Bienvenue dans mon Univers

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LYON - MA VILLE

  Ville bimillénaire, colline de lumière,

Apprendre tout de toi est de longue durée,

De notre République depuis  Romanité,

Ton emblème  rugissant dès notre antiquité,

Tu trônes maintenant au siège Humanité.

 

Chamarré de cultures créant communautés,

Colonisant l’espace de moultes  architectures,

Deux fleuves antagonistes arrosent ta nature,

Que foulent de milles pieds tes marchands et banquiers.

 

Cassini déplie-toi que je vois son tracé !

Ici ce sont quartiers de ses rues médiévales,

Où se côtoie  là-bas l’urbain revisité,

Mes pas sautant les ans de l’amont en aval.

 

Par la pelle et la pioche  a rejailli  l’histoire,

Gradins du Grand Théâtre  ou tremble ma mémoire,

Je ferme un peu les yeux et je les vois debout,

Ce Conseil des Trois Gaules bravant la chaleur d’août.

 

Mais venez ! Suivez-moi dans ma marche du temps,

Et partons tous ensemble pour les siècles suivants……

 

 Bourgeois, arquebusiers qui gardent la cité,

Dans leurs côtes de mailles et de fer gantelées,

Sitôt que la trompette sonne le Chasse-Ribaud,

Happent  les vagabonds et dispersent  badauds.

 

L’Hôpital Général dispensant Charité,

Modèle des hospices de France Royauté,

Récite au  gré des heures, prières, incantations,

Il y a tant de misère à soulager à Lyon.

 

Traite-foraine, droits de rève abolis par Louis,

Des villes impériales arrivent  débitants,

Grandeur des  Foires Franches  portée  aux quatre-vents,

Négociants et clients commercent à crédit.

 

De quinzaine en quinzaine les voila par nuées,

Cajolant le hasard, tirant la loterie,

Magistrats et Recteurs président Récluserie,

Avant que par morale le jeu soit supprimé.

 

 

Le Bistanclaquepan  cadence de l’armée,

De ces artisans d’art commande le métier,

Taffetas et dentelles,  gentillesses de mode,

Par milles balles de soie, tu imposes ta loi,

Façonnés et brocarts, ornements du bon Roy,

Tisseront à l’élite, bleus  pourpoints en vogue.

 

Bellecour, ses façades totalement détruits,

De la révolution assumeront le prix,

Bonaparte  salué comme un nouveau messie,

Du bout de sa truelle réveillera la vie.

 

Tes révolutionnaires exigent de tout temps,

De vivre en  travaillant ou mourir combattants,

Pourtant, minoritaires,  des Voraces aux Chalier,

Traces de la terreur te garde modérée.

 

Ramasseurs de potins après leurs dévotions,

Clabaudaient, caladaient au milieu des clergeons,

Puis tous ces  bons amis  se mettaient en goguaille,

Pour la taverne  « Tunes »  où l’on faisait ripaille.

 

Le repos,  en  soirées, serrés au poulailler,

Pour l’ouverture de « Faust » de nouveau rassemblés.

A la « queue de poireau » certains s’enivreront,

Avant de remonter sur les hauteurs de Lyon.

 

Si carême de nos jours n’a signification,

Ils étaient de ce temps privés de collation,

Quand le jeun et le maigre étaient communes peines,

Quand les teints étaient blêmes au bout de quarantaine,

Que de vœux appelaient  « Dimanche des Brandons »

Ou guirlandes de bugnes offraient consolation.

 

Mourguet  lui donna vie mais il n’est point d’usage,

Même pour un Lyonnais d’atteindre ce grand âge,

Gazettes de la ville, Guignol et Madelon,

Clament les injustices en surveillant Gnafron.

 

 

Coiffées d’un grand chapeau noué sous le menton,

Toutes vêtues de blanc, engagent les passants,

Les Nautières de la Saône rament tranquillement,

Muses de ces mille bèches où s’inscriront leurs noms.

 

Porteurs de masques en cuir à longs becs d’oiseaux,

Médicastres officient affrontant les fléaux,

Rabelais, quant à lui, lettré d’anatomie,

Rédige doctes textes que les annales publient.

 

Voici le « pêche-pierre » qui sans anesthésie,

Tirera dans les cris, moellons d’une vessie,

Arrachements, spatules, pinces et gros crochets,

Feront d’un souffreteux un mourant sans délai.

 

 

Ils s’illumineront pour les siècles des siècles,

A peine nuit tombée, bougeoirs et lumignons,

Des milliers de mercis consument dévotion,

Pour toi, Sainte Marie qui éloigna la peste.

 

Trabouler, Résister sont ici synonymes,

Deux verbes salutaires pour nombreux anonymes,

Le temps s’est arrêté au fond de chaque cour,

Où les puits furent complices de fuites sans retour.

