Bienvenue dans mon Univers

Bienvenue dans mon Univers

REFLEXIONS

 Au fil de mes jours, ce fut souvent mon tour,

De noter dans ma tête, Mille et un pense-bête,

Des phrases magnifiques qui m'ont fait réfléchir,

A cet espace magique que l'on nomme " LA VIE "


TRANSITION ECOLOGIQUE : UNE AUTRE VOIE EST POSSIBLE

Après l'épreuve du Covid-19, avons-nous l'espoir d'un monde meilleur ?

 

La Convention citoyenne pour le climat, qui a réuni à Paris 150 citoyens, avance pas moins de 150 propositions dont une révision de la Constitution ! Avec beaucoup de contraintes et un résultat rien moins que garanti.

 


Nous vous proposons de réfléchir à une alternative pragmatique et libérale. Ou comment réduire sans douleur nos consommations d’énergie, remédier au dérèglement climatique et ouvrir la voie à une société plus humaine...

 

 

Parole de président : « le monde d’après sera résolument écologique. Je m’y engage ». Las, ce tweet vibrant du président Macron du 5 juin 2020 a été aussitôt contredit par le troisième projet de loi de finances rectificative pour 2020.

 

Ce document qui brasse les milliards par centaines prévoit tout juste un petit milliard supplémentaire « afin d’accélérer la transition écologique dans les territoires ».

 

 

Entre temps s'est réunie la Convention citoyenne pour le climat, avec 150 citoyens tirés au sort parmi tous ceux qui avaient fait acte de candidature.

 

Elle a planché pendant sept weeks-ends, écouté des experts supposés en climat et ébauché son catalogue de propositions dans lequel le plus intéressant est ce qui n'y figure pas : quid des énergies renouvelables et du nucléaire ? quid de la taxe carbone et du prix de l'énergie ? 

L'énergie est trop bon marché !

Or, sans un net enchérissement de l’énergie en France et dans l’ensemble des pays développés, on n’empêchera pas l’accroissement des consommations d’énergie et donc l’aggravation du dérèglement climatique.

 

 

Si surprenant que cela paraisse, le prix des énergies est à la baisse depuis 50 ans ! Les énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) coûtent ainsi deux fois moins cher qu’en 1970 en proportion de nos revenus. C’est pourquoi notre intérêt personnel nous pousse en toutes choses vers les solutions les plus énergivores, même si nous les réprouvons.

 

 

 1 euro = 6,5596 francs
Prix en 1969 (francs)
Prix en 2020 (euros)
Évolution
(x par)
SMIC horaire
3,3
10
20
Baguette de pain (250g)
0,55
1
12
Carte de métro hebdomadaire
4,8
20
27
1 litre de super
1,1
1,5
9
10 thermies de gaz
1,1
0,9
5
 

 

Où en serions-nous si le prix du super était resté dans le même rapport prix/revenu qu’en 1969, soit à plus de 3 euros le litre ?... Nous ne vivrions pas moins bien mais différemment.

 

Villes et villages plus concentrés, lieux de travail et commerces plus proches des lieux d’habitation, transports publics plus développés, agriculture plus raisonnée avec moins de phytosanitaires etc.

 

 

Le prix bas des énergies, en particulier des énergies fossiles, est une addiction, une drogue qui nous a conduits dans l’impasse actuelle, avec un mode de vie qui menace les équilibres écologiques et en premier lieu climatiques.

 

 

Les gouvernants et les industriels à l’origine de cette addiction ne voient d’autre solution que dans une fuite en avant par la technologie :

 

développement des énergies « renouvelables » et des véhicules électriques.

 

 

Mais les énergies telles l’éolien ou le solaire génèrent de graves inconvénients (pollutions par les terres rares, rendements faibles et incertains…).  

 

Quant à l’électrification des véhicules, elle ne compensera jamais les effets induits par leur multiplication, de l’étalement urbain à l’artificialisation des sols (un milliard de véhicules aujourd’hui, trois ou quatre milliards dans 50 ans).

Une mesure populaire : la taxe énergie redistribuée !

Ce constat conduit à l’urgente nécessité d’augmenter fortement le prix des énergies pour nous libérer de notre addiction, mais à condition qu’il ne nous en coûte rien !

