Bienvenue dans mon Univers

Bienvenue dans mon Univers

LYON - MA VILLE

  Ville bimillénaire, colline de lumière,

Apprendre tout de toi est de longue durée,

De notre République depuis  Romanité,

Ton emblème  rugissant dès notre antiquité,

Tu trônes maintenant au siège Humanité.

 

Chamarré de cultures créant communautés,

Colonisant l’espace de moultes  architectures,

Deux fleuves antagonistes arrosent ta nature,

Que foulent de milles pieds tes marchands et banquiers.

 

Cassini déplie-toi que je vois son tracé !

Ici ce sont quartiers de ses rues médiévales,

Où se côtoie  là-bas l’urbain revisité,

Mes pas sautant les ans de l’amont en aval.

 

Par la pelle et la pioche  a rejailli  l’histoire,

Gradins du Grand Théâtre  ou tremble ma mémoire,

Je ferme un peu les yeux et je les vois debout,

Ce Conseil des Trois Gaules bravant la chaleur d’août.

 

Mais venez ! Suivez-moi dans ma marche du temps,

Et partons tous ensemble pour les siècles suivants……

 

 Bourgeois, arquebusiers qui gardent la cité,

Dans leurs côtes de mailles et de fer gantelées,

Sitôt que la trompette sonne le Chasse-Ribaud,

Happent  les vagabonds et dispersent  badauds.

 

L’Hôpital Général dispensant Charité,

Modèle des hospices de France Royauté,

Récite au  gré des heures, prières, incantations,

Il y a tant de misère à soulager à Lyon.

 

Traite-foraine, droits de rève abolis par Louis,

Des villes impériales arrivent  débitants,

Grandeur des  Foires Franches  portée  aux quatre-vents,

Négociants et clients commercent à crédit.

 

De quinzaine en quinzaine les voila par nuées,

Cajolant le hasard, tirant la loterie,

Magistrats et Recteurs président Récluserie,

Avant que par morale le jeu soit supprimé.

 

 

Le Bistanclaquepan  cadence de l’armée,

De ces artisans d’art commande le métier,

Taffetas et dentelles,  gentillesses de mode,

Par milles balles de soie, tu imposes ta loi,

Façonnés et brocarts, ornements du bon Roy,

Tisseront à l’élite, bleus  pourpoints en vogue.

 

Bellecour, ses façades totalement détruits,

De la révolution assumeront le prix,

Bonaparte  salué comme un nouveau messie,

Du bout de sa truelle réveillera la vie.

 

Tes révolutionnaires exigent de tout temps,

De vivre en  travaillant ou mourir combattants,

Pourtant, minoritaires,  des Voraces aux Chalier,

Traces de la terreur te garde modérée.

 

Ramasseurs de potins après leurs dévotions,

Clabaudaient, caladaient au milieu des clergeons,

Puis tous ces  bons amis  se mettaient en goguaille,

Pour la taverne  « Tunes »  où l’on faisait ripaille.

 

Le repos,  en  soirées, serrés au poulailler,

Pour l’ouverture de « Faust » de nouveau rassemblés.

A la « queue de poireau » certains s’enivreront,

Avant de remonter sur les hauteurs de Lyon.

 

Si carême de nos jours n’a signification,

Ils étaient de ce temps privés de collation,

Quand le jeun et le maigre étaient communes peines,

Quand les teints étaient blêmes au bout de quarantaine,

Que de vœux appelaient  « Dimanche des Brandons »

Ou guirlandes de bugnes offraient consolation.

 

Mourguet  lui donna vie mais il n’est point d’usage,

Même pour un Lyonnais d’atteindre ce grand âge,

Gazettes de la ville, Guignol et Madelon,

Clament les injustices en surveillant Gnafron.

 

 

Coiffées d’un grand chapeau noué sous le menton,

Toutes vêtues de blanc, engagent les passants,

Les Nautières de la Saône rament tranquillement,

Muses de ces mille bèches où s’inscriront leurs noms.

 

Porteurs de masques en cuir à longs becs d’oiseaux,

Médicastres officient affrontant les fléaux,

Rabelais, quant à lui, lettré d’anatomie,

Rédige doctes textes que les annales publient.

