Bienvenue dans mon Univers

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ACTUALITE

 

L'actualité, ce peut-être parfois un vacarme insensé,

 

Ce sont ces mille choses qui font de nos journées,

 

Des instants peints en rose, regards éberlués,

 

Elle est tantôt lointaine et nous atteint à peine,

 

Ou bien si près de nous,

 

Qu'elle nous rend un peu fou .

 

Faite d'évenements égrénes par le temps,

 

On se raccroche à elle pour exister vraiment !

 

MARTINE



LOUIS PASTEUR (1822- 1895) LA RAGE DE COMPRENDRE

 

 

Chimiste de formation, Louis Pasteur débute ses recherches sur la cristallographie avant de mener une carrière jalonnée de découvertes capitales qui feront de lui l'instigateur des plus grandes révolutions scientifiques du XIXème siècle.

 

Biologie, agriculture, médecine ou hygiène, il se distingue dans de nombreux domaines mais l'Histoire le retient surtout comme l'inventeur de la « pasteurisation » en 1865 et du vaccin contre la rage en 1885.

 

Il est aussi à l'origine du premier institut de recherche moderne, l'institut Pasteur.

Pour établir sa notoriété planétaire, l'infatigable Pasteur a fait preuve d'une rage de vaincre et d'un travail acharné. Retour sur le parcours de ce scientifique passionné... et autoritaire.

 

 

Un touche-à-tout ambitieux et volontaire

Louis Pasteur est né dans la petite ville de Dôle, dans le Jura, le 27 décembre 1822, dans le ménage d'un riche négociant en tannerie. Élève doué, sans plus, il manifeste d'excellentes dispositions pour la peinture mais y renonce à 19 ans pour se consacrer tout entier à la science, contre l'avis de son père qui préfèrerait le voir reprendre les affaires familiales.

 

 

En 1842, il est classé 16e au concours d'entrée à la prestigieuse École Normale Supérieure de la rue d'Ulm (Paris). Jugeant son rang insuffisant, il dédaigne d'entrer à l'École et repasse le concours l'année suivante. Il est cette fois classé 5e. Cela le satisfait. Il entre à l'École dans la section physique et chimie.

 

 

Le jeune chercheur se lance dans la cristallographie. Avec des moyens de fortune, il met en oeuvre la méthode expérimentale qui fera son originalité et sa gloire.

 

Il découvre ainsi l'existence de dissymétries dans la manière dont des molécules de même nature polarisent la lumière. C'est un premier succès qui lui vaut la reconnaissance de ses pairs et un poste de professeur à l'Université de Strasbourg puis de Doyen de l'Université de Lille.

 

1857 : de l'étude de la fermentation...

À la faculté de Lille justement, il est sollicité par l'un de ses élèves, Émile Bigo, pour élucider un dysfonctionnement de la fermentation de la bière. Dans l'usine de son père, la production d'alcool de betterave par fermentation rencontre de grosses difficultés.

 

Alcool, pain et choucroute sont des produits courants obtenus par fermentation mais ce processus reste mystérieux aux yeux des scientifiques. La plupart d'entre eux dont Justus von Liebig pensent qu'ils s'agit d'une décomposition du sucre.

 

La conviction de Pasteur est tout autre. Il découvre dans les jus de fermentation alcoolique et lactique des substances dont il soupçonne qu'elles ont été créées par des microorganismes vivants. De fil en aiguille, ces premiers résultats vont le conduire de la chimie à la biologie puis à la médecine, sans perdre de vue la mise en application de ses découvertes, avec les revenus qui vont avec (« Il n'y a pas de sciences pures et de sciences appliquées, il y a la science et les applications de la science », écrit-il).

 

 

Nommé directeur des études à l'École Normale Supérieure à Paris, Pasteur poursuit ses travaux sur la fermentation dans un laboratoire de fortune aménagé dans les combles. Il publie ses premiers résultats dans un Mémoire sur la fermentation dite lactique (1857).

 

 

On peut dater de cette année-là le début de la « révolution pastorienne ». La même année, la France entre de plain-pied dans l'ère industrielle sous l'égide de Napoléon III et en Grande-Bretagne, le savant Charles Darwin jette les bases de la théorie de l'évolution dans une lettre mémorable. Aux Indes, une révolte amène les Britanniques à consolider leur domination...

 

... à la découverte des microbes

Le succès de Pasteur n'est pas immédiat, loin s'en faut ! Dans les milieux scientifiques, les partisans de la « génération spontanée » dénigrent tant et plus ses assertions. Parmi eux figurent d'illustres savants comme Marcelin Berthelot, Justus von Liebig et Friedrich Wöhler (auquel on doit la synthèse de l'urée).

 

Pour eux, la fermentation se ramène à une réaction chimique en présence d'un catalyseur.

Faisant front avec un entêtement exceptionnel, Louis Pasteur va mettre plusieurs années à les convaincre de leur erreur.

 

Il démontre que les microorganismes responsables de la fermentation, c'est-à-dire de la transformation du sucre en alcool, viennent de l'environnement et ne sont pas créés ex nihilo.

 

Il démontre aussi que ces microorganismes - des levures (microchampignons) - utilisent la fermentation pour fabriquer l'énergie indispensable à leur survie en l'absence d'oxygène.

