Bienvenue dans mon Univers

Bienvenue dans mon Univers

MES POESIES

 

Depuis ma tendre enfance je joue avec les mots,

 

Ces mots qui me racontent et sont aussi "cadeaux"

 

Ils s'en vont, ils s'en viennent sans trop savoir comment,

 

Décrivant joies et peines et autres sentiments.

 

J'aime à les écrire pour ne jamais les dire,

 

J'ai peur que prononcés,ils ne soient "abîmés"

 

Avec vous je veux bien  un peu les partager,

 

Comment ? tout simplement, il vous suffit d'entrer !

 

MARTINE

 

 

 

 


LE TABLEAU

tableau-peinture.jpg.png

 

Je me souviens d'un tableau qui pour moi valait mille mots,

Il n'avait pas de valeur si ce n'est celle du coeur,

Je rêvais de le voler et ma vie le regarder,

Il éclatait de couleurs et régulait mon humeur.

Il ne fut jamais à moi, dans ma tête il était  Toi !

Maintenant il vestibule, qui l'admire le congratule ? 

 

Prends en soin ne l'oublie pas,

Dans ta tête c'est un peu Moi !

 

Martine

 

 

 

 


08/08/2016
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TES MOTS

TES  MOTS

 

 

Ils s'invitent toujours,

 

Au chemin d'un détour,

 

Au creux d'une nuit blanche,

 

A l'aube d'un dimanche.

 

 

 

Ils dansent dans ma tête,

 

De folles farandoles,

 

Les mots de camisole,

 

Me privent de paroles.

 

 

 

Pour trouver le repos et libérer l'espace,

 

A d'autres facultés  laisser un peu de place,

 

Je couche ma pensée au coeur d'un écritoire,

 

Conventions et formules, procédures ou savoir,

 

Me feront magicien en m'offrant le pouvoir.

 

 

 

Dans le creux d'une oreille ou sur un parchemin,

 

De  murmures en secrets  ils glissent vers demain,

 

A la tombée du jour, ils ne seront que deux,

 

Pour commencer un conte de rêves merveilleux.

 

 

 

 Je sais les taire parfois pour qu'ils restent chaleur,

 

Car tout haut  prononcés, ils se fondraient en pleurs.

 

 

 

Ils peuvent rendre hommage, mélodies et chansons,

 

Pour les autres ou d'aucun  s'inscrire en oraisons.

 

De notre humanité ils se nomment mémoire,

 

Sans eux gît mon histoire au fond d'un grand trou noir.

 

 

 

Quelques mots en cadeaux ont vu naître mes larmes,

 

Quand le dernier repos a envolé ton âme.

 

 

 

Tes mots  je les entends, ils ont construit ma vie,

 

Me nimbant de tendresse pour réparer l'oubli,

 

Ils  habitent  ma tête et chaque jour durant,

 

Ravivent TON IMAGE en effaçant le temps.

 

 

 

MARTINE

 

 


24/03/2012
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LA COULEUR BLANC

Symbole immaculé de paix, de pureté,

Présente à nos débuts et fermant le chemin,

Tantôt source de joie sur les fonts baptisés,

Elle revêt d'un linceul les lettres de demain.

 

Elle nourrit l'innocence  à la vie associée,

Ou marche en protestant l'enfance saccagée,

D'ancienne monarchie elle se fit « partisan »

Alors couleur de neige, on les dit « innocents »

 

Quittant une portée pour mieux nous enchanter,

Ou désertant les voix aux timbres oubliés,

Accès  direct  sur le néant, se dispersant par réfraction,

Elle habille les revenants, et éclaire l'art de l'inversion.

 

Espace libre des « possibles »

Absolu, idéal, vérité et lumière,

Domaine hors d'atteinte toujours  inaccessible,

Elle est  secret de l'univers.

 Martine 

 

 

 

 

 

 

 

 


15/02/2012
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TU ES CE CONTINENT.......

Chevauchant l'équateur tu es ce continent,

Bordé par quatre mers dont  deux sont océans,

Tantôt chaud désertique  tout au long des tropiques,

Ou bien plus tempéré  au sud de nos pas,

Ouvrant ton éventail Austral, Equatorial,

Côté température c'est tout un récital.

 

Tu es ce continent ou l'environnement,

Sécheresse et désert sont livres des tourments,

Il fut des temps anciens  ou terres fertiles pourtant,

Virent émerger  royaumes et empires puissants.

