Bienvenue dans mon Univers

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ACTUALITE

 

L'actualité, ce peut-être parfois un vacarme insensé,

 

Ce sont ces mille choses qui font de nos journées,

 

Des instants peints en rose, regards éberlués,

 

Elle est tantôt lointaine et nous atteint à peine,

 

Ou bien si près de nous,

 

Qu'elle nous rend un peu fou .

 

Faite d'évenements égrénes par le temps,

 

On se raccroche à elle pour exister vraiment !

 

MARTINE



AUX ETATS UNIS LES PEUPLES AUTOCHTONES PAIENT UN LOURD TRIBUT

Navajo

Des Navajos arrivent à un point de distribution d'eau et d'aliments le 20 mai 2020, à Casamero Lake, Nouveau-Mexique. © Mark Ralston/AFP

 

 

La nation navajo concentre le plus fort taux d’infection au coronavirus du pays. Au-delà de la situation sanitaire alarmante, la crise est aussi économique. Avec la fermeture des casinos et l’arrêt brutal du tourisme, les tribus ont perdu leur principale source de revenus.

 

La Nouvelle-Orléans (États-Unis), correspondance.– La mesure drastique est unique aux États-Unis. Depuis la mi-avril, chaque week-end, un couvre-feu de 57 heures est imposé aux résidents de la nation navajo, le plus grand territoire amérindien du pays, qui s’étend sur trois États (Utah, Nouveau-Mexique, Arizona).

 

 

Les deux derniers couvre-feux ont été les plus stricts : les commerces alimentaires sont restés fermés, les salariés du secteur médical et du gouvernement tribal étaient les seuls autorisés à se déplacer.

 

Le reflet d’une situation qui s’aggrave. « J’ai peur qu’une large partie des habitants originels de ce pays meure à cause de ce virus », alerte Tyrone Whitehorse, un membre de la tribu.

 

Les dernières données liées au Covid-19 vont dans le sens de son analyse.

 

La nation navajo est désormais en pourcentage le territoire le plus affecté par le coronavirus aux États-Unis. Elle comptabilise plus de 4 840 cas positifs et 158 décès pour une population proche de 175 000 habitants. 

 

 

Les explications à ce constat sont multiples. Le territoire navajo est un désert aride où l’eau est un bien rare. Près de 40 % des habitants n’ont pas accès à l’eau courante.

 

Certaines familles doivent parcourir plus de 40 kilomètres pour s’en procurer. « Il est difficile de se laver les mains de manière fréquente quand vous vivez avec des réserves et que vous comptez chaque goutte », analyse Tyrone, titulaire d’un diplôme en santé publique.

 

 

La nation navajo est aussi un désert médical. Une douzaine de centres médicaux peu équipés parsème un vaste territoire équivalent à la superficie de l’Irlande.

 

 « Un de mes amis atteint du coronavirus est mort. Lorsque son état s’est aggravé, ses proches n’ont pas réussi à l’amener à temps à l’hôpital, se désole Tyrone, dont l’histoire familiale éclaire une autre difficulté. 

 

J’ai grandi avec mes grands-parents, mes parents. On vivait tous dans la même petite maison. Ce modèle d’habitat multigénérationnel, encore très présent, rend impossible le respect des règles de distanciation sociale », explique-t-il.

 

 

Quant au manque de réseau téléphonique et d’Internet sur une grande partie du territoire, il complique la communication des gestes barrières. « Il n’y a que le bouche-à-oreille ou les radios locales qui sont efficaces, détaille Tyrone, qui vit désormais dans l’Utah, en dehors de la réserve. 

 

Moi, dès que j’ai pu, j’ai averti ma grand-mère. » Un acte qui symbolise l’importance des aînés chez les Amérindiens, peuple de tradition orale. « Ils sont les gardiens de la mémoire des tribus à travers les histoires qu’ils connaissent et racontent », précise Tyrone, membre de l’association Protect Native Elders, qui se bat pour préserver cette riche culture malgré la pandémie actuelle.     

 

 

Face à la situation compliquée, Tyrone n’attend rien du gouvernement fédéral. « Nous, les Amérindiens, avons appris à ne pas compter sur eux », répète-t-il d’une voix résignée. En revanche, les Navajos bénéficient d’aides extérieures. Plusieurs organisations non gouvernementales interviennent pour les soutenir.

 

 

Parmi elles, Médecins sans frontières (MSF), qui a déployé, fin avril, une équipe de sept personnes dans les villes de Kayenta et Gallup.

 

 « La situation est inquiétante. C’est une crise de magnitude énorme », analyse Carolina Batista, la médecin responsable de l’opération pour MSF.

 

Il faut dire que la santé fragile des Navajos, reflet d’une précarité criante, amplifie les risques. « De nombreux habitants souffrent de diabète, d’obésité et d’hypertension, des facteurs qui exposent davantage au risque mortel du coronavirus », éclaire la doctoresse d’origine brésilienne.

 

 

Habituée à travailler avec les tribus d’Amazonie, elle retrouve des similarités dans son intervention auprès des Navajos : « Beaucoup ne parlent pas anglais. En termes de prévention, il faut adapter notre message. On s’appuie aussi sur les chefs locaux pour transmettre notre message. » 

 

Outre ce travail d’éducation, MSF propose des formations aux équipes de santé locale. « On assure aussi une logistique humanitaire en distribuant des kits comprenant de l’eau, des masques, du gel hydroalcoolique », complète Carolina Batista, ravie de l’accueil qui a été réservé à son équipe.