Ces démonstrations passent par d'innombrables expérimentations et la mise au point de procédés innovants et astucieux pour isoler les substances fermentescibles (Pasteur fait par exemple mûrir des raisins en serre, dans sa maison du Jura, à l'abri de l'air ambiant).

 

 

Fort de ce savoir-faire expérimental, le savant met au point une technique de chauffage destinée à protéger les liquides tels que la bière ou le lait contre les ferments. C'est la « pasteurisation » dont le brevet est déposé en 1865.

 

Elle permet aux industriels d'améliorer les procédés empiriques de fermentation utilisés depuis des millénaires pour la fabrication du vin, de la bière ou du fromage ainsi que les procédés de conservation des aliments.

 

 

Ce succès vaut au savant d'être reçu par le couple impérial à Compiègne. La même année, en 1865, il est sollicité par un ancien professeur pour étudier une mystérieuse maladie qui affecte les vers à soie dans la vallée du Rhône et ruine la sériciculture ardéchoise.

 

Le savant met en évidence l'existence d'un « microbe » responsable de la maladie des vers à soie (le mot « microbe » lui-même ne sera inventé qu'en 1878 par le chirurgien Charles-Emmanuel Sédillot à partir du grec mikros, « petit », et bios, « vie »).

 

 

Tout cela, Pasteur l'effectue au prix d'un labeur acharné doublé de terribles épreuves personnelles : la perte de trois filles sur cinq enfants et une hémorragie cérébrale qui le laisse à 46  ans partiellement paralysé d'un bras et d'une jambe (sans compter sa démission de l'École Normale Supérieure, où on le juge trop autoritaire).

 

Les drames dont il est victime forgent son caractère déjà bien trempé, et pas toujours facile. Suite à ses excès d'autorité à l'encontre des étudiants, Pasteur est contraint de démissionner de sa charge d'administrateur à l'École normale en 1867. La même année, il est nommée à la tête de la chaire de chimie de la Sorbonne.

 

 

En 1871, apprenant le bombardement du Muséum d'histoire naturelle de Paris par la Prusse, Louis Pasteur renvoie à l'université de Bonn son diplôme de docteur honoris causa. Il dépose un brevet sur la fabrication de la bière. Par défi envers l'Allemagne, il la nomme « bière de la revanche nationale ».

 

1875 : promotion de l'asepsie et de l'hygiène

Louis Pasteur (1878, portrait par Paul Nadar)

 

Ses recherches conduisent Pasteur à se rapprocher pas à pas du domaine thérapeutique. Il lui vaudra ses plus grands titres de gloire... mais aussi la haine des sommités médicales et de l'Académie de médecine, jalouses de l'incursion de ce physicien dans leur domaine de compétence.

 

 

Le public découvre qu'il est possible grâce à l'hygiène de se protéger contre les maladies transmises par les microbes.

 

Dès 1875, un prestigieux chirurgien écossais du nom de Joseph Lister met en pratique à Edimbourg des procédures antiseptiques d'avant-garde suite à la lecture du mémoire de Pasteur sur la fermentation lactique. Il ne manque pas une occasion de rappeler sa dette à l'égard du savant français.

 

 

Celui-ci, orateur de talent, se fait le chantre de l'asepsie et de l'hygiène.

Comme avant lui le médecin obstétricien Ignace Semmelweis, il prescrit aux chirurgiens de se nettoyer soigneusement les mains avant d'entrer en contact avec un patient, geste qui nous paraît aujourd'hui relever de l'évidence... Il s'ensuit une amélioration notable de l'espérance de vie partout dans le monde.

 

1877 : découverte des virus et promotion de la vaccination

En 1877, Pasteur est conduit à travailler sur le « charbon », une maladie qui ravage les élevages de moutons, en concurrence avec un jeune médecin de campagne allemand, Robert Koch.

 

Celui-ci a montré que la maladie était due à un microorganisme présent dans le sang des moutons malades et en forme de bâtonnet, d'où son nom  de bactérie attribué en 1838 (d'un mot grec qui signifie « bâtonnet »).

 

 

Les moutons sont affectés par la maladie dans des « champs maudits » et Louis Pasteur découvre qu'il s'agit de champs dans lesquels ont été enterrés les animaux précédemment morts du charbon : les vers de terre ramènent à la surface les bactéries mortifères !

 

 

Dans la foulée, Louis Pasteur étudie le choléra des poules et fait à cette occasion une découverte d'une grande portée : cette maladie, comme vraisemblablement bien d'autres maladies infectieuses de l'animal et de l'homme, peut être prévenue par la vaccination, autrement dit par le procédé mis au point de façon empirique par le docteur Jenner, 80 ans plus tôt, pour immuniser les sujets contre la variole. 

 

 

En étudiant également la rage, maladie qui terrorise les populations par la brutalité de ses symptômes, affecte les chiens et les renards et peut se transmettre aux humains, Louis Pasteur confirme l'existence de virus porteurs de la maladie. Beaucoup plus petits que les bactéries, les virus (ainsi baptisés par Jenner d'après un mot latin qui signifie poison) sont invisibles au microscope et, heureusement, ne se multiplient pas d'eux-mêmes dans un milieu de culture.