 

Tu es ce continent ou Keïta, nouveau roi,

De son empire Mali te dicta toutes lois,

Et dotant sa nation d'une constitution,

Du fil bouche à oreille par les générations,

Se tissera principes de toute éducation.

 

Tu es ce continent ou vieux signifie sage,

Ou respect, tolérance, affirment  tes adages.

Ta charte de Manden sera  tes droits de l'homme,

Et voudra interdire toutes bêtes de somme.

 

Tu es ce continent de sorciers, marabouts,

Munis de talismans, magie noire et vaudou,

Détenteurs de secrets parfois de guérisons,

S'opposant à la science jusqu'à la déraison.

 

Tu es ce continent ou les caravaniers,

Traversent le désert afin de commercer,

De tribus en Ethnies par la guerre et la paix,

Bientôt  tous tes états seront islamisés.

 

Tu es ce continent qui fût colonisé,

Par ces Européens qui tous te convoitaient,

Ton peuple  courageux voudra leur résister,

Mais ils sont influents, te voilà morcelé,

Pourtant nationaliste dans tes aspirations,

Victoire, indépendance brandiront  ton fleuron.

 

Tu es ce continent aujourd'hui  ravagé,

Par crises et conflits de haute intensité,

On trace tes frontières faisant fi de l'histoire,

On gouverne ton monde s'appropriant « l'avoir »

 

Tu es ce continent sans cesse menacé,

Au nom de cette  Union pour préserver la paix,

Se déploient  casques bleus tout au long de tes baies.

 

Tu es ce continent ou les épidémies,

Emboitent en foulées la mort ou  bien la vie,

Ecrasé de douleurs, ton regard est sans pleurs.

Le Griot messager et chanteur à son heure,

Raconte ton histoire, honorant ta mémoire.

 

AFRIQUE   de mon coeur

Tu es ce continent de couleurs, de senteurs,

Où la musique  danse au dessus du malheur,

Où les étendues vierges inondées de lumière,

Murmurent l'âme des peuples que l'on dit « séculaires »

Villages et campements, fleuves majestueux,

Tes dunes de sable fin m'auront usé les yeux.

 

MARTINE

 


27/02/2012
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L'ECOLE DE MON ENFANCE

 

Ce poème est dédié à Zoubida, mon amie d'enfance,

( assise près de moi sur cette photo)

bien trop loin de moi maintenant,  en retraite à présent,

Professeur d'Anglais  au Lycée Français  d'Alger

durant toute sa carrière.

 

L'école de mon enfance


C'est au coup de sifflet  qu'ils s'étaient alignés,

La première des règles qu'ils devaient observer,

Les garçons d'un côté et les filles de l'autre,

Marchant en rang par deux, tous vêtus de leurs  biaudes.

 

La leçon de morale, rituel séculier,

Précepte d'une histoire débutait la journée,

Puis lecture et calcul, musique et poésies,

Leçons et punitions rythmaient leurs heures de vie.

 

Trésors des cartables, portes-plumes et plumiers,

Eponges et buvards, ardoises, craies colorées,

Rangés dans leurs pupitres ou près d'eux alignés,

Ils gigotaient le doigt en l'air,

Pour étaler leur savoir-faire.

 

C'était jour après jour, qu'écoliers appliqués,

Petites têtes penchées sur les pleins et déliés,

 Les plumes Sergent Major trempées dans l'encrier,

Ils notaient leurs acquis au cœur de leurs cahiers.

 

Devant le tableau noir, objet de cauchemar,

Où la règle de l'art était d'être bavard,

Combien n'ont pas senti les larmes aux yeux monter,

Et leurs joues s'embraser de s'entendre muet.

 

Et puis enfin venu, le temps récréation,

Ou les cris et les rires gommaient conjugaison,

Marelle et osselets, billes et cordes à sauter,

Concédaient quelque oubli au zéro en dictée.

 

C'est dans la discipline, le respect et l'honneur,

Que de classes en années, ils devenaient des grands,

Enseignement divin et amour du labeur,

Commuaient galopins en adultes savants.

 MARTINE


 


19/02/2012
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VICTOR M'ENTENDEZ VOUS ?

 

Victor m'entendez-vous, je suis là près de vous,

Au pied de ce tombeau ou git votre génie,

Pouvons-nous converser, Victor, est-il trop fou,

D'imaginer que vit en ce lieu votre esprit ?