 

En dehors des Navajos, d’autres tribus, comme les Pueblos (Nouveau-Mexique), les Cherokees (Oklahoma) ou les Apaches (Arizona), sont touchées par le Covid-19.  

 

 

Au-delà de l’impact immédiat concernant la situation sanitaire, le coronavirus risque d’avoir des répercussions bien plus profondes sur la fragile situation économique des tribus indiennes.

 

Un élément l’illustre : la fermeture des casinos, principaux pourvoyeurs d’emplois et de taxes pour les gouvernements tribaux. Plus de 40 % des 574 tribus indiennes reconnues par le gouvernement fédéral possèdent un casino sur leur réserve.

 

Ces derniers avaient rapporté près de 18 milliards de dollars (un peu plus de 16 milliards d’euros) de taxes en 2019. Fermés depuis mi-mars, ils ne rapportent plus d’argent.

 

 

Dans le Wyoming, les Arapahos ont même transformé leur casino en site de quarantaine pour les malades. 

 

« Les rentrées fiscales ont été réduites à zéro pour certains gouvernements tribaux. Ils n’ont plus assez d’argent pour financer les centres de santé ou les services de protection de l’enfance », s’inquiétait dans un rapport paru mi-avril Joseph Kalt, codirecteur du département d’études sur le développement économique des Indiens d’Amérique à l’université de Harvard.

 

 

L’arrêt du tourisme national et international est aussi une variable qui aggrave la situation.

 

Le superbe panorama de Monument Valley ne génère plus de revenus pour les Navajos.

 

La fermeture du Skywalk, passerelle au sol transparent qui surplombe le Grand Canyon, a engendré d’énormes pertes financières à la tribu Hualapai, propriétaire du site.

 

 « La situation dramatique actuelle n’a pas d’équivalent pour les Amérindiens, si ce n’est celle de l’extermination des troupeaux de bisons au XIXe siècle », écrit dans son rapport Joseph Kalt.

 

Pourtant, les huit milliards de dollars déjà promis aux Amérindiens par l’administration Trump tardent à renflouer les comptes des tribus.

 

À tel point que certaines d’entre elles ont entamé une action en justice pour dénoncer ce délai. C’est une nouvelle illustration des relations toujours tendues entre les peuples autochtones et les autorités fédérales.  

 

Source : Médiapart

 


indiens

 

HOMMAGE AUX INDIENS D’AMERIQUE

 

 

Le ciel est notre père et la terre notre mère,

 

Montagnes et collines, colonnes de nos corps,

 

Les ruisseaux nos artères ou coule notre sang.

 

Dans le cercle de vie qui nous baptisa frères,

 

Sont nées bien des Tribus aux multiples penchants,

 

Mais langage des signes, savoir originel,

 

Potlatch et Chinook célèbrent leurs grandeurs.

 

 

 

 USEN  nous a crées, il nous a tout donné,

 

De la terre, le soleil, du Kamass, des bisons,

 

Nous débitions des cèdres pour construire nos maisons,

 

Où nos mâts totémiques tutoyaient l'horizon.

 

Nous creusions, décorions  de grandes embarcations,

 

Pour remonter les fleuves et pêcher le saumon.

 

 

 

 

Nous vivions isolés de toute humanité,

 

Du détroit de Behring à l'Isthme de Panama,

 

Les immenses espaces nourrissaient par milliers,

 

Pueblos et  Comanches dans la paix et sans loi.

 

 

 

 

 

Pour certains de mes frères, une vie sédentaire,

 

Fidèles en toute chose à l'esprit de leur mère,

 

Les chasses estivales en direction des plaines,

 

Tandis que Pénélopes tissent  toute la laine.

 

Puis le retour chez eux pour récolter l'hiver.

 

 

 

 

D'autres frères, nomades, conduisent  les troupeaux,

 

Ils dressent leurs tipis et échangent des peaux.

 

Cavaliers émérites ils traversent le temps,

 

Pour siéger au conseil des Sages ascendants.

 

 

 

Dans le murmure de l'eau est la voix de mon père,

 

Elle porte nos canoës et nourrit nos enfants,

 

Elle me dit le respect pour toutes créations,

 

Elle dicte ma conduite, définit ma mission.

 

  

 

La terre n'est pas à moi, elle ne m'appartient pas,

 

Peut-on vendre le ciel  chaleur de l'atmosphère,

 

Le ressac des vagues ou la brume légère.

 

Et comment acheter la mélodie  du vent,

 

Qui frôle en chantant surface de l'étang,

 

Ou  l'air ce bien précieux que tous partageons,

 

L'arbre, la bête et l'homme alors que nous naissons.

 

 

 

 

 Moi et lui ….. l’Homme Blanc

 

 

Puis il a navigué  sur le grand océan,

 

Pour découvrir mon peuple, un autre continent,

 

Nos îles enchanteresses et ses gentils sauvages,

 

Attirent caravelles, voyageurs sans bagage.