 

 

 

Le domaine des roses abrite à tout jamais,

Un trésor légendaire que tous convoitaient,

Bijoutiers et Orfèvres confièrent aux Croisés,

Une tête en Or massif que nul ne sut trouver.

 

Tes chroniques se colportent  de mémoires en grimoires,

Progrès, modernité, gomment un peu ton passé,

Pourtant lorsque je longe les quais de tes deux fleuves,

Fidèles bouquinistes, t’honorent, qu’il vente ou pleuve.

 

Berceau de ma naissance, témoin de mon histoire,

Si pour quelques voyages, j’ai parfois déserté,

Il ne fut pas un lieu où je sois demeurée,

Je serai ton enfant pour toute éternité.

 

Martine

 

 


LYON EN 1700 -

 

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Venez visiter ce magnifique blog

 

http://lyon-en-1700.blogspot.com/

 

Bienvenue

L'objet de ce blog est de présenter l'avancée du projet de restitution en 3d de la ville de Lyon en 1700. L'objectif est de restituer la ville entre la place Bellecour et la place des Terreaux, pour permettre une visite virtuelle du centre historique de la presqu'île disparu quasi intégralement, avec des commentaires audio et/ou des illustrations agrémentant la visite selon le lieu où le visiteur se trouve.

 

La restitution permettra donc de servir de fil conducteur pour présenter des documents d'archive pouvant intéresser le public, gravures, peintures, plans ou autres. Elle permettra également de présenter des articles concernant tel ou tel bâtiment ou secteur de la ville.

 

Par ailleurs, il sera possible de procéder à des visites du centre avec supports type Ipad ou tablette pour visualiser l'évolution du paysage urbain sur les lieux mêmes.


L'objectif adopté pour la restitution des immeubles disparus est de retrouver à minima le nombre d'étages, d'arcs de boutique et l'emplacement de la porte principale.

 

Le relevé des portes et fenêtres effectué en 1798 pour l'application de l'impôt sur les ouvertures croisé avec le travail réalisé pendant 30 ans par Joseph Pointet sur l'historique des immeubles lyonnais permet d'atteindre une grande précision immeuble par immeuble.

 

De vieilles gravures ou même certaines photographies du milieu du 19ème siècle permettent parfois de retrouver l'organisation des fenêtres. La couleur des façades est nécessairement imprécise. Les bâtiments publics ou religieux sont reconstitués à partir de plans et de gravures.


Lyon en 1700 est une association régie par la Loi de 1901 et composée de passionnés d'histoire.


Tout Lyonnais amateur de recherches en archives ou sur le terrain est bienvenu pour donner un coup de main !

 

Vous pouvez nous écrire à l'adresse lyonen1700@live.fr.

 

 

 

 

http://lyon-en-1700.blogspot.com/


09/10/2018
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AU COEUR DE LA FABRIQUE

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Partons ensemble  découvrir un peu le quotidien, les joies, les peines, les combats  de ces hommes et femmes

qui vivaient et travaillaient au coeur du quartier de la Croix-Rousse : Les Canuts

 

Leur existence  me tient particulièrement à coeur, ce sont mes ancêtres ( côté maternel )

 

Pour certains natifs de Hauteluce en Savoie  et arrivés à Lyon au début du XIX e siècle.

 

Pour d'autres nés à Lyon et qui marchèrent dans les pas de leurs ainés.

 

Au-coeur-de-la-Fabrique.pdf


15/08/2018
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PATRIMOINE-LYON.ORG

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http://www.patrimoine-lyon.org/


06/05/2018
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LA PRESQU'ILE ET LE CONFLUENT UNE VIEILLE HISTOIRE

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La-Presqu--ile-et-le-Confluent---une-vieille-histoire.pdf


30/04/2018
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LA MERE COTTIVET TAILLE LA BAVETTE !

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http://parlerlyon.free.fr/html/dico.htm


23/04/2018
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LA MAISON BRUNET - LYON CROIX-ROUSSE

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Rouville, dans les pentes de la Croix-Rousse, se dresse l’imposante Maison Brunet, « aux 365 fenêtres ». Ce mystérieux bâtiment a traversé deux siècles et il a hébergé les révoltes des ouvriers de la soie, les Canuts.

L’immeuble, imposant, surplombe la place Rouville située dans les pentes. Avec ses larges fenêtres régulières et sa façade rosée, il exprime, en mastodonte, toute la typicité de l’architecture locale.

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Au bar du Comptoir du Sud – Crédit Eva Thiébaud

 

Voilà le « Comptoir du Sud », qui occupe depuis 20 ans un des angles de la maison Brunet, qu’on connaît souvent sous l’appellation « Maison aux 365 fenêtres ». Ce bistrot est typique de la Croix-Rousse ! »

 

La maison Brunet

La ruine d’un soyeux

Le bâtiment porte le nom de celui qui le fit construire, Claude Brunet. Le Drômois s’enrichit rapidement à Lyon dans le commerce de la soie. Habitant côte des Carmélites, il disposait par ailleurs de deux immeubles rue Pierre Blanc et d’un appartement place des Capucins.