 

 

Nous préconisons pour cela une taxe sur toutes les énergies primaires, payée par les producteurs d’énergie (EDF, compagnies pétrolières, usines d’incinération etc.) mais toute entière redistribuée aux citoyens sous la forme d’une allocation forfaitaire mensuelle.

 

Avec 50 centimes par litre de carburant ou sur 10 kWh électriques, le fisc pourrait verser à chaque adulte 150 euros par mois (montant brut avant impôt).

 

Ainsi chacun pourrait-il arbitrer entre deux options sans altérer son bien-être :


• Ne rien changer à son mode de vie en finançant avec l’allocation forfaitaire les hausses de prix induites par la taxe sur l’énergie,

 

• Se réorienter vers des consommations moins énergivores et moins coûteuses, avec un reliquat de revenu qui lui permettra d’augmenter son niveau de vie !

 

 

 

 

Cette mesure fiscale se doit d’être complétée par des dispositions réglementaires pour ouvrir des alternatives aux déplacements motorisés ainsi qu’aux gaspillages (emballages jetables, produits trop vite obsolescents…).

 

Les bénéfices de cette politique peuvent très vite avoir valeur d’exemple pour les autres pays européens et l’ensemble du monde développé.

 

Tous ces aspects sont détaillés et précisés dans un manifeste disponible en librairie et sur les sites de vente en ligne :

 

 Sauver le climat et gagner plus, des revenus plus élevés avec une énergie plus chère 

 

(176 pages, 9€, éditions Herodote.net ; texte : André Larané, illustrations : Dominique Rousseau).

 

 

André Larané
 
Source : Hérodote.net
 

Télécharger

 


27/06/2020
0 Poster un commentaire

QUELQUES BELLES PENSEES

Image1

 

 

Image2

 

 

Image3

 

 

Image5

 

 

Image6

 

 

Image7

 

 

Image8

 

 

Image9

 

 

Image10

 

 

Image12

 

 

Image13

 

 

Image20

 

 

Image21

 

 

Image22

 

 

 

 


19/06/2020
0 Poster un commentaire

LES REGARDS DU DESERT

Image1

 



 Ils sont nés du désert,
Et perdus dans les dunes,
Les yeux brulants de fièvre,
Ils marchent vers le sud.

On lit dans leurs regards,
Leurs souffrances et leurs joies,
Tantôt émerveillés, mais souvent aux abois,
Ils savent écouter et faire taire leurs voix.

Regardez ces visages portant l'humilité,
Eux seuls "savent" encore le mot  Humanité

Martine


Image1

 

 

Image2

 

 

Image3

 

 

Image4

 

 

Image5

 

 

Image6

 

 

Image7

 

 

Image8

 

 

Image11

 

 

 

Image10

 

 

Image12

 

 

Image13

 

 


17/05/2020
0 Poster un commentaire

CES DIFFERENCES QUI NOUS RAPPROCHENT

 

Tirée du bestseller du New York Times, cette histoire vraie traitant de l'amitié, de la famille et du pardon suscite l'inspiration.

 

Ron Hall (Greg Kinnear) est un marchand d'art qui a réussi : lui et sa femme Debbie (Renée Zellweger) semblent vivre une vie parfaite.

 

Mais quand leur foi et leur famille sont mises à l'épreuve, un lien improbable avec un vagabond sans attaches (Djimon Hounsou) les embarque à bord d'un voyage incroyable duquel naît une amitié éternelle.

 

Ces différences qui nous rapprochent montre qu'un simple acte de bonté peut tout changer.

 

--------------

 

Si comme moi vous êtes abonnée à Amazon Prime, vous passerez un  bon moment  en regardant ce  film très émouvant. 

 

Nous avons parfois besoin de nous rappeler que chaque être humain est différent, que souvent sous "le masque" se cache un vécu douloureux qui a généré des peurs, un manque de confiance "dans l'autre", des comportements agressifs, égoïstes, un repli sur soi ..... 

 

Un regard, un geste, un sourire, une parole bienveillante, une aide si petite soit-elle et l'espoir renaît. 

