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ARISTOTE


Aristote est un des plus grands penseurs de notre civilisation. Il est le précurseur de la science moderne, basée sur la vérification par l'observation. Homme de sciences, il est aussi philosophe, politicien, biologiste, astronome, physicien, zoologiste ... Par ses nombreux apports, il a révolutionné la pensée humaine. Aristote est l'un des fondateurs de notre civilisation moderne.

Aristote, inventeur de la logique

Philosophe grec, Aristote naît à Stagire (actuelle Stavros) en Macédoine en 384 av. J-C. Aristote est un penseur. Il n’est pas un scientifique tel qu’on pourrait aujourd’hui l’imaginer, mais philosophe, savant.

A cette époque, les hommes de sciences ne se limitent pas à approfondir leurs connaissances dans un domaine précis ; ainsi, Aristote a écrit un grand nombre de traités sur des sujets divers (histoire naturelle, politique, philosophie, physique, métaphysique …). Il est le créateur de la logique formelle. Il fait partie de ces hommes, à l’instar de Ptolémée, qui influenceront les astronomes arabes et les futurs grands astronomes d’occident comme Copernic, Galilée, etc … de part leur conception du monde et de la réalité des choses, de l’espace, de Dieu et de la création du monde. Enfin, il est de ces hommes qui ont posé les fondations de l’édifice de notre civilisation, qui se construit encore aujourd’hui, jour après jour.

écrits d'Aristote traduits

La vie d'Aristote

Enfance

Aristote est né en 384 avant Jésus Christ à Stagire, en Macédoine (province grecque). Fils de Nicomaque, médecin au service de Amyntas II, roi de Macédoine. A l’époque, la Macédoine est une puissance politique montante, et ses monarques s’approprient petit à petit la culture d’une Grèce qu’ils soumettront bientôt politiquement et militairement.
Le père d’Aristote meurt alors qu’il est encore enfant, Proxène d’Atarnée devient son tuteur. A dix-huit ans, Aristote part pour Athènes et devient élève à l’Académie de Platon, dirigée par le mathématicien et astronome Eudoxe (Platon est alors en Sicile).

Départ d'Athènes

Après s’être retrouvé en position délicate suite au massacre des habitants d’Olynthe (ville amie d’Athènes) par Philippe II de Macédoine en 348, Aristote décide de quitter Athènes pour rejoindre Atarnée. Il retrouve là-bas une communauté platonicienne. Les cinq années que passe Aristote dans l’île de Lesbos sont consacrées en grande partie à l’étude de la biologie et plus particulièrement des animaux. C’est à cette époque qu’Aristote entame la rédaction du célèbre recueil Histoire des animaux.

Alexandre le Grand

En 342, Philippe de Macédoine fait venir Aristote à Pella pour en faire le précepteur de son fils Alexandre (futur Alexandre le Grand). En 340, après lui avoir enseigné la poésie et la politique, Aristote termine son préceptorat lorsque Alexandre est nommé régent du royaume. On lui accorde le droit de reconstruire sa ville natale, Stagire, qui fut détruite par les macédoniens en 349.

Aristote, tableau de Rembrant

Aristote fonde le Lycée

En 334, il retourne à Athènes fonder le Lycée, école rivale de l’Académie, avec qui la rupture est consommée. C’est là qu’il composera la plupart de ses ouvrages, il y enseigne en marchant dans les jardins, suivi de ses élèves : les péripatéticiens. Aristote se brouille alors avec Alexandre car il est en désaccord avec sa politique d’assimilation des perses …

Nouvel exil

En 323, Alexandre le Grand meurt et Athènes se soulève contre les macédoniens. Aristote s’enfuit avec sa femme et ses enfants vers Chalcis, il y mourra à 62 ans, la même année. Théophraste, son ami de vingt ans, lui succèdera à la direction du Lycée.

Platon et Aristote

Les idées d'Aristote

Des principes scientifiques rigoureux

Les travaux scientifiques d’Aristote, basés sur l’observation et l’expérimentation, interviennent essentiellement dans les domaines de la biologie, de l’astronomie et de la physique. Il prône l’observation systématique des faits avant toute réflexion.
Il partage le savoir en trois champs de l’activité humaine : l’art, la morale et la science. Il lie également politique et éthique : selon lui, la plus haute forme de société ne peut être que la démocratie.
Aristote est surtout connu pour ses idées philosophiques, où il reprend certaines idées de son maître Platon, comme l’immortalité de l’âme et la nature divine des corps célestes, mais où il remet également en cause certaines théories du maître. Pour lui l’homme est un être de raison, mais également dominé par ses sens, qui précèdent selon lui l’acte de raison. Il affirme que la raison est vide avant que les sens n’entrent en action. L’homme est un animal raisonnable.

Zoologie : La classification du vivant par Aristote

Aristote est le père de la zoologie. Il établira d’ailleurs une classification des êtres vivants, suivant l’importance de leur âme. Car pour Aristote, chaque être vivant possède une âme, mais de nature différente : âme nutritive, sensitive, appétitive, et locomotive. Seul l’homme est doté d’une âme rationnelle. Il édifie donc une échelle de la nature, qui tend vers une complexité croissante de l’âme, suivant cet ordre : la matière inanimée, les plantes, les éponges, les méduses, les mollusques … jusqu’au sommet où figurent les mammifères et l’homme. Cette classification servira d’ailleurs aux scientifiques jusqu’au XVIIIème siècle !! L’existence de la faune et la flore se justifie alors par leur utilité à l’égard de leur prédateur, dont le dernier maillon est incarné par l’homme. La nature devient alors un phénoménal effort pour s’élever jusqu’à la pensée, et à la conscience de sa propre existence.