 

 

Émile Roux (17 décembre 1853, Confolens, Charentes ; 3 novembre 1933, Paris)Fort de ses résultats, le savant développe avec le jeune médecin Émile Roux une méthode en vue d'inventer et de produire des vaccins adaptés à chaque maladie infectieuse, pas seulement la variole.

 

 

Le 5 mai 1881, animé par son sens de la communication, Louis Pasteur mène une expérience décisive sur cinquante brebis à Pouilly-le-Fort (Seine-et-Marne). Sous le regard du public et de la presse, il leur inaucule la maladie du charbon et en vaccine la moitié.

 

 

Celles-ci survivront et les autres mouront. C'est le triomphe de la vaccination... et de Pasteur.

 

 

Le savant français va avoir soin de dépouiller Robert Koch de ses mérites dans l'identification des causes des maladies infectieuses. Mais l'Allemand va prendre sa revanche dans un autre champ de recherche, la tuberculose.

 

En concurrence là aussi avec l'équipe de Pasteur, il met en évidence la bactérie responsable de la maladie et lui laissera son nom, le « bacille de Koch ». Ses succès et ses travaux suivants sur le choléra lui vaudront le Prix Nobel de médecine en 1905, à 61 ans...

 

 

L'expérience de Pasteur à Pouilly-le-Fort le 5 mai 1881 (gravure du Pèlerin, 5 novembre 1922)

 
 
Une proposition stupéfiante de Pasteur à l'Empereur du Brésil
 

Le 22 septembre 1884, Pasteur écrit à l'empereur du Brésil Pedro II. Il formule une proposition stupéfiante : offrir aux condamnés à mort la possibilité d'échapper à leur sentence en devenant cobayes !

 

 

« C’est ici que pourrait intervenir très utilement la haute et puissante initiative d’un chef d’Etat pour le plus grand bien de l’humanité. Si j’étais Roi ou Empereur ou même Président de République, voici comment j’exercerais le droit de grâce sur les condamnés à mort. 

J’offrirais à l’avocat du condamné, la veille de l’exécution de ce dernier, de choisir entre une mort imminente et une expérience qui consisterait dans des inoculations préventives de la rage pour amener la constitution du sujet à être réfractaire à la rage.


Moyennant ces épreuves, la vie du condamné serait sauve. Au cas où elle le serait – et j’ai la persuasion qu’elle le serait en effet –, pour garantie vis-à-vis de la société qui a condamné le criminel, on le soumettrait à une surveillance à vie.


Tous les condamnés accepteraient. Le condamné à mort n’appréhende que la mort.»

 

 

Mais Pasteur s'est mal renseigné ! Au Brésil, la peine de mort pour les crimes civils a été abolie huit ans plus tôt, en 1876. Ce fut le deuxième pays d'Amérique à abolir la peine de mort après le Costa Rica... Malgré la grossière erreur du scientifique, Pedro II participera aux financement de la création de l'Institut Pasteur.

 

1885 : le tournant de la rage

Ses succès en cascade valent la gloire à Pasteur, y compris une élection à l'Académie française le 8 décembre 1881 au fauteuil d'Émile Littré. Mais la fortune n'est pas au rendez-vous. Le savant, en effet, a déposé des brevets sur ses inventions mais en a cédé les droits à l'État afin de leur assurer la plus grande diffusion possible (c'est ainsi par exemple que la « pasteurisation » est très vite mise en oeuvre jusqu'en Californie).

 

 

 

Le meilleur reste à venir. Le 6 juillet 1885, tandis que la France de la IIIe République est à son zénith, Louis Pasteur reçoit dans son cabinet de l'École Normale Supérieure un petit berger alsacien, Joseph Meister (9 ans).

 

 

Celui-ci a été mordu par un chien peut-être enragé. Contre l'avis des médecins allemands qui voulaient le garder à l'hôpital pour un diagnostic précis, sa mère a obtenu d'aller en France et de le conduire à Paris auprès du célèbre savant. Elle supplie celui-ci de le vacciner, quels qu'en soient les risques.

 

 

Louis Pasteur obtient l'assentiment de deux médecins, le pédiatre Grancher et le docteur Vulpian, spécialiste de la rage. Indifférent à notre « principe de précaution », il inocule alors à l'enfant un nouveau vaccin mis au point dans son laboratoire par le docteur Émile Roux.

 

 

Ce dernier a toutefois refusé de s'associer à l'expérience. Il est vrai que, quelques jours plus tôt, le 22 juin 1885, un premier essai sur une fillette de onze ans, Julie-Antoinette Poughon, n'a pas permis de la sauver.

 

Après une série de treize longues et douloureuses injections, le petit Joseph sort guéri de l'épreuve au grand soulagement de Pasteur...

 
Fidèle à en mourir
 

Joseph Meister deviendra plus tard le dévoué gardien de l'Institut Pasteur et lorsque, le 16 juin 1940, des officiers allemands demanderont à se recueillir devant la tombe du grand homme, il choisira de se suicider plutôt que de les laisser entrer.

 

 

Louis Pasteur connaît un deuxième succès avec la vaccination d'un berger de 14 ans, Jean-Baptiste Jupille, qui s'est interposé au péril de sa vie entre un chien sauvage et un groupe d'enfants.

