supplémentaire est nécessaire, c’est-à-dire de mai à octobre au moment des fenaisons, moissons ou vendanges, ils deviennent salariés agricoles occasionnels ou domestiques de fermes. Ils effectuent alors un travail pénible, de l’aube au crépuscule, pour un maigre salaire : parfois un peu d’argent (5 à 10 sous par jour), souvent un petit pourcentage sur leur travail, et plus souvent encore une réduction de leurs dettes.

 

 

Toutefois, ces activités et salaires saisonniers dépendent encore trop de la conjoncture (crises économiques ou politiques, aléas climatiques, mauvaises récoltes...) pour offrir des garanties suffisantes aux manouvriers. Aussi, en dehors des périodes d’embauche, ils ont régulièrement recours à des activités annexes : braconnage, travail de la laine ou du chanvre à la veillée sur de petits métiers à tisser, confection de toiles « en cru » (écrues), tailles des haies, travail du métal (fabrication de clous ou d’aiguilles), ramassage du crottin (les déjections servent d’engrais), épandage du fumier, destruction des taupinières, curage des fossés et des rivières, confection de toits de chaume, maçonnerie, travail du bois, liage des gerbes de blé, échardonnage des blés, parfois ils deviennent palefreniers, bûcherons ou charbonniers dans les forêts.

 

 

Malgré ces diverses activités, les manouvriers subsistent avec peine et ne sont jamais à l’abri de difficultés majeures : une maladie, un accident de travail, un décès peuvent jeter dans la misère toute une famille car les provisions sont peu importantes. Par nécessité, la mort de l’un des conjoints est presque toujours suivie d’un remariage rapide (cf. les registres paroissiaux). La perte des animaux est également une catastrophe car les revenus de la famille ne permettent pas de renouveler le cheptel. De même, de mauvaises conditions météorologiques peuvent causer la famine, une hausse des prix de la farine ou du pain, et aggraver l’endettement des manouvriers.

 

 

De plus, les manouvriers sont également redevables d’impôts (taille, gabelle). Selon Pierre Goubert, « ils paient, en moyenne, 10 livres d’impôts (cf. les rôles d’imposition), soit, à eux tous, une vingtaine de millions, c’est-à-dire entre le quart et le cinquième du budget de la France entre 1661 et 1670 ».

 

 

Enfin, il est très difficile de sortir de la condition de manouvrier. Aucune promotion par l’instruction n’est possible puisqu’ils sont presque tous analphabètes. De même, les activités annexes ne leur permettent guère d’améliorer leur situation sociale. Ils peuvent éventuellement espérer faire un heureux mariage avec une veuve de laboureur, ou encore envisager un départ pour la ville la plus proche où ils seront peut-être domestiques.

 

D’ailleurs, au XVIII° siècle, avec l’essor démographique, ils sont de plus en plus nombreux et trouvent difficilement du travail à la bonne saison. Leur condition se dégrade, d’autant plus que les propriétaires, pour améliorer leur production, n’hésitent pas à supprimer les droits collectifs (vaine pâture, communal, usages en forêt...). Lentement, les manouvriers glissent dans la pauvreté...

 

Bibliographie :

 

- Georges Duby et coll : Histoire de la France rurale, t. 2, Paris, Éditions du Seuil, 1975.
- Pierre Goubert : Les paysans français au XVII° siècle, Paris, Hachette, 1982.
- Emmanuel Le Roy Ladurie : Les paysans du Languedoc, Paris, Flammarion, 1967.

 

 


10/08/2017
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LES GRANDES CRISES DEMOGRAPHIQIES DE L'ANCIEN REGIME

Les récits des contemporains et surtout le développement de la démographie historique ont mis en lumière l’existence et l’ampleur des crises démographiques sous l’Ancien Régime. Les généalogistes les connaissent bien aussi grâce à leur pratique régulière des registres paroissiaux. En effet, au fil des registres, les crises démographiques se manifestent par :

 

- Une forte hausse du nombre de sépultures (au moins le double, mais parfois jusqu’à quatre ou cinq fois les chiffres de décès habituels)
- Un très grand nombre de ruptures familiales et une multiplication des « familles en miettes ».
- Une très forte diminution des conceptions et un effondrement des mariages.
- Une augmentation des abandons d’enfants et des phénomènes d’errance ou de vagabondage.