Principe de causalité

Il introduit une conception des phénomènes de causalité dans la nature, qu’il divise en quatre : la cause matérielle, la cause efficiente, la cause formelle et enfin la cause finale. C’est cette dernière qui fonde le principe d’Aristote sur la finalité des choses. En effet, son intime conviction est que tout obéit à un dessein qui nous dépasse. De ce fait, chez l’homme : la cause matérielle est constituée du sang, des os et de la chair, la cause efficiente est un autre homme (son père), la cause formelle est sa forme d’homme, la cause finale est de perpétuer l’espèce et entrer en rapport avec Dieu.

portraits d'Aristote

La conception de Dieu par Aristote

Pour Aristote, Dieu est l’organisateur du monde. Il est la pensée suprême, la cause efficiente et finale du monde : il se pense lui-même. Ce n’est pas un Dieu personnel et providentiel mais le principe premier, la première cause. Il n’est pas créateur mais cause logique. Au XIIIème siècle, la pensée médiévale était très influencée par Aristote. Ainsi, Saint Thomas d’Aquin tentera de concilier la philosophie aristotélicienne et la foi révélée des Ecritures. La philosophie médiévale va donc rajouter à la théorie aristotélicienne l’idée de la révélation qui n’existe pas chez Aristote, l’idée que je peux connaître Dieu par la pensée, mais que je peux aussi le découvrir par la révélation. Il y a deux révélations : l’Ecriture et la révélation intérieure. Aristote, lui, se limitait à la raison.

La conception du monde par Aristote

D’un point de vue physique, Aristote conçoit le monde comme clos, fini et hiérarchisé.
Pour lui, la Terre se trouve au centre, fixe et immobile. Il décrit une frontière entre deux mondes que marquerait l’orbite de la Lune. Le monde serait corruptible en deçà de la frontière (monde sublunaire), en proie au devenir, et il serait incorruptible au-delà (monde supralunaire). Au-delà, se trouve la sphère des fixes qui tient les étoiles. Il adopte néanmoins l’idée de rotondité de la Terre, supposition confirmée par l’observation des bateaux disparaissant derrière l’horizon.

le monde d'Aristote

Aristote traduit en latin

La conception de la matière par Aristote

Aristote tente également de poser les premières briques de la théorie de la gravité, en expliquant pourquoi les objets tombent ou montent. Il conceptualise l’univers comme composé de quatre éléments : air, eau, feu et terre. Il les ordonne ensuite en strates dont la Terre serait le centre. Ainsi, tout objet qui se composerait majoritairement d’un des quatre éléments tendrait invariablement vers la sphère qui lui est associée. Par conséquent, les humains et les roches, constitués de terre, tomberaient, mais l’air et le feu monteraient et l’eau s’écoulerait entre terre et air. Selon Aristote, il existe deux sortes de corps : les graves (lourds) et les légers. Les graves (gravité) sont les corps qui tendent à tomber vers le bas et les légers ceux qui tombent vers le haut (ex : fumées, nuages). Il explique cela par le fait que tout corps tend à rejoindre son « lieu naturel », le lieu naturel des graves étant le centre de la Terre et celui des légers dans la sphère des fixes.

le monde selon Aristote

Acte et puissance : les prémices de l'évolution

Aristote pense que la nature est en perpétuel manque. Il distingue l’acte et la puissance. La puissance est ce que possède une chose pour passer d’un état à un autre. Par exemple, un enfant est un adulte en puissance. C’est cette puissance qui est un manque. Un être qui ne manquerait de rien ne serait pas en puissance, il serait acte pur, il serait Dieu.
L’acte est ce que possède réellement un être. L’adulte est adulte en acte. L’acte est antérieur à la puissance dans le sens où la puissance désire l’acte et va vers lui. Un peintre se fait une représentation mentale de son œuvre finie avant qu’il n’ait commencé à peindre. L’adulte est antérieur à l’enfant dans le sens où l’enfant veut devenir adulte. L’acte est antérieur en tant qu’il est fin et que la fin est toujours présente avant la réalisation. Aristote remarque que le vers est couché, le quadrupède est plus haut mais à quatre pattes, le chimpanzé est debout mais courbé, l’homme est debout et droit. Il en déduit que la fin du vers est de devenir un quadrupède, le quadrupède veut devenir un chimpanzé, le chimpanzé veut devenir un homme. On note une ébauche de pensée de la théorie de l’évolution de Darwin, par sélection et pression naturelle …
Quelle est la fin de l’homme ? Devenir Dieu, s’élever pour accéder à l’éternité, à la forme pure et à l’acte pur où il n’y aurait plus de manque.

Le syllogisme, principe logique d'Aristote

buste Aristote

Aristote est également le père de la logique. Il l’invente sous la forme du syllogisme.
Le syllogisme est un raisonnement déductif en trois propositions. Par exemple : Tous les animaux sont mortels, or l’homme est un animal, donc tous les hommes sont mortels.
Il énonce également les trois principes sans lesquels aucune pensée logique n’est possible.
Le principe d’identité : A est A
Le principe de tiers exclu : si deux propositions sont contradictoires, alors l’une est vraie et l’autre est forcément fausse.
Le principe de non contradiction : on ne peut pas à la fois affirmer quelque chose et son contraire.






03/10/2011
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