Bienvenue dans mon Univers

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REFLEXIONS

 Au fil de mes jours, ce fut souvent mon tour,

De noter dans ma tête, Mille et un pense-bête,

Des phrases magnifiques qui m'ont fait réfléchir,

A cet espace magique que l'on nomme " LA VIE "


LE MONDE QUI MARCHAIT SUR LA TETE - COLINE SERREAU

LE MONDE QUI MARCHAIT SUR LA TÊTE EST EN TRAIN DE REMETTRE SES IDÉES A L’ENDROIT

 

par Coline Serreau

 

 

Le gouvernement gère l'épidémie comme il peut… mais les postures guerrières sont souvent inefficaces en face des forces de la nature. Les virus sont des êtres puissants, capables de modifier notre génome, traitons-les sinon avec respect, du moins avec modestie.

 

 

Apprenons à survivre parmi eux, à s'en protéger en faisant vivre l'espèce humaine dans des conditions sanitaires optimales qui renforcent son immunité et lui donnent le pouvoir d'affronter sans dommage les microbes et virus dont nous sommes de toute façon entourés massivement, car nous vivons dans la grande soupe cosmique où tout le monde doit avoir sa place.

 

La guerre contre les virus sera toujours perdue, mais l'équilibre entre nos vies et la leur peut être gagné si nous renforçons notre système immunitaire par un mode de vie non mortifère.

 

 

Dans cette crise, ce qui est stupéfiant c’est la rapidité avec laquelle l'intelligence collective et populaire se manifeste.

 

En quelques jours, les français ont établi des rites de remerciement massivement suivis, un des plus beaux gestes politiques que la France ait connus et qui prolonge les grèves contre la réforme des retraites et l'action des gilets jaunes en criant haut et fort qui et quoi sont importants dans nos vies

 

 

Dans notre pays, ceux qui assurent les fonctions essentielles, celles qui font tenir debout une société sont sous-payés, méprisés. Les aides-soignantes, les infirmières et infirmiers, les médecins qui travaillent dans les hôpitaux publics, le personnel des écoles, les instituteurs, les professeurs, les chercheurs, touchent des salaires de misère tandis que des jeunes crétins arrogants sont payés des millions d'euros par mois pour mettre un ballon dans un filet.

 

 

Dans notre monde le mot paysan est une insulte, mais des gens qui se nomment "exploitants agricoles" reçoivent des centaines de milliers d'euros pour faire mourir notre terre, nos corps et notre environnement tandis que l'industrie chimique prospère.

 

 

Et voilà que le petit virus remet les pendules à l'heure, voilà qu'aux fenêtres, un peuple confiné hurle son respect, son amour, sa reconnaissance pour les vrais soldats de notre époque, ceux qui sont prêts à donner leur vie pour sauver la nôtre alors que depuis des décennies les gouvernements successifs se sont acharnés à démanteler nos systèmes de santé et d'éducation, alors que les lobbies règnent en maîtres et arrosent les politiques avec le fric de la corruption.

 

 

Nous manquons d'argent pour équiper nos hôpitaux, mais bon sang, prenons l'argent où il se trouve, que les GAFA payent leurs impôts, qu'ils reversent à la société au minimum la moitié de leurs revenus.

 

Car après tout, comment l'ont-ils gagné cet argent ? Ils l'ont gagné parce qu'il y a des peuples qui forment des nations, équipées de rues, d'autoroutes, de trains, d'égouts, d'électricité, d'eau courante, d'écoles, d'hôpitaux, de stades, et j'en passe, parce que la collectivité a payé tout cela de ses deniers, et c’est grâce à toutes ces infrastructures que ces entreprises peuvent faire des profits. Donc ils doivent payer leurs impôts et rendre aux peuples ce qui leur est dû.

 

 

Il faudra probablement aussi revoir la question de la dette qui nous ruine en enrichissant les marchés financiers. Au cours des siècles passés les rois de France ont très régulièrement décidé d'annuler la dette publique, de remettre les compteurs à zéro.

 

 

Je ne vois pas comment à la sortie de cette crise, quand les comptes en banque des petites gens seront vides, quand les entreprises ne pourront plus payer leurs employés qui ne pourront plus payer les loyers, l'électricité, le gaz, la nourriture, comment le gouvernement pourra continuer à gaspiller 90% de son budget à rembourser une dette qui ne profite qu'aux banquiers.

