Bienvenue dans mon Univers

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LYON - MA VILLE

  Ville bimillénaire, colline de lumière,

Apprendre tout de toi est de longue durée,

De notre République depuis  Romanité,

Ton emblème  rugissant dès notre antiquité,

Tu trônes maintenant au siège Humanité.

 

Chamarré de cultures créant communautés,

Colonisant l’espace de moultes  architectures,

Deux fleuves antagonistes arrosent ta nature,

Que foulent de milles pieds tes marchands et banquiers.

 

Cassini déplie-toi que je vois son tracé !

Ici ce sont quartiers de ses rues médiévales,

Où se côtoie  là-bas l’urbain revisité,

Mes pas sautant les ans de l’amont en aval.

 

Par la pelle et la pioche  a rejailli  l’histoire,

Gradins du Grand Théâtre  ou tremble ma mémoire,

Je ferme un peu les yeux et je les vois debout,

Ce Conseil des Trois Gaules bravant la chaleur d’août.

 

Mais venez ! Suivez-moi dans ma marche du temps,

Et partons tous ensemble pour les siècles suivants……

 

 Bourgeois, arquebusiers qui gardent la cité,

Dans leurs côtes de mailles et de fer gantelées,

Sitôt que la trompette sonne le Chasse-Ribaud,

Happent  les vagabonds et dispersent  badauds.

 

L’Hôpital Général dispensant Charité,

Modèle des hospices de France Royauté,

Récite au  gré des heures, prières, incantations,

Il y a tant de misère à soulager à Lyon.

 

Traite-foraine, droits de rève abolis par Louis,

Des villes impériales arrivent  débitants,

Grandeur des  Foires Franches  portée  aux quatre-vents,

Négociants et clients commercent à crédit.

 

De quinzaine en quinzaine les voila par nuées,

Cajolant le hasard, tirant la loterie,

Magistrats et Recteurs président Récluserie,

Avant que par morale le jeu soit supprimé.

 

 

Le Bistanclaquepan  cadence de l’armée,

De ces artisans d’art commande le métier,

Taffetas et dentelles,  gentillesses de mode,

Par milles balles de soie, tu imposes ta loi,

Façonnés et brocarts, ornements du bon Roy,

Tisseront à l’élite, bleus  pourpoints en vogue.

 

Bellecour, ses façades totalement détruits,

De la révolution assumeront le prix,

Bonaparte  salué comme un nouveau messie,

Du bout de sa truelle réveillera la vie.

 

Tes révolutionnaires exigent de tout temps,

De vivre en  travaillant ou mourir combattants,

Pourtant, minoritaires,  des Voraces aux Chalier,

Traces de la terreur te garde modérée.

 

Ramasseurs de potins après leurs dévotions,

Clabaudaient, caladaient au milieu des clergeons,

Puis tous ces  bons amis  se mettaient en goguaille,

Pour la taverne  « Tunes »  où l’on faisait ripaille.

 

Le repos,  en  soirées, serrés au poulailler,

Pour l’ouverture de « Faust » de nouveau rassemblés.

A la « queue de poireau » certains s’enivreront,

Avant de remonter sur les hauteurs de Lyon.

 

Si carême de nos jours n’a signification,

Ils étaient de ce temps privés de collation,

Quand le jeun et le maigre étaient communes peines,

Quand les teints étaient blêmes au bout de quarantaine,

Que de vœux appelaient  « Dimanche des Brandons »

Ou guirlandes de bugnes offraient consolation.

 

Mourguet  lui donna vie mais il n’est point d’usage,

Même pour un Lyonnais d’atteindre ce grand âge,

Gazettes de la ville, Guignol et Madelon,

Clament les injustices en surveillant Gnafron.

 

 

Coiffées d’un grand chapeau noué sous le menton,

Toutes vêtues de blanc, engagent les passants,

Les Nautières de la Saône rament tranquillement,

Muses de ces mille bèches où s’inscriront leurs noms.

 

Porteurs de masques en cuir à longs becs d’oiseaux,

Médicastres officient affrontant les fléaux,

Rabelais, quant à lui, lettré d’anatomie,

Rédige doctes textes que les annales publient.

 

Voici le « pêche-pierre » qui sans anesthésie,

Tirera dans les cris, moellons d’une vessie,

Arrachements, spatules, pinces et gros crochets,

Feront d’un souffreteux un mourant sans délai.

 

 

Ils s’illumineront pour les siècles des siècles,

A peine nuit tombée, bougeoirs et lumignons,

Des milliers de mercis consument dévotion,

Pour toi, Sainte Marie qui éloigna la peste.

 

Trabouler, Résister sont ici synonymes,

Deux verbes salutaires pour nombreux anonymes,

Le temps s’est arrêté au fond de chaque cour,

Où les puits furent complices de fuites sans retour.

 

 

 

Le domaine des roses abrite à tout jamais,

Un trésor légendaire que tous convoitaient,

Bijoutiers et Orfèvres confièrent aux Croisés,

Une tête en Or massif que nul ne sut trouver.

 

Tes chroniques se colportent  de mémoires en grimoires,

Progrès, modernité, gomment un peu ton passé,

Pourtant lorsque je longe les quais de tes deux fleuves,

Fidèles bouquinistes, t’honorent, qu’il vente ou pleuve.