 

Je viens de mettre un peu mes pas sur vos chemins,

En l'hôtel de Rohan qui m'a pris par la main,

Je vous imaginais  penché sur l'écritoire,

  vous rendaient visite des  écrivains notoires.

 

Tout près de votre buste je fus tout en frisson,

Par cet art de l'espace qui fige votre nom.

Victor m'entendez-vous,  je suis là près de vous,

Ecouter mon prénom par vous serait si doux.

 

Deux siècles nous séparent qui ont conduit l'histoire,

Vers  plus de libertés dont ne peuvent user,

Que les êtres nantis et les âmes bien nées.

 Car seuls ces attributs  permettent d'y goûter

 

Vous qui aviez rêvé de cette égalité,

Qui voit naître les hommes  sur sol  fraternité,

Vous aviez porté haut le mot révolution,

Nous l'avons galvaudé en gommant son action.

 Sommes- nous  à vos yeux  plus noirs que  nos aïeux,

Nous qui ne craignons plus ce Dieu le roi des cieux ?

 

Victor m'entendez-vous,  nous avançons sans but,

Nos parents, nos enfants ne nous motivent plus,

 Morale et  civisme  n'ont plus cours ici bas,

Et d'aucuns des puissants s'arrogent tous les droits.

 

Vous pensiez la terreur abolie sur la terre,

C'est sur le terrorisme  que  s'ouvre une nouvelle ère,

Au nom des religions continuent les massacres,

Conquête du fanion à supplanté le sacre.

 

Votre profond   respect habillait « les petits »

Ils n'ont plus de fierté que par vos poésies,

Ils travaillent, ils s'échinent pour tous ces Thénardier,

Et  doivent   parfois choisir manger ou se loger.

Au fond  l'humanité n'a pas beaucoup changé,

Elle a l'art d'ignorer et de dissimuler,

La misère de son peuple lèpre de la société.

 

Et puis cet échafaud qui vous faisait horreur,

Est  enfin remisé mais au fond de leurs cœurs,

Ils  osent qualifier la valeur d'une vie,

Selon que l'on soit né là-bas ou bien ici.

 

Victor écoutez-moi, il y a tous ces enfants,

Dont on nie tous les droits en s'appelant parents,

Ils sont au plus jeune âge séparations et maux,

Et n'ont que le silence pour unique repos.

 

Victor je ne suis pas de ces âmes qui passent,

Glorifiant mon statut, cloisonnant mon espace,

Je souffre de ces plaies qui abîment la terre,

Coloriant l'avenir  de pensées délétères.

 

Victor m'entendez-vous,   donnez moi de l'espoir,

Dites- moi  qu'un matin ou à l'aube d'un soir,

Mille voix de la foule chanteront l'oraison,

De toutes les splendeurs qu'évoquent votre nom .

 

Victor m'entendez-vous,   je reviendrai souvent,

Notre mois de naissance à du tempérament,

Et comme je me levais au regret de l'instant,

J'entendis dans un souffle .... merci… je vous attends…..

 

Martine

 

 

 

 

 


02/09/2012
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LES HOMMES DE LA TERRE



Aujourd'hui et demain, hier et vie d'antan,

Les heures de labeur régissent tout leur temps,

De semailles en moissons, labours et fenaisons,

Ils préparent le sol pour planter les saisons.

 

Déesse céréale, le fruit de leur courage,

Les réunit enfin dès que cesse l'ouvrage,

Mais le pain et le vin trésors universels,

Ont  goût de déception pour leurs pauvres escarcelles.

 

Aujourd'hui et demain, hier et vie d'antan,

Ils offrent leur sueur au bien-être des « gens »

Les hommes de la terre sont de Noble légion,

Ils n'ont de récompense que notre admiration.

MARTINE

02/02/2012
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LA DIFFERENCE

 

La différence s'est sans doute se soustraire à l'ensemble,

C'est faire que d'être soi à nul autre ressemble,

Elle peut crier son nom ou  être incognito,

Elle vous fera « bizarre » vous distinguant du lot.

 

Pour n'être point semblable vous vivrez sans repos,

Ou trouverez refuge derrière le quiproquo,

Puisqu'ils sont si nombreux, leur cause est la meilleure,

Et vous puisque si seule, vous n'êtes qu'une erreur.

 

C'est auprès des enfants que vous serez  sécure,

Ils poseront sur vous leurs regards si purs,

Vous  tomberez alors masque de  normalité,

Cette armure d'usages et mots appropriés,

Instants sereins et  joie pour vivre votre « moi »

Afin qu'un « être à part » devienne enfin un droit !