 

Je relis souvent  "le Petit Prince" pour ne jamais oublier le mot 

MERVEILLEUX 

 

Martine 

 

-------------

 

 

Le Petit Prince

 

 

 

C'est alors qu'apparut le renard:

 

  • Bonjour, dit le renard.
  •  
  • Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
  •  
  • Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
  •  
  • Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
  •  
  • Je suis un renard, dit le renard.
  •  
  • Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
  •  
  • Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
  •  
  • Ah! pardon, fit le petit prince.
  •  

Mais, après réflexion, il ajouta:

 

  • Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
  •  
  • Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu ?
  •  
  • Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
  •  
  • Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
  •  
  • Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
  •  
  • C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "créer des liens..."
  •  
  • Créer des liens ?

 

 

  • Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.
  •  
  • Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
  •  

 

  • Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
  •  
  • C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses...
  •  
  • Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince.
  •  

Le renard parut très intrigué :

  • Sur une autre planète ?
  •  
  • Oui.
  •  
  • Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
  •  
  • Non.
  •  
  • Ça, c'est intéressant ! Et des poules ?
  •  
  • Non.
  •  
  • Rien n'est parfait, soupira le renard.
  •  

Mais le renard revint à son idée:

 

  • Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée.
  •  
  • Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique.
  •  
  • Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...
  •  

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince:

  • S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.

 

  • Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
  •  
  • On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
  •  
  • Que faut-il faire? dit le petit prince.
  •  
  • Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

 

 

Le lendemain revint le petit prince.

 

 

  • Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur !
  •  
  • Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur... Il faut des rites.

 

 

  • Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.
  •  
  • C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.

 

 

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche:

 

  • Ah! dit le renard... Je pleurerai.
  •  
  • C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
  •  
  • Bien sûr, dit le renard.
  •  
  • Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
  •  

- Bien sûr, dit le renard.

 

 

Sources : You Tube -  ST Exupéry : Le Petit Prince 


16/05/2020
3 Poster un commentaire

CONVERSATION AVEC ROMY SCHNEIDER - ARTE

Romy-Schneider

 

 

https://www.arte.tv/fr/videos/074559-000-A/conversation-avec-romy-schneider/

 

Le temps d'une nuit à Cologne, en 1976, Romy Schneider se raconte comme elle ne l'a jamais fait. Un portrait intime d'une intensité rare, réalisé à partir des enregistrements sonores de son interview avec la journaliste Alice Schwarzer.

 

 

12 décembre 1976. Des flocons virevoltent au-dessus de la cathédrale de Cologne. À quelques pas, dans un petit bureau aux airs de cabine de bateau, Romy Schneider se confie à une femme : Alice Schwarzer, une féministe allemande – la plus engagée de son époque –, fondatrice du magazine Emma.

 

Éloignée des caméras et alors qu'elle ne donne plus aucune interview, l'actrice allemande de 38 ans est au sommet de sa gloire.

 

Elle veut faire de la journaliste le porte-voix de ce qu'elle n'a jamais su dire. "Je veux que ton article sur moi choque tout le monde", répète-t-elle en français.

 

Retraçant le fil de sa vie, jalonnée d'allers-retours entre la France et l'Allemagne, la comédienne se livre à des confessions parfois douloureuses.

 

Elle demande à plusieurs reprises d'interrompre l'enregistrement, notamment lorsqu'elle évoque Magda, sa mère, actrice adulée sous le IIIe Reich – et qu'elle soupçonne d'avoir eu une liaison avec Hitler. À demi-mot, elle parle aussi de son beau-père, qui a voulu abuser d'elle.

 

Tête à tête


Quarante ans après, Alice Schwarzer, figure historique du féminisme, confie à Patrick Jeudy les extraits de l'enregistrement sonore de sa conversation avec Romy Schneider et revient, devant sa caméra, sur cette nuit unique.

 

De la petite Autrichienne de Sissi à l'icône des années 1970, ce portrait sans tabou lève le voile sur l'intimité d'une femme pleine de contradictions.

 

Elle apparaît ici courageuse et craintive, révoltée et conformiste, surdouée et rongée par le doute.

 

Emplie d'images d'archives rares, comme ce film privé d'Eva Braun, où l'on découvre tout sourire la mère de Romy aux côtés du Führer, cette pépite documentaire offre un éclairage nouveau sur le rapport complexe qu'entretenait la star avec ses deux pays.