 

 

Les causes, isolées ou associées, des grandes crises démographiques sont l’épidémie (souvent la peste), la famine et la guerre (souvent l’enchaînement entre la guerre et l’épidémie ou la conjonction de la disette et de l’épidémie).

 

Petit tour d’horizon chronologique des grandes crises démographiques qui ont eu des conséquences sur la vie quotidienne de nos ancêtres :

Faute de sources ou d’études récentes, les crises démographiques du XVI° siècle ne sont pas bien connues à l’échelle du pays.

 

  • En 1565, crise de subsistances et crise démographique à la suite des étés pourris et des hivers rigoureux, puis hausse du prix du blé : à Paris, le prix du grain (blé) grimpe à 10,70 livres tournois le setier.

  • Vers 1565, la peste persiste à Lyon et en Savoie et l’ergot du seigle provoque le Mal des ardents.

  • En 1566, l’ordonnance de Moulins contraint chaque ville et chaque village à nourrir ses pauvres. Dans le même temps, la maréchaussée reçoit l’ordre de poursuivre les errants pour les envoyer aux galères ou aux travaux forcés des fortifications.

  • En 1566-67, le prix du grain se stabilise à 7,35 livres ; 9,37 livres en 1567-68 ; 5,35 livres en 1568-69 et 5,49 livres en 1569-70.
  • En 1580, une violente épidémie de coqueluche sévit en France (environ 10 000 morts à Paris). La même année, la peste touche à nouveau la Savoie puis Marseille en 1581.
  • Crises de subsistances en 1590-1592 puis en 1593 à la suite des étés pourris et des hivers rigoureux. La disette s’installe dans le royaume.

Les grandes crises démographiques du XVII° siècle

  • A partir de 1624, la peste s’installe à l’état endémique dans le royaume.
  • En 1625 et 1626, la disette sévit à cause de très mauvaises récoltes de céréales et provoque une crise démographique. Jusqu’en 1628, la spéculation sur le prix des vivres et la pression fiscale sont à l’origine d’émeutes dans de nombreuses villes du royaume (Tours, Troyes, Lyon, Montélimar, Amiens, Laval, Rouen et Auxerre). Mauvaises récoltes également en 1627 et 1629.

  • Associée à la guerre et à la disette, la peste, de 1626 à 1632, fait de terribles ravages dans les villes et les campagnes notamment en Bretagne (1626), en Normandie (1627), en région lyonnaise (1628), en Bourgogne et à Marseille (1629). De nombreuses villes perdent entre le tiers et le quart de leurs habitants (cf. les registres de décès... qui ne sont pas toujours tenus rigoureusement ces années-là. Prendre en compte également les personnes qui ont fui les villes pour se protéger de la maladie).
  • La terrible crise de 1630 : La peste se répand en Champagne (1630), puis à Paris et à Nice (1631). Au total, de 1626 à 1631, l’épidémie tue environ un million de personnes.

  • Alors que le royaume bascule dans une guerre qui sera longue, que la peste et la crise frumentaire frappent durement la population, la pression fiscale et les injustices s’accentuent. « Dans les villes, le menu peuple pille les bureaux des gabelles et des octrois .
  • Dans les campagnes, les paysans s’en prennent aux collecteurs d’impôts » (R. Gascon). Pour Y.-M. Bercé, l’année 1630 constitue un tournant négatif qui fait suite à la période heureuse des années 1620.