 

 

 

D'eux, nous  sommes  curieux, amicaux et serviables,

 

Nous offrons poteries, couvertures et retables.

 

 

 

 

Mosaïque de langues et de populations,

 

Ciel et Terre, nos parents, étaient notre  nation,

 

Nous voulions conserver notre mode de vie,

 

Avant- garde du monde nous étions les premiers,

 

Mais de cet univers, ils voulurent nous gommer.

 

 

 

 

A leurs yeux nous ne sommes qu'un peuple de barbares : 

 

« De tous ces misérables, il faut sauver les âmes,

 

De dense obscurité faire naître la lumière,

 

Effacer litanies, chants sacrés de leurs pères,

 

Bafouer leurs idoles, louer le Dieu vivant,

 

Réduire  leur histoire au simple  temps présent »

 

 

 

 Alors ….

 

 

Ils raptent nos enfants  pour les scolariser,

 

Par la force, peu à peu, les détribaliser,

 

De leur identité  gratter l'impureté.

 

Pour la première fois ont coupent leurs cheveux,

 

Vêtus d'un uniforme ils offensent leurs dieux,

 

Soumis à la doctrine, rejet de leur passé,

 

Dotés d'un nouveau nom  leur faire tout oublier.

 

 

 

 

Sous couvert de la foi  propagent l'esclavage,

 

Moquant notre  innocence nous réduisent au servage,

 

Nous enseignant l'alcool, porteurs d'épidémies,

 

Récitant «  Notre Père » ils déciment la vie.

 

 

 

 

Créant moult comptoirs qu'ils « disent » administrer,

 

De la traite des fourrures ils voudront s'emparer,

 

En bloquant  l'Outaouais, mes frères les Iroquois,

 

Réserveront castors aux seuls « coureurs des bois »

 

 

 

 

Légifèrent, convertissent, punissent rébellion,

 

« La Land Ordinance » agite ses démons,

 

Coupe l'Ouest en damier pour mieux l'or exploiter,

 

Encadre de nos terres les appropriations.

 

Noyés dans la poussière des tirs à munitions,

 

Quelques volées de flèches pour unique bastion,

 

Protégeant notre mère vaillamment nous luttons.

 

 

 

 

Mon peuple est  déplacé, déporté, exilé,

 

Sur les pas de l'exode s'allongent nos ainés,

 

En repoussant sans cesse frontières de l'omission,

 

Sur la piste des larmes ils graveront mon nom.

 

 

 

Les conflits qui opposent les puissances d'Europe,

 

Vers nous, le Nouveau Monde, s'étendent  et puis galopent.

 

Les zones d'influence colorées de drapeaux,

 

Placent nos existences entre enclume et marteau,

 

Semant  parmi les miens  fratricides et chaos.

 

 

 

Dans  cette guerre civile où nous sommes étrangers,

 

Un quart de notre peuple sera exterminé,

 

Devant les revenants des camps de réfugiés,

 

Où Nordistes et sudistes sont toujours divisés,

 

Ne s'étendent que ruines et pays dévasté.

 

 

 

 

Pourtant les Cinq Tribus dites « civilisées »

 

Rassemblent le bétail et plantent des vergers,

 

Exigeant  des traités et quelques annuités,

 

Elles  ouvrent des écoles pour tout recommencer.

 

 

 

 

Mais bien d'autres batailles devront être menées,

 

Par le Cheval de Fer  et de nouveau spoliés,

 

Hypothéquant nos terres pour financer ses lignes,

 

« La Katy » les spécule  entérinant les crimes.

 

 

 

 

Ce tout nouveau trafic perturbe les migrations.

 

Pour le gain, le profit ou l'alimentation,

 

C'est un massacre en masse des troupeaux de bisons,

 

Qui multiplie les lunes de nos lamentations.

 

 

 

 

Désespoir et colère devant la destruction,

 

Des bêtes nos âmes si pures , de notre religion,

 

Menacés dans l'essence même de l'existence,

 

Comment demeurer calmes  et maîtres de nos sens.

 

 

 

Nous n'aurons d'autre choix que nous assimiler,

 

Prisonniers des réserves où nous seront parqués,

 

Nous signons des accords qu'ils violent impunément,

 

En foulant à nos pieds  décrets et règlements.

 

 

 

 

De chagrin, de tristesse, mes frères s'endormiront,

 

Privés de liberté et du chant des saisons.

 

Nous étions multitude, réduite à quelques ombres,

 

Hantant Pères Pèlerins pleurant sur les décombres.

 

 

 

 

Dans le murmure de l'eau est la voix de mon père :

 

« Les cendres de nos ancêtres  sont foulées par nos pieds,

 

Toutes les choses entre elles ici-bas sont reliées,

 

L'homme n'a pas tissé la toile de la terre,

 

Il bâtit de son fil un travail délétère,

 

Relève-toi mon fils, écris notre passé,

 

Conjugue les présents pour mon éternité »

 

 

 

 

Dans le murmure de l'eau j'ai entendu ta voix,

 

 Dors  du sommeil du juste  Père ne vois-tu pas,

 

Ce  chef  Lakota, hautain, le bras tendu,

 

Désigne dans le geste nos terres redevenues,

 

Et  sculpte dans la roche le chemin parcouru.