 

Berceau de ma naissance, témoin de mon histoire,

Si pour quelques voyages, j’ai parfois déserté,

Il ne fut pas un lieu où je sois demeurée,

Je serai ton enfant pour toute éternité.

 

Martine

 

 


LYONNAIS JE VOUS AIME

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En 1815, Napoléon déclare sa flamme aux Lyonnais !

 

Lyon a toujours eu une place particulière pour Napoléon. C’est une ville qu’il a connue avant la Révolution, puisqu’il y déjà séjourné à

l’été 1786 ; une ville à qui il a redonné sa prospérité en relevant les façades détruites de Bellecour, en passant commande auprès de l’industrie de la soierie. C’est aussi une ville dont les élites ont soutenu le coup d’État du 18 Brumaire où il prend le pouvoir en mettant fin au Directoire et son action jusqu’en 1812.

 

En 1815, Napoléon, suite à son premier exil à l’île d’Elbe, débarque au Golfe Juan le 1er mars et ouvre ainsi la dernière séquence de son règne avec les Cent jours. Remontant par les Alpes, il entre le 7 mars à Grenoble.

 

A cette même date, Le maire de Lyon et le préfet se décident à rendre publique la nouvelle du débarquement, connue à Lyon depuis trois jours. Le comte de Fargues, alors maire de Lyon, se montre assez virulent sur le retour de l’empereur honni…

 

Le 8 mars, le comte d’Artois, futur Charles X, arrive à Lyon pour défendre la ville. Mais ne réussissant pas à mobiliser les Lyonnais, il quitte la ville, où l’Empereur fait son entrée le 11 mars après 9 h du soir.

 

Etrangement, le comte de Fargues, qui à l’arrivée de l’Empereur n’a pas choisi de démissionner, trouve une conviction politique nouvelle comme en témoigne l’affiche qu’il fait placarder ce même jour.

 

Durant son bref séjour à Lyon, l’empereur signe une série de décrets qui donnent l’esprit de son nouveau pouvoir, destiné à asseoir son autorité.

 

Il quitte Lyon pour se rendre à Paris le 13 mars ; ce même jour, il rétablit la cocarde tricolore et laisse une proclamation fameuse :

 

« NAPOLEON, par la grâce de Dieu (…). LYONNAIS, au moment de quitter votre ville (…), LYONNAIS, je vous aime ».

 

Les mots qu’il emploie confirment la dimension affective qui lie l’Empereur à Lyon.

 

Le comte Jean-Joseph Mallet de Fargues, après son superbe retournement politique entre le 7 et le 11 mars va être démis de ses fonctions le 30 avril. Redevenu maire de Lyon, le 17 juillet, il n’aura de cesse de réprimer les Bonapartistes jusqu’à son décès en 1818.

 

En 2005, les Archives de Lyon consacraient une exposition à cette relation particulière entre Napoléon et les Lyonnais.

 

 

> Découvrir le livret de cette exposition

 


 


 

 Par Tristan VUILLET, archiviste aux Archives municipales de Lyon

08/12/2017
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LYON 1900 - 1920 - NOTRE DAME DE FOURVIERE

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La Basilique Notre-Dame de Fourvière fut édifiée grâce à la piété Lyonnaise, par un voeu du 8 octobre 1870 et pour que la ville de Lyon soit préservée  de l'invasion Allemande.

 

Monseigneur  Ginoulhiac, archevêque de Lyon, posa la première pierre du bâtiment, conçu par   Mr Pierre Bossau, architecte, le 7 décembre 1872.

 

Consacrée le 16 juin 1896  par son éminence le cardinal Couillé, cette basilique est un merveilleux assemblage de marbre de tous pays et de toutes nuances, une mosaïque unique au monde.

 

Sa hauteur sous voûtes est de 27 m et sa longueur intérieure de 66,50 m. A droite, on reconnaît l'ancienne chapelle de Fourvière, où se trouve un autel dédié à la Vierge noire.

 

 

 

 

 

 

 


29/11/2017
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LA CONDITION DES SOIES A LYON

La condition des soies est un édifice situé 7 rue Saint-Polycarpe dans le 1er arrondissement de Lyon.JPG

 

Le terme de condition des soies désigne un établissement industriel destiné à établir le poids à sec de la soie dans le cadre du commerce du précieux fil, pour en garantir un taux d'humidité déterminé. Il a existé des conditions des soies dans d'autres villes françaises et européennes.

La condition des soies est un édifice situé 7 rue Saint-Polycarpe dans le  1er arrondissement de Lyon (sur les pentes de la Croix-Rousse). Il a été construit entre 1804 et 1814, en partie sur l'ancien jardin des Capucins.

 

L'édifice fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 1. Il a été reconverti en 1982 et accueille la bibliothèque municipale du 1er arrondissement, la ludothèque Croc'aux jeux, l'association des anciens combattants et le centre social quartier vitalité.

 

La première condition des soies à Lyon est d'origine privée et fondée par Jean-Louis Rast-Maupas en 1779. Sa gestion lui est retirée en 1805 pour être confiée à la Chambre de commerce de Lyon. L'établissement est à l'origine établi place Saint-Pierre, puis il est transféré dans son bâtiment définitif en 1814.

 

Sous l'impulsion de Napoléon Ier et des dirigeants de la Fabrique, la ville confie la construction de ce bâtiment en 1804 à l'architecte lyonnais Joseph-Jean-Pascal Gay (1775-1832) (à qui Lyon doit également la Halle au Blé et le musée Saint-Pierre). Le bâtiment est surélevé d'un étage en 1856, et subit des réaménagement lourds en 1884 et 1895.