 

Voici le « pêche-pierre » qui sans anesthésie,

Tirera dans les cris, moellons d’une vessie,

Arrachements, spatules, pinces et gros crochets,

Feront d’un souffreteux un mourant sans délai.

 

 

Ils s’illumineront pour les siècles des siècles,

A peine nuit tombée, bougeoirs et lumignons,

Des milliers de mercis consument dévotion,

Pour toi, Sainte Marie qui éloigna la peste.

 

Trabouler, Résister sont ici synonymes,

Deux verbes salutaires pour nombreux anonymes,

Le temps s’est arrêté au fond de chaque cour,

Où les puits furent complices de fuites sans retour.

 

 

 

Le domaine des roses abrite à tout jamais,

Un trésor légendaire que tous convoitaient,

Bijoutiers et Orfèvres confièrent aux Croisés,

Une tête en Or massif que nul ne sut trouver.

 

Tes chroniques se colportent  de mémoires en grimoires,

Progrès, modernité, gomment un peu ton passé,

Pourtant lorsque je longe les quais de tes deux fleuves,

Fidèles bouquinistes, t’honorent, qu’il vente ou pleuve.

 

Berceau de ma naissance, témoin de mon histoire,

Si pour quelques voyages, j’ai parfois déserté,

Il ne fut pas un lieu où je sois demeurée,

Je serai ton enfant pour toute éternité.

 

Martine

 

 


BALLADE DANS LE VIEUX-LYON

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Une petite Ballade dans LYON, cliquez sur le lien ci-dessous :

 

Ballade-dans-le-Vieux-Lyon.pps


25/01/2017
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LYON EN 1900

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Une petite promenade à Lyon en 1900 , cliquez sur le lien ci-dessous :

LYON-en-1900.pps


17/01/2017
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IMAGES DE LYON

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Une façade du quartier des canuts ( Croix-Rousse)

 

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La fresque des Lyonnais représente 25 personnages historiques lyonnais et

6 personnages contemporains (sur le bas de la fresque).

Sur 800m², on retrouve plus de 2000 ans d'histoire.


Cette fresque a été réalisé par la Cité de la Création en 1994/95. Pour visiter cette fresque, rendez-vous dans le 1er arrondissement de Lyon, à l'angle du 49 quai St-Vincent et du 2 rue de la Martinière.

 

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Une rue du quartier St Georges

 

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La statue se nomme « The weight of One Self » ou « le poids de soi-même ». Elle est l’œuvre des artistes scandinaves Michael Elmgreen et Ingar Dragset. Elle est réalisée en poudre de marbre, matériau contemporain dont l’aspect évoque l’art antique et néo-classique. Jouant avec le langage de la sculpture classique, elle portera un regard neuf sur la tradition des « pieta ».


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La grande roue reprend ses quartiers d’hiver et s’installe comme chaque année sur la place Bellecour.

 

Les passants sont invités, en famille ou entre amis, à profiter d’une vue exceptionnelle de la ville à 60m de hauteur. C’est parti pour un tour !

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Trop belle ma ville en habit de lumière !

 

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16/01/2017
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LYON - VILLE LUMIERE

Archive de l'émission "Des Racines et Des Ailes : Musée des Beaux-Arts de Lyon" diffusée le 20/01/2010.
Reportage "Lyon, ville lumière" en intégralité.


16/01/2017
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HISTOIRE DES TRANSPORTS LYONNAIS EN IMAGES

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22/10/2016
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BARTHELEMY BUYER -CREATEUR DE L'IMPRIMERIE LYONNAISE

 Au sein de l’active bourgeoisie Lyonnaise qui a pris le pouvoir de la ville à la fin du Moyen Âge, le père de Barthélemy Buyer, Pierre Buyer, est un riche marchand et la mère est issue d’une famille de merciers. Le fils fait ses études de droit dans la capitale, puis revient en bords de Saône, épouse la fille d’un notaire, entre à son tour dans la filière commerciale et tisse des liens d’affaires fructueux dans l’Europe entière.

