Bienvenue dans mon Univers

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SCIENCES

Par elle nous apprenons,

Par elle nous progressons,

Elle est synonyme de Paix  et de Développement ,

Elle est humaine ou naturelle,

Rigoureuse et objective,

Pure ou de fiction ,

Utilisée de manière responsable,

Elle satisfait les besoins et les aspirations des êtres humains. 

Sans elle, nous ne sommes plus rien !

 

MARTINE


 

 


EDITION NUMERIQUE COLLABORATIVE ET CRITIQUE DE L'ENCYCLOPEDIE (1751-1772)

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http://enccre.academie-sciences.fr/encyclopedie/

Présentation de l'édition

Librement accessible, l’Édition Numérique, Collaborative et CRitique de l’Encyclopédie (ENCCRE) met pour la première fois à disposition de tous les connaissances des chercheurs d’hier et d’aujourd’hui sur l’Encyclopédie, en s’appuyant sur un exemplaire original et complet de l’ouvrage, conservé à la Bibliothèque Mazarine, intégralement numérisé pour l’occasion. L’interface numérique dont nous avons doté l’édition vous permettra à la fois d’admirer la beauté de cet exemplaire, de redécouvrir le spectacle de ses 2 579 planches, d’y naviguer de façon intuitive et innovante, et d’y effectuer les recherches les plus variées, comme les plus pointues.

Grâce aux dernières possibilités offertes par le numérique, et à une équipe internationale de 120 chercheurs de tous horizons, historiens des différents domaines de l’Encyclopédie, ingénieurs, étudiants et bénévoles, cette édition est conçue et construite pour être enrichie en permanence, de façon collaborative. Diderot lui-même, évoquant la nécessaire collaboration des savants « spécialistes » à l’Encyclopédie, écrivait :

 

Quand on vient à considérer la matière immense d’une Encyclopédie, la seule chose qu’on aperçoive distinctement, c’est qu’elle ne peut être l’ouvrage d’un seul homme [...]. Qui est-ce qui définira exactement le mot conjugué, si ce n’est un géomètre ? le mot conjugaison si ce n’est un grammairien ? le mot azimuth si ce n’est un astronome ? le mot épopée si ce n’est un littérateur ? (article ENCYCLOPÉDIE)

De la même façon, l’ENCCRE fait appel à l’historien des mathématiques pour annoter les articles de mathématiques, à l’historien de la grammaire, pour les articles de grammaire, etc. Elle s’appuie sur une plateforme en ligne partagée par l’équipe, qui permet d’envisager un processus d’édition dynamique, envisagé sur le long terme, où se croisent et se conjuguent des compétences multiples et complémentaires.

 

Pensée pour en démocratiser l’accès, l’ENCCRE veut ainsi constituer un lieu de rencontre, de partage et d’échange sur l’Encyclopédie, donner envie au plus grand nombre de la découvrir ou de la redécouvrir, et faire revivre l’un de ses plus beaux atours, sérieusement en danger aujourd’hui : son esprit critique.

 

 

L’ENCCRE s’appuie sur le premier exemplaire numérisé original, homogène et complet de l’Encyclopédie. Elle pallie ainsi une lacune étonnante, commune à toutes les versions numériques jusqu’alors disponibles sur Internet : l’absence d’une édition expertisée répondant à ces critères pourtant indispensables quand on connaît l’histoire éditoriale mouvementée de l’œuvre, les multiples réimpressions, reproductions, contrefaçons dont elle a fait l’objet, ou les nombreux exemplaires hybrides (formés de volumes de plusieurs éditions différentes) qui ont pu être constitués au cours des siècles suivants.

 

Cet exemplaire est le premier des deux exemplaires conservés à la Bibliothèque Mazarine. L’analyse qui en a été faite, folio par folio, montre que ses 17 volumes de texte et 11 volumes de planches rassemblent toutes les caractéristiques du premier tirage de la première édition de l’Encyclopédie (voir la Description matérielle de l’exemplaire).

 

Il comporte aussi, relié à la fin du tome I, le Prospectus de 1750. Acquis dès le XVIII e  siècle au moment de la parution, livraison après livraison, puis mis à la disposition des usagers de la bibliothèque, sans interférence avec des volumes issus d’autres exemplaires, il possède aussi l’avantage de n’avoir jamais quitté son lieu de conservation initial.

2. La mise en valeur éditoriale de l’œuvre originale

 

À l’heure où les bibliothèques, dans leur souci de protéger les ouvrages anciens, ne permettent généralement plus de consulter les volumes papier de l’Encyclopédie, mais orientent les lecteurs vers Internet, il paraissait essentiel que l’édition puisse donner accès à l’œuvre originale. Ceci nécessite en particulier de garantir un lien fort et constant entre, d’un côté, l’édition numérique dématérialisée proposée par le biais des écrans et, de l’autre, la matérialité de l’exemplaire choisi.

 

Dans ce but, la numérisation intégrale de l’exemplaire de la Bibliothèque Mazarine a été effectuée dans la meilleure définition possible et en veillant à ce qu’elle restitue les caractéristiques concrètes de l’ouvrage : grain du papier, épaisseur des volumes, courbure des pages, etc.

 

Dans cette même perspective, l’ENCCRE donne un accès direct et central, dès sa page d’accueil, à ses 28 volumes in-folio. Un clic sur la tranche d’un volume permet d’afficher les différentes parties de son contenu, dans l’ordre où elles s’y présentent matériellement, sous forme d’une table des matières.

 

L’édition repose en outre sur un autre principe éditorial essentiel : la mise en regard, systématiquement proposée par défaut, entre la transcription du contenu de l’Encyclopédie sur la partie gauche de l’écran et, sur la partie droite, l’image numérisée de la page de l’exemplaire correspondante.

 

Des outils permettent d’agrandir ou de rétrécir le fac-similé numérique, de s’y déplacer librement, d’afficher l’image en plein écran, ou encore d’accéder à un mode de navigation permettant de feuilleter numériquement le volume dans un sens ou dans l’autre, tout en gardant la possibilité de revenir facilement à son point de départ.

 

Le lecteur est constamment informé de l’endroit où il se trouve, de l’exemplaire qu’il consulte, y compris dans les rares cas (une demi-colonne de texte au cours des articles Lis et les deux planches représentant les « fromages d’Auvergne ») pour lesquels nous avons dû remplacer le fac-similé du premier exemplaire de la Mazarine (où ces pages ont été dérobées) par celui du second. Il dispose aussi d’un lien lui permettant, où qu’il se trouve, d’accéder à la description matérielle de l’exemplaire.