 

Sortant de la tourmente révolutionnaire en difficulté, la « Fabrique » lyonnaise en plein essor entreprend à cette époque de nombreuses actions pour se redresser et retrouver la position dominante en Europe qu'il avait avant la Révolution française. La mise à disposition d'un équipement public de mesure objectif des soies va dans le sens d'une amélioration du commerce. Il est simultané de la constitution de la chambre de commerce en 1802, du premier tribunal des prud'hommes en 1806 (alors entièrement destiné à résoudre les conflits dans la Fabrique) ou d'une école de dessin.

 

 

La recherche d'un meilleur approvisionnement en fil de soie pousse la chambre de commerce à créer en 1885 le « laboratoire d'études de la soie ». Le but est de mieux connaître le bombyx du mûrier pour garantir un fil de la meilleure qualité. Le laboratoire étudie donc la vie de l'animal et les caractéristiques de sa soie.

 

Les études sur la matière elle-même servent pour la mécanisation du moulinage et du tissage. Ce laboratoire élargit également son champ d'études à toutes les espèces séricigènes, constituant une importante collection d'animaux. Le laboratoire est à ces débuts à Montplaisir, puis rapidement installé au second étage de l'immeuble de la Condition des soies. Ses deux premiers directeurs sont Jules Dusuzeau (1885 - 1897) et Daniel Levrat (1897 - 1940).

 

 

La soie est un produit dont la teneur en eau peut notablement varier en fonction des conditions ambiante et de conservation, jusqu'à une différence de 40 % de son poids total. Vu la valeur élevée du produit, la variation de son poids en eau entraîne une modification importante de sa valeur.

 

Pour garantir le caractère juste et équitable des échanges entre les acteurs de l'industrie soyeuse, il est nécessaire de procéder à une mesure de son taux d'humidité pour être certain du poids à sec d'un lot donné. Cette opération est confiée à un organisme public : la condition des soies, la méthode utilisée pour la mesure est la dessiccation du produit. Elle est améliorée par l'ingénieur Léon Talabot en 1842 qui s'occupe alors d'un chantier de ventilation au Grand-théâtre de Lyon.

 

 


29/11/2017
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LA PREMIERE GUERRE MONDIALE A LYON ET DANS LE RHONE

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Pour lire le document cliquez sur le lien ci-dessous :

La-premi--re-guerre-mondiale----Lyon-et-dans-le-Rhone.pdf


27/11/2017
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LA PREMIERE GUERRE MONDIALE A LYON ET DANS LE RHONE

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La-premi--re-guerre-mondiale----Lyon-et-dans-le-Rhone.pdf


19/11/2017
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LES CARNETS DE BARTHELEMY MERMET

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http://www.dailymotion.com/video/x55oq6t


Ce documentaire est l’adaptation d’un véritable trésor confié récemment aux Archives Municipales de Lyon : 263 carnets écrits pendant la guerre de 1914-18 par Barthélémy Mermet, un homme épris de véracité et soucieux de laisser son précieux témoignage aux générations suivantes.

Plus de 30000 pages écrites pendant quatre heures par jour, durant mille six cent cinquante-deux jours, qui apportent un éclairage inédit sur ces années sombres, en décrivant la vie quotidienne à l’arrière, et permettent de comprendre les conséquences multiples du conflit sur l’évolution de la société française tout au long du XXème siècle.

 

 

Au moment de la déclaration de guerre, Barthélémy Mermet, comptable aux usines Lumière et ancien rédacteur au journal le Nouvelliste de Paris, est âgé de 59 ans (il est né le 9 septembre 1854 à Lyon 2). Il est marié à Maria (Marie Emilie Césarine Gelibert née en 1866 à Jujurieux dans l’Ain). Ils vivent dans le 6ème arrondissement de Lyon avec leurs quatre enfants : Anne-Marie (23 ans), Marthe (21 ans), Suzanne (19 ans) et Pierre (14 ans).

 

Il ne part pas au front car il est trop âgé mais voit partir certains membres de sa famille comme son frère Joseph 52 ans qui s’engage au 6è R.A., son neveu Antoine alors âgé de 29 ans ainsi que bon nombre de fils d’amis ou de voisins.

 

Il sent immédiatement, peut être de part son activité de journaliste, que lui et ses contemporains assistent à un évènement qui marquera pour longtemps le pays tout entier.

 

Il se lance alors dans la tenue quotidienne de carnets qu’il va remplir jusqu’à la fin du conflit. Il va surtout recueillir des articles de presse sur la guerre qu’il va enrichir de commentaires et de notes personnelles.

 

Ces carnets sont un témoignage précieux de la vision du conflit depuis l’arrière.

 

Ce fonds est arrivé aux Archives de Lyon suite au don d’Eric Guiomar, arrière petit neveu de Barthélémy Mermet. Il se compose de 263 carnets d'environ 60 pages chacun. Ils ont été rédigés entre 1914 et 1927 mais la très grande majorité d’entre eux datent de la période de la guerre.