 

Alors que l’imprimerie vient de naître en Allemagne, il a l’idée, le premier à Lyon, d’acheter le matériel adéquat et de faire venir travailler pour lui un maître ouvrier typographe liégeois, Guillaume I Le Roy, formé par l’équipe de Gutenberg.

 

Il publie ainsi en 1473 le premier livre imprimé à Lyon, le Compendium brève du cardinal Lothaire de Conti, en latin, avant tout destiné aux gens d’Église.

 

 

 

L’année suivante, avec la "Légende dorée de Jacques de Voragine"  Buyer édite le premier livre imprimé en français à Lyon. D’autres suivent, traités de droit, ouvrages de médecine comme romans de chevalerie.

 

Il est aussi le premier éditeur en France à faire apparaître son nom sur un colophon, notice placée en fin de texte et donnant le nom de l’auteur, le titre de l’ouvrage, le lieu d’édition, la date et le nom de l’éditeur, ainsi que le nombre d’exemplaires imprimés.

On connaît dix-neuf ouvrages sortis de sa maison, imprimés par Le Roy puis par d’autres imprimeurs associés.

 

Parallèlement, Buyer met aussi en place tout un réseau commercial pour la diffusion de ses propres publications et des productions françaises et étrangères dont il assure la distribution. Il dispose d’un bureau à Toulouse, à partir duquel il dessert l’Espagne. Une réussite lyonnaise sanctifiée par sa nomination au Consulat, le conseil municipal de l’époque en 1481.

 

À sa mort, il a l’honneur d’être inhumé en l’église Saint-Nizier, à laquelle il lègue deux mille livres et où ses héritiers, dont son frère cadet, Jacques Buyer, qui a repris l’affaire, feront construire une chapelle.

 

Source : Le Progrès de Lyon

 


Barthélemy Buyer, issu d’une vieille famille consulaire lyonnaise. Il est le fils de Pierre Buyer et de Marie Bautier. Sa mère est la fille d'une riche famille de merciers de Lyon dont neuf membres furent échevins entre 1398 et 1560.

 

Barthélemy étudia d’abord à la Sorbonne.On pense qu’il y fit la connaissance de Jean Heynlin et de Guillaume Fichet, qui avaient introduit l'imprimerie à Paris pour la première fois, vers 1470, en y appelant des imprimeurs mayençais formés auprès de Gutenberg et ses successeurs, Michel Friburger, Ulrich Gering et Martin Crants.

 

Pris de passion pour cette nouvelle technique, Buyer à son retour en 1472 installe dans sa maison un atelier d’imprimerie, après avoir appelé auprès de lui le maître-ouvrier typographe Guillaume Le Roy (dit aussi Guillaume Régis, son nom d'origine étant Wilhem König2), originaire de la région de Liège, qui avait été lui-même l’apprenti de maîtres allemands.

 

On situe cet atelier sur la rive gauche de la Saône, traditionnellement rue Mercière, qui allait être la rue des imprimeurs pendant plusieurs siècles. Pour d'autres, il serait situé plus haut, rue Saint-Côme, devenue depuis rue Chavanne.

 

Le Speculum, qui porte le nom de Buyer, contient l'unique indication connue susceptible de nous renseigner mais malheureusement elle est trop succincte : « Hoc opus fuit completum et finitum in civitate Lugdini [sic], supra Rhodanum, per magistrum Guillermum Regis, dicte vile Lugdini, habitoribus, in domo honorabilis Bartholomei Burii [sic], burgensis dicti Lugdini, die septimo mensis Januarii... ».

 

Barthélémy Buyer ne fut pas imprimeur lui-même, comme l'attestent ses ouvrages qui portent souvent la mention : « à la requête de Barthélemy Buyer »3.

 

Buyer vendait ses livres en même temps que de la papeterie et du matériel typographique.

 

Barthélemy Buyer épouse à Lyon Louise Dalmèze fille d'une riche famille notariat. Ils eurent un fils Jean.

 

La ville de Lyon rend hommage à Barthélemy Buyer en 1927 en donnant son nom à l'une des importantes avenues de la ville.