 

Alors que l'Allemagne réveille des traumatismes d'enfance, la France reste la terre d'un premier amour contrarié : celui avec Alain Delon. Elle dira : "Je suis maintenant française. Tout ce qui est allemand me fait mal."

 

Dans ses confidences, quand la colère la rattrape, c'est d'ailleurs l'allemand qui prend le pas sur sa langue de cœur, le français.

 

Réalisation : Patrick JEUDY  - 2017 - 

 

----------------

 

Ce documentaire m'a profondément émue. C'est une vie de souffrances que celle de Romy, d'abus de toute nature, par sa mère, son beau-père ....

 

Un parcours imposé dès son plus jeune âge plutôt que choisi, bien que, de toute évidence, elle portait en elle, les gênes d'une très grande actrice.

 

 

Dès l'adolescence, elle posera un regard sans complaisance sur la conduite de ses parents pendant la deuxième guerre mondiale. 

 

Ce fardeau inaudible, cette honte auront  à mon sens un impact énorme sur sa structure mentale et provoqueront un trauma  psychologique dont elle ne guérira jamais. 

 

Son parcours de vie fut jalonné de joies parfois mais aussi de beaucoup d'événements douloureux, de  déceptions.

 

  La perte de son fils, David, a mit fin à son désir de continuité. 

 

J'ai eu de la peine lors de sa disparition, je l'avais élue membre de "ma famille de coeur " 

 

Martine 

 

 


14/05/2020
0 Poster un commentaire

LES QUATRE PILIERS DE LA PENSEE POSITIVE - AURELIE GODEFROY

img20200512_16113029

 


12/05/2020
0 Poster un commentaire

LA DIFFERENCE

 

Source : LE GRAND ORAL 

 

 

 

LA DIFFERENCE

 

 

La différence s'est sans doute se soustraire à l'ensemble,

C'est faire que d'être soi à nul autre ressemble,

Elle peut crier son nom ou  être incognito,

Elle vous fera « bizarre » vous distinguant du lot.

 

 

Pour n'être point semblable vous vivrez sans repos,

Ou trouverez refuge derrière le quiproquo,

Puisqu'ils sont si nombreux, leur cause est la meilleure,

Et vous puisque si seule, vous n'êtes qu'une erreur.

 

 

 

C'est auprès des enfants que vous serez  sécure,

Ils poseront sur vous leurs regards si purs,

Vous  tomberez alors masque de  normalité,

Cette armure d'usages et mots appropriés,

Instants sereins et  joie pour vivre votre « moi »

Afin qu'un « être à part » devienne enfin un droit !

 

 

Martine 

 


29/04/2020
0 Poster un commentaire

LE MONDE QUI MARCHAIT SUR LA TETE - COLINE SERREAU

LE MONDE QUI MARCHAIT SUR LA TÊTE EST EN TRAIN DE REMETTRE SES IDÉES A L’ENDROIT

 

par Coline Serreau

 

 

Le gouvernement gère l'épidémie comme il peut… mais les postures guerrières sont souvent inefficaces en face des forces de la nature. Les virus sont des êtres puissants, capables de modifier notre génome, traitons-les sinon avec respect, du moins avec modestie.

 

 

Apprenons à survivre parmi eux, à s'en protéger en faisant vivre l'espèce humaine dans des conditions sanitaires optimales qui renforcent son immunité et lui donnent le pouvoir d'affronter sans dommage les microbes et virus dont nous sommes de toute façon entourés massivement, car nous vivons dans la grande soupe cosmique où tout le monde doit avoir sa place.

 

La guerre contre les virus sera toujours perdue, mais l'équilibre entre nos vies et la leur peut être gagné si nous renforçons notre système immunitaire par un mode de vie non mortifère.

 

 

Dans cette crise, ce qui est stupéfiant c’est la rapidité avec laquelle l'intelligence collective et populaire se manifeste.