 

Grâce à ces choix éditoriaux et aux fonctionnalités mises en place, grâce aussi à la très haute définition de la numérisation dont nous disposons, l’ENCCRE permet de confronter à tout moment l’original avec la transcription (nécessairement imparfaite) que nous en donnons, d’apprécier la beauté de l’exemplaire jusque dans ses moindres détails, et de redécouvrir le spectacle de ses planches, réparties dans les onze volumes du Recueil de planches, sur les sciences, les arts libéraux et les arts méchaniques, avec leurs explications.

3. Une navigation aisée dans les volumes de planches

 

On ne se repère pas aussi facilement dans les 11 volumes de planches que dans les 17 volumes de textes. Contrairement à ceux-ci, formés d’articles ordonnés selon la logique alphabétique d’un dictionnaire, chaque volume de planches s’organise autour d’une suite de domaines (pouvant correspondre à une science, un art ou un métier) constitués de deux sections : une série de planches numérotées, précédée d’une première partie d’explications qui les décrivent et les commentent.

 

Les sections contenant les planches ne sont pas paginées, et les numéros indiqués sur les explications sont réinitialisés au début de chaque domaine, si bien que le lecteur ne dispose pas de repères évidents pour s’y retrouver.

 

La logique de lecture à l’intérieur de chaque volume de planches repose ainsi sur la mise en relation entre une planche et la section d’explication qui lui correspond à l’intérieur du domaine consulté. Il n’est pas rare, pour les domaines les plus étendus, que la planche se trouve à une centaine de pages de son explication. Il arrive aussi souvent que les planches d’un même domaine soient elles-mêmes organisées en sous-domaines, et renumérotées en conséquence, complexifiant d’autant l’identification de la planche et de l’explication qui lui correspond dans le volume.

 

Pour rendre la navigation la plus accessible et intuitive possible, les fonctionnalités de lecture et de navigation de l’ENCCRE conservent cette logique d’organisation par domaine en permettant d’afficher automatiquement la planche en regard de son explication à l’écran, que l’on soit en train de faire défiler le texte de l’explication d’un domaine (la planche qui coïncide avec la partie de l’explication consultée est alors mise à jour au fur et à mesure de l’avancée) ou de passer d’une planche à une autre à l’intérieur du domaine consulté (c’est la partie de l’explication qui sera mise à jour dans ce cas, en fonction de la planche affichée).

4. L’exploration des réseaux de liens de l’Encyclopédie

 

L’Encyclopédie contient un réseau dense et complexe de liens entre ses parties : des renvois entre articles, des renvois des articles vers les planches, et en sens inverse, des explications des volumes de planches vers les articles. Sachant que l’ouvrage a été largement écrit au fur et à mesure de l’ordre alphabétique, et compte tenu du nombre de ses auteurs, des disparitions et arrivées au cours des 25 ans de cette aventure éditoriale des plus mouvementée, l’ensemble des liens ainsi tissés d’un bout à l’autre de l’ouvrage n’a pas toujours la cohérence à laquelle on pourrait s’attendre : si la plupart des renvois permettent en effet d’explorer la liaison des connaissances, d’autres mènent vers des voies détournées, parfois sans issues, illustrant ainsi ce que Diderot décrit, dans l’article ENCYCLOPEDIE, comme « les détours nombreux d’un labyrinthe inextricable ».

 

Afin de rendre compte avec la plus grande fidélité de ces dizaines de milliers de passerelles entre les savoirs, les articles et les planches, nous avons opté pour une solution ambitieuse, qui a consisté, à partir d’un premier travail effectué par la communauté Wikisource, à vérifier le repérage de chaque renvoi dans la transcription, puis à corriger et préciser la cible correspondante dans l’ouvrage (selon le découpage en adresses et entrées adopté dans la nomenclature de l’ENCCRE), ou l’impasse à laquelle il conduit.

 

Nous y avons adossé un mode de lecture et de navigation confortable, fondé sur plusieurs fonctionnalités : la possibilité de pré-visualiser le texte cible ou la planche cible sans quitter l’endroit consulté, soit dans une pop-up, soit dans une troisième partie de l’écran, affichable à la demande, ou, à l’inverse, la possibilité de quitter l’endroit consulté pour se rendre à l’article ou la planche visée par le renvoi.

5. Une description fine du contenu de l’ouvrage

 

L’ENCCRE est la première édition critique de l’Encyclopédie, c’est-à-dire la première édition à tenter d’expliquer et de remettre en perspective son contenu pour les lecteurs d’aujourd’hui. Répondre à ce défi de façon moderne sans trahir l’ouvrage imposait d’assurer la meilleure articulation possible entre son contenu original, les éléments (que nous avons appelé les constituants encyclopédiques) qui possèdent des fonctions particulières à l’intérieur de ce contenu, et les questions que ces fonctions posent sur l’œuvre, son histoire et ses enjeux.

 

La mise en pratique d’un tel projet supposait d’avoir défini théoriquement ces constituants (ce que nous avons fait au cours d’une longue phrase préparatoire, en nous appuyant sur les études disponibles, à commencer par celles fondatrices de Jacques Proust, John Lough et Richard N. Schwab), puis d’avoir repéré manuellement toutes leurs manifestations dans la transcription du texte de l’œuvre.

 

Quelques chiffres

L’édition repose sur une transcription issue de la saisie de l’Encyclopédie établie par la communauté Wikisource dans son état d’avril 2015, intégralement convertie dans un format XML compatible avec notre politique éditoriale, et considérablement corrigée et enrichie depuis lors.

 

Notre équipe y a collaborativement repéré plus 74 000 vedettes, plus de 67 000 désignants, plus de 26 600 indications grammaticales et plus de 41 000 signatures. Elle a vérifié et corrigé les cibles de plus de 60 000 renvois. Elle a aussi procédé à la saisie des diverses informations (titres, noms de graveurs et de dessinateurs) figurant sur les 2 579 planches de l’édition.

 

Par exemple, l’Encyclopédie étant un dictionnaire, les articles sont introduits par des titres, les vedettes, dont nous avons repéré toutes les occurrences. Nous avons de même procédé au balisage, dans la transcription, de toutes les signatures identifiées, ainsi que de toutes ces mentions en italique, appelées « désignants », qui indiquent les domaines de savoir dont relèvent les articles correspondants.

 

D’autres constituants sont en cours de repérage, à commencer par les renvois, déjà balisés en très grand nombre – c’est sur ce balisage que repose le système de navigation décrit plus haut –, ou les œuvres mentionnées par les auteurs.

 

Dans l’édition, le résultat de ce travail se présente, pour chaque article, sous la forme d’une fiche d’identité récapitulant tous les constituants repérés à l’instant t. Cette fiche est automatiquement générée et donc conçue pour être mise à jour dès lors qu’un nouveau constituant a pu être balisé dans l’article correspondant. Elle permet d’obtenir la définition de chaque constituant, de visualiser à la demande, grâce à un surlignage couleur, les occurrences correspondantes dans la transcription placée en regard, et d’accéder aux notes explicatives que nous avons pu, par ce moyen, directement associer à tel ou tel type de constituant.