 

Un film écrit et réalisé par Véronique Garcia
Diffusé sur Lyon Capitale TV | Cinefeel | Télé Loire 7
© Les Films de la Découverte - Big Company - Ville de Lyon - Lyon Capitale TV - 2016

 

 

 

 

Ce documentaire fait partie de l'exposition 14-18 Lyon jour après jour qui raconte  au travers des écrits conservés aux Archives Municipales de Lyon, surtout ceux de Barthélémy Mermet, le quotidien des Lyonnais  depuis l'annonce de la mobilisation à celle de l'armistice.

 

Chaque instant, chaque changement, chaque événement d'importance locale ou nationale, survenu dans l'espace public  est évoqué pour comprendre comment les Lyonnais ont su s'adapter à l'intrusion de la guerre dans leur vie.

 

L'exposition souligne par ailleurs le rôle stratégique de Lyon en tant que basse-arrière, devenue ville-hôpital et important site de fabrication d'armements.

 

L'important fonds des Archives Municipales de Lyon et différentes collections y compris internationales illustrent le quotidien des Lyonnais pendant le Grande Guerre que racontent les 263 carnets de Barthélémy Mermet.

 

 

 

J'ai assisté le 18 Novembre 2017 à la projection de ce documentaire, très émouvant. Il salue le rôle important d' Edouard  Herriot, Maire de Lyon, des  frères Lumière, des Ets Berliet et de tant d'autres célèbres et anonymes qui ont par leur engagement , leur action à tous les niveaux à l'effort de guerre ont  participé  et  permis la fin du conflit

 

D'autres projections de ce documentaire seront probablement programmés à partir de Janvier 2018.

 

Martine

 

 

 

 

 


19/11/2017
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LA FICELLE - LES NOUVELLES DE LYON

 

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http://www.laficelle.com/

 

Laissez vous surprendre par l’histoire de Lyon

L’équipe de la Ficelle, cabocharde, passionnée et Croix-Roussienne, vous entraîne dans les mystères et la richesse de l’histoire de Lyon.
Asseyez vous en terrasse ou sur votre canapé et laissez vous surprendre par la richesse de votre ville …

La Ficelle est un  mensuel, gratuit. Il est distribué dans les commerces de la Ville, principalement sur la Croix-Rousse (1er et 4e art) et sur Caluire.

Un « gratuit » ne vit que par ses annonceurs. En les privilégiant lors de vos achats ou activités, vous aiderez la Ficelle.

 


31/10/2017
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LA FABRIQUE LYONNAISE - LYON VILLE DE SOIE

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Lyon a tissé de soie sa mémoire au cours de plus de quatre siècles et demi de succès et de peines. Longtemps, elle fut environnée de soie, comme le cocon. Fabricants de soieries, canuts et artisans de la longue chaîne soyeuse, furent ses chrysalides ; entre leurs mains la soie se métamorphosa en papillons-étoffes pour habiller rois, cours, palais et églises, prélats, femmes de haut rang, courtisanes et notables, puis femmes de goût et argentées…

 

Des ailes de soie pour exalter pouvoir, puissance divine et séduction. Soieries variées et façonnées dans la grande tradition Lyonnaise furent les papillons qui portèrent le style français et son raffinement en Europe et de par le monde. Puis la soie conquit la Haute Couture et les dessous chics, qui ne purent plus se passer d’elle.

 

Aujourd’hui Lyon ne l’oublie pas, elle tisse toujours la soie, d’autres fibres aussi et celles du futur ; la Fabrique lyonnaise diversifie ses « armures » afin de demeurer un laboratoire d’idées et de création, ancré en Europe.

 

Les Routes de la Soie mènent à Lyon

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Découverte entre 3000 et 2500 av. J.-C. en Chine, la soie, dès le VIIe siècle avant J.-C, devient pour les Chinois, monnaie d’échange avec les pays étrangers, ce qui donnera naissance aux routes de la soie : l’une maritime, qui partant de la mer de Chine, contourne l’Inde pour s’enfoncer dans la mer rouge et, à la suite de la traversée de la Méditerranée, rejoindre Venise et Gênes. Aux marches occidentales de la Chine on trouve les bifurcations dessinant les routes des steppes et du désert, qui se rejoignent à Constantinople.

 

Ces routes se sont modifiées dans le temps et l’espace au fil des conquêtes permettant au royaume de la soie de s’étendre : la soie envahit l’Inde, puis arrive en Grèce avec Alexandre le Grand qui la ramène de Perse et l’introduit en Europe, elle s’installe dans la Rome antique, puis Byzance… En Europe, la soie est donc longtemps un monopole de l’Empire romain d’Orient.

 

Les Arabes, entre le VI et XIIe siècle vont, au gré de leur expansion, étendre le royaume de la soie ; Ils soumettent l’Egypte où ils s’approprient la soie, puis la transfèrent en Afrique du Nord, en Espagne et en Sicile, où ils créent une colonie mauresque en 827. Les soieries mauresques sont alors très recherchées en Occident, ramenées à la faveur des croisades.

 

A la fin du XIIIe siècle, Marco Polo ouvre une nouvelle route maritime et découvre que le fameux Cathay (Cathay ou Catai est l'ancien nom donné à la Chine mongole en Asie centrale et en Europe. Il fut popularisé en Occident par Marco Polo qui désigna sous ce terme le royaume de Kubilai Khan dans son Livre des Merveilles)   et la Chine ne font qu’un.

 

A la même époque, une crise de succession pour le trône de Sicile fait s’exiler les tisserands de la soie vers les villes italiennes, la sériciculture remonte vers le nord pour atteindre au XVe siècle Venise, Florence, Lucques et Gênes.