 

 

J'espère que le peuple se lèvera et réclamera son dû, à savoir exigera que la richesse de la France, produite par le peuple soit redistribuée au peuple et non pas à la finance internationale.

 

Et si les autres pays font aussi défaut de leur dette envers nous, il faudra relocaliser, produire de nouveau chez nous, se contenter de nos ressources, qui sont immenses, et détricoter une partie de la mondialisation qui n'a fait que nous appauvrir.

 

 

Et le peuple l'a si bien compris qu'il crie tous les soirs son respect pour ceux qui soignent, pour la fonction soignante, celle des mères, des femmes et des hommes qui font passer l'humain avant le fric.

 

 

Ne nous y trompons pas, il n'y aura pas de retour en arrière après cette crise.

 

Parce que malgré cette souffrance, malgré ces deuils terribles qui frappent tant de familles, malgré ce confinement dont les plus pauvres d'entre nous payent le plus lourd tribut, à savoir les jeunes, les personnes âgées isolées ou confinées dans les EHPAD, les familles nombreuses, coincés qu'ils sont en ville, souvent dans de toutes petites surfaces, malgré tout cela, le monde

qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l'endroit.

 

 

Où sont les vraies valeurs ? Qu'est-ce qui est important dans nos vies ?

 

Vivre virtuellement ? Manger des produits issus d'une terre martyrisée et qui empoisonnent nos corps ?

 

Enrichir par notre travail ceux qui se prennent des bonus faramineux en gérant les licenciements

 

Encaisser la violence sociale de ceux qui n'ont eu de cesse d'appauvrir le système de soin et nous donnent maintenant des leçons de solidarité ?

 

Subir une médecine uniquement occupée à soigner les symptômes sans se soucier de prévention, qui bourre les gens de médicaments qui les tuent autant ou plus qu'ils ne les soignent ? Une médecine aux ordres des laboratoires pharmaceutiques ?

 

Alors que la seule médecine valable, c’est celle qui s'occupe de l'environnement sain des humains, qui proscrit tous les poisons, même s'ils rapportent gros. Pourquoi croyez-vous que ce virus qui atteint les poumons prospère si bien ? Parce que nos poumons sont malades de la pollution et que leur faiblesse offre un magnifique garde-manger aux virus.

 

 

En agriculture, plus on cultive intensivement sur des dizaines d'hectares des plantes transformées génétiquement ou hybrides dans des terres malades, plus les prédateurs, ou pestes, les attaquent et s'en régalent, et plus il faut les arroser de pesticides pour qu'elles survivent, c’est un cercle vicieux qui ne peut mener qu'à des catastrophes.

 

 

Mais ne vous faites pas d'illusions, on traite les humains les plus humbles de la même façon que les plantes et les animaux martyrisés.

 

 

Dans les grandes métropoles du monde entier, plus les gens sont entassés, mal nourris, respirent un air vicié qui affaiblit leurs poumons, plus les virus et autres "pestes" seront à l'aise et attaqueront leur point faible : leur système respiratoire.

 

 

Cette épidémie, si l'on a l'intelligence d'en analyser l'origine et la manière de la contrer par la prévention plutôt que par le seul vaccin, pourrait faire comprendre aux politiques et surtout aux populations que seuls une alimentation et un environnement sains permettront de se défendre efficacement et à long terme contre les virus.

 

 

Le confinement a aussi des conséquences mentales et sociétales importantes pour nous tous, soudain un certain nombre de choses que nous pensions vitales se révèlent futiles. Acheter toutes sortes d'objets, de vêtements, est impossible et cette impossibilité devient un bonus : d'abord en achetant moins on devient riches.

 

 

Et comme on ne perd plus de temps en transports harassants et polluants, soudain on comprend combien ces transports nous détruisaient, combien l'entassement nous rendait agressifs, combien la haine et la méfiance dont on se blindait pour se préserver un vague espace vital, nous faisait du mal.

 

 

On prend le temps de cuisiner au lieu de se gaver de junk-food, on se parle, on s'envoie des messages qui rivalisent de créativité et d'humour.

 

 

Le télétravail se développe à toute vitesse, il permettra plus tard à un nombre croissant de gens de vivre et de travailler à la campagne, les mégapoles pourront se désengorger.