 

En quelques jours, les français ont établi des rites de remerciement massivement suivis, un des plus beaux gestes politiques que la France ait connus et qui prolonge les grèves contre la réforme des retraites et l'action des gilets jaunes en criant haut et fort qui et quoi sont importants dans nos vies

 

 

Dans notre pays, ceux qui assurent les fonctions essentielles, celles qui font tenir debout une société sont sous-payés, méprisés. Les aides-soignantes, les infirmières et infirmiers, les médecins qui travaillent dans les hôpitaux publics, le personnel des écoles, les instituteurs, les professeurs, les chercheurs, touchent des salaires de misère tandis que des jeunes crétins arrogants sont payés des millions d'euros par mois pour mettre un ballon dans un filet.

 

 

Dans notre monde le mot paysan est une insulte, mais des gens qui se nomment "exploitants agricoles" reçoivent des centaines de milliers d'euros pour faire mourir notre terre, nos corps et notre environnement tandis que l'industrie chimique prospère.

 

 

Et voilà que le petit virus remet les pendules à l'heure, voilà qu'aux fenêtres, un peuple confiné hurle son respect, son amour, sa reconnaissance pour les vrais soldats de notre époque, ceux qui sont prêts à donner leur vie pour sauver la nôtre alors que depuis des décennies les gouvernements successifs se sont acharnés à démanteler nos systèmes de santé et d'éducation, alors que les lobbies règnent en maîtres et arrosent les politiques avec le fric de la corruption.

 

 

Nous manquons d'argent pour équiper nos hôpitaux, mais bon sang, prenons l'argent où il se trouve, que les GAFA payent leurs impôts, qu'ils reversent à la société au minimum la moitié de leurs revenus.

 

Car après tout, comment l'ont-ils gagné cet argent ? Ils l'ont gagné parce qu'il y a des peuples qui forment des nations, équipées de rues, d'autoroutes, de trains, d'égouts, d'électricité, d'eau courante, d'écoles, d'hôpitaux, de stades, et j'en passe, parce que la collectivité a payé tout cela de ses deniers, et c’est grâce à toutes ces infrastructures que ces entreprises peuvent faire des profits. Donc ils doivent payer leurs impôts et rendre aux peuples ce qui leur est dû.

 

 

Il faudra probablement aussi revoir la question de la dette qui nous ruine en enrichissant les marchés financiers. Au cours des siècles passés les rois de France ont très régulièrement décidé d'annuler la dette publique, de remettre les compteurs à zéro.

 

 

Je ne vois pas comment à la sortie de cette crise, quand les comptes en banque des petites gens seront vides, quand les entreprises ne pourront plus payer leurs employés qui ne pourront plus payer les loyers, l'électricité, le gaz, la nourriture, comment le gouvernement pourra continuer à gaspiller 90% de son budget à rembourser une dette qui ne profite qu'aux banquiers.

 

 

J'espère que le peuple se lèvera et réclamera son dû, à savoir exigera que la richesse de la France, produite par le peuple soit redistribuée au peuple et non pas à la finance internationale.

 

Et si les autres pays font aussi défaut de leur dette envers nous, il faudra relocaliser, produire de nouveau chez nous, se contenter de nos ressources, qui sont immenses, et détricoter une partie de la mondialisation qui n'a fait que nous appauvrir.

 

 

Et le peuple l'a si bien compris qu'il crie tous les soirs son respect pour ceux qui soignent, pour la fonction soignante, celle des mères, des femmes et des hommes qui font passer l'humain avant le fric.

 

 

Ne nous y trompons pas, il n'y aura pas de retour en arrière après cette crise.

 

Parce que malgré cette souffrance, malgré ces deuils terribles qui frappent tant de familles, malgré ce confinement dont les plus pauvres d'entre nous payent le plus lourd tribut, à savoir les jeunes, les personnes âgées isolées ou confinées dans les EHPAD, les familles nombreuses, coincés qu'ils sont en ville, souvent dans de toutes petites surfaces, malgré tout cela, le monde

qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l'endroit.

 

 

Où sont les vraies valeurs ? Qu'est-ce qui est important dans nos vies ?

 

Vivre virtuellement ? Manger des produits issus d'une terre martyrisée et qui empoisonnent nos corps ?

 

Enrichir par notre travail ceux qui se prennent des bonus faramineux en gérant les licenciements

 

Encaisser la violence sociale de ceux qui n'ont eu de cesse d'appauvrir le système de soin et nous donnent maintenant des leçons de solidarité ?