  • Conjuguées à la terrible épidémie de peste qui désorganise le commerce des marchandises, les mauvaises récoltes des années précédentes provoquent une grave crise frumentaire en 1630, surtout dans la partie méridionale du royaume : nombreuses famines, émeutes urbaines et rurales, pillages des boulangeries, des greniers des marchands et des réserves des grands fermiers.
  • Des milliers de nécessiteux se pressent dans les aumônes organisées par les maisons charitables ou les municipalités (séries BB, FF, GG des AM ; G et H des AD) et beaucoup de paysans vendent leurs terres à très bas prix pour survivre. Les municipalités s’endettent lourdement et pour longtemps afin de faire face à la situation.

  • En 1633 et 1634, à cause de la famine, des soulèvements paysans puis des révoltes ouvrières agitent les campagnes et plusieurs villes (Paris, Lyon, Bordeaux, Dijon).
  • De 1636 à 1639, le pays est touché par la disette, notamment les provinces de l’Est.
  • En 1646 et 1647, les récoltes de céréales sont très mauvaises (temps humide et frais) ce qui provoque la hausse du prix du pain, la famine et une forte mortalité (cf. les registres paroissiaux).
    Poursuite des épidémies de peste, de choléra, de variole et de typhus.
    En 1649, nombreuses émeutes urbaines dans le royaume. La même année, la peste frappe la Haute-Auvergne et Marseille.
  • La crise de la Fronde : En 1651, les mauvaises récoltes provoquent la famine, des troubles et une effrayante mortalité. Avec un climat frais et humide, l’année 1652 voit la persistance de la famine. Des troubles éclatent dans le royaume. La mortalité atteint des taux-record dans la région parisienne et en Bourgogne. Dans le même temps, la peste frappe le sud-est du royaume. Poursuite des épidémies de choléra, de variole et de typhus (on compte 1 million de morts) (cf. les registres paroissiaux).
  • La terrible famine de l’Avènement du roi : En 1660 et 1661, une terrible famine ravage une grande partie de la France (mais la Basse-Bretagne, les régions de l’Est, le Languedoc et le Midi sont relativement épargnés) : les catastrophiques récoltes de 1660 et 1661, du fait de pluies continuelles et de températures anormalement basses durant le printemps et l’été 1661, provoquent une flambée des prix des céréales (multipliés par 4), la misère, des émeutes et une grave crise démographique, avec notamment l’effondrement des mariages et des naissances jusqu’en 1663 et une surmortalité causée par la famine, mais aussi par les épidémies (cf. dans leurs registres, les curés qui évoquent la dysenterie et le pourpre, sans doute la rougeole).
  • Dans les villes, les municipalités, les institutions ecclésiastiques et des laïcs tentent d’organiser les secours (séries GG des AM, H des AD). La population chute alors de 1 à 1,5 million d’individus.

  • En 1662-1663, une épidémie de peste touche le royaume, surtout Paris et la Bourgogne.

« Ils meurent de faim ; oui, Messieurs, ils meurent de faim dans vos terres, dans vos châteaux dans les villes,

dans les campagnes, à la porte et aux environs de vos hôtels... » Bossuet apostrophant le roi et la cour, le 5 mars 1662.

 

  • A partir de 1667, la peste sévit à Paris et dans le nord du royaume (de Lille à Reims et Rouen).
  • Le début des années de misère : Les récoltes de 1690, endommagées par de fortes pluies, et celles de 1691, en partie gelées, sont médiocres dans de nombreuses régions, notamment le Massif Central (nombreux nécessiteux selon les rapports des intendants) (cf. Marcel Lachiver).

  • En 1690, l’ergot du seigle est encore responsable de graves épidémies du Mal des ardents.

  • A partir de 1691, la hausse du prix du blé et la crise de subsistances provoquent des émeutes urbaines.

  • En 1692, le froid rend la récolte de céréales catastrophique autour de Paris (cf. 1693). Le pouvoir interdit l’exportation des grains, « à peine de la vie », encourage la capture des navires céréaliers étrangers par les corsaires et supprime toutes les taxes sur les importations de blés.