 

Grâce à ce mode de description, qui permet de proposer des informations finement articulées avec le contenu des articles, nous pouvons ainsi aisément avertir le lecteur, ce que l’on ne peut guère deviner au premier abord, que la marque (–) visible à la fin d’un article correspond à la signature de d’Holbach, que la marque (O) est celle de D’Alembert, en veillant à le renvoyer aux endroits (parfois bien cachés) de l’Encyclopédie où ces informations sont données.

 

Nous sommes de même en mesure de désambiguïser une œuvre mentionnée (parfois de façon très allusive) dans le texte en la liant à une référence bibliographique précise, puis d’y associer tous les commentaires pertinents sur son statut ou son rôle éventuels dans la pensée de l’auteur ou sur le processus de composition de l’article (cette œuvre a par exemple servi à l’encyclopédiste pour rédiger telle ou telle partie du texte, etc.).

 

Ce mode de description présente aussi bien d’autres avantages : il permet en particulier de fournir des modes d’accès à l’ouvrage rigoureusement documentés, et des options de recherche précises et solides.

6. Les accès par la nomenclature, par contributeur et par domaine

 

L’édition se devait non seulement de restituer numériquement des aspects essentiels de l’ouvrage original, tels que le réseau des liens qui le sillonnent ou la matérialité de l’exemplaire, mais aussi de permettre d’accéder à d’autres dimensions incontournables de l’œuvre : parmi elles, un mode de consultation donnant spécifiquement accès à la contribution de tel ou tel auteur d’articles, dessinateur ou graveur de planches et, l’Encyclopédie étant également un dictionnaire, un mode de navigation permettant d’effectuer des recherches dans sa nomenclature. Nous y avons ajouté un autre mode de parcours, certes des plus naturels pour le lecteur d’aujourd’hui, mais également délicat à construire : la possibilité d’accéder aux articles et aux planches par le biais d’une liste de domaines de connaissances et de pratiques.

 

D’un point de vue méthodologique, ces trois modes d’accès, tels qu’ils sont présentés dans l’édition, reposent directement (1er principe) sur le repérage exhaustif des constituants encyclopédiques correspondants (vedettes, signatures, désignants) ainsi que sur trois autres principes :

 

2e principe : la possibilité de lier ces constituants entre eux ou avec des notions critiques externes au contenu original de l’ouvrage (les notions de domaine et de contributeur, par exemple) ;

 

3e principe : la nécessité d’annoter les liens ainsi tissés chaque fois qu’ils réclament une justification ou une précision particulière ;

 

4e principe : la capacité, en l’absence de constituant encyclopédique repérable dans un article, à créer un lien direct, mais nécessairement annoté, entre cet article et une notion critique particulière.

L’accès par la nomenclature

Partant du premier principe, le repérage des constituants encyclopédiques, et sachant que notre édition définit un article de l’Encyclopédie comme une portion de texte introduite par une vedette (d’adresse ou d’entrée), la nomenclature de l’ENCCRE est naturellement générée à partir de l’ensemble des vedettes d’adresse et d’entrées, telles qu’elles ont été repérées dans la transcription. Le mode d’accès correspondant consiste simplement à y effectuer des requêtes.

L’accès par contributeur

 

La notion de contributeur dans l’édition fait référence à toute personne à laquelle telle ou telle partie de l’œuvre peut être attribuée, soit parce que cette partie contient sa signature, soit parce que des études ont pu montrer que ce contributeur en est l’auteur. D’après cette définition, le mode d’accès correspondant implique donc l’établissement de deux listes : une liste des articles signés et une liste des articles attribués par la recherche – le principe étant bien entendu le même pour les planches.

 

La première liste est directement construite à partir du repérage des signatures dans la transcription (selon le premier principe de notre structure) et grâce à l’association de chaque signature ainsi repérée avec le contributeur qui lui correspond (selon le deuxième principe).

 

Le troisième principe, qui donne la possibilité d’annoter le lien établi, permet de justifier les cas plus complexes, tels que les erreurs typographiques ou les erreurs d’attribution (signalées dans les errata ou identifiées par la recherche), ou encore, d’apporter des informations utiles au lecteur, en le renvoyant par exemple, comme expliqué plus haut, à la partie de l’Encyclopédie qui explicite la correspondance entre une marque et le nom du contributeur correspondant.

 

La liste des articles attribués par la recherche est générée à partir du quatrième principe, en liant le contributeur avec l’article non signé qui lui a été attribué, étant entendu que la note associée à ce lien doit impérativement contenir la justification de cette attribution – en renvoyant par exemple, a minima, à l’étude contenant ces informations.

L’accès par domaine

 

La mise en place de l’accès par domaine répond à une logique assez similaire, si ce n’est que la notion même de domaine résulte d’une analyse critique préalable des désignants repérés et des titres des explications de planches, cette analyse ayant progressivement permis, par regroupement successifs de ces constituants, de dresser une liste de 312 domaines de connaissances et de pratiques abordés dans l’Encyclopédie.

 

La liste des articles de chaque domaine a ensuite pu être établie à partir des désignants repérés liés à ce domaine (selon le premier et le deuxième principe, avec une annotation de ce lien, selon le troisième principe) et, pour les articles sans désignants, à partir de procédures critiques permettant (selon le quatrième principe) d’établir un lien direct, rigoureusement documenté dans la note associée, entre le domaine et l’article. Les planches, déjà organisées par domaines dans les onze volumes correspondants, ont directement été indexées à partir de l’analyse initiale des titres d’explications.

 

Éditorialement, les modes d’accès par contributeur et par domaine prennent la forme d’options de recherche spécifiques permettant de trouver un domaine ou un contributeur particulier et d’accéder à une fiche dédiée.

Les fiches contributeur

 

La fiche d’un contributeur fournit une notice bio-bibliographique incluant une présentation générale de son apport à l’Encyclopédie, puis les listes de ses articles et de ses planches (chaque article et chaque planche étant affichable par simple clic) signés et attribués, la première liste, celle des articles et des planches signés, étant en outre complétée par l’inventaire des formes distinctes des signatures repérées dans la transcription (plus de 60 pour le chevalier de Jaucourt !).

Les fiches domaine

 

Les fiches des domaines ont, quant à elle, la particularité d’être présentées par regroupements thématiques afin de suggérer des voisinages (par exemple, le regroupement Marine comprend aussi les domaines Navigation, Rivière et Galère).