 

Subir une médecine uniquement occupée à soigner les symptômes sans se soucier de prévention, qui bourre les gens de médicaments qui les tuent autant ou plus qu'ils ne les soignent ? Une médecine aux ordres des laboratoires pharmaceutiques ?

 

Alors que la seule médecine valable, c’est celle qui s'occupe de l'environnement sain des humains, qui proscrit tous les poisons, même s'ils rapportent gros. Pourquoi croyez-vous que ce virus qui atteint les poumons prospère si bien ? Parce que nos poumons sont malades de la pollution et que leur faiblesse offre un magnifique garde-manger aux virus.

 

 

En agriculture, plus on cultive intensivement sur des dizaines d'hectares des plantes transformées génétiquement ou hybrides dans des terres malades, plus les prédateurs, ou pestes, les attaquent et s'en régalent, et plus il faut les arroser de pesticides pour qu'elles survivent, c’est un cercle vicieux qui ne peut mener qu'à des catastrophes.

 

 

Mais ne vous faites pas d'illusions, on traite les humains les plus humbles de la même façon que les plantes et les animaux martyrisés.

 

 

Dans les grandes métropoles du monde entier, plus les gens sont entassés, mal nourris, respirent un air vicié qui affaiblit leurs poumons, plus les virus et autres "pestes" seront à l'aise et attaqueront leur point faible : leur système respiratoire.

 

 

Cette épidémie, si l'on a l'intelligence d'en analyser l'origine et la manière de la contrer par la prévention plutôt que par le seul vaccin, pourrait faire comprendre aux politiques et surtout aux populations que seuls une alimentation et un environnement sains permettront de se défendre efficacement et à long terme contre les virus.

 

 

Le confinement a aussi des conséquences mentales et sociétales importantes pour nous tous, soudain un certain nombre de choses que nous pensions vitales se révèlent futiles. Acheter toutes sortes d'objets, de vêtements, est impossible et cette impossibilité devient un bonus : d'abord en achetant moins on devient riches.

 

 

Et comme on ne perd plus de temps en transports harassants et polluants, soudain on comprend combien ces transports nous détruisaient, combien l'entassement nous rendait agressifs, combien la haine et la méfiance dont on se blindait pour se préserver un vague espace vital, nous faisait du mal.

 

 

On prend le temps de cuisiner au lieu de se gaver de junk-food, on se parle, on s'envoie des messages qui rivalisent de créativité et d'humour.

 

 

Le télétravail se développe à toute vitesse, il permettra plus tard à un nombre croissant de gens de vivre et de travailler à la campagne, les mégapoles pourront se désengorger.

 

 

Pour ce qui est de la culture, les peuples nous enseignent des leçons magnifiques : la culture n'est ni un vecteur de vente, ni une usine à profits, ni la propriété d'une élite qui affirme sa supériorité, la culture est ce qui nous rassemble, nous console, nous permet de vivre et de partager nos émotions avec les autres humains.

 

 

Quoi de pire qu'un confinement pour communiquer ? Et pourtant les italiens chantent aux balcons, on a vu des policiers offrir des sérénades à des villageois pour les réconforter, à Paris des rues entières organisent des concerts du soir, des lectures de poèmes, des manifestations de gratitude, c’est cela la vraie culture, la belle, la grande culture dont le monde a besoin, juste des voix qui chantent pour juguler la solitude.

 

 

C’est le contraire de la culture des officines gouvernementales qui ne se sont jamais préoccupées d'assouvir les besoins des populations, de leur offrir ce dont elles ont réellement besoin pour vivre, mais n'ont eu de cesse de conforter les élites, de mépriser toute manifestation culturelle qui plairait au bas peuple.

 

En ce sens, l'annulation du festival de Cannes est une super bonne nouvelle.

Après l'explosion en plein vol des Césars manipulés depuis des années par une maffia au fonctionnement opaque et antidémocratique, après les scandales des abus sexuels dans le cinéma, dont seulement une infime partie a été dévoilée, le festival de Cannes va lui aussi devoir faire des révisions déchirantes et se réinventer.