 

Éditions les plus notables

  • « Reverendissimi Lotharii Compendium breve », septembre 1473, par le « révérend Lothaire » (cardinal qui allait devenir le pape Innocent III) est le premier livre imprimé à Lyon4.
  • « Le livre des merveilles du monde », 1475, le premier livre imprimé en français
  • « La légende dorée » de Jacques de Voragine et traduction de Jean Batallier, 1476.
  • « Le miroir de la vie humaine », (traduction du « Speculum vitae humanae ») de Roderic, évêque espagnol de Zamora, 1477.
  • « Le guidon de la practique en cyrurgie », de Guy de Chauliac, 1478, un livre de médecine.
  • « Commentaria » de Bartolus de Saxoferrato, 1481, une somme juridique très lourde, avec des illustrations techniques sur bois, en aplat.
  • « Le livre de Mandeville », 1481, qui est le dernier ouvrage paru sous son nom d'éditeur.

Essor de l'imprimerie

Sa carrière fut brève mais connut un succès retentissant et une longue succession.

 

Le roi Louis XI et le roi René seraient venus ensemble vers 1476 visiter sa boutique5.

 

Dès 1477, il fait travailler le nouvel atelier des allemands Nicolas Philippi (dit Pistoris) et Marc Reinhart.

 

Il étendit son commerce jusqu’à Toulouse (à partir des années 1480) où il posséda même un atelier de presse. Certains auteurs le font pénétrer non seulement le marché français mais aussi les marchés italien (Naples) et espagnol (Madrid).

 

À partir de 1483, le nom de Barthélemy n’apparaît plus dans l’industrie du livre et les registres consulaires. Selon le « Catalogue des Lyonnais dignes de mémoire » de Bréghot et Péricaud (1839), il fut nommé échevin en 1483. Il aurait pu ainsi abandonner l'édition.

 

Guillaume Leroy, à partir de cette date, ou peu avant, imprime à son nom et pourra se vanter de la première édition du « Roman de la Rose », en 1486, pourvue de gravures in-folio.

 

Il disparaît à son tour de la vie active vers 14886 puis des registres après 1493.

 

De son côté, Jacques Buyer, bachelier ès droits, frère cadet de Barthélemy et son exécuteur testamentaire, avait repris l’affaire, et paraît avoir fait travailler les imprimeurs allemands Mathieu Husz et Jean Siber, établis dans la ville.

 

Ils publieront notamment dès 1487 :

  • la « Grant vita Christi » (en 2 volumes gothiques in-folio,avec figures sur bois)
  • l'« Opus distinctionum » de Henri Bouhic (in-folio à 2 colonnes)
  • et le fameux « Tractatus corporis Christi », in-quarto joliment imprimé en 3 caractères gothiques de différentes grosseurs.

Ce frère sera échevin à trois reprises, et ses ouvrages sont connus jusqu’à la date de 1509.

 

 

 

Source :  Wikipédia

 

 

 


21/03/2016
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REVOLTE DES CANUTS A LYON AU XIX E SIECLE

 


Cette vidéo est consacrée aux révoltes des canuts principalement dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon au XIX° siècle.
Chanson de Aristide Bruant est interprétée par Yves Montand


19/03/2016
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PLUSIEURS ADRESSES POUR UN MËME LIEU : PLACE BELLECOUR A LYON

A l’époque gallo -romaine , le quartier Bellecour est une  presqu’ile formée de terre alluviales , on y a retrouvé des  baraques ( Canabae)  qui servaient d’entrepôts aux nautes et négociants gallo romains .

 

 

A la fin du XII ème , l’archeveque de Lyon possède à cet endroit une vigne appellée Bella curtis ( Beau Jardin ) , abandonné l’endroit redevient marécageux .

 

En 1562, le pré de Belle- Court est  occupée par le baron des Adrets  qui fait assécher les marais et y installe son artillerie durant l’occupation protestante.

 

 

En 1604 Henri IV pousse le conseil de la ville à acquérir le pré afin d’y aménager une place d’arme, le pré est alors défriché pour accueillir les cérémonies militaires,cette opération est progressive et sur un plan de 1626 la place est encore représentée comme terrain libre.

 

 

 

En 1658 c’est finalement  Louis XIV  qui obtient la possession définitive de la place et promulgue une ordonnance défendant à la ville «  d’en aliéner , échanger ou vendre aucune partie et d’y laisser bâtir aucune maison ou édifice pour quelque cause que ce soit »

 

Vers 1700 l’endroit devient place royale.