 

 

Pour ce qui est de la culture, les peuples nous enseignent des leçons magnifiques : la culture n'est ni un vecteur de vente, ni une usine à profits, ni la propriété d'une élite qui affirme sa supériorité, la culture est ce qui nous rassemble, nous console, nous permet de vivre et de partager nos émotions avec les autres humains.

 

 

Quoi de pire qu'un confinement pour communiquer ? Et pourtant les italiens chantent aux balcons, on a vu des policiers offrir des sérénades à des villageois pour les réconforter, à Paris des rues entières organisent des concerts du soir, des lectures de poèmes, des manifestations de gratitude, c’est cela la vraie culture, la belle, la grande culture dont le monde a besoin, juste des voix qui chantent pour juguler la solitude.

 

 

C’est le contraire de la culture des officines gouvernementales qui ne se sont jamais préoccupées d'assouvir les besoins des populations, de leur offrir ce dont elles ont réellement besoin pour vivre, mais n'ont eu de cesse de conforter les élites, de mépriser toute manifestation culturelle qui plairait au bas peuple.

 

En ce sens, l'annulation du festival de Cannes est une super bonne nouvelle.

Après l'explosion en plein vol des Césars manipulés depuis des années par une maffia au fonctionnement opaque et antidémocratique, après les scandales des abus sexuels dans le cinéma, dont seulement une infime partie a été dévoilée, le festival de Cannes va lui aussi devoir faire des révisions déchirantes et se réinventer.

 

Ce festival de Cannes qui déconne, ou festival des connes complices d'un système rongé par la phallocratie, par la corruption de l'industrie du luxe, où l'on expose complaisamment de la chair fraîche piquée sur des échasses, pauvres femmes porte-manteaux manipulées par les marques, humiliées, angoissées à l’idée de ne pas assez plaire aux vieillards aux bras desquels elles sont accrochées comme des trophées, ce festival, mais venez-y en jeans troués et en baskets les filles, car c’est votre talent, vos qualités d'artiste qu'il faut y célébrer et non pas faire la course à qui sera la plus à poil, la plus pute !

 

 

Si les manifestations si généreuses, si émouvantes des peuples confinés pouvaient avoir une influence sur le futur de la culture ce serait un beau rêve !

 

 

Pour terminer, je voudrais adresser une parole de compassion aux nombreux malades et à leurs proches, et leur dire que du fin fond de nos maisons ou appartements, enfermés que nous sommes, nous ne cessons de penser à eux et de leur souhaiter de se rétablir.

 

Je ne suis pas croyante, les prières m'ont toujours fait rire, mais voilà que je me prends à prier pour que tous ces gens guérissent. Cette prière ne remplacera jamais les soins de l'hôpital, le dévouement héroïque des soignants et une politique sanitaire digne de ce nom, mais c’est tout ce que je peux faire, alors je le fais, en espérant que les ondes transporteront mon message, nos messages, d'amour et d'espoir à ceux qui en ont besoin.

 

Coline Serreau

 


01/04/2020
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LES ENFANTS DU 209 RUE SAINT MAUR - PARIS X e

 

 

Au terme d'une longue enquête, Ruth Zylberman a retrouvé les habitants d'un immeuble parisien dont l'enfance avait été saccagée sous l'Occupation. Alliant rigueur historique et créativité visuelle, un film documentaire magnifique.

 

Pour vivre, Albert, Henry, René, Odette et les autres ont tourné la page. Bientôt octogénaires, ils font un bout de chemin vers des souvenirs enfouis, des sensations disparues.

 

Pour raviver leur mémoire, Ruth Zylberman manie rigueur historique et imagination féconde. Papier-crayons, voilà sur un plan les quatre bâtiments et leurs étages.

 

Le nom des voisins sur des Post-it retrace la géographie des proximités : ici, Sonia Arnaud-Ghitis, là, les Buraczyk, au coin, en bas, l'épicerie que tenait Mme Haimovici.

 

Avec des meubles miniatures, un appartement se matérialise, des gens sourient, leur image projetée sur la façade de l'immeuble.

 

Par un document officiel, un visage, un métier, un pays de naissance refont surface. Prenant chacun par la main à l'heure des retrouvailles dans le Paris d'aujourd'hui, Ruth Zylberman les convoque dans un film magnifique à l'époque des copains, des cousins, de l'insouciance pas encore engloutie.