 

 

Avec un art consommé des relations publiques, le savant magnifie sa double victoire sur la rage (victoire toute relative sur une maladie marginale, car des chercheurs doutent aujourd'hui que ses jeunes patients aient été mordus par des chiens vraiment enragés et l'équipe pastorienne connut par la suite plusieurs échecs à l'origine de vives critiques).

Une réputation planétaire

Au comble de la gloire, Louis Pasteur satisfait son goût pour les honneurs et les décorations. Mais surtout, il arrive à capter une partie de la générosité populaire au profit de la recherche médicale. C'est ainsi qu'il lance une souscription en vue de fonder l'Institut qui portera son nom. C'est le premier institut de recherche scientifique de l'époque moderne... « Il n'est pas une pierre qui ne soit le signe d'une généreuse pensée », dit-il de l'édifice élevé au sud de Paris, dans le quartier de Vaugirard. Il le dirigera jusqu'à sa mort, le 28 septembre 1895.

 

 

La France organise des obsèques nationales pour celui que certains désignent avec quelque exagération comme « le plus grand bienfaiteur de l'humanité ». Inhumé dans son Institut, le savant continue d'inspirer ses chercheurs...

 

 

Depuis plus d'un siècle en effet, les « Pastoriens » multiplient les découvertes que sont venus couronner huit prix Nobel, dont les professeurs Jacob, Monod et Lwoff en 1965. En 1891, Émile Roux met au point le sérum antidiphtérique. En 1894, Alexandre Yersin isole à Hong-Kong le bacille de la peste. En 1921, Albert Calmette et Camille Guérin mettent au point le vaccin BCG contre la tuberculose. En 1983, le professeur Luc Montagnier et Françoise Barré-Senoussi découvrent le virus du sida...

 

 

Bibliographie

René Dubos (1901-1982) : La leçon de Pasteur (206 pages, Albin Michel, 1987). Limpide, vivant et chaleureux, il aborde à la fois les aspects humains et professionnels de la vie de Pasteur. Un livre propre à transmettre la passion de la science.

 

Source : Herodote .net

              Youtube

 


05/04/2020
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MERCI A TOUS LES SOIGNANTS

 

 

Au mépris de leurs vies, vêtus de l’épuisement,

Dépourvus d’équipements et de médicaments,

Ils luttent, prient  l’angélus, cajolant le blocus,

Réanimant la vie, asphyxiant le  virus.

 

Aurons- nous le langage, la pandémie tuée,

Pour que tous ces soignants soient enfin respectés,

Elèverons-nous nos voix par dizaines de millions,

Afin que leurs salaires et toutes conditions,

Deviennent  le reflet de leur abnégation ?

 

Chaque soir, modestement du haut de nos balcons,

S’envolent les honneurs de toute la nation.  

Martine

 

 


03/04/2020
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LE MONDE EN 2020

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Le texte qui suit est tiré de l'ouvrage ci-dessus,   présenté par Alexandre Adler, paru aux Editions Robert Laffont en 2005.

 

Il m'apparaît aujourd'hui nécessaire de relire cet ouvrage avec la plus grande attention

 

Martine

 

 

 

Qu’est-ce-qui pourrait faire dérailler la mondialisation ?

 

Le processus de mondialisation, si puissant soit-il, pourrait connaître un ralentissement notable, ou même un coup d’arrêt.

 

Hormis un conflit planétaire majeur, que nous jugeons improbable, une pandémie serait l’autre évènement de grande échelle qui, selon nous, pourrait  stopper ce processus.

 

Toutefois, d’autres événements catastrophiques, comme des attaques terroristes, seraient susceptibles de la ralentir.

 

Certains experts croient que l’apparition d’une nouvelle pandémie n’est qu’une question de temps.

 

Le phénomène serait comparable au virus de la grippe de 1918-1919 qui, d’après les estimations, tua vingt millions d’individus dans l’ensemble de la planète.

 

 

Dans les mégapoles du monde en voie de développement dotées de médiocres systèmes de santé – en Afrique subsaharienne, en Chine, en Inde, au Bangladesh ou au Pakistan – une telle pandémie serait dévastatrice et risquerait de se propager rapidement sur toute la surface du globe.

 

 

Si le bilan des victimes atteignait des millions de vies humaines dans plusieurs grands pays alors la mondialisation serait en péril.

 

La propagation de la maladie mettrait un terme aux voyages internationaux et au commerce mondial sur une longue période.

 

Elle forcerait les gouvernements à dépenser d’énormes ressources dans des structures de santé publique dépassées par la situation.

 

A cet égard, soulignons un aspect positif : c’est la réaction contre le SRAS qui a montré que la vigilance internationale et les mécanismes de contrôle étaient de plus en plus aptes à contenir ces maladies.      

 

De même, les nouveaux développements des biotechnologies recèlent l’assurance d’améliorations durables.

 

En revanche, un sentiment envahissant d’insécurité économique et physique pourrait entraîner un ralentissement de la mondialisation.

 

Les gouvernements seraient amenés à prendre des mesures de contrôle sur les flux de capitaux, de biens, de personnes et de technologies qui, à leur tour, mettraient la croissance économique en perte de vitesse.