 

 

Dans la hiérarchie de « La Fabrique », la grande usine textile à ciel ouvert que sont la Croix-Rousse et ses pentes au XIXème siècle, il occupait la position de marchand fabricant. Lui-même ne fabriquait rien, mais il fournissait les commandes et les matériaux aux ouvriers, les Canuts, qui tissaient les précieuses soies. Pour des tarifs très bas. Certains marchands fabricants louaient par ailleurs des appartements, resserrant ainsi les liens, doublement intéressés, avec les ouvriers.

 

 

Claude Brunet démarra la construction du bâtiment qui porte son nom en 1825. Il ne profita pas de son investissement puisque la maison fut saisie et mise aux enchères début 1831. Brunet semble s’être ruiné dans cette dispendieuse construction. En effet, les Canuts préféraient souvent habiter le plateau de la Croix-Rousse, à l’époque séparé de la ville de Lyon, car ils y payaient beaucoup moins d’impôts.

 

 

Les ouvriers travaillaient et vivaient dans leurs appartements, le métier à tisser près de la fenêtre pour profiter de la lumière naturelle. Josette Barre, dans son incontournable ouvrage « La colline de la Croix-Rousse – Histoire et géographie urbaines » décrit ces logements :

« L’appartement classique compte une ou deux pièces séparées par une mince cloison ou galandage. Chaque pièce dispose de deux ouvertures ou plus, et contient en moyenne, autant de métiers que de fenêtres. »

 

 

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Un Canut à sa fenêtre – Carte postale des archives de Lyon en ligne http://www.archives-lyon.fr – Environ 1910

 

 

Aujourd’hui, les propriétaires ont rassemblé ces petits appartements pour en créer de plus spacieux, et les métiers à tisser sont remplacés par des canapés et des salles à manger, avec des vues imprenables sur la ville.

 

 

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Vue du sixième étage de la maison Brunet 

 

 

 

Les chanceux qui les habitent viennent parfois rejoindre ouvriers, artistes ou riverains pour tailler le bout de gras au « Comptoir du sud ». Et s’il est question de l’histoire de la Maison, chacun y va de son anecdote.

Franck Bonnefoy, peintre lyonnais de 49 ans –qui a exposé justement sur le thème « Métropole et Patrimoine » à l’Enssib- commente :

 

« Les larges escaliers, les doubles entrées, avec les deux traboules qui traversent le bâtiment de part en part, tout cela est fait pour faciliter le transport et le chargement des rouleaux de tissus. »

 

 

Jean-Louis Ménard habite depuis 30 ans dans la Maison, et « ne peut plus en partir ». Avec Alain, le barman, et quelques autres habitués, ils retracent, entre deux gorgées, les événements qui se sont déroulés pendant les révoltes canuses :

 

« En avril 1834, pendant la révolte, la Maison Brunet a failli être détruite par les canons ! »

La forteresse du peuple

Pourquoi en était-on arrivé là ? Comment la maison a- t-elle été sauvée ?

 

Malgré leur importance dans la vie économique française -la soie représente plus du tiers des exportations françaises de produits manufacturés-, les conditions de vie des Canuts au XIXème siècle sont rudes.

 

Peut-être vous rappelez-vous, parmi vos souvenirs d’écoliers, du roman « Claudine de Lyon » de Marie-Christine Helgerson ? Le livre raconte l’histoire d’une jeune Canuse tuberculeuse de dix ans, acculée au métier à tisser dix heures par jour. En 1831, pressés par des loyers galopants, travaillant leur quinze heures journalières et fatigués par une tâche pénible, les Canuts s’organisent pour réclamer aux marchands fabricants un tarif minimum à la pièce produite.

 

 

C’est pour faire le respecter qu’ils se révoltent en novembre. D’usine-dortoir, la maison Brunet se transforme alors en forteresse ouvrière. Ainsi la dépeint Jean-François René Mazon en 1831, dans son ouvrage « Événements de Lyon ou les trois journées de novembre 1831 » :

 

« Les ouvriers venaient de s’emparer de la vaste maison Brunet qui domine le quartier Saint Vincent. De cette position avantageuse ils ont pendant quelques temps fait un feu très vif sur la troupe, qui s’était retranchée dans la rue de l’Annonciade. »

 

Si le succès a d’abord semblé couronner cette révolte, avec la prise de l’Hôtel de Ville et des engagements tarifaires de la part des fabricants, ceux-ci ne furent finalement pas respectés. Un coup d’épée dans l’eau.