« Pendant ce malheureux tems rien n’avance, ni meurit, jamais on n’a veu un tems si extravagant et si dangereux

pour les fruits et biens de la terre, qui étoient en abondance partout, et qui sont en grand danger de périr. »

Extrait du Journal de l’ecclésiastique parisien Gilles Hurel, en 1692 (cité par M. Lachiver).

  • Les années de misère : En 1693-1694, le froid et la famine sévissent sur le royaume : on compte de 1,6 million à 2 millions de victimes 
  • « Pour la première fois depuis plus de 30 ans, on revit le pain de fougère, le pain de gland, les moissons coupées en vert et les herbes bouillies » (P. Goubert). Pour faire face à la famine, le Parlement ordonne aux curés la rédaction d’un état des pauvres dans chaque paroisse et la prise en charge des miséreux par tous ceux qui peuvent le faire (séries GG des AM et H des AD).
  • En mai 1694, le setier de blé atteint le prix record de 52 livres. Le même mois, le Parlement ordonne trois jours de procession dans toutes les paroisses.
    Les conséquences : à partir de 1694, accroissement de la mobilité, chute brutale des baptêmes (cf. 1670) avant une forte et rapide récupération de 1695 à 1707, mariages retardés, hausse des abandons d’enfants et multiplications des décès... parfois 25 % de la population d’une paroisse. Selon Marcel Lachiver, « En deux ans, il ne naît que 1 325 000 enfants, alors qu’il est mort 2 836 000 personnes.
  • Le déficit dépasse les 1 511 000 âmes. En deux ans, (...) la population de la France passe de 22 247 000 habitants à 20 736 000 et diminue donc de 6,8 % ». François Lebrun ajoute : « Le rapprochement avec les pertes de la Première Guerre mondiale n’a rien d’incongru : la crise de 1693-1694 a fait en deux ans presque autant de morts que celle-ci, mais dans une France deux fois moins peuplée et en deux ans au lieu de quatre ». Les condamnations aux galères pour vol passent de 254 à 401 en 1693-1694.

  • En 1694, Fénelon dans sa Lettre à Louis XIV, critique la politique royale et expose la situation du pays : « (...) vos peuples (...) meurent de faim. La culture des terres est presque abandonnée, les villes et les campagnes se dépeuplent ; tous les métiers languissent et ne nourrissent plus les ouvriers ; tout commerce est anéanti (...). La France entière n’est plus qu’un grand hôpital désolé et sans provision ».
    Dans beaucoup de provinces, les épidémies succèdent à la famine : la typhoïde, appelée fièvres putrides ou malignes, décime la population sous-alimentée.

« On n’entendait que des cris lugubres de pauvres enfants abandonnés par leurs parents, qui criaient jour et nuit

qu’on leur donnât du pain. On ne voyait que des visages pâles et défigurés. Plusieurs tombaient en défaillance dans

les rues et dans les places publiques et quelques-uns expiraient sur le pavé. » Témoignage d’un bourgeois d’Orléans

en 1693 (cité par M. Lachiver).

  • En 1698, les récoltes insuffisantes provoquent quelques « émotions populaires » dans les villes et les campagnes, notamment à l’encontre des accapareurs qui profitent de la situation pour spéculer.

Les crises atténuées du XVIII° siècle (cf. Benoit Garnot)