 

       

Nommée place Louis  le Grand en 1714 , elle est ornée d’une statue de bronze inaugurée en 1713 représentant le roi , autour de la place sont alors construits des édifices, dont les façades sont dessinées par le premier architecte du roi Robert de Cotte . 

 

 

 

Durant la révolution , la place Bellecour  née d’une initiative monarchique est malmenée  elle est rebaptisée Place de la Fédération puis Egalité un autel de la liberté y est élevé le 14juillet 1790 et la statue équestre est détruite en 1792 à la chute de la monarchie , de même en 1793 suite au siège de Lyon ( Ville affranchie )  les façades est et Ouest sont détruites sur ordre de la convention  qui y fait fusiller les vaincus

 

 

 

Le 21 juin 1800, Bonaparte de passage à Lyon après sa victoire de Marengo , pose la première pierre de nouveaux édifices. La place porte alors le nom de Place Bonaparte et devient logiquement un peu plus tard place Napoléon .

 

 

 

Redevenue  place Louis  le Grand  sous la restauration en 1814, elle s’orne d’une nouvelle statue de louis XIV, due au sculpteur Lemot, inaugurée le 6 novembre 1825 .

 


 

Dans la tradition populaire cette place est souvent appelée  Belle Cour en deux mots comme sur cette lettre de 1823.

 

 

 


04/01/2016
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LE FOND MORAND

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Le fonds Morand

Le fonds Morand est conservé aux Archives municipales de Lyon sous la cote 14II principalement. Il est constitué des archives de la famille Morand de Jouffrey depuis le XVIIème siècle jusqu'au début du XXème siècle.

 

Jusqu'au moment de leur dépôt par la famille en 1978 puis en 1994, les lettres ont fait l'objet d'un soin tout particulier de la part de la famille qui les a triées, numérotées, étiquetées, entreposées à l'abri de l'humidité, de la poussière et de la lumière. C'est ainsi que ce fonds, qui compte une centaine de cartons, nous est parvenu dans un état de conservation remarquable. On y trouve plusieurs milliers de lettres, des dossiers, agendas de voyage, listes de toutes sortes, ordonnances de médecin, de multiples gravures, dessins, estampes, des tableaux, des cartes, et un très grand nombre de plans dessinés et peints par l'architecte Jean Antoine Morand. Il a déjà donné lieu à trois expositions et fait l'objet de plusieurs monographies.

 

La correspondance

 

La correspondance ici rassemblée est principalement à deux voix bien qu'elle concerne trois individus : Antoine Morand de Jouffrey, son épouse Magdeleine Guilloud et sa mère Antoinette Levet. Elle commence en 1794, lorsque Antoine quitte Lyon pour s'exiler à Briançon. Elle se termine en 1812, au décès d'Antoinette.

 

La plupart des lettres envoyées par Magdeleine ont été brûlées, à sa demande (il en reste 5 pour la période 1794-1812). On compte 213 lettres d'Antoine à Magdeleine. Dans la correspondance entre le fils et la mère, toujours sur cette période, on a gardé 65 des lettres d'Antoine, contre 53 lettres d'Antoinette.

 

Le plus souvent, Antoine écrit à sa femme lorsqu'il est à Paris pour les affaires relatives à la gestion du pont.

 

Il lui écrit plus rarement de Grenoble, lorsqu'il se déplace auprès de sa mère, ou de Lyon. Les lettres d'Antoinette sont presque toutes écrites de Grenoble, où elle habite à partir de 1798. Quant aux lettres de Magdeleine, elles sont écrites soit de Lyon, où elle demeure en hiver, soit de Machy où elle vit en été ; celles qu'on a conservées font exception, puisqu'elles concernent le court séjour qu'elle fait à Grenoble pendant l'hiver 1807-1808. On retrouve, sur ce site, les lieux d'écriture et de réception de chacune des 348 lettres qui forment cette correspondance.