 

 

Une telle situation surviendrait à la suite d’attaques terroristes tuant des dizaines , des centaines ou même des milliers de citoyens, dans les villes d’Amérique ou d’Europe, ou après des attaques contre les systèmes liés aux technologies de l’information.

 

Les contrôles frontaliers et les restrictions dans les échanges de technologie augmenteraient le coût des transactions économiques et entraveraient l’innovation et la croissance.

 

Parmi les autres incidents susceptibles  de susciter la mise en œuvre de politiques restrictives, citons un soulèvement populaire contre la mondialisation, provoqué par un rejet des délocalisations chez les cols blancs des pays riches.

 

Mentionnons enfin un éventuel mouvement de résistance des pays pauvres dont les peuples se considéreraient comme les victimes de la mondialisation.

 

 

Source : Dreaming with the BRICS

Etude de Goldman Sachs  - Octobre 2003

 

 

 


02/04/2020
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EPIDEMIES : LA MENACE INVISIBLE

 

 

En Chine, le début de l’épidémie de pneumonie liée au coronavirus remet à l’ordre du jour la question des épidémies et du risque qu’elles représentent au niveau planétaire.

 

Une enquête rigoureuse de 2014 pour nous rappeler les enjeux de cette menace invisible.

 

En soixante ans, plus de trois cent cinquante nouvelles maladies infectieuses sont apparues : SRAS, H1N1, H5N1, Ebola… Une émergence de virus qui semble s’accélérer.

 

Unanimes, les experts s’interrogent : quand une nouvelle épidémie mondiale va-t-elle frapper ? Peste, grippe espagnole, variole, sida... : l’histoire est traversée d’épisodes infectieux qui ont décimé des populations.

 

Mais où en est la recherche aujourd’hui ? Sommes-nous mieux préparés ?

 

Le film part sur les traces de trois virus particulièrement menaçants : le H7N9 de la grippe en Asie, le Mers-CoV, cousin du SRAS, actif au Moyen-Orient, et le virus Ebola, qui suscite les pires terreurs en Afrique de l’Ouest.

 

Animaux porteurs De la cellule de crise de l’Organisation mondiale de la santé en Suisse, chargée de lancer les alertes, jusqu’aux confins de la forêt du Gabon sur les traces d’Ebola, l’enquête nous mène aux quatre coins du monde.

 

Grâce au travail de terrain de scientifiques qui risquent leur vie, nous savons désormais que les animaux sauvages sont des réservoirs potentiels de virus dangereux pour l’homme.

 

Ainsi, la fièvre Ebola a été transmise par les chauves-souris frugivores, et la grippe asiatique H5N1 portée par des oiseaux migrateurs.

 

Face à la menace, le monde scientifique se mobilise.

 

Épidémies : la menace invisible Documentaire d'Anne Poiret et Raphaël Hitier (France, 2014, 1h23mn) Disponible jusqu'au 21 avril 2020


25/03/2020
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BILL GATES : LA PROCHAINE EPIDEMIE

 

En 2014, le monde a évité une terrible épidémie mondiale du virus Ebola grâce à des milliers de travailleurs de la santé désintéressés - plus, honnêtement, grâce à beaucoup chance.

 

Avec du recul, nous savons ce que nous aurions dû faire mieux. Il est donc maintenant temps, suggère Bill Gates, de mettre toutes nos bonnes idées en pratique, de la planification de recherche de   vaccins à la formation des agents de santé.

 

Comme il le dit, « il n'y a pas lieu de paniquer... mais nous devons nous y mettre. »

 

SOURCE : YOU TUBE

Mis en ligne le 03 Avril 2015

 


21/03/2020
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CORONAVIRUS : CES QUESTIONS QUE L'ON SE POSE

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https://amp.lefigaro.fr/story/coronavirus--ces-questions-que-lon-se-pose-13256


14/03/2020
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EPIDEMIES : LA MENACE INVISIBLE

 

 

En Chine, le début de l’épidémie de pneumonie liée au coronavirus remet à l’ordre du jour la question des épidémies et du risque qu’elles représentent au niveau planétaire.

 

Une enquête rigoureuse de 2014 pour nous rappeler les enjeux de cette menace invisible. En soixante ans, plus de trois cent cinquante nouvelles maladies infectieuses sont apparues : SRAS, H1N1, H5N1, Ebola… Une émergence de virus qui semble s’accélérer.

 

Unanimes, les experts s’interrogent : quand une nouvelle épidémie mondiale va-t-elle frapper ? Peste, grippe espagnole, variole, sida... : l’histoire est traversée d’épisodes infectieux qui ont décimé des populations.

 

Mais où en est la recherche aujourd’hui ? Sommes-nous mieux préparés ?

 

Le film part sur les traces de trois virus particulièrement menaçants : le H7N9 de la grippe en Asie, le Mers-CoV, cousin du SRAS, actif au Moyen-Orient, et le virus Ebola, qui suscite les pires terreurs en Afrique de l’Ouest.

 

Animaux porteurs

 

De la cellule de crise de l’Organisation mondiale de la santé en Suisse, chargée de lancer les alertes, jusqu’aux confins de la forêt du Gabon sur les traces d’Ebola, l’enquête nous mène aux quatre coins du monde.