  • En 1706-1707, une épidémie de dysenterie provoque d’importantes surmortalités notamment dans le Maine, en Anjou et dans le Haut-Poitou. Globalement, dans certaines régions, la surmortalité constatée dans les années 1707 et 1708 résulte d’un contexte épidémique qui se poursuit jusqu’en 1715.
  • Le « grand hyver » : Les hivers 1709-1710 sont très rudes : crise frumentaire, famine et mortalité considérable (800 000 victimes). A noter que les morts de l’année 1709 sont imputés au froid polaire et à la famine et que ceux de l’année 1710 le sont plutôt aux épidémies (notamment fièvre typhoïde).
  • Poursuite de la chute brutale des baptêmes avant une reprise soutenue à partir de 1711. Au total, pour les deux années, on enregistre en France 2 141 000 décès contre 1 330 800 naissances, soit une perte de 810 000 personnes, 3,5 % de la population.
  • Selon F. Lebrun, la crise de 1709-1710 « a eu des conséquences démographiques beaucoup moins dramatiques que celle de 1693-1694 », car « les grains n’ont pas totalement manqué », les récoltes d’orge ont procuré une nourriture de remplacement, et enfin les mesures de secours des autorités se sont révélées efficaces (distribution de céréales provenant de régions peu touchées ou de l’étranger, distribution gratuite de pain...). Il n’en reste pas moins que le « grand hiver » restera longtemps inscrit dans la mémoire collective.
  • Partout, les maisons d’assistance spécialisées (bureaux des pauvres, orphelinats municipaux, hospices pour aveugles ou pour vieillards, hôtels-Dieu et hôpitaux généraux) sont pleines (séries GG des AM et H des AD).

  • Le froid terrible (jusqu’à moins 20 degrés Celsius) qui sévit sur la France, depuis la nuit du 6 janvier jusqu’à la mi-mars, gèle la plus grande partie des grains (blés semés à l’automne) et des arbres fruitiers (oliviers, noyers...). Il en résulte une hausse des prix brutale et catastrophique (montants multipliés par 5) et une dramatique crise frumentaire suivie d’épidémies foudroyantes, (les témoignages et les registres paroissiaux).
  • En avril, une ordonnance oblige les détenteurs de grains à déclarer leurs réserves. Les grains qui circulent entre les provinces du royaume ou qui proviennent de l’étranger sont désormais exemptés de droits d’entrée, d’octroi et de péages. Pour faire face à la situation, les riches sont taxés et les municipalités sont contraintes d’organiser des distributions de vivres aux nécessiteux.
  • Ces mesures n’empêchent pas les méfaits des accapareurs de grains et des spéculateurs. Le vignoble nantais et l’oliveraie languedocienne sont totalement détruits par le gel (d’où l’implantation du muscadet dans la région de Nantes).
    Emeutes urbaines notamment à Paris, dans les villes de la Loire moyenne, en Normandie, en Provence, en Languedoc.

  • En 1709, près de 400 faux-sauniers sont condamnés aux galères et près de 300 en 1710, ce qui témoigne de l’explosion de la contrebande.

« Dans la plupart des villes et villages, on y meurt à tas, on les enterre trois à trois, quatre à quatre, et on les trouve morts

ou mourants dans les jardins et sur les chemins. (...) on voit des gens couchés par terre qui expirent ainsi sur le pavé,

n’ayant pas même de la paille pour mettre sous leur tête, ni un morceau de pain. »

Témoignage d’un prêtre du diocèse de Paris, en 1709.