La « sanglante semaine » à la Maison Brunet

Malgré cette défaite, les idées progressistes se propagèrent dans la ville : le fouriérisme et ses sociétés communautaires, le saint-simonisme et ses élites dirigeantes pour le bien commun ou le mutuellisme et ses outils de mise en commun. Des idées qui s’accordent bien mal avec la loi de 1834 limitant le droit d’association.

En avril, une nouvelle révolte éclate : « la sanglante semaine ». Président de la République des Canuts, et des amis de Lyon et de Guignol -associations de défense du patrimoine et des traditions-, Gérard Truchet a donné en 2013 une conférence intitulée « La Maison aux 365 fenêtres ». Celle-ci s’est déroulée au Musée Gadagne à l’occasion de la manifestation « Novembre des Canuts ». Gérard Truchet raconte comment la maison a failli être détruite pendant la révolte de 1834 :

 

« Trois années plus tard, les ouvriers bernés se lancent une nouvelle fois dans la lutte acharnée. Mais cette fois-ci les autorités militaires redoublent de vigilance et encerclent très rapidement la maison Brunet.

 

Ils prennent notamment position sur l’esplanade des Chartreux où ils surplombent l’immeuble récalcitrant. Mais les fenêtres restent closes, aucun fusil ne montre le bout de son canon.

 

Tout d’un coup, au cours de la journée du 12 avril, un lieutenant est tué d’une balle en pleine tête. Aussitôt les soupçons s’orientent sur les locataires et il est décidé de brûler la maison Brunet et les maisons environnantes. »

 

 

Un curé courageux et des blanchisseuses ivres

Si la maison est toujours debout aujourd’hui, il en faut remercier la Vierge… et un curé courageux. Gérard Truchet continue :

 

« Les soldats reçoivent l’ordre de diriger les pièces de canon vers l’immeuble, les locataires sont terrorisés. Aux Chartreux, le curé de Saint Bruno les Chartreux intervient auprès du commandant et parlemente.

Pendant ce temps, les femmes se regroupent et remettent leur destin entre les mains de la Vierge Marie.

 

Après avoir longtemps négocié, le dénouement est heureux puisque le bon curé de Saint Bruno obtient gain de cause. Le vœu des locataires est exaucé, en remerciement un ex-voto -offrande faite en remerciement d’une grâce obtenue- est peint. En procession, il est porté jusqu’à la chapelle Notre Dame de Fourvière. »

 

 

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Ex-voto de remerciement des locataires de la Maison Brunet

 

 

Au « Comptoir du sud », Bruno, le patron sort de cuisine pour papoter un peu avec ses clients. S’il n’a certes pas connu les Canuts, il sait néanmoins qu’une cinquantaine d’années en arrière, un charbonnier occupait l’emplacement de son bistrot. Se trouvait aussi là un porte-pot, un comptoir où l’on buvait du vin. Paulette a emménagé dans l’immeuble en 1949. Elle se souvient :

 

« Dans les années 60, les blanchisseuses des lavoirs du dessus venaient y boire des rhum limonades. A midi, elles étaient saoules. J’étais choquée ! »

 

 

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Le lavoir public est aujourd’hui un lieu de spectacles – Crédit Eva Thiébaud

 

Les dernières brises de l’esprit canut

A cette époque, boulangerie, boucherie, coiffeurs et commerces de proximité animent la rue. Aujourd’hui, on n’y trouve plus que des voitures garées au millimètre devant des devantures mortes, et un orthopédiste.

Que reste-t-il ici de l’esprit rebelle, social et mutuelliste des Canuts ?


Sans doute ce bistrot de quartier où tous et toutes se connaissent. Assise à la terrasse devant un café, Christine Ramel, habitante de la maison depuis 30 ans, voit encore souffler des brises de cet esprit de solidarité :

« Dans l’immeuble, on essaie de trouver des occasions de se réunir. Dans notre cage d’escalier, on a fait un nettoyage collectif des communs au lieu de faire appel à une société. Les deux cages se réunissent pour réaliser le ravalement. »

 

 

Autre projet collectif, pour les journées du Patrimoine en 1999, les habitants ont décidé de mettre leur maison à l’honneur, à travers une exposition ouverte au public, accrochée à la fois dans les halls qui « traboulent » et dans les escaliers monumentaux.

 

A cette occasion, Henriette Ponchon de Saint André, photographe et habitante, a exposé des panneaux de photographies des Canuts réalisés au cours d’une de ses formations à la photographie en 1978.

 

Elle a également ouvert les portes de son atelier. L’artiste qui présentait en 1982 à l’auditorium « Canuts d’aujourd’hui » -un projet poétique sur les derniers Canuts- continue, à 85 ans, à photographier et à transmettre son savoir-faire à travers une association proposant des ateliers de photographie argentique, l’Atelier d’images.