 

 

 

 

Pléiade d'étendards vénère ton mémorial,

 

Respectant  les Black Hills et nos cérémonials.

 

Nos chants, notre culture honorent  les Anciens,

 

Pacifistes guerriers, Immortels  Indiens,

 

Unis sous la bannière du peuple Américain.

 

 

Martine

 


27/06/2020
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LOUIS PASTEUR (1822- 1895) LA RAGE DE COMPRENDRE

 

 

 

Chimiste de formation, Louis Pasteur débute ses recherches sur la cristallographie avant de mener une carrière jalonnée de découvertes capitales qui feront de lui l'instigateur des plus grandes révolutions scientifiques du XIXème siècle.

 

Biologie, agriculture, médecine ou hygiène, il se distingue dans de nombreux domaines mais l'Histoire le retient surtout comme l'inventeur de la « pasteurisation » en 1865 et du vaccin contre la rage en 1885.

 

Il est aussi à l'origine du premier institut de recherche moderne, l'institut Pasteur.

Pour établir sa notoriété planétaire, l'infatigable Pasteur a fait preuve d'une rage de vaincre et d'un travail acharné. Retour sur le parcours de ce scientifique passionné... et autoritaire.

 

 

Un touche-à-tout ambitieux et volontaire

Louis Pasteur est né dans la petite ville de Dôle, dans le Jura, le 27 décembre 1822, dans le ménage d'un riche négociant en tannerie. Élève doué, sans plus, il manifeste d'excellentes dispositions pour la peinture mais y renonce à 19 ans pour se consacrer tout entier à la science, contre l'avis de son père qui préfèrerait le voir reprendre les affaires familiales.

 

 

En 1842, il est classé 16e au concours d'entrée à la prestigieuse École Normale Supérieure de la rue d'Ulm (Paris). Jugeant son rang insuffisant, il dédaigne d'entrer à l'École et repasse le concours l'année suivante. Il est cette fois classé 5e. Cela le satisfait. Il entre à l'École dans la section physique et chimie.

 

 

Le jeune chercheur se lance dans la cristallographie. Avec des moyens de fortune, il met en oeuvre la méthode expérimentale qui fera son originalité et sa gloire.

 

Il découvre ainsi l'existence de dissymétries dans la manière dont des molécules de même nature polarisent la lumière. C'est un premier succès qui lui vaut la reconnaissance de ses pairs et un poste de professeur à l'Université de Strasbourg puis de Doyen de l'Université de Lille.

 

1857 : de l'étude de la fermentation...

À la faculté de Lille justement, il est sollicité par l'un de ses élèves, Émile Bigo, pour élucider un dysfonctionnement de la fermentation de la bière. Dans l'usine de son père, la production d'alcool de betterave par fermentation rencontre de grosses difficultés.

 

Alcool, pain et choucroute sont des produits courants obtenus par fermentation mais ce processus reste mystérieux aux yeux des scientifiques. La plupart d'entre eux dont Justus von Liebig pensent qu'ils s'agit d'une décomposition du sucre.

 

La conviction de Pasteur est tout autre. Il découvre dans les jus de fermentation alcoolique et lactique des substances dont il soupçonne qu'elles ont été créées par des microorganismes vivants. De fil en aiguille, ces premiers résultats vont le conduire de la chimie à la biologie puis à la médecine, sans perdre de vue la mise en application de ses découvertes, avec les revenus qui vont avec (« Il n'y a pas de sciences pures et de sciences appliquées, il y a la science et les applications de la science », écrit-il).

 

 

Nommé directeur des études à l'École Normale Supérieure à Paris, Pasteur poursuit ses travaux sur la fermentation dans un laboratoire de fortune aménagé dans les combles. Il publie ses premiers résultats dans un Mémoire sur la fermentation dite lactique (1857).

 

 

On peut dater de cette année-là le début de la « révolution pastorienne ». La même année, la France entre de plain-pied dans l'ère industrielle sous l'égide de Napoléon III et en Grande-Bretagne, le savant Charles Darwin jette les bases de la théorie de l'évolution dans une lettre mémorable. Aux Indes, une révolte amène les Britanniques à consolider leur domination...

 

... à la découverte des microbes

Le succès de Pasteur n'est pas immédiat, loin s'en faut ! Dans les milieux scientifiques, les partisans de la « génération spontanée » dénigrent tant et plus ses assertions. Parmi eux figurent d'illustres savants comme Marcelin Berthelot, Justus von Liebig et Friedrich Wöhler (auquel on doit la synthèse de l'urée).

 

Pour eux, la fermentation se ramène à une réaction chimique en présence d'un catalyseur.

Faisant front avec un entêtement exceptionnel, Louis Pasteur va mettre plusieurs années à les convaincre de leur erreur.

 

Il démontre que les microorganismes responsables de la fermentation, c'est-à-dire de la transformation du sucre en alcool, viennent de l'environnement et ne sont pas créés ex nihilo.

 

Il démontre aussi que ces microorganismes - des levures (microchampignons) - utilisent la fermentation pour fabriquer l'énergie indispensable à leur survie en l'absence d'oxygène.