 

La présentation de chaque domaine, à l’intérieur de ces regroupements, donne ensuite à lire une notice explicitant la façon dont le domaine a été construit, ainsi que les listes d’articles et de planches qui leur ont été associés, complétées par la liste des formes distinctes de désignants sur lesquelles l’ensemble s’appuie.

 

Naturellement, le bien-fondé de ces listes repose pour une large part sur l’exhaustivité du repérage des constituants encyclopédiques correspondants, ainsi que sur la conformité de ce repérage avec la façon dont ces constituants ont préalablement été définis.

 

Afin de garantir la mise à disposition de modes d’accès rigoureux, ce travail a déjà été effectué de façon collaborative pour les vedettes, les titres des planches, les désignants et les signatures. Il a aussi été intégralement revu, pour la nomenclature, grâce à une confrontation scrupuleuse avec l’inventaire établi par R. N. Schwab sur la base d’une définition de la notion d’article différente de la nôtre – la fiche d’identité rend compte de cette confrontation en précisant, pour chaque article, son numéro (ou ses numéros) dans l’inventaire de Schwab.

 

L’exhaustivité de ce repérage et des liens déjà tissés entre constituants et notions critiques présente un autre avantage, et non des moindres, celui de fournir un crible de recherche permettant d’effectuer des requêtes plus complexes à l’intérieur du texte de l’Encyclopédie.

7. Un moteur de recherche évolué, adapté à l’Encyclopédie

 

En complément des modes d’accès dans la nomenclature, par contributeur et par domaine, l’ENCCRE offre bien sûr aussi la possibilité d’effectuer des recherches dans l’intégralité du texte de l’œuvre, qu’il s’agisse des articles, des textes liminaires (tels que le « Discours préliminaire des éditeurs »), ou des explications de planches.

 

Un moteur simple permet classiquement de rechercher un ou plusieurs termes, de façon approchée, grâce aux troncatures, ou sous la forme d’expressions exactes. Le moteur avancé s’appuie quant à lui sur les constituants repérés et les modes d’accès par domaine et contributeur pour permettre d’effectuer des requêtes plus complexes : il devient ainsi possible de rechercher dans l’ensemble des articles signés par ou attribués à tel contributeur, portant telle signature, tel désignant, contenant tel renvoi, relatif à tel et tel domaine, dans tel ou tel volume de l’œuvre, etc. Les résultats, renvoyés avec le maximum d’informations, peuvent être de nouveau affinés grâce à un système de facettes.

8. Un éclairage de l’œuvre à plusieurs échelles

 

L’édition propose enfin différents niveaux de commentaires et, par ce biais, un éclairage à plusieurs échelles devant permettre de donner les explications à l’endroit où le lecteur les cherche.

 

Le premier niveau permet d’effectuer des commentaires ponctuels éclairant le sens d’un terme, identifiant une personne mentionnée, dévoilant la portée d’une allusion, signalant une variante, traduisant un passage en grec, en latin, etc. Quoique ce niveau d’annotation se rapproche le plus des notes classiques de l’édition papier, le format numérique élargit toutefois sensiblement les capacités d’expressivité de l’annotateur, qui peut ici faire apparaître le caractère, le mot, la phrase, le (ou les) paragraphe(s) sur lesquels il a souhaité faire porter son commentaire.

 

Le deuxième s’appuie sur la possibilité de faire porter des notes sur les constituants encyclopédiques repérés dans la transcription de l’ouvrage. Aux notes déjà créées pour justifier ou informer la mise en relation de tel constituant avec telle notion critique, l’éditeur peut ajouter d’autres annotations dont les visées explicatives seront bien sûr spécifiques du constituant annoté.

 

La typologie des constituants prévue dans notre structure éditoriale conduit, de cette façon, au déploiement d’une typologie d’annotations permettant de répondre localement à des questions importantes : le problème des attributions (qui a écrit quoi ?) en lien avec le repérage des signatures ; l’identification des citations, des références bibliographiques et des sources d’un article (à quels ouvrages l’auteur renvoie-t-il, ou a-t-il emprunté, quels ouvrages cite-il ?) en lien avec le repérage des œuvres mentionnées ; la question des frontières des savoirs en lien avec les renvois et le repérage des désignants ; les choix relatifs à la nomenclature du dictionnaire en lien avec le repérage des vedettes.

 

L’étage suivant, plus général, consiste logiquement en la présentation de l’article dans son ensemble, ce qui inclut un exposé de ses enjeux, ainsi qu’une bibliographie des études dont il a fait l’objet. Ce dossier critique associé à un article synthétise par ailleurs le résultat d’enquêtes types (par exemple sur les sources éventuellement compilées ou la réception de l’article), selon un protocole de recherche distribué aux éditeurs.

 

Mais l’édition donne aussi à lire des dossiers transversaux apportant des informations ou des commentaires pertinents pour une série plus ou moins grande d’articles. Tel est le cas des fiches domaines et contributeurs déjà évoquées. D’autres questions, liées à l’évolution des travaux sur des questions de recherche particulières, peuvent également être traitées par ce biais.

 

L’ENCCRE est enfin dotée d’une riche documentation générale sur l’ouvrage, à travers laquelle les lecteurs peuvent s’informer sur ce qu’est l’Encyclopédie, ce que sont ses héritages et ses innovations, son histoire éditoriale mouvementée, ses acteurs, sa fabrique, ses sources ou encore sa réception, ses suites et diverses métamorphoses au XVIII e siècle.

9. Une édition collaborative, dynamique, pensée à long terme

 

L’Encyclopédie est bien sûr une œuvre trop riche et complexe pour pouvoir en imaginer une édition exhaustive, achevable à un instant t. La mise en ligne du 19 octobre 2017 ne constitue donc qu’une première étape d’un travail fondamentalement pensé sur le long terme.

 

Quelques chiffres

À la date de la mise en ligne, l’édition contient plus de 42 000 notes relatives aux attributions des articles, près de 72 000 notes relatives aux domaines. Parmi les plus de 74 000 articles de l’Encyclopédie, plus de 200, touchant à tous les disciplines, ont été publiés avec les commentaires et les éclairages des chercheurs de notre équipe. Plus de 500 autres sont d’ores et déjà en préparation pour une publication prochaine sur l’édition.

 

Derrière l’édition et son interface de consultation se cache de fait un autre outil : une interface numérique d’édition permettant à chaque membre de l’équipe de s’authentifier, de créer et de rédiger ses commentaires, de saisir les dossiers de présentation des articles ou les dossiers transversaux dont il a la charge, puis de soumettre le tout à un processus de relecture et de validation scientifique, chapeauté par un comité, au terme duquel le travail peut être publié sur l’interface de consultation ouverte au public.