 

 

La Maison Brunet « s’inscrit dans une cosmologie »

Ainsi continue à vivre la mystérieuse maison Brunet, avec ses 4 portes d’allées, ses 6 étages plus un entresol, ses 52 cheminées correspondant aux 52 logements initiaux, et… ses 365 fenêtres (378 selon qu’elles soient murées ou non).

 

Et si certains pensent que seul le hasard a conduit à la construction d’autant de fenêtres que de jours de l’année, d’autant de cheminées que de semaines annuelles, d’autant d’étages que de jours de la semaine, et d’autant de portes que de saisons, ce n’est pas le cas de Mme Ponchon de Saint André :

 

« L’orientation et la construction de la maison se trouve en relation avec le temps et la nature. Elle s’inscrit dans une cosmologie. Et puis, il y a une force dans les murs, celle des Canuts. On s’y trouve bien, c’est une maison pleine de bonnes énergies. »

 

Cette « Maison du temps » porte en tout cas les reflets de toutes les époques qu’elle a traversées.

 

Source : Le net


23/04/2018
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MURS PEINTS -

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Les Cités Idéales  - Entréé du Bd des Etats Unis - Lyon 8eme

Ces trois fresques  réalisées  par les muralistes Cité Création illustrent  le mythe de la Tour de Babel.

 

 

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La Tour de Babel vue par Pieter Bruegel

 

 

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La Fresque de Shanghai - 23 Bd des Etats-Unis - Lyon 8eme

 

Cette oeuvre célèbre le 20e anniversaire du jumelage entre la ville de Shanghai et la région Rhône-Alpes

 

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Le Musée Urbain Tony Garnier  - Bd des Etats-Unis - Lyon 8e

Distingué en 1991 par l'Unesco, ce concept innovant est un hommage phénoménal au génie de l'architecte visionnaire qu'était Tony Garnier.

 

 

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La Bibliothèque de la Cité - rue de la Platière, Lyon 1er-

Sur ce mur peint, les livres de la région Rhône-Alpes ont la parole. Aux fenêtre ou sur les étagères du libraire, près de 500 références s'offrent au regard et à la lecture du passant.

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 La Fresque des Lyonnais -

 

Angle rue St Vincent / rue de la Martinière - Lyon 1er 

Trente hommes et femmes célèbres qui ont construit l'histoire de Lyon, comme les frères Lumière, Saint Exupéry, l'abbé Pierre ....

se côtoient dans ce monument trompe - l'oeil

 

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Edouard Herriot, Maire de Lyon pendant 50 ans et chef du gouvernement en 1924/1925 (1872-1957) et Tony Garnier, élève de la Martinière, architecte, urbaniste (1869-1948)

 

 

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André-Marie Ampère, découvreur des lois de l'électromagnétisme et inventeur du galvanomètre (1775-1836)

 

 

 

 

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Antoine de Jussieu, professeur de Botanique aux jardins du Roi (1686-1758), Marcel Mérieux, créateur de l'institut Mérieux, à ses cotés, son petit fils, le Docteur Jean Mérieux(1930-1994)(1870-1937) et Claude Bernard, médecin, fondateur de la physiologie moderne (1813-1878)

 

 

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L'Abbé Pierre, prêtre, grand résistant, fondateur des "Compagnons d'Emmaüs"

 

 

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Auguste et Louis Lumière, élèves de la Martinière, inventeur du cinématographe (1862-1954) et (1864-1948)

 

 

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Bernard Lacombe, footballeur au palmarès impressionnant. Meilleur buteur du championnat français de football, plus de 250 buts. Allez l'OL !

 

 

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Bernard Pivot, journaliste et créateur de magazines télévisés culturels. Devant la librairie Gibert et Joseph.

 

 

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Bertrand Tavernier, metteur en scène de cinéma, écrivain, historien du 7eme art.

 

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Le Bistrot des Cuisiniers par Jean-Paul Lacombe, les spécialités lyonnaises. Bon appétit !

 

 

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Claude Bourgelat, fondateur à Lyon de la première école vétérinaire (1717-1779) Pauline Jaricot, créatrice du "Rosaire vivant" et de "L'oeuvre des Ouvriers" (1799-1869) et Claudine Thevenet, déclarée "Bienheureuse" en 1981, "canonisée" en 1993 (1775-1837)

 

 

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L'Empereur Claude  (environ 14av JC et 54 ap JC)

 

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La Fresque de Gerland 

 

- 18 rue Pierre de Coubertin - Lyon 7e

La coupe du Monde de Football organisé par la France en 1998 est à l'origine de la réalisation de cette fresque aux multiples  facettes nourries par l'épopée du Mondial

 

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La Fresque de Montluc

 

Rue du Dauphiné - Lyon 3e

 

Parce que Lyon fut la capitale de la Résistance, de toutes les résistances, Jean Moulin est là ... Le décompte des jours passée en cellule par les martyrs de la résistance frappe, avec émotion, l'imaginaire.