  • 1711-1715 : Dans certaines régions, poursuite de la surmortalité liée à un contexte épidémique qui perdure jusqu’en 1715 (les mauvaises conditions de vie et d’hygiène, dues à la misère et à la malnutrition, sont responsables de la gravité des épidémies). Dans la décennie 1710, les intendants reçoivent des boîtes d’échantillons de médicaments qu’ils doivent distribuer dans les paroisses touchées par une épidémie... mais les résultats sont peu concluants. En 1712, la suette miliaire et la variole frappent le royaume.
  • En 1719, la variole (petite vérole) ravage la capitale (14 000 victimes) et une épidémie de dysenterie, durant la canicule de l’été, fauche 450 000 personnes en France, surtout des bébés.
  • En 1720, la peste tue près de 120 000 personnes dans le sud de la France dont 50 000 à Marseille (le tiers des habitants) : 50 victimes par jour en juillet, 1 000 en septembre. Multiplication des mariages après l’épidémie (200 par jour).
    Les mauvaises récoltes de 1723 et 1724 provoquent une grave crise de subsistance surtout dans la moitié sud du royaume :selonA. Zysberg, le prix du pain passe de 3 ou 4 sous la livre à 6 ou 8 sous... « Alors qu’un manouvrier gagne 10 sous par jour... ».
  • En 1738 et 1739, graves disettes à cause de mauvaises récoltes, des pluies torrentielles et de l’action des spéculateurs. Nombreux soulèvements populaires. (cf. 1740). Une nouvelle disette touche le pays en 1740 et 1741. Forte hausse du prix du pain et des prix agricoles (cf. les mercuriales). Troubles dans les villes. Le pain se vend à 3 sous la livre à Paris. Les boulangeries sont surveillées par l’armée et la consommation de farine par les perruquiers est interdite. Orry fait arracher des vignes et emblaver pour parer à la crise frumentaire. La crise frumentaire des années 1738-1742, accompagnée d’une épidémie de grippe de forme broncho-pulmonaire, fait plus de 2,5 millions de victimes (cf. Benoît Garnot et les registres paroissiaux). Le paludisme sévit en Auvergne en 1741.
  • A partir de 1747 et jusqu’en 1764, une surmortalité, probablement épidémique (ergotisme) ou « feu de Saint-Antoine), frappe la population des provinces méridionales.
  • Epidémie de variole en 1770, puis de fièvre putride pourprée de septembre 1773 à octobre 1774.
  • En 1779, une épidémie de dysenterie tue près de 175 000 personnes dans l’ouest du royaume (dont 45 000 pour la seule Bretagne).
  • En 1781-82, près de 30 000 personnes meurent dans le Languedoc d’une sévère épidémie de suette miliaire ; en 1782-1783, de nombreux décès sont causés par les maladies pulmonaires.
  • Les pluies de l’automne 1787 et les violents orages de l’été 1788 entraînent de mauvaises récoltes. La hausse des prix entraîne une disette.
    Vers 1785, de nombreux décès sont causés par les maladies pulmonaires.

Note : Après chaque crise, la reprise démographique est souvent rapide. Elle est visible dans les registres paroissiaux grâce aux indices suivants :

 

- Le retour à un nombre normal de sépultures.


- Un nombre exceptionnel de mariages de jeunes adultes (abaissement de l’âge moyen au mariage) et de remariages de veufs et de veuves.


- Une fécondité très vigoureuse.


- Parfois des migrations en provenance de paroisses ou de régions peu touchées par la crise.

 

Sources :
- Thierry Sabot, Contexte, guide chrono-thématique, Editions Thisa, Roanne, 2012.


10/08/2017
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BAPTISEE 6 JOURS AVANT SA NAISSANCE !

La loi est dure, mais c’est la loi !

" La naissance d’un enfant dans l’étendue d’une commune, entraîne la nécessité d’une déclaration devant l’Agent municipal. La déclaration de naissance doit être faite par le mari, s’il est présent et en état d’agir.../...

La déclaration doit être faite dans les trois jours de la naissance (loi du 19 Décembre 1792, article premier de la section première) avec l’assistance de deux témoins de l’un ou de l’autre sexe, parents ou non parents, âgés de 21 ans (loi du 20 Septembre 1792, titre III, article 1).

 

Il y a peine de deux mois de prison contre ceux qui, étant chargés par la Loi de faire ces déclarations, ne s’y seraient pas conformés ; et même, il y a lieu à des procédures criminelles dans le cas où le défaut de déclaration conduirait au soupçon de suppression, enlèvement ou défaut de représentation de l’enfant, Loi du 20 Septembre 1792, titre III, article 5 "

Extrait du « Manuel des agents et adjoints municipaux, suivi d’un recueil chronologique des lois, arrêtés, instructions et lettres ministérielles concernant leurs fonctions » (1798)

Pourtant, Jean Jacques Rousson, agent municipal de La Batie d’Andaure, et surtout ses administrés Guironnet du Chomel le Bas, ne semblent pas trop inquiets des rigueurs de la loi !