 

La Renaissance teintée d’influences byzantines accouche de chefs d’œuvres textiles, qui conquièrent les cours et les églises d’Europe. La fin des croisades et l’arrivée des papes à Avignon transfusent le raffinement italien en France. Les colonies des Indes Orientales et de l’Extrême Orient font affluer la soie en Europe.

 

A la fin du Moyen Âge, Lyon devient un grand centre de transit puis de création d’étoffes, qui fera d’elle la mythique capitale de la soie.

XVe siècle : Les Premiers Pas

 

On retrouve des traces de cette activité avant même le XVe siècle. Sa situation géographique exceptionnelle avec le croisement des routes naturelles terrestres et fluviales avait déjà attiré les marchands italiens.

 

Louis XI souhaite créer la première manufacture de soierie à Lyon, en faisant venir des spécialistes d’Italie et officialise la soierie lyonnaise le 23 novembre 1466. Mais ce projet étant mal accueilli par les consuls de Lyon, c’est à Tours que cette manufacture s’érige.

 

Mais Lyon ne peut demeurer seul lieu de transit pour les soieries italiennes alors que les magnaneries de Provence lui fournissent la matière première. François Ier accorde donc aux tisseurs Lyonnais les mêmes privilèges que ceux accordés à Tours.

 

En 1531 Lyon devient l’unique entrepôt de toutes les soies entrant en France : la Fabrique Lyonnaise prend son essor à la faveur des guerres d’Italie. Dès 1540, la corporation des ouvriers « en drap d’or, d’argent et de soye » est constituée.

 

Les tissus produits au XVIe siècle sont surtout des tissus unis, d’usage courant car Lyon, tire plus de profit de ses douanes que de sa fabrique et préfère importer les belles étoffes italiennes plutôt que d’améliorer les métiers à tisser !

 

Les siècles d’or : XVIIe et XVIIIe siècles

 

L’organisation économique du royaume de France au XVIIe siècle et les règlements avisés de Colbert vont permettre à Lyon de devenir véritablement une ville de création en matière de tissus de soie. Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle la Fabrique lyonnaise s’impose par ses succès éclatants. Le règne du roi soleil, le siècle des Lumières, l’Empire comme la Restauration puisent décors et vêtements dans les étoffes lyonnaises.

La France et Lyon font la mode

L’apparition des premières formes d’un style proprement français date des années de gloire de Louis XIV et de la volonté de Colbert de constituer une puissante industrie nationale. Concurrençant les modes italiennes et espagnoles, elle s’impose d’abord à la cour française puis, lentement, dans toutes les cours européennes. Ce style devient donc de fait européen. Il se caractérise à ses débuts par l’apparition de l’asymétrie, de dessins plus nets. La décoration florale est le sujet de prédilection, répété à l’envi, mais avec un renouvellement permanent.

 

L’émancipation du style Italien

Cette période voit l’émancipation des dessinateurs lyonnais du style italien, pour établir leur propre marque de fabrique. Ce style s’impose rapidement dans toute l’Europe et aide à l’essor des ventes de soie lyonnaise parmi les élites de tout le continent. Les dessinateurs se forment au contact de peintres lyonnais. Ils ont souvent des parts dans des affaires de soierie et sont donc autant des commanditaires que des dessinateurs employés.

 

Philippe de Lasalle : créateur d’un style

Créateur textile de génie, surnommé le Raphaël de la mode, le « premier dessinateur de Lyon », imagine les étoffes qui ornent le château de Versailles. Fleurs d’après nature et rubans noués, oiseaux majestueux et nature paysagée dans des couleurs vives et nuancées pour des dessins d’une très grande envergure : les audaces et l’esprit nouveau des créations du « premier dessinateur de Lyon » contribuent au rayonnement textile français au XVIIIe siècle. La perfection de son art résulte de ses talents de dessinateur et de metteur en carte, conjugués à une maîtrise parfaite du métier.

 

http://metiers.free.fr/dcanuts/canutsi.html

 

La révolution : l’anéantissement de la Fabrique Lyonnaise

La révolution survient et dissout les corps constitués (loi Le Chapelier), anéantissant la grande Fabrique. Lyon se soulève contre le centralisme de la Convention et subit la Terreur après un siège militaire. Le 12 octobre 1793, la convention déclare « Lyon n’est plus ». La ville est ruinée, elle a perdu presque la moitié de ses 150.000 habitants, exilés pour la plupart.

 

 

Le XIXe siècle : modification profonde de l’économie de la Soie à Lyon

 

Le Premier Consul Bonaparte décide de relever la soierie Lyonnaise à la faveur d’un décret qui préconise que l’habillement mais aussi la décoration des résidences et mobilier national soient faits d’étoffes Lyonnaises. Les commandes passées sous le Consulat et le 1er Empire stimulent une production aussi riche que variée dans les dessins et les techniques.

 

La production de la soie parvient au stade de l’industrialisation. Mais l’équilibre de la Fabrique soumise aux mouvements de l’histoire et des modes demeure précaire dans un siècle où le développement de l’industrie et les crises politiques et sociales vont faire naître des revendications particulièrement violentes.