 

La publication de chaque note et de chaque dossier va de pair avec la génération d’une référence bibliographique, d’une date et d’un permalien unique garantissant à l’éditeur la citabilité de son travail selon les normes académiques usuelles.

 

Cette même interface donne aussi la possibilité de repérer de nouveaux constituants, de déclarer les cibles de renvois et d’alimenter, de façon collaborative, deux base de données bibliographiques : l’une hébergeant les données relatives aux œuvres mentionnées dans l’ouvrage ; l’autre, à laquelle l’édition donne également accès, contenant les références des études dédiées à l’Encyclopédie. Car tel est l’un des principaux avantages du numérique dans cette aventure : un moyen de rassembler et de croiser les compétences des chercheurs sur l’Encyclopédie, quels que soient leurs pays, leurs cultures, leurs spécialités, et d’en partager le résultat en un même lieu, accessible à tous.


01/12/2017
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TELSTAR - THE TORNADOS

 

Telstar 1 était un satellite de télécommunications expérimental, développé par la société AT&T, et destiné à tester l'utilisation d'un satellite pour les communications à longue distance : appels téléphoniques et émissions télévisées.

 

Plusieurs stations terrestres de grande taille furent construites de part et d'autre de l'Océan Atlantique, dont le centre de télécommunication spatiale de Pleumeur-Bodou en France, pour réaliser ces tests.

 

Le satellite, lancé par une fusée Thor-Delta depuis le Cap Canaveral le 10 juillet 1962, a fonctionné de manière satisfaisante jusqu'au 21 février 1963. Il a assuré la première retransmission en mondovision.

 

AT&T avait l'intention de généraliser l'expérience et de mettre en place une flotte de satellites assurant une couverture mondiale depuis l'orbite moyenne mais ce projet ne fut finalement pas réalisé.

 

Sources : Youtube & Wikipédia


24/09/2017
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ALBERT EINSTEIN - LE GENIE DU XX e SIECLE

 

Albert Einstein né le 14 mars 1879 à Ulm, Wurtemberg, et mort le 18 avril 1955 à Princeton, New Jersey est un physicien théoricien qui fut successivement allemand, apatride (1896), suisse (1901) et sous la double nationalité helvético-américaine (1940).

Il publie sa théorie de la relativité restreinte en 1905, et sa théorie de la gravitation dite relativité générale en 1915. Il contribue largement au développement de la mécanique quantique et de la cosmologie, et reçoit le prix Nobel de physique de 1921 pour son explication de l’effet photoélectrique. Son travail est notamment connu du grand public pour l’équation E=mc2 , qui établit une équivalence entre la matière et l’énergie d’un système.

Il est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands scientifiques de l'histoire, et sa renommée dépasse largement le milieu scientifique. Il est la personnalité du xxe siècle selon l'hebdomadaire Time.


14/08/2017
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CROP CIRCLE- SHARK & FISH - HACKPEN HILL - AVEBURY - 24 JUIN 2016 -


27/06/2016
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DECOUVERTE D'UNE CITE MAYA

Pyramide de Devin.jpg

Un adolescent québécois de 15 ans vient de faire une découverte incroyable qui est sur le point d’être diffusée dans une revue scientifique, selon nos confrères du Journal de Montréal.

Passionné des Mayas depuis plusieurs années, William Gadoury a analysé 22 constellations mayas et s’est aperçu que s’il reliait sur une carte les étoiles des constellations, la forme de chacune d’entre elles correspondait au positionnement de 117 cités mayas. Aucun scientifique n’avait encore découvert une telle corrélation entre les étoiles et l’emplacement des villes mayas.

"Je ne comprenais pas pourquoi les Mayas avaient construit leurs cités loin des rivières, sur des terres peu fertiles et dans les montagnes, a indiqué William Gadoury. Il fallait qu’il y ait une autre raison, et comme ils adoraient les étoiles, l’idée m’est venue de vérifier mon hypothèse" a expliqué le surdoué aux médias.

Une expédition va être organisée sur place

Mais là où le jeune garçon s'est surpassé, c'est lorsqu'il a étudié une 23e constellation. Il s'est aperçu à ce moment-là que, si sa théorie était exacte, il devrait y avoir une 118e cité maya dans un endroit reculé et inaccessible dans la péninsule du Yucatan, au Mexique.

Des analyses à partir des satellites de différentes agences spatiales internationales ont révélé qu’il y avait effectivement une pyramide de 86 mètres et une trentaine de bâtiments à l’endroit précis identifié par le jeune homme.

Ainsi, non seulement il aurait découvert une nouvelle cité maya, mais il s’agirait d’une des cinq plus grosses. Le site a été nommé K’ÀAK’ CHI’, qui signifie "Bouche de feu" en français. Une expédition va être organisée afin de vérifier sur place si "Bouche de feu" est bien la 118e cité maya.

La civilisation maya a existé de 2600 avant JC à environ 1000 après JC et occupait le sud du Mexique, le Guatemala, le Bélize et le Honduras.

 

Source : Le Progrès


08/05/2016
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GEOGLYPHES DE NAZCA AU PEROU

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Depuis 10 ans, l’archéologue japonais Masato Sakai ne cesse de découvrir de nouvelles figures préhistoriques, appelées géoglyphes, sur le célèbre site de Nazca, dans le sud du Pérou. A l'été 2015, ce ne sont pas moins de 24 de ces mystérieux dessins géants tracés sur le sol, à 1,5 kilomètre au nord de la ville de Nazca, que l’anthropologue de l’université de Yamagata (Japon) avait annoncé avoir trouvé. Longs de 5 à 20 mètres, il s’agirait de représentations de lamas réalisées entre 400 et 200 avant notre ère. Fin 2015, un nouveau géoglyphe était découvert par l'équipe du chercheur japonais. Selon les déclarations à l'AFP du responsable du patrimoine de cette civilisation au sein du ministère de la Culture péruvien, l'archéologue Johny Isla, "le motif figuratif a été découvert lors d'une mission menée par le chercheur Masato Sakai, près du ravin Majuelos, à environ 12 kilomètres de l'endroit où se trouvent les lignes ou géoglyphes de Nazca"... Peu visibles à l’œil nu en raison de leur gigantisme, et surtout de l’érosion qui les efface en partie, ces motifs géants ont été relevés à l’aide d’un laser scanner 3D. Ils sont l’œuvre de la civilisation Nazca qui a fleuri au pied de la cordillère des Andes entre le 4e siècle avant J.-C.  et le 4e siècle après J.-C. Leur originalité est surtout d’avoir gravé sur le sol aride du désert, ces assemblages étranges qui ne cessent d’enflammer l’esprit des hommes depuis qu’un chroniqueur espagnol, Pedro Cieza de Leon, en a révélé l’existence en 1551.