Ces démonstrations passent par d'innombrables expérimentations et la mise au point de procédés innovants et astucieux pour isoler les substances fermentescibles (Pasteur fait par exemple mûrir des raisins en serre, dans sa maison du Jura, à l'abri de l'air ambiant).

 

 

Fort de ce savoir-faire expérimental, le savant met au point une technique de chauffage destinée à protéger les liquides tels que la bière ou le lait contre les ferments. C'est la « pasteurisation » dont le brevet est déposé en 1865.

 

Elle permet aux industriels d'améliorer les procédés empiriques de fermentation utilisés depuis des millénaires pour la fabrication du vin, de la bière ou du fromage ainsi que les procédés de conservation des aliments.

 

 

Ce succès vaut au savant d'être reçu par le couple impérial à Compiègne. La même année, en 1865, il est sollicité par un ancien professeur pour étudier une mystérieuse maladie qui affecte les vers à soie dans la vallée du Rhône et ruine la sériciculture ardéchoise.

 

Le savant met en évidence l'existence d'un « microbe » responsable de la maladie des vers à soie (le mot « microbe » lui-même ne sera inventé qu'en 1878 par le chirurgien Charles-Emmanuel Sédillot à partir du grec mikros, « petit », et bios, « vie »).

 

 

Tout cela, Pasteur l'effectue au prix d'un labeur acharné doublé de terribles épreuves personnelles : la perte de trois filles sur cinq enfants et une hémorragie cérébrale qui le laisse à 46  ans partiellement paralysé d'un bras et d'une jambe (sans compter sa démission de l'École Normale Supérieure, où on le juge trop autoritaire).

 

Les drames dont il est victime forgent son caractère déjà bien trempé, et pas toujours facile. Suite à ses excès d'autorité à l'encontre des étudiants, Pasteur est contraint de démissionner de sa charge d'administrateur à l'École normale en 1867. La même année, il est nommée à la tête de la chaire de chimie de la Sorbonne.

 

 

En 1871, apprenant le bombardement du Muséum d'histoire naturelle de Paris par la Prusse, Louis Pasteur renvoie à l'université de Bonn son diplôme de docteur honoris causa. Il dépose un brevet sur la fabrication de la bière. Par défi envers l'Allemagne, il la nomme « bière de la revanche nationale ».

 

1875 : promotion de l'asepsie et de l'hygiène

Louis Pasteur (1878, portrait par Paul Nadar)

 

Ses recherches conduisent Pasteur à se rapprocher pas à pas du domaine thérapeutique. Il lui vaudra ses plus grands titres de gloire... mais aussi la haine des sommités médicales et de l'Académie de médecine, jalouses de l'incursion de ce physicien dans leur domaine de compétence.

 

 

Le public découvre qu'il est possible grâce à l'hygiène de se protéger contre les maladies transmises par les microbes.

 

Dès 1875, un prestigieux chirurgien écossais du nom de Joseph Lister met en pratique à Edimbourg des procédures antiseptiques d'avant-garde suite à la lecture du mémoire de Pasteur sur la fermentation lactique. Il ne manque pas une occasion de rappeler sa dette à l'égard du savant français.

 

 

Celui-ci, orateur de talent, se fait le chantre de l'asepsie et de l'hygiène.

Comme avant lui le médecin obstétricien Ignace Semmelweis, il prescrit aux chirurgiens de se nettoyer soigneusement les mains avant d'entrer en contact avec un patient, geste qui nous paraît aujourd'hui relever de l'évidence... Il s'ensuit une amélioration notable de l'espérance de vie partout dans le monde.

 

1877 : découverte des virus et promotion de la vaccination

En 1877, Pasteur est conduit à travailler sur le « charbon », une maladie qui ravage les élevages de moutons, en concurrence avec un jeune médecin de campagne allemand, Robert Koch.

 

Celui-ci a montré que la maladie était due à un microorganisme présent dans le sang des moutons malades et en forme de bâtonnet, d'où son nom  de bactérie attribué en 1838 (d'un mot grec qui signifie « bâtonnet »).

 

 

Les moutons sont affectés par la maladie dans des « champs maudits » et Louis Pasteur découvre qu'il s'agit de champs dans lesquels ont été enterrés les animaux précédemment morts du charbon : les vers de terre ramènent à la surface les bactéries mortifères !

 

 

Dans la foulée, Louis Pasteur étudie le choléra des poules et fait à cette occasion une découverte d'une grande portée : cette maladie, comme vraisemblablement bien d'autres maladies infectieuses de l'animal et de l'homme, peut être prévenue par la vaccination, autrement dit par le procédé mis au point de façon empirique par le docteur Jenner, 80 ans plus tôt, pour immuniser les sujets contre la variole. 

 

 

En étudiant également la rage, maladie qui terrorise les populations par la brutalité de ses symptômes, affecte les chiens et les renards et peut se transmettre aux humains, Louis Pasteur confirme l'existence de virus porteurs de la maladie. Beaucoup plus petits que les bactéries, les virus (ainsi baptisés par Jenner d'après un mot latin qui signifie poison) sont invisibles au microscope et, heureusement, ne se multiplient pas d'eux-mêmes dans un milieu de culture.

 

 

Émile Roux (17 décembre 1853, Confolens, Charentes ; 3 novembre 1933, Paris)Fort de ses résultats, le savant développe avec le jeune médecin Émile Roux une méthode en vue d'inventer et de produire des vaccins adaptés à chaque maladie infectieuse, pas seulement la variole.