 

 

La mécanique Jacquard révolutionne le tissage

 

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L’invention du métier Jacquard révolutionne l’industrie textile au début du XIXe siècle et lui donne son impulsion industrielle. Il modifie profondément l’économie de la soie à Lyon. La Fabrique évolue d’un fonctionnement préindustriel éclaté vers un système industriel centralisé. Cette invention va donner son identité architecturale à la Croix-Rousse par la nécessité de construire des ateliers-logements hauts de plafonds et très ouverts à la lumière pour accueillir les hauts métiers. Elle engendre également une identité sociale forte, construite lors des révoltes de canuts.

L’industrialisation de la Soierie Lyonnaise

 

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CJ Bonnet

 

 

On peut situer entre 1825 et 1830 le début de l’industrialisation de la soierie Lyonnaise avec la création d’usines de tissage comme J.B. Martin, C.J Bonnet.

 

L’année 1826 voit l’apparition d’un nouveau métier « le commissionnaire en soierie ». La Fabrique voit apparaître les noms des grandes familles de soyeux lyonnais : Gillet, Palluat, Terrenoire, Charmettant, Brochier mais aussi Chartron et Pila, ces derniers fondent la fameuse Condition des soies.

Des noms qui recouvrent toutes les activités de la chaine soyeuse, moulinage, filature, teinture, tissage… Ces grandes familles lyonnaises du textile détiennent à la fin du XIXe siècle argent, pouvoir et influence, vivant en monde clos et cultivant l’intimité familiale. Elles ont une clientèle à la romaine tenue au secret, la hantise constante étant la concurrence. La plupart des chefs de maison ont des revenus autres que ceux provenant de la soierie, considérée comme un métier aristocratique, qui requiert plus de créer, que de fabriquer ou vendre ! Ce qui explique la nécessité de cet intermédiaire qu’est le commissionnaire. Cet état d’esprit perdure au XXe siècle et explique en partie le déclin du métier face à l’agressivité commerciale de l’Italie notamment.

 

Les Canuts : révoltes ouvrières fondatrices du mutualisme et de la pensée sociale

La Fabrique, qui a fait de Lyon la première ville ouvrière de France depuis le XVIIIe siècle, compte au milieu du XIXe siècle environ 48.000 ouvriers tisserands, appelés canuts, parmi eux 8.000 chefs d’atelier (propriétaires de leur métier) et près de 40.000 compagnons.

 

Ces derniers, soumis à de rudes conditions de travail, se révoltent à de nombreuses reprises, notamment en 1831, 1834 et 1848. Cette dernière révolte aboutira à l’autorisation d’associations de secours mutuel : premières expériences françaises du mutualisme ! Ces premières révoltes ouvrières vont influencer les grands mouvements de pensée sociale du siècle, des saint-simoniens à Karl Marx, en passant par Fourier ou Proudhon.

De la fin du XIX e au milieu du XXe siècle

Après la guerre de 1870 et la chute du second Empire, la Fabrique connaît toutefois un grave déclin lié à la concurrence de fibres modernes, à l’évolution des coutumes vestimentaires en Europe, à l’essor de certains pays d’Asie, aux épidémies qui touchent le ver à soie en France. Elle doit faire face à la concurrence étrangère de plus en plus redoutable, notamment italienne.

 

Mais grâce au développement de la Haute Couture à Paris en rapport direct avec la création lyonnaise de Hautes Nouveautés, elle retrouve de belles heures de prospérité jusqu’à la première guerre mondiale.

 

L ‘âge d’or de la création Lyonnaise

Dans les années 20, de grands noms, Bianchini-Férier, Buchet-Colcombet, Ducharne, Chatillon-Mouly-Roussel partent à la conquête de la Haute Couture : Poiret, Patou, Chanel, Grès. L’influence des fameux ballets russes permettent aux soyeux d’être à la pointe de l’innovation artistique. Ils travaillent comme des laboratoires d’idées et travaillent avec les plus grands dessinateurs : Sonia Delaunay, Dufy, Dubost…

 

D’un côté on a les fabricants de Hautes Nouveautés et de Petites Nouveautés (diffusées par le commissionnaire en soieries) et de l’autre les sous-traitants de la chaîne soyeuse.

 

 

Hermès lance son mythique carré de soie en 1937,  le jeu des omnibus et des dames blanches.

 

 

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Dans les années 60, huit maisons se distinguent, parmi lesquelles Brochier et Bianchini Férier. Ces nouveautards lancent les articles auprès des couturiers en faible quantité mais à prix élevé et cèdent ensuite l’idée à des fabricants pour la commercialiser à plus grande échelle.

 

Sur fond de pop-musique, de libération de la femme et de cris de paix, Léonard marque les années 70 et le monde de la couture par son concept : une fleur exotique mélangée à des éléments figuratifs imprimés sur un jersey de soie éclatant de couleurs, qui s’enroule et se déroule autour du corps comme par magie  !

 

De l’après guerre jusqu’à nos jours : Le déclin, la diversification et l’innovation

Le déclin amorcé avec le succès de nouvelles matières synthétiques et artificielles après la première guerre mondiale, se poursuit à l’exception de la niche représentée par la création pour les grands couturiers.

 

De 1939 à 1945, l’approvisionnement en grège n’est plus assuré. La guerre terminée, la Chine et le japon restaurent leur production.

 

Côme en Italie du nord devient un nouveau centre de production, notamment pour l’impression. La région de Brienza, au nord de l’Italie maîtrise la création contemporaine, entre les mains de trois familles : Mantero, Ratti et Marioboselli.