 

Ce festival de Cannes qui déconne, ou festival des connes complices d'un système rongé par la phallocratie, par la corruption de l'industrie du luxe, où l'on expose complaisamment de la chair fraîche piquée sur des échasses, pauvres femmes porte-manteaux manipulées par les marques, humiliées, angoissées à l’idée de ne pas assez plaire aux vieillards aux bras desquels elles sont accrochées comme des trophées, ce festival, mais venez-y en jeans troués et en baskets les filles, car c’est votre talent, vos qualités d'artiste qu'il faut y célébrer et non pas faire la course à qui sera la plus à poil, la plus pute !

 

 

Si les manifestations si généreuses, si émouvantes des peuples confinés pouvaient avoir une influence sur le futur de la culture ce serait un beau rêve !

 

 

Pour terminer, je voudrais adresser une parole de compassion aux nombreux malades et à leurs proches, et leur dire que du fin fond de nos maisons ou appartements, enfermés que nous sommes, nous ne cessons de penser à eux et de leur souhaiter de se rétablir.

 

Je ne suis pas croyante, les prières m'ont toujours fait rire, mais voilà que je me prends à prier pour que tous ces gens guérissent. Cette prière ne remplacera jamais les soins de l'hôpital, le dévouement héroïque des soignants et une politique sanitaire digne de ce nom, mais c’est tout ce que je peux faire, alors je le fais, en espérant que les ondes transporteront mon message, nos messages, d'amour et d'espoir à ceux qui en ont besoin.

 

Coline Serreau

 


01/04/2020
1 Poster un commentaire

LES ENFANTS DU 209 RUE SAINT MAUR - PARIS X e

 

 

Au terme d'une longue enquête, Ruth Zylberman a retrouvé les habitants d'un immeuble parisien dont l'enfance avait été saccagée sous l'Occupation. Alliant rigueur historique et créativité visuelle, un film documentaire magnifique.

 

Pour vivre, Albert, Henry, René, Odette et les autres ont tourné la page. Bientôt octogénaires, ils font un bout de chemin vers des souvenirs enfouis, des sensations disparues.

 

Pour raviver leur mémoire, Ruth Zylberman manie rigueur historique et imagination féconde. Papier-crayons, voilà sur un plan les quatre bâtiments et leurs étages.

 

Le nom des voisins sur des Post-it retrace la géographie des proximités : ici, Sonia Arnaud-Ghitis, là, les Buraczyk, au coin, en bas, l'épicerie que tenait Mme Haimovici.

 

Avec des meubles miniatures, un appartement se matérialise, des gens sourient, leur image projetée sur la façade de l'immeuble.

 

Par un document officiel, un visage, un métier, un pays de naissance refont surface. Prenant chacun par la main à l'heure des retrouvailles dans le Paris d'aujourd'hui, Ruth Zylberman les convoque dans un film magnifique à l'époque des copains, des cousins, de l'insouciance pas encore engloutie.

 

À l'heure d'une enfance qui voulait croire aux promesses du pays des droits de l'homme. Les enfants du 209 rue Saint-Maur Paris Xe Documentaire de Ruth Zylberman (France, 2017, 1h41mn) Disponible jusqu'au 2 septembre 2021


25/03/2020
0 Poster un commentaire

LES VIES SAUVAGES

une-petite-maison-en-bois-dans-la-forêt-de-neige-68102833

De l'écriture aux archives, il réinvente les usages et explore les mondes... Philippe Artières, historien spécialiste de Michel Foucault, et notre invité aujourd’hui, s'intéresse aux "vies sauvages", des vies d'ermites qui ont choisi de quitter le monde, peut-être pour mieux lui résister.

 

Les "vies sauvages", un dossier d’archives plus ou moins fragmentées qui pourrait dater des années 1970 et qui, surtout, aurait été constitué par Michel Foucault.

 

C’est le point de départ du dernier essai de Philippe Artières, historien, directeur de recherches du CNRS à l’EHESS-Paris, président de l’Association pour le Centre Michel Foucault de 1995 à 2013 et ancien pensionnaire de la villa Médicis.

 

Il est notre invité aujourd’hui.

 

Alors qu'une grande marche pour le climat a lieu aujourd’hui à Madrid et à Santiago du Chili, et tandis que la mobilisation pour les retraites en France ne faiblit pas, vivre à la marge, retiré du monde, est-ce une solution?