 

Martine 

 

 


02/02/2012
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UN ENFANT

Temps d'attente et soudain,

Sa venue nous projette d'un instant vers demain.

Il n'est que petitesse, nos yeux émerveillés,

Devant tant de faiblesse, l'encercle de baisers.

 

Puis commence la ronde des joies et des chagrins,

Ou le centre du monde  résume entre ses mains.

Pour lui on voudrait «  tout »

Gardant pour nous  « le rien ».

On demande au soleil, d'inonder ses matins.

 

Entre larmes et sourires,

Bien qu'encore si petit,

Il  lâche notre main,

Et s'enfuit incertain,

Pour apprendre à écrire,

Sur le chemin déni,

Les lettres de l'oubli.

 

Il a grandi encore, il s'isole souvent,

D'autres sont ses idoles, vous devenez gênants.

 

Il tourne enfin le dos,

A tout apprentissage,

Faisant fi du fardeau,

Déjà le voilà sage !

Possédant le savoir,

Il prend son territoire,

Imbu de son pouvoir,

Il veut être et avoir.


 

De rencontres en plaisirs,

Il s'empare d'une main,

Objet de ses désirs,

Présent de son destin,

Et puis dans ses pensées,

Vous relègue au loin.

 

Vous avez tant de peine,

Vous vous sentez trahis,

Vous êtes seul sur scène,

Inutile et petit.

 

Puis un jour à son tour,

Il deviendra parent,

Mesurera l'amour donné au fil des ans,

 Alors que vos cheveux  se vêtiront de blanc,

Vous deviendrez fragile et serez son enfant.

 

Il aura soudain peur de voir finir vos jours,

Sans avoir trouver l'heure d'un merci pour toujours.

 

MARTINE

 

 

 

 

 





22/09/2011
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L’ ARGENT



Par la pierre ou le sel, les outils ou le blé,

Par les bêtes et les hommes les « anciens » commerçaient,

Au début de l'Histoire, dès qu'ils surent compter,

Par le troc  ou l'échange, sous des formes variées,

Ces monnaies « primitives » vont longtemps perdurer.

 

Elle fut cunéiforme sur tablettes d'argile,

Aidant à la gestion, utilisant le Mine,

Elle voudra circuler et de poids s'alléger,

Et sera « fiduciaire » pour l'emploi  simplifier.

Alliant l'or et l'argent, Gygès va frapper,

Les premières pépites, signées, étalonnées,

Crésus, le richissime extraira du Pactole,

Fortunes colossales de petites oboles.

 

Pour fonder un système régenté par Nomos,

Quelle  autre destination que la patrie d'Eros ?

La cité rémunère citoyens qui la servent,

Les hommes peu à peu abandonnent la glèbe.

 

Des libertés publiques dont elle devient l'enfant,

Monnaie et nerf de guerre s'identifient aux ans,

Du Thaler au Dollar traversant les nations,

Elle provoque des troubles et bien  des récessions.

 

L'argent, le maître mot, qui règle tous les maux ?

L'argent n'a point d'odeur pourvu qu'il soit vainqueur,

On dit que la santé il ne peut acheter,

Mais la vie a un prix, celui des traitements,

Et une issue  fatale par simple manque d'argent.

 

Il dort ou il afflue, il  file, il fond, il coule,

Quand il n'est plus moyen il est but de la foule,

Profit qui asservit devient idolâtrie,

Et contraint les humains obsédés par l'acquis,

A suer pour l'empire tout au long de leurs vies.

Alors…..

Leurs mains de magiciens multiplient les devises,

Et façonnent le monde à leur unique guise,

Ils siègent en cet Olympe baptisés « Dieux des Cieux »

Où moult courtisans leur donnent du « Monsieur »

 

Auréolés un temps de ce statut symbole,

Commettent sans vergogne injustices et vols,

Oubliant le verbe Etre pour encenser Avoir,

Ils pleureront de l'or du haut de leurs perchoirs.

L'argent :

Il est impersonnel, mesure universelle,

Inapte à qualifier les valeurs humaines,

Véhiculant le bien ou artisan du mal,

Il sert la providence ou trouble la morale.

 

Pourtant :

Si tu restes en conscience son administrateur,

Il n'aura que le poids de sa juste valeur.

 

Martine


24/06/2012
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