 

 

Le 5 mai 1881, animé par son sens de la communication, Louis Pasteur mène une expérience décisive sur cinquante brebis à Pouilly-le-Fort (Seine-et-Marne). Sous le regard du public et de la presse, il leur inaucule la maladie du charbon et en vaccine la moitié.

 

 

Celles-ci survivront et les autres mouront. C'est le triomphe de la vaccination... et de Pasteur.

 

 

Le savant français va avoir soin de dépouiller Robert Koch de ses mérites dans l'identification des causes des maladies infectieuses. Mais l'Allemand va prendre sa revanche dans un autre champ de recherche, la tuberculose.

 

En concurrence là aussi avec l'équipe de Pasteur, il met en évidence la bactérie responsable de la maladie et lui laissera son nom, le « bacille de Koch ». Ses succès et ses travaux suivants sur le choléra lui vaudront le Prix Nobel de médecine en 1905, à 61 ans...

 

 

L'expérience de Pasteur à Pouilly-le-Fort le 5 mai 1881 (gravure du Pèlerin, 5 novembre 1922)

 
 
Une proposition stupéfiante de Pasteur à l'Empereur du Brésil
 

Le 22 septembre 1884, Pasteur écrit à l'empereur du Brésil Pedro II. Il formule une proposition stupéfiante : offrir aux condamnés à mort la possibilité d'échapper à leur sentence en devenant cobayes !

 

 

« C’est ici que pourrait intervenir très utilement la haute et puissante initiative d’un chef d’Etat pour le plus grand bien de l’humanité. Si j’étais Roi ou Empereur ou même Président de République, voici comment j’exercerais le droit de grâce sur les condamnés à mort. 

J’offrirais à l’avocat du condamné, la veille de l’exécution de ce dernier, de choisir entre une mort imminente et une expérience qui consisterait dans des inoculations préventives de la rage pour amener la constitution du sujet à être réfractaire à la rage.


Moyennant ces épreuves, la vie du condamné serait sauve. Au cas où elle le serait – et j’ai la persuasion qu’elle le serait en effet –, pour garantie vis-à-vis de la société qui a condamné le criminel, on le soumettrait à une surveillance à vie.


Tous les condamnés accepteraient. Le condamné à mort n’appréhende que la mort.»

 

 

Mais Pasteur s'est mal renseigné ! Au Brésil, la peine de mort pour les crimes civils a été abolie huit ans plus tôt, en 1876. Ce fut le deuxième pays d'Amérique à abolir la peine de mort après le Costa Rica... Malgré la grossière erreur du scientifique, Pedro II participera aux financement de la création de l'Institut Pasteur.

 

1885 : le tournant de la rage

Ses succès en cascade valent la gloire à Pasteur, y compris une élection à l'Académie française le 8 décembre 1881 au fauteuil d'Émile Littré. Mais la fortune n'est pas au rendez-vous. Le savant, en effet, a déposé des brevets sur ses inventions mais en a cédé les droits à l'État afin de leur assurer la plus grande diffusion possible (c'est ainsi par exemple que la « pasteurisation » est très vite mise en oeuvre jusqu'en Californie).

 

 

 

Le meilleur reste à venir. Le 6 juillet 1885, tandis que la France de la IIIe République est à son zénith, Louis Pasteur reçoit dans son cabinet de l'École Normale Supérieure un petit berger alsacien, Joseph Meister (9 ans).

 

 

Celui-ci a été mordu par un chien peut-être enragé. Contre l'avis des médecins allemands qui voulaient le garder à l'hôpital pour un diagnostic précis, sa mère a obtenu d'aller en France et de le conduire à Paris auprès du célèbre savant. Elle supplie celui-ci de le vacciner, quels qu'en soient les risques.

 

 

Louis Pasteur obtient l'assentiment de deux médecins, le pédiatre Grancher et le docteur Vulpian, spécialiste de la rage. Indifférent à notre « principe de précaution », il inocule alors à l'enfant un nouveau vaccin mis au point dans son laboratoire par le docteur Émile Roux.

 

 

Ce dernier a toutefois refusé de s'associer à l'expérience. Il est vrai que, quelques jours plus tôt, le 22 juin 1885, un premier essai sur une fillette de onze ans, Julie-Antoinette Poughon, n'a pas permis de la sauver.

 

Après une série de treize longues et douloureuses injections, le petit Joseph sort guéri de l'épreuve au grand soulagement de Pasteur...

 
Fidèle à en mourir
 

Joseph Meister deviendra plus tard le dévoué gardien de l'Institut Pasteur et lorsque, le 16 juin 1940, des officiers allemands demanderont à se recueillir devant la tombe du grand homme, il choisira de se suicider plutôt que de les laisser entrer.

 

 

Louis Pasteur connaît un deuxième succès avec la vaccination d'un berger de 14 ans, Jean-Baptiste Jupille, qui s'est interposé au péril de sa vie entre un chien sauvage et un groupe d'enfants.