 

Source : Sciences et Avenir


03/05/2016
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AIDE A ASSOCIATION FRANCAISE DE LA MALADIE DE FANCONI

 

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Un grand merci à tous ceux qui ouvriront leurs coeurs pour aider la recherche 

 

Tous ensemble  TOUT EST POSSIBLE

 

 

Bonjour à tous mes amis, 

Pour ceux qui me connaissent, je cours depuis peu, une vraie novice courageuse mais j’ai surtout appris tout récemment que mon petit garçon César, de deux ans est atteint de l'anémie de Fanconi. Maladie génétique rare.

Un truc pas drôle…en somme.

Toujours pour ceux qui me connaissent bien, il m'est difficile de rester sans rien faire alors que je suis convaincue de l'importance de la recherche médicale pour gagner en espérance de vie pour Césarounet.

J'ai donc décidé de me remuer pour cette cause et surtout pour mon fils.

Je peux vous le dire, ce n'est que le début. Un tout petit démarrage dans une course, mais un pas de géant pour moi, qui me lance dans ce combat, avec César.

Vous connaissez surement le principe mais pour courir je dois collecter des fonds qui iront directement à ALVARUM qui versera l’ensemble des fonds récoltés à l'Association Française de la Maladie de Fanconi et surtout à la recherche. C’est sécurisé autant pour le versement de fonds que pour l’Association !

Alors si vous le souhaitez, vous pouvez m'aider en participant à cette collecte.

Pour rappel, Il n'y a pas de petit don. 

La famille GRANDJEAN vous dit un grand merci pour votre aide et encouragements !

Charlotte, Olivier et César dit Césarounet

 

Pour faire un don cliquez sur le lien ci-dessous :

 

http://www.alvarum.com/charlotteoppenheim2


11/04/2016
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LES PYRAMIDES D'EGYPTE AU SCANNER

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Kheops cache-t-elle encore des secrets ? La question intrigue les chercheurs et le public. Pour en avoir le cœur net, une mission est lancée aujourd'hui, avec des moyens sophistiqués.

Le mystère des grandes pyramides d'Egypte, vieux de quatre mille cinq cents ans, sera peut-être élucidé bientôt. Des générations d'archéologues se sont cassé les dents dessus. Livres et BD ont popularisé le phénomène. Ainsi les personnages d'Edgar P. Jacobs, Blake et Mortimer, essaient-ils, dans « le Mystère de la grande pyramide », de percer l'énigme de la chambre d'Horus... au risque de s'y faire enfermer.

Le feuilleton rebondit, car le ministère des Antiquités égyptien lance aujourd'hui une mission scientifique internationale, Scan Pyramids, visant à passer au scanner quatre des monuments les plus emblématiques de la IV e dynastie des pharaons : les pyramides de Kheops et de Khephren, élevées sur le plateau de Gizeh, à une vingtaine de kilomètres du Caire, ainsi que la pyramide sud et la pyramide nord bâties par Snefrou (qui a régné de 2575 à 2551 av. J.-C.) sur le site de Dahchour.


Radiographie par particules cosmiques

Objectif : établir une carte thermique des monuments et d'y révéler des vides sous la surface visible de la structure, et surtout ce qu'ils sont susceptibles de renfermer. Ce qui pourrait révéler la présence d'une chambre secrète. Les égyptologues prendront ensuite le relais pour interpréter ces données. Les travaux commenceront début novembre. Ils devraient durer au moins jusqu'à fin 2016 et pourraient conduire à la découverte de nouvelles sépultures, de momies richement ornées et de trésors enfouis à jamais, aussi précieux que ceux de Toutankhamon. Une perspective aussi fascinante pour les scientifiques que pour le grand public.

Conçues avec le concours de l'institut français HIP (Héritage, innovation, préservation), d'un laboratoire japonais et de l'université de Laval au Québec, ces opérations « non destructives et non invasives » feront appel aux technologies les plus innovantes : radiographie par particules cosmiques, thermographie infrarouge, photogrammétrie, scanner et reconstitution 3D. Le mystère sera-t-il levé ? « L'essentiel est d'avancer en mettant en œuvre de nouvelles approches, précise Mehdi Tayoubi, le président de l'institut HIP et codirecteur de la mission. Beaucoup de missions précédentes ont tenté de percer les mystères des pyramides, et, si elles n'y sont pas parvenues, elles ont chacune fait progresser la connaissance. »

La technique utilisée permet de localiser, grâce aux anomalies dans l'image thermique obtenue, la présence de défauts dans le bâtiment. Ainsi, un courant d'air froid à l'intérieur se signalera par une zone bleue, une source de chaleur par une zone rouge. Jean-Claude Barré, qui a mis au point cette technologie, remarque que « ce qui nous intéresse surtout, ce sont d'éventuelles zones froides qui pourraient révéler des courants d'air, donc des cavités, des chambres et des couloirs, à l'intérieur de ces monuments ». Les pharaons n'auraient jamais imaginé être traqués au scanner, quatre mille cinq cents ans plus tard...

Une autre chambre dans Kheops ?

La plus emblématique des pyramides d'Egypte, celle de Kheops, sur le plateau de Gizeh à quelques kilomètres du Caire, est loin d'avoir livré tous ses secrets. Les visiteurs sont troublés par cette énorme montagne de pierre, qui semble impossible à édifier avec les moyens de l'époque. Une base de plus de 5 ha, une hauteur à l'origine de plus de 150 m, une masse de 5 millions de tonnes, le tout élevé en vingt-cinq ans. La mission Scan Pyramids, qui va sonder le géant, pourrait donner des éléments de réponse sur la structure interne de Kheops et permettre de comprendre comment elle a pu être bâtie.

Des anomalies dans le plan

Pour l'instant, son plan montre d'inexplicables anomalies. Les dernières demeures des pharaons se devaient d'être inviolables, les constructeurs ont donc multiplié astuces et obstacles. Des explorations menées par le passé ont capté d'étranges images qui pourraient correspondre à des chambres cachées. En l'état actuel des connaissances, Kheops possède trois chambres mortuaires. Une souterraine, creusée à 30 m de profondeur et abandonnée ; une chambre dite de la Reine, dont la fonction reste discutée, et une dite du Roi, où se trouve un sarcophage vide, la seule ouverte aux visiteurs. Une nouvelle chambre, à laquelle on accéderait par un passage secret jusqu'à présent inconnu, pourrait être découverte grâce à cette technique moderne d'imagerie.
Source : Le Parisien.fr

26/02/2016
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UN GEANT DE 5 METRES EXHUME EN AUSTRALIE

 

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Alice Springs – Le plus imposant des squelettes humains jamais exhumés a été découvert par une équipe d’archéologues de l’Université d’Adelaide sur le site archéologique d’Uluru près d’Ayers rock dans le parc national d’Uluru-Kata Tjuta, a rapporté l’Adelaide Herald ce matin.