 

Grâce au travail de terrain de scientifiques qui risquent leur vie, nous savons désormais que les animaux sauvages sont des réservoirs potentiels de virus dangereux pour l’homme.

 

Ainsi, la fièvre Ebola a été transmise par les chauves-souris frugivores, et la grippe asiatique H5N1 portée par des oiseaux migrateurs.

 

 

Face à la menace, le monde scientifique se mobilise.

 

Épidémies : la menace invisible Documentaire d'Anne Poiret et Raphaël Hitier (France, 2014, 1h23mn) Disponible jusqu'au 21 avril 2020


27/01/2020
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UN VIRUS MYSTERIEUX EN CHINE

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Alors que la Chine multiplie les mesures sanitaires pour limiter la propagation de 2019-nCoV, qui a déjà tué 17 personnes, les scientifiques semblent avoir mis le doigt sur le réservoir animal de ce nouveau coronavirus.

 

 

Dpuis la fin décembre 2019, une nouvelle souche virale de la famille des Coronavirus se dissémine en Chine. L'épidémie, qui prend sa source dans la ville de Wuhan, a déjà infecté des centaines de personnes et a fait le tour du monde jusqu'aux États-Unis. Que sait-on de ce nouveau virus qui peut provoquer des symptômes respiratoires sévères ? Réponse en vidéo !  

 

 

L'épidémie de pneumopathie due à un nouveau coronavirus en Chine continue de s'étendre. Ce 23 janvier, on compte 555 cas confirmés, essentiellement dans la province de Hubei où se trouve Wuhan, et 17 personnes décédées. L'épidémie se concentre à l'est de la Chine et aux pays alentour bien qu'un premier cas ait été identifié à Seattle aux États-Unis.

 
La décision de déclarer ou non une urgence de santé publique de portée internationale est très sérieuse
 

Le gouvernement chinois a instauré des mesures drastiques pour contenir la propagation de 2019-nCoV. Les aéroports et les gares de Wuhan sont fermés, coupant la ville du reste du monde.

 

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) prolonge sa réunion vu le manque d'informations communiquées par la Chine. « La décision de déclarer ou non une urgence de santé publique de portée internationale est une décision que je prends très au sérieux et que je ne suis prêt à prendre qu'en tenant dûment compte des preuves disponibles », a déclaré à la presse le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, à Genève en Suisse.

 

 

De leur côté, les scientifiques continuent leurs investigations pour mieux comprendre cette souche jusqu'alors inédite. Une équipe de recherche de l'université de médecine de Pékin a publié, le 22 janvier, une étude dans Journal of Medical Virology. Ces chercheurs pensent avoir identifié l'origine de cette épidémie qui inquiète le monde entier : les serpents.

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2019-nCoV, issu d’une recombinaison, viendrait des serpents

Les coronavirus sont plutôt communs chez les mammifères et les oiseaux, notamment chez des espèces proches des humains comme les cochons, les chats, les rats ou encore les volailles.

 

Pour remonter la piste de l'origine du virus, les scientifiques chinois ont comparé plus de 200 génomes de coronavirus infectant les animaux avec celui de 2019-nCoV.

 

En comparant les séquences génétiques qui sont spécifiques à l'hôte du virus par bio-informatique, il apparaît que les serpents seraient le réservoir le plus probable parmi toutes les espèces étudiées.

 

 

De plus, le génome du coronavirus de Wuhan est né de la recombinaison de deux coronavirus : l'un connu pour infecter les chauves-souris et l'autre aux origines inconnues.

 

Certaines de ces protéines diffèrent donc de celles de ses « parents ». C'est le cas d'une glycoprotéine de surface qui autorise l'entrée du virus dans d'autres cellules. Cette modification aurait permis à 2019-nCoV de franchir la barrière des espèces pour infecter les humains.

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Le Bongare rayé (Bungarus multicinctus) est l’une des deux espèces vendues sur le marché de Wuhan, là où l’épidémie de 2019-nCoV a débuté. © Fearingpredators, CC by-sa 3.0

Le Bongare rayé (Bungarus multicinctus) est l’une des deux espèces vendues sur le marché de Wuhan, là où l’épidémie de 2019-nCoV a débuté. © Fearingpredators, CC by-sa 3.0 

2019-nCoV, une zoonose émergente

La piste de la zoonose a été favorisée par les scientifiques, car l'épidémie s'est déclarée au sein d'un marché alimentaire de Wuhan.

 

Pour rappel, une zoonose est une maladie virale, bactérienne ou parasitaire animale, capable d'infecter l'Homme suite à une mutation.

 

Mais quel est le rapport entre les serpents et un marché aux poissons ?

 

Selon les auteurs, on retrouve communément des serpents à la vente sur les étals de ce marché, notamment les espèces Bungarus multicinctus et Naja atra qui vivent dans la région.

 

 

C'est la première étude qui identifie un réservoir potentiel du coronavirus de Wuhan. D'autres espèces, elles aussi abondantes au marché de Wuhan, feront également l'objet d'investigations.