 

 

Avec un art consommé des relations publiques, le savant magnifie sa double victoire sur la rage (victoire toute relative sur une maladie marginale, car des chercheurs doutent aujourd'hui que ses jeunes patients aient été mordus par des chiens vraiment enragés et l'équipe pastorienne connut par la suite plusieurs échecs à l'origine de vives critiques).

Une réputation planétaire

Au comble de la gloire, Louis Pasteur satisfait son goût pour les honneurs et les décorations. Mais surtout, il arrive à capter une partie de la générosité populaire au profit de la recherche médicale. C'est ainsi qu'il lance une souscription en vue de fonder l'Institut qui portera son nom. C'est le premier institut de recherche scientifique de l'époque moderne... « Il n'est pas une pierre qui ne soit le signe d'une généreuse pensée », dit-il de l'édifice élevé au sud de Paris, dans le quartier de Vaugirard. Il le dirigera jusqu'à sa mort, le 28 septembre 1895.

 

 

La France organise des obsèques nationales pour celui que certains désignent avec quelque exagération comme « le plus grand bienfaiteur de l'humanité ». Inhumé dans son Institut, le savant continue d'inspirer ses chercheurs...

 

 

Depuis plus d'un siècle en effet, les « Pastoriens » multiplient les découvertes que sont venus couronner huit prix Nobel, dont les professeurs Jacob, Monod et Lwoff en 1965. En 1891, Émile Roux met au point le sérum antidiphtérique. En 1894, Alexandre Yersin isole à Hong-Kong le bacille de la peste. En 1921, Albert Calmette et Camille Guérin mettent au point le vaccin BCG contre la tuberculose. En 1983, le professeur Luc Montagnier et Françoise Barré-Senoussi découvrent le virus du sida...

 

 

Bibliographie

René Dubos (1901-1982) : La leçon de Pasteur (206 pages, Albin Michel, 1987). Limpide, vivant et chaleureux, il aborde à la fois les aspects humains et professionnels de la vie de Pasteur. Un livre propre à transmettre la passion de la science.

 

Source : Herodote .net

              Youtube

 


17/05/2020
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L' AFRIQUE DE L'EST EN LUTTE CONTRE UNE GIGANTESQUE INVASION DE CRIQUETS

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17/05/2020
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UN APPEL DE VINCENT LINDON

 

 

Le comédien a confié à Mediapart une longue réflexion, lue face caméra chez lui, sur ce que la pandémie révèle du pays qui est le nôtre, la France, sixième puissance mondiale empêtrée dans le dénuement (sanitaire), puis le mensonge (gouvernemental) et désormais la colère (citoyenne).

 

Un texte puissamment politique, avec un objectif : ne pas en rester là.

 

 

Source : YOU TUBE

 

------------------

 

 

Vincent Lindon  nous offre un message très touchant, un message de vérité.

Message lu avec simplicité et beaucoup d’humilité.

 

Martine 

 

 


12/05/2020
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MUSEES ACCESSIBLES EN LIGNE

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THE MET

L’ennui vous guette en cette période de crise ? Votre soif de culture ne vous quitte pas malgré la recommandation de rester chez soi ? Voici pour vous une petite compilation de musées accessibles en ligne. C’est gratuit !


Smithsonian Museum 
L’un des musées américains les plus célèbres et l’un des musées les plus importants du monde : le Smithsonian ne s’arrête pas seulement à l’histoire classique, celle des événements et des dates, mais entre également dans le monde de la pop. Par exemple, vous pouvez trouver en ligne l’exposition sur les super-héros, avec le bouclier de Captain America bien en vue et une des émissions de télévision les plus populaires.
Le musée de la photographie américaine
Le site est en anglais, mais les photographies sont comprises dans toutes les langues que vous parlez : vous pouvez retrouver toute l’histoire américaine de la photographie, en cliquant sur les différents liens autour du texte. Une joie pour les yeux.
National Gallery de Londres
Vous pouvez trouver ici des peintures et des œuvres d’art incroyables ainsi qu’une visite de la galerie 3D.
Le château de Versailles
Vous l’avez vu dans deux mille films, et maintenant vous pouvez aussi le voir sur l’ordinateur. Couloirs de miroirs, lustres (non, vraiment, il y a des lustres hallucinants), peintures, expositions et parcs.
Le musée Reina Sofia de Madrid
Dans ce musée, il y a l’histoire de l’art espagnol, mais aussi l’histoire de l’Espagne et de l’Europe. Mais encore : Guernica de Picasso ! Même si vous ne pouvez pas être physiquement devant cette gigantesque toile, la voir à travers un écran a également son effet. Vous trouverez ici la visite du musée, du Palazio de Velazquèz et du Palacio de cristal.
Alte Nationalgalerie de Berlin
Avec Pergame, l’un des plus beaux musées de la capitale allemande. Retrouvez la visite virtuelle et toutes les collections: Friedrich, Menzel, Manet.
Le musée Van Gogh d’Amsterdam
Quatre étages pour visiter des images virtuellement et à très haute résolution des œuvres du peintre hollandais le plus célèbre. Il y a également deux aperçus des livres préférés de Van Gogh et de sa vie amoureuse.
Le Louvre
Dès que vous ouvrez le site, un pop-up apparaît pour vous avertir des problèmes probables qui pourraient survenir en raison de COVID-19: voici les musées de l’ère des coronavirus. Mais vous pouvez retrouver l’ensemble du Louvre à portée de clic : les Egyptiens, les oeuvres, la galerie Apollon.
L’Espace !
Ce n’est pas un musée, mais c’est beau. Avec un peu de pratique, vous apprendrez à utiliser ce télescope en ligne et vous verrez beaucoup de belles choses.
Met de New York
Le Metropolitan Museum de New York : de l’art de Vermeer et Bruegel à la mode, avec des expositions sur Coco Chanel, Rei Kawakubo, Dior, toutes les collections deux voies virtuelles pour explorer le musée.