 

On découvre également, en consultant l'index des noms propres, qu'Antoine, Magdeleine et Antoinette se situent au centre d'un réseau social étendu. Ont été indexés 337 individus, dont certains sont l'objet d'une brève biographie.

 

L'histoire

Cette histoire familiale, la correspondance échangée, mais aussi des événements de l'histoire lyonnaise, nationale ou littéraire de cette époque sont retracés sur une frise chronologique.

 

Antoine Morand de Jouffrey, né en 1760, est un notable Lyonnais héritier de l'immense fortune accumulée par ses parents, l'architecte Jean Antoine Morand et son épouse Antoinette Levet.

 

Il a fait des études de droit et exercera la fonction de juge, tout en consacrant une grande partie de son temps à la réparation, à l'entretien et à la gestion du quartier des Brotteaux, ainsi que du pont Morand, construit par son père et détruit pendant la Révolution.

 

Il habitera successivement rue du Plat, rue Saint Dominique puis rue des Deux Maisons (toutes trois situées autour de la place Bellecour). Il se marie en 1785 avec une riche héritière, Magdeleine Guilloud. Le couple aura trois enfants, Albine, James et Eléonore.

 

Leur correspondance commence en 1794, époque à laquelle Antoine choisit de s'exiler à Briançon, pour échapper à d'éventuelles poursuites. Son père, emprisonné en novembre 1793, accusé d'avoir détruit son pont pour couper l'avancée des troupes républicaines assiégeant Lyon, sera guillotiné en janvier 1794.

 

Cette correspondance conjugale se poursuivra à chacune de leurs séparations, soit parce qu'Antoine doit se rendre à Paris pour obtenir les moyens de financer les réparations du pont, soit parce que l'un ou l'autre se rend auprès d'Antoinette Morand, à Grenoble. Elle concerne donc les années 1796, 1801, 1802, 1804, 1807. Quelques lettres, éparses, ponctuent les creux entre ces dates, lorsqu'Antoine reste à l'appartement à Lyon et que Magdeleine séjourne au château de Machy, au nord de Lyon.

 

Cette correspondance conjugale se double d'une autre correspondance qui vient utilement éclairer les moments où le couple, réuni, ne s'écrit pas. Il s'agit des lettres échangées entre Antoine et sa mère Antoinette entre 1798 et 1812 : suite à un conflit autour de l'héritage, Antoinette quitte définitivement sa ville de Lyon pour vivre, avec sa belle-sœur, non loin de chez sa fille Eléonore de Besson à Grenoble.

 

Plusieurs moments forts ponctuent les vies de ces trois personnes : le départ en exil d'Antoine à l'automne 1793 ; l'exécution de Jean Antoine Morand, en janvier 1794 ; le procès entre le fils et la mère, en 1796 ; le départ d'Antoinette pour Grenoble, en 1798 ; l'obtention d'un décret pour le doublement du péage en 1796, puis d'une loi pour l'exemption d'impôts en 1801, pour le pont ; les discussions pour le mariage d'Albine, en 1805 ; le décès d'Albine en 1807, et le conflit qui s'ensuivit entre Antoine et Magdeleine pendant l'hiver 1807-1808. Enfin, ce qui clôt la correspondance ici retranscrite, le décès d'Antoinette en 1812.

 

L'édition

L'édition numérique de la correspondance se fera en plusieurs étapes. Le présent site comprend 348 lettres. Une deuxième vague de numérisation et de mise en ligne débutera en 2015. Les lettres ont été transcrites au format XML TEI. Vous pouvez consulter l'ensemble du corpus transcrit au format TEI XML (fichier teiCorpus - dernière version : 10 mars 2014). Le schéma TEI suivi et sa documentation sont consultables également sous forme d'un fichier ODD (One Document Does it all).

 

 

La plus grande partie de cette correspondance a été retranscrite. Nous avons cependant écarté les comptes-rendus, souvent fastidieux, de l'argent dépensé et gagné ; le récit parfois répétitif des visites rendues ; les infinies salutations et recommandations lorsqu'elles n'apportaient pas d'éléments d'information. Pour pallier ces absences, dont le choix est tout à fait subjectif, cette retranscription se double d'une édition numérique permettant de se reporter à l'intégralité des lettres manuscrites.