 

Source : Futura Santé


23/01/2020
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MIGRER AU XIX e SIECLE

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20/09/2019
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LA BIODIVERSITE DISPARAIT DE JOUR EN JOUR

abeille

 

 

 

22 février 2019, Rome - Le premier rapport du genre sur l’état de la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture présente des preuves de plus en plus tangibles et inquiétantes que la biodiversité qui sous-tend nos systèmes alimentaires est en train de disparaître, menaçant gravement l'avenir de notre alimentation, de nos moyens de subsistance, de notre santé et de notre environnement.

 

 

Une fois perdue, prévient le rapport de la FAO diffusé aujourd'hui, la biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture -- c'est-à-dire toutes les espèces qui sous-tendent nos systèmes alimentaires et soutiennent les personnes qui cultivent et/ou produisent notre nourriture -- ne peut plus être récupérée.

 

 

La biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture comprend toutes les plantes et tous les animaux –sauvages et d’élevage – qui fournissent de la nourriture aux humains, des aliments pour les animaux, des combustibles et des fibres.

 

C'est aussi la myriade d'organismes qui soutiennent la production alimentaire par le biais de services écosystémiques et qu’on appelle la «biodiversité associée».

 

Cela inclut toutes les plantes, animaux et micro-organismes (tels qu'insectes, chauves-souris, oiseaux, mangroves, coraux, herbiers, vers de terre, champignons et bactéries du sol) qui maintiennent la fertilité des sols, pollinisent les plantes, purifient l'eau et l'air, gardent les poissons et les arbres en bonne santé, et combattent les parasites et les maladies des plantes et du bétail.

 

 

Le rapport, élaboré par la FAO sous la direction de la Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture, examine tous ces éléments. Il s’appuie sur les informations fournies spécifiquement pour son élaboration par 91 pays et sur l'analyse des dernières données mondiales.

 

 

«La perte de la biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture compromet sérieusement notre capacité à alimenter et à nourrir une population mondiale en croissance constante. Cela réduit notre efficacité face aux défis croissants du changement climatique et limite notre capacité à cultiver sans nuire à l’environnement», a déclaré notamment M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

 

 

«Moins de biodiversité signifie que les plantes et les animaux sont plus vulnérables aux parasites et aux maladies. En plus de notre dépendance à l’égard d’un nombre décroissant d'espèces pour nous nourrir, la perte croissante de la biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture met en péril notre sécurité alimentaire déjà fragile», a encore dit M. Graziano da Silva.

 

 

La base de nos systèmes alimentaires gravement menacée

 

Le rapport souligne la réduction de la diversité végétale dans les champs des agriculteurs, l’augmentation du nombre de races d’élevage menacées de disparition et la hausse de la proportion de stocks de poissons surexploités.

 

 

Sur quelque 6 000 espèces de plantes cultivées à des fins alimentaires, moins de 200 contribuent de manière substantielle à la production alimentaire mondiale et neuf d'entre elles seulement représentent 66% de la production agricole totale.

 

 

La production animale mondiale repose sur environ 40 espèces animales, dont une poignée seulement fournit la grande majorité de la viande, du lait et des œufs. Sur les 7 745 races de bétail locales répertoriées par pays dans le monde, 26% sont menacées d'extinction.

 

Près du tiers des stocks de poisson sont surexploités et plus de la moitié ont atteint leur limite de résistance.

 

 

Les informations provenant des 91 pays qui ont contribué au rapport révèlent que les espèces alimentaires sauvages et de nombreuses espèces contribuant aux services écosystémiques essentiels à l'alimentation et à l'agriculture, notamment les pollinisateurs, les organismes du sol et les ennemis naturels des parasites, disparaissent rapidement.

 

 

Par exemple, les pays signalent que 24% de quelque 4 000 espèces d'aliments sauvages – principalement des plantes, des poissons et des mammifères – diminuent fortement.

 

Mais la proportion des aliments sauvages en déclin serait encore plus importante, car l'état véritable de plus de la moitié des espèces d'aliments sauvages signalées est inconnu.

 

 

Le plus grand nombre d'espèces d'aliments sauvages en déclin est signalé dans des pays d'Amérique latine et des Caraïbes, suivis de pays situés en Asie-Pacifique et en Afrique. Cela s’expliquerait peut-être par le fait que les espèces d'aliments sauvages sont davantage étudiées et /ou font l'objet de plus de rapports dans ces pays que dans d'autres.

 

 

De nombreuses espèces associées à la biodiversité sont également gravement menacées. Elles comprennent les oiseaux, les chauves-souris et les insectes qui contribuent à contrôler les parasites et les maladies, la biodiversité des sols et les pollinisateurs sauvages, tels que les papillons, les abeilles, les chauves-souris et les oiseaux.

 

 

Les forêts, les pâturages, les mangroves, les herbiers marins, les récifs coralliens et les zones humides en général – des écosystèmes essentiels qui fournissent de nombreux services à l'alimentation et à l'agriculture et abritent d'innombrables espèces – connaissent également un déclin rapide.

 

 

Principales causes de perte de la biodiversité

 

Les principaux facteurs de la perte de la biodiversité alimentaire et agricole, cités par la plupart des pays déclarants, sont les changements dans l'utilisation et la gestion des terres et de l’eau, suivis par la pollution, la surexploitation et la surpêche, le changement climatique, la croissance démographique et l'urbanisation.