Le gigantesque spécimen d’hominidé qui mesure près de 5,3 mètres de haut a été découvert près des anciennes ruines de l’unique civilisation mégalithique jamais trouvée en Australie, ce qui fait que la découverte représente un double mystère, a admis le professeur Hans Zimmer apparemment désemparé par les fouilles, de l’Université d’Adelaïde.

« L’année dernière, la découverte sur le site archéologique d’Uluru nous a pris par surprise, mais celle-ci est encore plus incroyable, » a-t-il admis, visiblement abasourdi. « En théorie, un hominidé de cinq mètres de haut ne peut pas exister. Comment cela a-t-il pu se produire? Comment c’est possible ? Bien que cette découverte est fascinante, nous avons plus de questions que de réponses, » reconnaît-il.

 

 

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La découverte d’un squelette humain de 5 mètres de haut près d’Ayers rock est le plus gros squelette humain jamais découvert et laisse les scientifiques avec « plus de questions que de réponses » a reconnu Hans Zimmer, professeur d’archéologie à l’Université d’Adelaide.

Certains experts ont émis l’hypothèse que le spécimen aurait souffert d’un cas extrême de gigantisme, une condition provoquée par la surproduction d’hormones de croissance, une théorie que le professeur Hans Zimmer rejette comme une « pure spéculation ».

« Seules de plus amples recherches peuvent nous aider à percer le mystère concernant cette anomalie de la nature. Jusqu’à ce que nous ne trouvions plus de restes de squelettes, nous ne devrions pas nous précipiter dans des explications dangereuses », a-t-il déclaré aux journalistes locaux. « Nous avons trouvé plusieurs squelettes incomplets, dont les os étaient aussi d’une taille gigantesque. Il semblerait qu’une catastrophe majeure a complètement emporté toutes les traces de cette civilisation perdue et inconnu, » note-t-il.« Ce spécimen n’est apparemment pas unique, ce n’est qu’une question de temps avant de découvrir d’autres spécimens similaires, » croit-il fermement.

Le site archéologique d’Uluru, exhumé en 2014 par une équipe de chercheurs de l’Université nationale australienne, a mené à la découverte d’une civilisation mégalithique jusqu’alors inconnue qui pourrait aider à résoudre le mystère de cette découverte.

« Nous avons découvert en février dernier un bloc mégalithique dont il est estimé que son poids approximatif est de 80 tonnes. Les qualités du basalte contenues dans le monolithe se trouvent à 200 km du site. Comment ont-ils déplacer des centaines de blocs sur plusieurs kilomètres dans le désert? Quelles technologies cette civilisation a-t-elle bien pu utiliser? Nous ne pouvons pas répondre à ces questions avec satisfaction à l’heure actuelle, », admet John Thomas Buckler, le chef archéologue qui a effectué les fouilles en 2014.

 

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Certains spécialistes croient qu’une catastrophe majeure a provoqué la destruction de la civilisation d’Uluru, transformant toute cette région fertile en désert stérile.

« Les dépôts ferreux sont trouvés partout dans le désert australien, ce qui prouve peut-être l’impact d’une météorite dans la région », explique le chercheur basé à Sydney, Allan DeGroot. « L’analyse des dépôts géologiques a confirmé qu’un gigantesque impact s’est produit dans la région il y a 3500 ans », admet l’expert principal. « La destruction catastrophique révélée par des traces de vitrification et des niveaux élevés de radioactivité dans les ruines du site archéologique d’Uluru nous incitent clairement à songer que les deux événements sont intimement liés », conclut-il.

Les qualités radioactives des restes du squelette ont extrêmement compliqué les travaux des scientifiques, mais l’équipe de Hans Zimmer espère qu’une coopération internationale avec d’autres grandes universités pourrait aider à résoudre l’énigme du géant.

Source : World News Daily Report

Image à la Une : Le géant de 7 mètres 40 au musée Jungfrau

Source Image à la Une : http://bibleetdecouvertes.free.fr/textes/geants1.html#


08/12/2015
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10 FEMMES QUI ONT REVOLUTIONNE LE MONDE DES SCIENCES

Voici 10 femmes qui ont contribué, de manière significative, à l'avancée de la science. Pourtant, elles sont encore largement méconnues. Certaines n'ont pas pu bénéficier de la reconnaissance de leurs confrères masculins, d'autres se sont tout bonnement fait "voler" leur travail...

Nous avons voulu leur rendre cet hommage, afin qu'elles soient connues à leur juste valeur.

 

1. Mary Anning  (1799-1847) : Personnage fondateur de la paléontologie moderne, a découvert plusieurs espèces de dinosaures et ébranlé les thèses créationnistes.

 

          

Mary Anning est née dans un petit village du sud de l’Angleterre. Lorsqu’elle était petite, son père vendait des fossiles aux touristes pour arrondir les fins de mois difficile. À l’époque, la paléontologie n’existait pas encore vraiment en tant que science, les fossiles attiraient surtout les curieux et les collectionneurs. Lorsque son père meurt de la tuberculose, sa famille se retrouve sans ressources et elle se met à chercher des fossiles à plein-temps pour rapporter un peu d’argent. C’est ainsi qu’âgée de seulement 12 ans, elle découvre le tout premier squelette entier d’ichtyosaure, découverte majeure qui attirera fortement l’attention des scientifiques.

 

Petit à petit, la recherche de fossiles se professionnalise, Mary ne vend plus ses fossiles aux touristes : ses principaux clients sont des scientifiques, ce qui fait d’elle une des toutes premières paléontologues. Quelques années plus tard, elle découvre une toute nouvelle espèce de dinosaure marin, le plésiosaure. Elle découvrira aussi l’un des premiers squelettes complets de ptérodactyle. C’est notamment grâce à ces découvertes que les théories créationnistes quant à l’origine de la vie ont fait place au principe de l’évolution des espèces.

Tous les fossiles qu’elle trouve sont récupérés par des scientifiques afin d’être étudiés. Même si ses découvertes ont été cruciales et qu’elles ont servi de base aux scientifiques de son époque, elle n’a jamais été admise au sein des milieux scientifiques officiels, et on n’a jamais cité son nom même en parlant de ses découvertes.

 

2. Alice Hamilton  (1869-1970) : Pionnière dans le domaine de la toxicologie, on lui doit de grandes avancées dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail. 

Après l’obtention de son doctorat de médecine en 1893, Alice Hamilton a consacré sa vie à l’étude des conditions de travail des ouvriers, dans les entreprises et dans les usines. Elle a pointé du doigt les effets dangereux des métaux et des composés chimiques utilisés dans l’industrie sur le corps humain, tels que le plomb, le mercure, et d’autres substances toxiques.