 

Dans ce livre enquête intitulé Le dossier sauvage (verticales, 2019), Philippe Artières revient sur ces vies d'ermites et questionne notre rapport à la marge.

 

ls font le choix de la solitude : ils partent tous seuls dans ce lieu qui, dans nos imaginaires, est lié à l’inquiétude, à la peur; la forêt, c’est l’endroit où l’on se perd.
(Philippe Artières)

 

 

Partant de ce manuscrit trouvé, Philippe Artières se plonge dans les "vies sauvages" que décrivent ses coupures de presse, correspondances et autres archives.

 

Des figures d’ermites et d’anachorètes qui, de l’homme du Var, qui avait appris à faire un habit de ses cheveux et qui revendiquait son droit de voter, à TJK, éminent mathématicien parti vivre la vie d’ermite, et dont Philippe Artières découvre qu’il était devenu Unabomber, militant terroriste radical, l’historien retrouve même une part de lui lorsque ces existences individuelles lui rappellent une autre figure d’ermite : Jean, qu’il avait rencontré pendant son enfance.    

 

Des ermites laïques, qui ne croient en rien d’autre qu’en la nature […] Ils entrent au bois comme on entre au couvent, comme on entre aux archives aussi. Des adeptes de Rousseau, ou bien des fous, des sujets qui inventent une autre forme de vie.  
(Philippe Artières)

 

 

Une enquête qui n’est pas sans rappeler La vie des hommes infâmes, livre écrit par Michel Foucault, ou Les Vies oubliées de l’historienne Arlette Farge, qui s’intéresse aux destins d’hommes, de femmes et d’enfants pauvres du XVIIIe siècle à partir d’un corpus d’archives recueilli sur de longues d’années.

 

Premier indice, parmi d’autres, qui s’offre au lecteur : la démarche de Philippe Artières tient plus de l’expérimentation et de la démarche quasi-artistique que de l’enquête pure et dure.

 

Ainsi apprend-on à la fin de l’ouvrage que le mystérieux dossier constitué par Foucault est un leurre, un faux constitué, néanmoins, d’archives bien réelles.   

Inventant la fiction-archive, Philippe Artières a ainsi monté de toute pièce ce manuscrit trouvé, s’adonnant, écrit-il, à un usage ludique de la fiction qu’il rapproche de l’histoire contre-factuelle, autant pour éclaircir autrement l’œuvre de Foucault que pour reconstituer ce que la lecture de l’assemblage de ces "vies sauvages" provoquerait chez lui. 

 

Des archives comme lieu de la fiction : pour toute personne qui, à un moment donné se trouve devant des archives […], ça donne à rêver, mais aussi à penser. Toute la question est de savoir comment on se les approprie ?  
(Philippe Artières)

 

Une forme d’esthétique de l’existence : ce que fait Laurent [, le "sauvage du Var"], c‘est ce que, aujourd’hui, d’aucuns nommeraient une performance. Plus encore, c’est construire sa vie comme une œuvre d’art.  
(Philippe Artières)

 

 

Une démarche qui se situe dans la logique de son travail, tout en l’approfondissant par le biais de l’expérimentation, puisque Philippe Artières s’est intéressé à la constitution d’un "lieu de vérité" par l’écriture et aux "archives" comme objets d’études ; il a en particulier travaillé sur les pratiques ordinaires d’archivages (celles des anonymes) et amené le terme d’archives "mineures". 

 

 

Je traite dans le livre de figures qui viennent taper à la porte à un moment donné, qui sortent de la forêt […] et qui portent un discours, écrivent et disent quelque chose : Laurent Lazaret [« le sauvage du Var »], je l’ai retrouvé dans la presse et par le biais des conférences qu’il donne sur sa vie sauvage.  


(Philippe Artières)

 

Pour écouter cliquez sur le lien ci-dessous :

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/se-retirer-du-monde-pour-mieux-lui-resister-0?actId=ebwp0YMB8s0XXev-swTWi6FWgZQt9biALyr5FYI13OqeBiAsr9VRxxR8nw116tr5&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=554659#xtor=EPR-2-[LaLettre06122019]

 


30/12/2019
0 Poster un commentaire