 

À l'heure d'une enfance qui voulait croire aux promesses du pays des droits de l'homme. Les enfants du 209 rue Saint-Maur Paris Xe Documentaire de Ruth Zylberman (France, 2017, 1h41mn) Disponible jusqu'au 2 septembre 2021


25/03/2020
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LES VIES SAUVAGES

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De l'écriture aux archives, il réinvente les usages et explore les mondes... Philippe Artières, historien spécialiste de Michel Foucault, et notre invité aujourd’hui, s'intéresse aux "vies sauvages", des vies d'ermites qui ont choisi de quitter le monde, peut-être pour mieux lui résister.

 

Les "vies sauvages", un dossier d’archives plus ou moins fragmentées qui pourrait dater des années 1970 et qui, surtout, aurait été constitué par Michel Foucault.

 

C’est le point de départ du dernier essai de Philippe Artières, historien, directeur de recherches du CNRS à l’EHESS-Paris, président de l’Association pour le Centre Michel Foucault de 1995 à 2013 et ancien pensionnaire de la villa Médicis.

 

Il est notre invité aujourd’hui.

 

Alors qu'une grande marche pour le climat a lieu aujourd’hui à Madrid et à Santiago du Chili, et tandis que la mobilisation pour les retraites en France ne faiblit pas, vivre à la marge, retiré du monde, est-ce une solution?

 

Dans ce livre enquête intitulé Le dossier sauvage (verticales, 2019), Philippe Artières revient sur ces vies d'ermites et questionne notre rapport à la marge.

 

ls font le choix de la solitude : ils partent tous seuls dans ce lieu qui, dans nos imaginaires, est lié à l’inquiétude, à la peur; la forêt, c’est l’endroit où l’on se perd.
(Philippe Artières)

 

 

Partant de ce manuscrit trouvé, Philippe Artières se plonge dans les "vies sauvages" que décrivent ses coupures de presse, correspondances et autres archives.

 

Des figures d’ermites et d’anachorètes qui, de l’homme du Var, qui avait appris à faire un habit de ses cheveux et qui revendiquait son droit de voter, à TJK, éminent mathématicien parti vivre la vie d’ermite, et dont Philippe Artières découvre qu’il était devenu Unabomber, militant terroriste radical, l’historien retrouve même une part de lui lorsque ces existences individuelles lui rappellent une autre figure d’ermite : Jean, qu’il avait rencontré pendant son enfance.    

 

Des ermites laïques, qui ne croient en rien d’autre qu’en la nature […] Ils entrent au bois comme on entre au couvent, comme on entre aux archives aussi. Des adeptes de Rousseau, ou bien des fous, des sujets qui inventent une autre forme de vie.  
(Philippe Artières)

 

 

Une enquête qui n’est pas sans rappeler La vie des hommes infâmes, livre écrit par Michel Foucault, ou Les Vies oubliées de l’historienne Arlette Farge, qui s’intéresse aux destins d’hommes, de femmes et d’enfants pauvres du XVIIIe siècle à partir d’un corpus d’archives recueilli sur de longues d’années.

 

Premier indice, parmi d’autres, qui s’offre au lecteur : la démarche de Philippe Artières tient plus de l’expérimentation et de la démarche quasi-artistique que de l’enquête pure et dure.

 

Ainsi apprend-on à la fin de l’ouvrage que le mystérieux dossier constitué par Foucault est un leurre, un faux constitué, néanmoins, d’archives bien réelles.   

Inventant la fiction-archive, Philippe Artières a ainsi monté de toute pièce ce manuscrit trouvé, s’adonnant, écrit-il, à un usage ludique de la fiction qu’il rapproche de l’histoire contre-factuelle, autant pour éclaircir autrement l’œuvre de Foucault que pour reconstituer ce que la lecture de l’assemblage de ces "vies sauvages" provoquerait chez lui. 