 

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La Fresque Lumière 

106 avenue Jean-Jaurès - Lyon 7e

Scénario pictural mural raconté par la lumière : c'est une première mondiale ! Le dessin a été conçu par l'illustrateur scénographe François Schuiten pour un concept et une réalisation de  Cité Création.

 

 

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Le Mur des Canuts 

Bd des Canuts - Lyon 4e

Comme un miroir,  ce mur, peint en trompe- l'oeil, témoigne des transformations du quartier de la Croix-Rousse à l'identité forte.

 

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La Rue des Grands Chefs

 

Restaurant de Paul Bocuse - Collonges-au-Mont-d'or

 

Lyon est capitale de la gastronomie. Par son immense talent, Paul Bocuse a fait rayonner la cuisine Lyonnaise dans le monde entier

 

 

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Le Théâtre des Charpennes 

 

52 rue Gabriel Péri - Villeurbanne

 

Fresque identitaire, ce trompe- l'oeil d'un théâtre à l'italienne met en scène une réalité historique complexe, sur fond des mémoires du quartier .

 

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Voyages dans la Ville

 

98 avenue Lacassagne- Lyon 3e

Un mur qui raconte l'histoire des transports en commun à Lyon, comme un livre d'images planté dans un

décor Lyonnais qui change au fil des époques.

 

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LE Mur du Cinéma

 

Angle cours Gambetta/Grande rue de la Guillotière - Lyon 7e

C'est à Lyon  que naquit le cinématographe, en 1906, grâce aux génies d'Auguste et de Louis Lumière. ce mur fête le 100e anniversaire de cette fabuleuse invention.

 

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Les Fresques de la Sarra 

 

8 à 44 rue Pauline-Jaricot - Lyon 5 e

 

Conçu et réalisé par  Cité Création à la demande de la SACVL c'est actuellement le plus grand trompe- l'oeil architectural du monde ! Quatre longues barres d'immeubles sont transformées en un coeur de ville aux architectures et aux couleurs  chatoyantes.

 

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Les Basiliques de Saint-Just

 

9 rue des Macchabées - Lyon 4e

 

Le plan scénographique de Lyon ( 1550 ) restitue les basiliques de Saint-Just dans leur dernier état.

 

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Hommage à  Diégo Rivera

 

Rue Georges- Gouy - Lyon 7e

Pour célébrer le 50 e anniversaire de la disparition du peintre mexicain Diego Rivera, la Fondation Diego Rivera a chois les muralistes de Cité Création, héritiers de ce maître de l'art mural. Producteur de cette oeuvre unique en Europe, la SACVL a aménagé tout un espace qui sert d'écrin aux fresques murales.

 

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Un poste de transformation EDF  plus beau qu'à l'habitude... Les terreaux à gauche et le mur des lyonnais avec la Saône à droite.

 

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La fresque des lyonnais avec les descriptions des  personnages peints.

 

 

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Major Général Martin, géographe, ingénieur et philantrophe qui a financé la création de l'école "La Martinière" (1735-1800) et Jean-Baptiste Say, journaliste, professeur et économiste (1767-1832)

 

 

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Laurent Mourguet, créateur du Théâtre de Guignol (1769-1844) et Antoine de Saint-Exupéry, aviateur, écrivain et philosophe (1900-1944)

 

 

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Joseph-Marie Jacquard, inventeur du métier à tisser "Jacquard" (1752-1834) et Philippe de la Salle, dessinateur sur soie (1723-1804)

 

 

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Juliette Récamier, figure emblématique des "Salons" des années de la Restauration (1777-1849)

 

 

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Deux passantes font du lèche-vitrine devant le magasin Gibert et Joseph

 

 

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Louise Labé, Poète surnommée "La belle Cordière" (1513-1566) et Maurice Scéve Poète de la Renaissance lyonnaise (1500-1560)

 

 

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Paul Bocuse, restaurateur universellement reconnu, grand médiateur  de la cuisine française.

 

 

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Pierre Puvis de Chavannes, peintre sur chevalets et de fresques (1824-1898) ; Jean de Verrazane, Navigateur, Jean de Verrazane issu d'une famille florentine de banquiers et commerçants établie à Lyon, dont l'aventure commence en 1524, en effet à la recherche de la route des Indes pour François 1er, il va aborder le site de ce qui deviendra plus tard New-York

 

 

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La boutique Vachon en peinture sur le mur des Lyonnais.

 

 

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L'un des peintre de la fresque des lyonnais.Il aura fallu quelques pots de peinture...

 

 

 

Parmi les images fortes de Lyon, celles des murs peints sont présentes partout, identitaires et historiques.