 

 

Dans le cas de la biodiversité associée, alors que toutes les régions signalent l'altération et la perte de l'habitat comme une menace majeure, les autres facteurs clés varient d'une région à l'autre.

 

Ce sont la surexploitation, la chasse et le braconnage en Afrique; la déforestation, les changements dans l'utilisation des terres et l'intensification de l'agriculture en Europe et en Asie centrale; la surexploitation, les parasites, les maladies et les espèces envahissantes en Amérique latine et dans les Caraïbes; la surexploitation au Proche-Orient et en Afrique du Nord et la déforestation en Asie.

 

 

Les pratiques favorables à la biodiversité sont en hausse

 

Le rapport souligne qu’il y a quand même un intérêt croissant pour les pratiques et approches respectueuses de la biodiversité.

 

Quatre-vingt pour cent des 91 pays déclarants indiquent utiliser une ou plusieurs pratiques et approches respectueuses de la biodiversité, telles que

 

l’agriculture biologique,

 

la lutte antiparasitaire intégrée,

 

l’agriculture de conservation,

 

la gestion durable des sols,

 

l’agroécologie,

 

la gestion durable des forêts, l’agroforesterie,

 

les pratiques de diversification en aquaculture, l’approche écosystémique de la pêche et la restauration des écosystèmes.

 

 

Les efforts de conservation, à la fois sur site (par exemple, les zones protégées, la gestion de la ferme) et hors site (par exemple, les banques de gènes, les zoos, les collections de cultures, les jardins botaniques) augmentent également dans le monde, bien que les niveaux de couverture et de protection soient souvent inadéquats.

 

 

Inverser les tendances menant à la perte de la biodiversité

 

Bien que l’augmentation des pratiques respectueuses de la biodiversité soit encourageante, il reste encore beaucoup à faire pour mettre fin à l’érosion de la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture.

 

 

La plupart des pays ont mis en place des cadres juridiques, politiques et institutionnels pour l'utilisation durable et la conservation de la biodiversité, mais ils sont souvent inadéquats ou insuffisants.

 

 

Le rapport appelle les gouvernements et la communauté internationale à déployer davantage d’efforts pour renforcer les cadres habilitants, créer des incitations et des mesures de partage des avantages, promouvoir les initiatives en faveur de la biodiversité et s'attaquer aux principaux facteurs de perte de la biodiversité.

 

 

Des efforts plus importants doivent également être déployés pour améliorer l'état des connaissances sur la biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture, car de nombreuses lacunes en matière d'information subsistent, en particulier pour les espèces associées à la biodiversité.

 

Nombre de ces espèces n'ont jamais été identifiées et décrites, en particulier les invertébrés et les micro-organismes. Plus de 99% des bactéries et des espèces protistes – et leur impact sur l'alimentation et l'agriculture – restent inconnues.

 

 

Il est nécessaire d'améliorer la collaboration entre les décideurs, les organisations de producteurs, les consommateurs, le secteur privé et les organisations de la société civile dans les secteurs de l'alimentation, de l'agriculture et de l'environnement.

 

 

Les possibilités de développer plus de marchés pour des produits respectueux de la biodiversité pourraient être explorées davantage.

 

 

Le rapport souligne également le rôle que le grand public peut jouer dans la réduction des pressions sur la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture. Les consommateurs devraient être en mesure d’opter pour des produits cultivés de manière durable, d’acquérir directement sur les marchés des producteurs ou de boycotter les aliments considérés comme non durables.

 

Dans plusieurs pays, les «citoyens scientifiques» jouent un rôle important dans la surveillance de la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture.

 

Exemples d'impacts de la biodiversité sur les pertes alimentaires et agricoles et pratiques favorables à la biodiversité:

  • En Gambie, les pertes massives d'aliments sauvages ont contraint les communautés à se tourner vers des aliments de remplacement, souvent issus de l'industrie, pour compléter leur régime alimentaire.
  •  
  • En Égypte, la hausse des températures entraînera des déplacements vers le nord des aires de répartition des espèces de poissons, avec des répercussions sur la production halieutique.
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  • Au Népal, les pénuries de main-d'œuvre, les flux d'envois de fonds et la disponibilité croissante de produits alternatifs bon marché sur les marchés locaux ont contribué à l'abandon de cultures locales.
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  • Dans les forêts amazoniennes du Pérou, les changements climatiques devraient conduire à une «savannisation», avec des impacts négatifs sur l’approvisionnement en aliments sauvages.
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  • Les agriculteurs californiens laissent leurs champs de riz déborder en hiver au lieu de pratiquer le brulis après la saison de croissance. Cela fournit 111 000 hectares de zones humides et d'espaces ouverts à 230 espèces d'oiseaux, dont beaucoup sont en danger d'extinction. En conséquence, de nombreuses espèces se sont multipliées et le nombre de canards a doublé.
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  • En France, environ 300 000 hectares de terres sont gérés selon les principes de l’agroécologie.

 

• A Kiribati, l’élevage intégré de poissons (holothuries de sable, chanidés), de concombres de mer et d’algues assure des revenus et un approvisionnement régulier en nourriture, car malgré les conditions météorologiques changeantes, au moins un élément du système produit toujours des aliments.


20/08/2019
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