« Ce jourd’hui 5 thermidor an VII… »

« Ce jourd’huy cinq termidor an sept de la République française, pardevant moy Jeanjaque Rousson, agent municipal ayent le pouvoir de constater les naissances et décès des citoyens de la commune de Labastie du Doux, canton de St Agrève, département de l’Ardèche ; et comparu Jean Pierre Guironnet agé de trente six ans, cultivateur assisté de Louis Combeuroure agé de soixante trois ans, journalier, et de Joseph Guironnet agé de quarante huit ans, cultivateur ; tous du lieu du Chomel bas, commune dudit Labastie ;


Mon déclaré amoy Jeanjaque Rousson que Marianne Bancel, agée de trante cinq ans et acouchée hier dans sa maison au lieu du Chomel bas, son espouse en légitime mariage, dun enfans femelle qui ma (été) présenté auquel ont donné le prénom de Marie Guironnet.
Daprès cette déclaration qui ma été faite de lenfans dénommé, qui mon certifié conforme à la vérité, jay rédigé en vertu des pouvoirs qui me sont délégués le présent acte que ledit Guironnet, père de lenfans et les témoins on déclaré ne savoir signer, de ce enquis, fait le jour et an que dessus. Rousson, agent municipal »

Acte de naissance très classique, sauf que nous sommes dans la période révolutionnaire :

 

- Le 5 thermidor an VII correspond au 23 juillet 1799.


- Labastie du Doux est le nom « républicain » de La Batie d’Andaure.


- Jean Jacques Rousson est « agent municipal » de la « municipalité de canton de Saint Agrève » A remarquer qu’il n’est habilité qu’à rédiger les actes de naissance et de décès pour sa commune, les mariages étant obligatoirement célébrés au chef lieu de canton.

 

Donc la petite Marie Guironnet est née la veille ; d’après cette déclaration « conforme à la vérité », c’est à dire le 22 juillet 1799.

 

Née le 22 juillet… mais baptisée le 16 !

Dans les registres de la paroisse catholique de La Batie d’Andaure est conservé cet acte du curé Jean Guironnet (un cousin, lui aussi !) :

 

 

« Le seize juillet 1799 a été baptisée par nous soubné Marie Guironet, fille légitime à Jean Pierre et Marianne Bancel, née au lieu du Chomel le Bas de cette parroisse le jour précédant.
Son parrain a été François Guironet, son oncle paternel habitant au lieu des Faux, parroisse de Nozières, et sa marraine Marie Guironet, habitante aud(it) lieu du Chomel le Bas ; qui nont sçu signer de ce enquis.
Guironnet, curé »

Comme dans l’acte d’état-civil, la petite Marie Guironnet est née la veille… mais c’est alors le 15 juillet 1799, soit 6 jours avant sa date de naissance « officielle » !

 

Parions que c’est sa vraie date de naissance : ne pensant qu’au salut de leur enfant, les Guironnet du Chomel le Bas la baptise dès le lendemain… et prennent quelques libertés avec l’obligation de la déclarer à la mairie de La Batie d’Andaure. Ils « rattrapent le coup » une semaine plus tard devant les autorités municipales


Mes ancêtres du Chomel avaient, trois ans plus tôt, « créé un précédent » lors de la déclaration de décès de Jean Pierre Guironnet, le grand-père de la petite Marie. Voir mon article « Mort à 17 jours d’intervalle ! ».

 

Source : La Gazette du Web

 

La généalogie réserve parfois des anecdotes cocasses

Martine


04/06/2017
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TUTORIEL VIDEO : RECONSTITUER LE PARCOURS D'UN SOLDAT EN 14/18

soldat.jpg

Faire des recherches sur un grand-père ou arrière-grand-père mobilisé pendant la Grande Guerre est une opération relativement simple et rapide : on peut aisément retrouver non seulement le parcours de son ou ses régiments, mais aussi revivre au jour le jour ses déplacements et les combats auxquels il a participé...