 

Cité Création en a réalisé   plus d'une soixante dans l'agglomération. Depuis 1978, Cité Création  crée des oeuvres monumentales, fresques ou design urbain,dans l'espace privé ou public, au service des habitants, des touristes et des visiteurs.

 

Cité Création devenu leader mondial en matière de peintures murales, a signé près de 430 oeuvres monumentales aux couleurs des villes de Lyon, Barcelone, Mexico, Angoulême, Carcassonne, Brest, Chartres, paris, Trikala, Berlin,Leipzig,Lisbonne,Namur,Jérusalem, Tibériade,Moscou,Shanghai, Québéc.

 

Toutes ces créations affichent des identités culturelles, sociales ou économiques. Elles ont vocation à révéler, marquer, embellir des lieux,des quartiers, des villes, des espaces urbains, industriels ou de services, sur des territoires régionaux, nationaux et internationaux.

 

Le mur peint est révélé en tant qu'oeuvre par le regard du passant. une fois abouti, il fait partie du domaine public, dans une démarche totalement gratuite. Oui mais qui finance ?

 

Les partenaires du projet qu'ils soient institutionnels ou entreprises privées ( pour près de 90% des coûts) en assurent le financement.

Cherchez-les, ils sont toujours cités au  bas des fresques.

 

C'est grâce à eux que les murs peints colorient la ville pour ses habitants et ses visiteurs, comme des oasis dans un océan de béton...

 

Sources : Le net

             Cité Création

 

 

 

 

 

 


23/04/2018
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LA CONDITION DES SOIES

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La Condition des soies est un immeuble de 32 mètres de long et de 23 mètres de large. C'est un exemple d'architecture industrielle fonctionnelle du 19e sècle. Le plan est d'une grande symétrie et les seuls éléments décoratifs sont représentés par la variété des percements, les aisselles et le grand portail d'entrée. L'ensemble forme une composition sobre. Le bâtiment, à l'origine, est isolé des immeubles voisins pour éviter tout risque d'incendie et faciliter les circulations. L'édifice, à l'origine, se présente comme un volume rectangulaire à deux niveaux (rez-de-chaussée et premier étage) surmonté d'un troisième niveau constitué d'un corps en forme de U ouvert à l'est. La pente des toits converge vers l'intérieur du bâtiment. En 1856, c'est la surélévation d'un étage du bâtiment principal. L'aspect général reste homogène malgré l'exhaussement d'un troisième étage et la pose d'une verrière sur la toiture. Depuis 1884, la Condition des soies se présente comme un corps massif et cohérent à quatre niveaux.

 

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Historique

Au 17e siècle, la soierie lyonnaise est réputée dans le monde entier pour l´importance de sa production et la finesse de ses ouvrages.

 

Il n´existe pas de structure publique réglementant la soie. Or le poids de la soie peut varier considérablement (jusqu´à 5%) selon la quantité d'eau absorbée. Il suffit alors d´augmenter la quantité d´eau contenue dans la soie pour faire monter les prix.

 

C´est ainsi que Rast de Maupas, industriel lyonnais, propose en 1779 de créer une Condition des soies à Lyon, la première en France, s´inspirant de la Condition des soies de Turin fondée en 1684.

 

Le but de l´établissement est de déterminer et garantir, de façon scientifique un poids loyal et marchand, en chauffant la soie pour en évacuer l´humidité. Maupas obtient le monopole d´exploitation d´un établissement pour trente ans et les industriels sont obligés de conditionner leurs soies avant de les mettre sur le marché. Puis d´autres Conditions ouvrent leurs portes.

 

Au début du 19e siècle, afin de contrer la concurrence de ces établissements qui engendre un appauvrissement du marché lyonnais, est décidé la fermeture de toutes les Conditions existantes. Par un décret du 23 germinal an XIII (5 avril 1805), la Condition publique et unique des soies de Lyon est créée.

 

Napoléon accorde le monopole du conditionnement de la soie à la Chambre de commerce qui achète alors un terrain sur les anciennes propriétés des Capucins et fait construire de 1809 à 1814 le bâtiment de la Condition des soies.

 

D'autres conditions sont en place : celle d'Avignon en 1801-1802, celle de Saint-Etienne en 1808, la condition de Marseille en 1859, celle de Valence en 1864... En 1925, sont répertoriées en France 12 Conditions des soies : Amiens, Aubenas, Avignon, Calais, Lyon, Marseille, Paris, Roubaix (laine et soies), Saint-Chamond, Saint-Etienne, Tourcoing, Valence.

 

En Europe, on en dénombre 12 en Italie, deux en Suisse, deux en Allemagne, une en Autriche et une à Londres.

 

Le bâtiment est construit sur les plans de l´architecte Joseph-Jean Gay (1775-1832), alors architecte de la ville. La direction des travaux quant à elle est assurée par l´architecte Jean-Joseph Pilliet.