 

Nous avons ajouté, en revanche, des textes qui ne forment pas, à proprement parler, de la correspondance. Ainsi, ce quatrain recopié à la main par Antoine, sur le tutoiement. Ou bien le mémoire sur son histoire physiologique, remis au médecin Louis Vitet.

 

Afin de faciliter la lecture et la compréhension de ces lettres, nous avons également rétabli l'orthographe moderne. Les fautes d'accord, nombreuses, ne nous ont pas paru intéressantes à conserver, même pour une histoire de la langue.

 

En revanche, nous avons maintenu l'orthographe, souvent évolutive, des noms propres. La particule, notamment, se promène, au gré des gouvernements : collée au patronyme pendant la période de la Terreur, parfois disparue, on la voit réapparaître et se distinguer lorsqu'il redevient avantageux d'afficher sa noblesse, comme sous l'Empire.

 

D'une manière plus générale, les noms sont orthographiés comme on les entend, et selon une écriture parfois difficile à déchiffrer. Contrairement aux noms communs, le doute sur une lettre ne s'éclaircit pas à la lecture globale du mot.

 

Une lettre entre un t et un e peut aussi bien être un h qu'un r, par exemple. Seule la répétition de ces noms propres permet, à la fin, de les identifier de manière certaine. 337 noms ont ainsi été identifiés (voir ici l'index complet des personnes citées), avec parfois plusieurs orthographes entre lesquelles nous n'avons pas souhaité trancher.

 

Machi, qui aujourd'hui s'épèle Machy, n'est pas orthographié de la même manière par Antoine, qui emploie le i, que par les documents officiels de l'époque qui utilisent déjà le y. Nous n'avons rien rétabli, choisissant ici de privilégier la préférence du scripteur.

 

LYON en toutes lettres 1760/ 1815 .pdf

 


15/10/2015
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HALLE AUX POISSONS ET RUE DE LA PECHERIE

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Image  de la halle, à gauche, au bout de la rue de la Pêcherie.
Les lieux sont aujourd'hui méconnaissables, tous ces bâtiments ayant été détruits dans la première moitié du 19ème siècle, et font place aujourd'hui au quai de la Pêcherie, à la hauteur de la rue Longue. La Saône se trouve à droite sur l'image.

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Source : http:// lyon-en-1700.blogspot.fr

 

L'objet de ce blog est de présenter l'avancée du projet de restitution en 3d de la ville de Lyon en 1700. L'objectif est de restituer la ville entre la place Bellecour et la place des Terreaux, pour permettre une visite virtuelle du centre historique de la presqu'île disparu quasi intégralement, avec des commentaires audio et/ou des illustrations agrémentant la visite selon le lieu où le visiteur se trouve.

 

La restitution permettra donc de servir de fil conducteur pour présenter des documents d'archive pouvant intéresser le public, gravures, peintures, plans ou autres.

 

Elle permettra également de présenter des articles concernant tel ou tel bâtiment ou secteur de la ville.

 

Par ailleurs, il sera possible de procéder à des visites du centre avec supports type Ipad ou tablette pour visualiser l'évolution du paysage urbain sur les lieux mêmes.

 

L'objectif adopté pour la restitution des immeubles disparus est de retrouver à minima le nombre d'étages, d'arcs de boutique et l'emplacement de la porte principale.

 

Le relevé des portes et fenêtres effectué en 1798 pour l'application de l'impôt sur les ouvertures croisé avec le travail réalisé pendant 30 ans par Joseph Pointet sur l'historique des immeubles lyonnais permet d'atteindre une grande précision immeuble par immeuble.

 

De vieilles gravures ou même certaines photographies du milieu du 19ème siècle permettent parfois de retrouver l'organisation des fenêtres. La couleur des façades est nécessairement imprécise. Les bâtiments publics ou religieux sont reconstitués à partir de plans et de gravures.

 

Lyon en 1700 est une association régie par la Loi de 1901 et composée de passionnés d'histoire.


Tout Lyonnais amateur de recherches en archives ou sur le terrain est bienvenu pour donner un coup de main ! Vous pouvez nous écrire à l'adresse lyonen1700@live.fr.


11/10/2015
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