 

En enquêtant sur les répercussions de ces matériaux et sur les maladies qu’ils peuvent provoquer, elle sera à l’origine d’une grande avancée au niveau des conditions de travail et de la sécurité des ouvriers en usine. Elle sera la première femme à entrer à l’Université de Harvard, en tant que professeur… Mais subira bon nombre de discriminations à cause de son sexe. Ainsi, elle sera exclue des activités sociales et de toutes les processions des hommes de l’université.


 

3. Lise Meitner (1878-1968) : Physicienne, a découvert la fission nucléaire. 
 
 
 

Le scientifique allemand Otto Hahn a reçu le prix Nobel de chimie en 1944 pour sa découverte de la fission nucléaire. Ce que beaucoup ignorent, c’est que c’est une certaine Lise Meitner qui est à l’origine  de cette étude et qu’elle a travaillé dessus avec Hahn pendant 30 ans, au sein de l’Institut de chimie Kaiser Wilhelm à Berlin.

 

D’origine juive, Lise Meitner quitte l’Allemagne pour se réfugier en Suède. Otto Hahn recevra tous les lauriers de la gloire et les crédits de la découverte. Elle sera par la suite reconnue pour son travail, mais n’obtiendra jamais le prix Nobel et sera toujours injustement ignorée de ce côté-là. Le meitnérium, élément chimique artificiellement synthétisé, a été nommé en son honneur.

 

 

4. Inge Lehmann   (1888-1993): Sismologue, a découvert que la Terre comportait un noyau solide en son
centre
 

 

Passionnée par les mouvements terrestres, elle étudiait les ondes sismiques émanant de l’autre côté de la Terre, alors qu’elle vivait au Danemark, un pays très calme en termes de catastrophes naturelles.

 

Elle a fini par découvrir qu’au centre de la Terre se trouvait un noyau solide, complétant ainsi les recherches du sismologue allemand Beno Gutenberg qui en 1930 avait émis l’hypothèse de la présence d’un noyau, de forme liquide, au centre de la terre.

 

5. Hilde Mangold  (1898-1924) : Embryologue, a démontré des principes fondateurs du développement des
cellules embryonnaires.
 
 

Encore un exemple de prix Nobel injustement non-attribué à une femme : L’embryologue allemand Hans Spemann, a reçu en 1935 un prix Nobel de médecine pour la découverte de l’effet organisateur dans le développement des embryons. Lors de son discours il n’a prononcé que deux fois le nom de son étudiante Hilde Mangold, alors que c’est sur la thèse de celle-ci que repose la base de ce succès.

 

Elle a réussi en 1920, lors d’expériences, à transplanter un morceau de tissu embryonnaire d’une espèce sur une autre avec pour résultat la formation de jumeaux siamois génétiquement différents. Hilde a ainsi prouvé que l’embryon avait une section de cellules responsables du développement du système nerveux central et de la colonne vertébrale. Malheureusement Hilde est morte suite à l’explosion d’un réchaud à gaz l’année de la publication de son travail scientifique.

 

6. Elsie Widdowson(  1906-2000) : Diététicienne, pionnière dans le domaine 

 

Pendant la seconde Guerre Mondiale, Elsie Widdowson s’intéresse de près à l’alimentation en temps de guerre : comment remédier au rationnement et à la famine ? Avec peu de viande et d’apport en protéines et en calcium, les conséquences sur la santé peuvent devenir terribles. Elle a testé différents moyens de compenser les nutriments manquants, en servant de cobaye à ses propres expériences.

 

Elsie Widdowson a notamment participé à l’élaboration d’un régime utilisé par le gouvernement britannique lors de la Seconde Guerre mondiale, à base de chou, de pommes de terre et de pain avec de la craie. Elle testait les effets de différents minéraux et vitamines sur son propre corps en se faisant des injections.

 

Son travail a jeté les bases de la diététique et est à l’origine de l’idée de l’alimentation saine.

 

7. Virginia Apgar  ( 1909-1974) : Médecin anesthésiste, a créé la méthode d’évaluation dite du « score d’Apgar » pour quantifier l’état de santé d’un nouveau-né. 

En 1952, Virginia Apgar propose son propre système pour évaluer l’état d’un nourrisson aux premières minutes de sa vie. Cela donne une note sur 10 permettant de connaître la santé globale du bébé. Avant cela, il n’existait pas de méthode précise pour déterminer si tout allait bien avec le nouveau-né.

 

Aujourd’hui, le score d’Apgar est utilisé dans le monde entier et le résultat est annoncé aux parents et au pédiatre en même temps que la taille et le poids.

 

8. Chien-Shiung Wu(1912-1997) : Physicienne nucléaire 

Cette Américaine d’origine chinoise est surtout connue pour avoir infirmé la loi de conservation de la parité qui déclarait que les particules qui se répètent de façon symétrique se comporteront de la même manière. En 1956 elle a effectué une expérience qui a démontré que sous certaines conditions, le principe ne s’appliquait pas. Certains considèrent son travail avec les docteurs Lee et Yang comme une contribution fondamentale dans la compréhension des lois de la physique nucléaire, mais là encore, elle ne partagea pas le prix Nobel décerné à ses collègues masculins…

 

9. Ann McLaren  (1927-2007) : Fait partie des scientifiques qui ont rendu possible la fécondation in vitro pour
les humains 

Dès le milieu des années 1950, Ann McLaren et l’équipe qu’elle dirigeait ont réussi à féconder l’ovule d’une souris hors de son utérus. Ils ont ensuite réussi à implanter avec succès les embryons ainsi obtenus à une mère porteuse.

 

Suite à la réussite de cette expérience, McLaren a envoyé un télégramme à son collègue pour lui annoncer : « 4 bébés-éprouvettes sont nés ! »

 

10. Stephanie Kwolek (1923-2014) : Chimiste, inventrice du Kevlar 

Stéphanie Kwolek est l’inventrice du Kevlar, ce matériau notamment utilisé dans les gilets pare-balle. Son invention est aujourd’hui largement employée par les armées et les forces de l’ordre du monde entier, mais aussi dans le domaine de la conquête spatiale.

 

En 1964, son groupe a été chargé de développer un matériau qui pourrait remplacer le cordon en acier dans les pneus de voiture. En compagnie de Herbert Blades, elle finit par créer accidentellement le Kevlar, une fibre synthétique qui est, au final, cinq fois plus résistante que l’acier et beaucoup plus légère. De nos jours, le Kevlar est utilisé dans tous les domaines, des instruments de cuisine aux vaisseaux spatiaux.

 

Source : Internet

 


20/11/2015
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