 

 

Dans les années 60, l’avenir de la Fabrique Lyonnaise passe par l’innovation et la diversification ; les soyeux lyonnais explorent les secteurs techniques et mettent leur savoir-faire traditionnel au profit des nouveaux développements possibles que leur offrent les nouvelles fibres.

 

 

Aujourd’hui la Fabrique a dépassé quatre siècle et demi de son histoire… Fibres artificielles, fibres de synthèse, fibres de verre, fibres de carbone et fibres optiques… Naguère circonscrite à l’embellissement du décor intérieur et au renouvellement de la mode féminine, l’industrie textile à Lyon est devenue une Industrie de pointe par le mariage de sa technologie et créativité. Elle invente d’étonnants tissus techniques… destinés à l’industrie aéronautique, automobile, électronique mais aussi au secteur de la santé…

 

 

 

 

 

 

Le XXIe siècle sera celui du textile technique

 

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Roseline Chambrier est experte, depuis de nombreuses années, sur le secteur de la mode. Elle décrypte pour nous les grandes tendances du secteur textile français. Un secteur en pleine recomposition et dopé par l’innovation. Médecine, aéronautique, sport, voitures, le textile tisse sa toile dans les grands secteurs industriels… Entre tissus connectés et textiles intelligents, la filière connaît un nouvel essor. Ainsi, le marché des textiles intelligents devrait atteindre 1,5 milliard d’euros en 2021. Plus de 80 milliards d’objets seront connectés dans le monde d’ici 2020, dont une grande partie d’objets textiles ou dérivés.

 

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Roseline Chambrier, Experte SVP sur le secteur de la mode et de l’habitat

 

Après un passage à vide, l’industrie textile française renaît de ses cendres. Quels sont les leviers utilisés par les acteurs du domaine pour vitaliser cette industrie ?

 

L’innovation ! Pour faire face à la crise économique et à la concurrence des pays à bas coûts, le secteur devait se réinventer en modifiant ses modèles économiques afin de conquérir de nouveaux marchés. Les textiles sont désormais l’affaire des mathématiciens, mécaniciens, chimistes et autres biologistes, qui inventent chaque jour de nouvelles fonctionnalités. À la base, un textile concentre bon nombre de propriétés : il est souple, léger, robuste et présente une surface très intéressante.

 

 

La maîtrise des propriétés de fibres ou de fils permet aux chercheurs de créer de nouveaux matériaux et de parvenir à associer les composites à la fibre de carbone afin d’obtenir un matériau léger très porteur dans deux secteurs : l’aéronautique et l’automobile. Mais on en trouve aussi dans les secteurs de la santé, du sport et de la construction…les débouchés sont infinis.

 

 

Dès que l’on évoque l’automobile ou l’aéronautique, on pense tout de suite aux revêtements de sièges, mais les textiles sont-ils utilisés à d’autres fins ?

 

Pour l’automobile, les sièges bien sûr, les constructeurs font des investissements énormes avant la sortie d’un nouveau modèle et ils attachent beaucoup d’importance à la composition du textile de revêtements. Mais, le textile est aussi utilisé en mécanique où les fibres peuvent être intégrées à des pièces de carrosserie de voitures de sport, dont la forme va se modifier en pleine course. Ce faisant, elles optimisent l’aérodynamisme du véhicule en course en quelques secondes.

 

Techniquement, au sein du composite, les chercheurs ont intégré des fibres conductrices d’électricité. « Lorsqu’elles sont parcourues par un courant, elles chauffent le matériau dans lequel elles ont été incorporées, ce qui entraîne une déformation réversible et contrôlée par la localisation des fibres. Le matériau change donc de forme sans que ses propriétés mécaniques ne soient altérées ».


Autre exemple dans l’aéronautique, l’A380 possède un nez réalisé à partir de textiles afin de rendre l’appareil plus léger.

 

 

La médecine, le sport, dans ces domaines aussi les innovations fleurissent. Pouvez-vous nous en citer quelques-unes ?

 

Le secteur de la santé est l’un des secteurs les plus prometteurs pour les « wearables » textiles. Ainsi, l’un des objectifs de la politique de santé est de maintenir les personnes âgées le plus longtemps possible à domicile. Pour ce faire, des chercheurs développent des vêtements instrumentés de micro capteurs pour le suivi médical. Tissées à même le textile d’un tee-shirt par exemple, des électrodes mesurent le pouls, la fréquence respiratoire, la température ou encore les mouvements, les ondes cérébrales et les résultats sanguins. Un émetteur transmet ensuite l’information vers un écran de contrôle, à destination du patient ou d’un centre de surveillance.

 

Un système qui pourrait se révéler utile dans une résidence médicalisée pour personnes âgées par exemple. Le patient sera alors très impliqué dans sa santé et dans sa thérapie puisqu’il gérera lui-même par son habillement la surveillance de son état de santé. Une dizaine de projets sont actuellement développés en Europe.

 

 

Ces textiles techniques sont aussi utilisés pour la fabrication de prothèses artérielles (destinés à remplacer un segment d’artère). Il est possible qu’ils permettent, d’ici une dizaine d’années, de concevoir des valves cardiaques (structures du cœur, séparant les différentes cavités et empêchant le sang de refluer dans le mauvais sens) artificielles souples et robustes, voire plus résistantes que le tissu biologique. Les premiers tests viennent ainsi d’être réalisés sur des animaux.

 

 Une dernière découverte ?