 


03/05/2020
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EFFETS SECONDAIRES

 

 

Merci Fabien

 

 

 

J'aimerai que "demain" émouvantes paroles,

 

Réduisent à neant cet univers d'oboles,

 

Que les "grands"  de ce monde en découvrant le ciel,

 

Naissent et soient baptisés des valeurs essentielles.

 

 

Martine

28/04/2020


28/04/2020
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TOUS MASQUES AU TEMPS DE LA GRIPPE ESPAGNOLE - TOUS LES JOURS CURIEUX.FR -

Tous masqués, au temps de la grippe espagnole

UNE SÉLECTION FAITE PAR «TOUS LES JOURS CURIEUX»

 

 

La crise sanitaire due au Covid-19 est la plus importante qu’ait connue la France depuis un siècle.

 

Dans un contexte très différent, et alors que s’achève la Première Guerre mondiale, la grippe dite espagnole s’abat sur le monde.

 

Pendant l’hiver de 1918-1919, on comptera jusqu’à un milliard de malades, sur une population totale de 1,9 milliard d’humains sur la planète, et le nombre de décès liés à cette pandémie est évalué entre 50 à 100 millions.

 

L’épidémie fit environ 408 000 morts en France, parmi lesquels Guillaume Apollinaire et Edmond Rostand.

 

Le site Tous les jours curieux, dédié à la photographie, a retrouvé des clichés de cette époque.

 

 

  1.  

© C.Raymond

Mill Valley, Californie, 1918. Sur la pancarte portée par la femme à droite : « Portez un masque ou vous irez en prison ».

 

 

  1.  

© National Archives and Records Administration

Portland, Oregon. Membres du Student Army Training Corps (académie américaine de formation militaire).

 

 

  1.  

© National Archives and Records Administration

Boston, Massachusetts. Des femmes volontaires de la Croix-Rouge fabriquent des masques pour les soldats.

 

 

  1.  

© National Archives and Records Administration

Saint-Louis, Missouri. Personnel et ambulance de la Croix-Rouge.

 

 

  1.  

© National Museum of Health and Medicine

Camp Funston, Kansas. Hôpital d’urgence.

 

 

  1.  

© National Archives and Records Administration

À gauche. Pendant l’épidémie de grippe espagnole, personne ne pouvait monter dans les tramways de Seattle sans porter un masque.
À droite. Balayeur des rues à New York.

 

 

  1.  

© National Archives and Records Administration

Seattle. Défilé du 39e régiment en route pour la France.

 

 

  1.  

© National Archives and Records Administration

Camp Dix, New Jersey. Des soldats se gargarisent avec de l’eau salée en prévention de la grippe.

 

 

  1.  

© National Archives and Records Administration

Cincinnati, Ohio. Un barbier dont l’activité avait été autorisée pendant la quarantaine.

 

 

 

© Winnipeg Free Press

Winnipeg, Canada. Vendeurs de journaux.

 

 

  1.  

Royat, Puy-de-Dôme, France. Séance de cinéma à l’hôpital militaire américain.

 

 

 

  • Touslesjourscurieux.fr  est un site gratuit créé en avril 2017 par Jean-Jacques Farré, Gilles Courtinat, Patrick Artinian et Thomas Laurenceau.
  •  
  • Il propose de nombreux portfolios, des portraits et entretiens avec des photographes reconnus ou émergents, des visions nouvelles ou des parcours plus confirmés, un agenda des festivals et expos, des critiques de livres photos…

26/04/2020
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MUSIC FOR HOPE

 

Ecoutons ensemble la merveilleuse voix d'Andréa Bocelli, avec elle nous partageons quelques instants de grâce ! 

 

Croyants ou non, "nous approchons un peu" l'humilité de notre condition humaine et la grande nécessité lorsque viendront les temps meilleurs de revoir nos comportements et  nos essentiels.

 

Martine

 

 


13/04/2020
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NOUS Y SOMMES ! CHARLOTTE GAINSBOURG

 


12/04/2020
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MERCI A TOUS LES SOIGNANTS

 

 

Au mépris de leurs vies, vêtus de l’épuisement,

Dépourvus d’équipements et de médicaments,

Ils luttent, prient  l’angélus, cajolant le blocus,

Réanimant la vie, asphyxiant le  virus.

 

Aurons- nous le langage, la pandémie tuée,

Pour que tous ces soignants soient enfin respectés,

Elèverons-nous nos voix par dizaines de millions,

Afin que leurs salaires et toutes conditions,

Deviennent  le reflet de leur abnégation ?

 

Chaque soir, modestement du haut de nos balcons,

S’envolent les honneurs de toute la nation.  

Martine

 

 


03/04/2020
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