 

Des archives comme lieu de la fiction : pour toute personne qui, à un moment donné se trouve devant des archives […], ça donne à rêver, mais aussi à penser. Toute la question est de savoir comment on se les approprie ?  
(Philippe Artières)

 

Une forme d’esthétique de l’existence : ce que fait Laurent [, le "sauvage du Var"], c‘est ce que, aujourd’hui, d’aucuns nommeraient une performance. Plus encore, c’est construire sa vie comme une œuvre d’art.  
(Philippe Artières)

 

 

Une démarche qui se situe dans la logique de son travail, tout en l’approfondissant par le biais de l’expérimentation, puisque Philippe Artières s’est intéressé à la constitution d’un "lieu de vérité" par l’écriture et aux "archives" comme objets d’études ; il a en particulier travaillé sur les pratiques ordinaires d’archivages (celles des anonymes) et amené le terme d’archives "mineures". 

 

 

Je traite dans le livre de figures qui viennent taper à la porte à un moment donné, qui sortent de la forêt […] et qui portent un discours, écrivent et disent quelque chose : Laurent Lazaret [« le sauvage du Var »], je l’ai retrouvé dans la presse et par le biais des conférences qu’il donne sur sa vie sauvage.  


(Philippe Artières)

 

Pour écouter cliquez sur le lien ci-dessous :

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/se-retirer-du-monde-pour-mieux-lui-resister-0?actId=ebwp0YMB8s0XXev-swTWi6FWgZQt9biALyr5FYI13OqeBiAsr9VRxxR8nw116tr5&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=554659#xtor=EPR-2-[LaLettre06122019]

 


30/12/2019
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L'ALTRUISME UNE REPONSE AUX DEFIS DE NOTRE TEMPS

 

On n'imagine pas la force de la bienveillance, le pouvoir de transformation positive qu'une véritable attitude altruiste peut avoir sur nos vies au plan individuel et, partant, sur la société tout entière.

 

Notre époque est confrontée à de nombreux défis. Comment concilier les impératifs de l’économie, de la recherche du bonheur et du respect de l’environnement ?

 

Ces impératifs correspondent à trois échelles de temps, le court, le moyen et le long termes, auxquelles se superposent trois types d’intérêts : les nôtres, ceux de nos proches et ceux de tous les êtres.

 

L’altruisme est le seul concept qui nous permette de relier naturellement les trois échelles de temps (court, moyen et long termes) en harmonisant leurs exigences. Dans le monde contemporain, l’altruisme est plus que jamais une nécessité, voire une urgence.

 

Pour Matthieu Ricard, l'altruisme est ainsi la réponse adéquate aux défis de notre temps.

 

On parle des crises, et il y a des crises de toutes sortes :

 

des crises personnelles, on parle d’une vie trépidante, du stress, qui ne se plaint pas de certaines conditions de vie au travail, dans la société, ce malaise dont on parle, le fait que l’âge moyen d’entrée dans la dépression soit passé de 27 ans à 16 ans !

 

Il y a bien sûr à moyen terme, l’aspiration de s’épanouir dans l’existence (…) et puis il y a un défi tout à fait nouveau qui symbolise parfaitement l’homme au bord du précipice.

 

Pour la première fois de l’Humanité, les activités humaines ont un impact majeur sur l’avenir de notre planète, de la biosphère, et de l’espèce humaine. C’est un défi nouveau auquel nous ne sommes pas préparés, ni intellectuellement, ni émotionnellement… 

 

 

Comment dès lors appréhender le comportement altruiste dans son acception la plus large possible ?

 

L’altruisme ne se cantonne pas à la seule psychologie, il a des extensions, des ramifications, des implications dans bien d’autres champs, dont le champ écologique, mais aussi politique.

 

Et c’est vrai qu’on a souvent tendance à séparer ces deux domaines : le psychologique est rétracté sur de l’égo, et le politique est tourné vers l’extérieur de l’égo, vers les citoyens.

 

Il faudrait ainsi aborder la notion d’"intériorité citoyenne", le meilleur de soi au service de tous.

 

C’est la manière dont nous prenons soin de nous, soin de nos équilibres intérieurs, soin de cultiver ces qualités que sont l’ouverture aux autres, l’altruisme, la compassion.

 

C’est un travail de jardinage, qui est plus ou moins facile pour certains d’entre nous, mais on a toujours à travailler ces choses-là, même si nous avons tout le matériel génétique, même si l’évolution nous a légué ses aptitudes…

 

Un débat enregistré en 2013.