 

Oui, une découverte exceptionnelle, une bio prothèse mammaire en textile résorbable appelée Mat(t)isse.

 

Il s’agit d’une technique de reconstruction mammaire, sorte d’auto-guérison, réalisée à partir de tissus et notamment de dentelles. La coque est fabriquée sur mesure par une imprimante 3D pour contenir la croissance du sein ainsi qu’une armature en dentelle qui favorisera la multiplication des cellules.

 

 

Julien Payen, ingénieur chef de projet au pôle de compétitivité textile Up-Tex à Lille et Pierre Marie Danzé, Docteur biologiste au centre hospitalier régional de Lille, ont travaillé sur ce projet. Ils ont reçu le prix international de l’innovation Théophile Legrand, au cours de la journée conférence organisée par l’Union des Industries Textiles et sous le thème « Cap sur le Futur 3 ».

 

 

Il reste de nombreux défis à relever pour Julien Payen et son équipe qui déclarent «Nous avons besoin d’améliorer le processus et la qualité du produit imprimé en 3D pour avoir quelque chose de facile à implanter ». Les demandes d’autorisation ont été lancées. Elles sont indispensables avant toute étude clinique sur des femmes.

 

Dans le sport, les vêtements seront-ils, demain, de plus en plus connectés ?

 

Absolument, le secteur du sport est très impacté par ces nouvelles techniques d’informations qui permettent de communiquer des données comportementales (habitudes de vie, rythme de la marche et de la course, freinage, accélération).

 

C’est un secteur très dynamique qui permet le développement du sport d’entretien : running, aquabiking, fitness, yoga…. Nous avons même des chaussures connectées « made in France » dont la société Digitsole a mis au point le premier modèle. Elles sont équipées de capteurs qui transmettent les données sur le smartphone.

 

 

Les textiles intelligents ont-ils créé de nouveaux modes de production ?

 

Avec l’essor de l’imprimante 3D, l’incorporation du numérique et des nanotechnologies, les leds, les modes de production ont largement évolué.

 

 

Des composants électroniques peuvent déjà être intégrés au moment du tissage, et France Télécom, en association avec l’entreprise de textile Brochier (une soierie lyonnaise fondée en 1890), a déjà réalisé des écrans tissés en fibres optiques permettant d’afficher des textes ou des images commandés par un PC ou un mobile.

 

 

Nous pouvons aussi citer le couturier Olivier Lapidus qui a réalisé une robe de mariée lumineuse intégrant de la fibre optique, à peine plus lourde qu’une robe classique, la fibre optique étant fabriquée dans un plastique léger.

 

 

Comme dans d’autres domaines, l’innovation est la « seule planche de salut du secteur ». D’ailleurs, début 2017, la filière a créé une plateforme informelle, « textiles intelligents » afin d’avoir une communication commune. Cette plateforme rassemble les pôles de compétitivité : Techtera, Uptex, le CETI (Centre Européen des Textiles Innovants), l’UIT (Union des Industries Textiles), ainsi que des acteurs mobilisés comme Bioserenity, TDV Industries), Dim, Damart, Eminence, Petit Bateau, et Innothera.

 

Toutes les innovations sont accompagnées par des organismes comme R3ILAB, un réseau destiné aux professionnels du textile, de la mode et des industries créatives et la Fashion Tech, une association qui tend à réunir l’écosystème de la mode et de la technologie dans une perspective de développement durable.

 


Si le XIXe siècle a été le siècle de l’acier, le siècle dernier celui du plastique, le XXIe siècle sera celui du textile technique. 
 

 

 

 

 

 

Mais la tradition ne s’est pas éteinte. A Lyon, on restaure les soieries anciennes et on tisse toujours la soie pour la Haute Couture. Ce savoir-faire, son histoire et ses réalisations sont transmis et préservés grâce à diverses institutions et acteurs, liés au monde textile, qui sont autant de centres ressources.

 

Malgré son itinéraire houleux, Lyon conserve son titre de capitale de la soie en raison de la créativité de sa Fabrique… Elle rend ainsi hommage aux centaines de milliers d’ouvriers et techniciens Lyonnais mais aussi dessinateurs, fabricants… qui ont contribué à son rayonnement.

 

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Dans le cadre des journées du Patrimoine, j'ai assisté le 17/09/2017 à une  conférence, à une visite guidée de la Maison des Canuts à La Croix-Rousse. 

 


  https://www.maisondescanuts.fr/

 

A l'aide du net, j'ai souhaité partager avec vous un peu de l'histoire de ma belle ville de LYON

 

Martine


18/09/2017
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LYON - HISTOIRE DE LA COMMUNE

 

https://fr.geneawiki.com/index.php/69123_-_Lyon#Les_notaires


30/08/2017
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LA LIBRAIRIE : MICHEL DESCOURS

 

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La librairie Michel Descours offre à ses clients un très large choix de publications concernant les arts en éditions

internationales : livres neufs, rares et épuisés, à Lyon et en ligne.


La librairie est répartie sur plusieurs sites :


- Un espace consacré aux livres neufs


- Un espace consacré aux livres rares et d'occasion


- Un site internet

La librairie existe depuis trente ans. Son fondateur, Michel Descours, est marchand d'art et propriétaire

de la galerie Michel Descours -située également rue Auguste Comte.

 

 

https://www.librairie-descours.com/

 

http://www.peintures-descours.fr/


16/08/2017
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