Une page dédiée à la guerre de 14-18 a été conçue sur Geneawiki, vous y trouverez toutes les clés pour reconstituer le parcours d’un soldat, et notamment cette vidéo que nous vous proposons de consulter et qui fait le tour complet des sources disponibles :


 

NB : cette vidéo ne contient pas de son, vous pouvez la visionner en plein écran en cliquant sur les petites flèches entre “HD” et “Vimeo”.

Si le texte défile trop vite, utilisez le bouton “pause” ! 

un projet d’indexation collaborative de tous les soldats présents dans vos arbres est disponible sur votre arbre en ligne : une fois que vous avez retrouvé le parcours de votre ancêtre, n’oubliez pas de le signaler comme tel !


Toutes les explications sont ici : 

https://www.geneanet.org/aide/ancetres-grande-guerre

 

Source  : www.geneanet.org


04/06/2017
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RETROUVER UNE PERSONNE DISPARUE

Ancêtres.jpg

Les généalogistes professionnels du SYGENE répondent à vos questions. Cette semaine, une question de Marie-Jeanne Agier :

 

“A la naissance de mon arrière grand-mère en décembre 1884, il est mentionné qu’on ignore le domicile du père. A son mariage, elle déclare sur l’honneur qu’elle ignore où est son père. Il a donc disparu au cours de l’année 1884. Où trouver des renseignements complémentaires ? Un jugement de tutelle était-il obligatoire ? Existait-il des déclarations à la police comme maintenant?”


Afin de mieux cerner les circonstances de la disparition de votre ancêtre en 1884, il convient de reconstituer plus largement le contexte familial.

Votre arrière grand-mère est-elle la seule enfant du couple ? La dernière vraisemblablement, à moins que son père ait réapparu ponctuellement après 1884 ? A vérifier donc… Si votre AGM a eu des frères et soeurs, qu’est-il mentionné dans leurs actes de mariage respectifs ? Un indice peut peut-être vous aider à ré-orienter vos recherches.

 

Quel était la profession de cet ancêtre ? Était-il saisonnier ? Auquel cas, il faudrait peut-être chercher son décès dans la région où il travaillait. Quel est la date de naissance de cet ancêtre ?

 

Si celui-ci est né après 1847, vous pourrez consulter en série R des Archives Départementales son registre matricule. Il s’agit du document militaire établi aux 20 ans de l’intéressé, dans son département de résidence à cet âge là, et qui récapitule son parcours jusqu’à ses 45 ans. Des indices géographiques peuvent y être mentionnés, ainsi que la date de décès de l’intéressé. Ce document peut également permettre d’établir si la disparition est liée à un événement militaire.

 

En série M des Archives départementales, pensez à vérifier l’éventuelle délivrance d’un passeport, en 1884 ou peu avant.

En série U, Justice de paix du lieu de résidence de la famille, vous pourrez peut-être également trouver soit un acte de tutelle et/ou conseil de famille, soit un acte de notoriété constatant le décès ou l’absence de cet ancêtre.

Isabelle Malfant-Masson,pour le Sygene


Dans le cadre du partenariat entre Geneanet et les généalogistes professionnels du Sygene, un généalogiste professionnel répond chaque semaine à vos questions.

Utilisez le formulaire prévu à cet effet pour nous transmettre vos questions. Attention, nous vous rappelons que les questions transmises doivent avoir un caractère d’intérêt général et être les plus précises possibles (sur les lieux et les dates en particulier).

Pour vos recherches plus personnelles, pour vous aider à décoincer une branche bloquée de votre arbre, n’hésitez pas à consulter l’annuaire des généalogistes professionnels !

Source : www.geneanet.org

 


04/06/2017
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03/06/2017
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