 

Jean-Paul Delevoye, ancien Président du Conseil économique, social et environnemental

 

Matthieu Ricard, moine bouddhiste, auteur et photographe

 

Christophe André, psychiatre et psychothérapeute.


30/12/2019
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LETTRE AUX PARENTS MECHANTS

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20/09/2019
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LA FIN DU HASARD - LES BOGDANOV

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Pour lire cet ouvrage cliquez sur le lien ci-dessous :

 

fin_du_hasard_La_-_Bogdanov_Igor_Grichka.pdf

 

"Dieu ne joue pas aux dés !" Voici ce qu'avance Albert Einstein, pour qui la nature n'obéit pas au hasard.

 

Face à lui, Niels Bohr, le fondateur de la physique de l'infiniment petit, convaincu du contraire. A ses yeux, l'insaisissable comportement des particules élémentaires se perd dans le flou du sort.

 

Où en est-on aujourd'hui ? Plus que jamais, le débat fait rage.

 

Pour certains, l'implacable principe d'incertitude ne peut être remis en cause : la matière - et tout ce qui existe - serait la proie de la fortune.

 

Pour d'autres, la réalité repose sur des lois dont l'origine reste énigmatique. Les derniers progrès scientifiques ne montrent-ils pas que le feu du Big Bang ne s'est pas déclenché par hasard ?

 

Finalement, qui croire ? Pour la première fois, nous sommes peut-être en mesure de trancher...

 

 

 

 

Les hommes se croient libres pour cette seule cause qu'ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes parils sont déterminés...

Baruch Spinoza


13/05/2019
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RESCAPEE DE LA SCIENTOLOGIE - JENNA MISCAVIGE HILL &LISA PULITZER

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Pour lire cet ouvrage cliquez sur le lien ci-dessous :

 

Recapee-de-la-scientologie---Jenna-Miscavige-Hill.pdf

 

Jenna Miscavige Hill, la nièce du chef actuel de la Scientologie, dévoile, pour la première fois, comment elle a grandi dans la Scientologie et comment elle a réussi à en sortir. Le  divorce de Tom Cruise et de Katie Holmes a attiré l’attention sur les conditions de vie des enfants dans la Scientologie.

 

Dans son livre, Jenna révèle comment elle a été séparée de ses parents, et comment elle a intégré la Sea organisation qui chapeaute l'ensemble de la Scientologie dans le monde entier.

 

Fondée en 1952 par L. Ron Hubbard, la Scientologie suscite dans le monde entier de nombreuses interrogations et controverses.

 

Dans ce livre évènement Jenna Miscavige Hill met en lumière les aspects les plus troubles de l’organisation : des pratiques de récolte d’argent au travail des enfants. Jusqu’à révéler comment la Scientologie recrute des stars pour assurer la promotion de l’organisation.


13/05/2019
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PENSEES

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05/03/2019
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LE PETIT PRINCE - ST EXUPERY

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C'est alors qu'apparut le renard:

- Bonjour, dit le renard.

 

- Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.

 

- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.

 

- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...

 

- Je suis un renard, dit le renard.

 

- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...

 

- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.

 

- Ah! pardon, fit le petit prince.

Mais, après réflexion, il ajouta:

- Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?

 

- Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu ?

 

- Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?

 

- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?

 

- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?

 

- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "créer des liens..."

 

- Créer des liens ?

 

- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...

 

 

- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...

 

- C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses...

 

- Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince.

 

Le renard parut très intrigué :

- Sur une autre planète ?

 

- Oui.

 

- Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?

 

- Non.

 

- Ça, c'est intéressant ! Et des poules ?

 

- Non.

 

- Rien n'est parfait, soupira le renard.

Mais le renard revint à son idée:

 

- Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...

 

 

 

 

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince:

- S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.

 

 

- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.

 

 

- On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

 

- Que faut-il faire? dit le petit prince.

 

- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

 

Le lendemain revint le petit prince.

 

- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur... Il faut des rites.

 

- Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.

 

- C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.

 

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche:

 

- Ah! dit le renard... Je pleurerai.

 

- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...

 

- Bien sûr, dit le renard.

 

- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.

 

- Bien sûr, dit le renard.

 

- Alors tu n'y gagnes rien !

 

- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.

 


05/03/2019
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YVES DUTEIL - TRES BEL ENTRETIEN


13/02/2019
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