 

Jusqu´en 1814 la Condition des soies est installée place Saint Pierre, l´actuelle place Meissonier, dans le quartier des Terreaux. L´édifice s´installe ensuite au bas des pentes de la Croix-Rousse, rue Saint-Polycarpe, coeur de l´industrie et du commerce des soies à Lyon.

 

Les étuves de conditionnement mises au point par l'ingénieur Talabot et décorées par le peintre-émaillé Antoine Vollon (archives musée des tissus de Lyon), sont installées dans le bâtiment en 1853.

 

Devant l´accroissement des tonnages, les locaux de la Condition des soies sont agrandis et modernisés. En 1856, le bâtiment est réhaussé d'un étage. En 1884, une campagne de travaux est effectuée par l´architecte de la ville Pascalon.

 

L'usage du bâtiment est complexe, des aménagements répétés seront entrepris afin de s´adapter au mieux aux circonstances de l´industrie grandissante. Jusqu´à la Première Guerre mondiale, l´activité de la Condition des soies est très soutenue, atteignant des records de tonnages en 1913. Mais avec le déclin économique au début du XIXe siècle puis le progrès de la chimie et de l´apparition des fibres artificielles, elle subit un fort déclin : un quart de tonnes de soie conditionnée en 1955.

 

Elle abrite dans les années 1950 le Centre de Recherche de la Soierie et des Industries Textiles (CRSIT) qui devient en 1958 le gestionnaire du conditionnement de la soie, sous la responsabilité de la Chambre de commerce.

 

En 1976, le CRSIT déménage à Ecully, laissant le lieu désaffecté jusqu´en 1982 où il est réhabilité par le cabinet d´architectes lyonnais Mortamet-Vidal-Manhes (inscrit dans la politique de réaménagement des pentes de la Croix Rousse).

 

En 1980, le bâtiment est inscrit au titre des monuments historiques (toitures, façade sur rue et escalier monumental).

 

Aujourd'hui, le lieu est animé par la bibliothèque municipale du 1er arrondissement, le centre social et culturel la Condition des soies, un centre médico-social, un service social ménager, les bureaux de la retraite mutualiste du combattant et la Maison des combattants de la Libération.

 

Suite au dépôt de bilan de 2001 du centre-social, principal gestionnaire du bâtiment, un réaménagement des lieux est effectué : depuis 2003, le centre social Quartier Vitalité, l´antenne de la bibliothèque municipale (1er), la ludothèque Croc´aux jeux, la Maison des Combattants de la Libération, la retraite mutualiste et l´association Familles Rurales font vivre le lieu.

 

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21/04/2018
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LYON VILLE HOPITAL PENDANT LA PREMIERE GUERRE MONDIALE

Eloignée du front et bénéficiant déjà de solides infrastructures médicales, Lyon accueille de nombreux blessés pendant la guerre. Outre les hôpitaux militaires de Desgenettes et Villemanzy et l’école de service de santé aux armées, les hôpitaux municipaux sont réquisitionnés afin de soigner les hommes venus du front.

 

 

C’est le cas notamment de l’Hôtel-Dieu, de l’hôpital de la Croix-Rousse ou de celui de la Charité.

 

 

D’autres structures temporaires pallient au manque de place dans ces hôpitaux civils. Les hôpitaux complémentaires sont placés sous l’autorité du Service de Santé militaires. Les hôpitaux auxiliaires sont quant à eux gérés par la Société de Secours aux Blessés Militaires, l’Union des Femmes de France et l’association des Dames françaises et enfin des hôpitaux bénévoles sont le fruit d’initiatives privées.

 

 

Ainsi, des écoles, pensionnats, couvents, salles de spectacles, et même des brasseries viennent augmenter considérablement le nombre de lits disponibles dans l’agglomération lyonnaise.

 

 

Face à cette guerre moderne et industrielle, la chirurgie connaît de grandes évolutions. A Lyon, Albéric Pont développe la chirurgie maxillo-faciale à destination des gueules cassées. Les frères Lumière œuvrent quant à eux pour la radiographie et les soins des blessés : Auguste met au point le Tulle gras destinée à une meilleure cicatrisation des plaies ; Louis invente la pince Lumière, prothèse de bras pour les soldats mutilés.

 

 

Dès novembre 1914, Edouard Herriot propose la création d’écoles professionnelles de blessés destinées à former les soldats mutilés à de nouveaux métiers afin de leur rendre une certaine autonomie. Plusieurs écoles voient ainsi le jour : la première, au 41 rue Rachais, est l’école Joffre, puis une deuxième à Tourvielle (quartier du Point du Jour à Lyon) qui prend le nom de Foch, enfin une troisième ouvre ses portes en 1919 à Gerland.

 

A terme, c’est dans cette dernière que sont regroupés tous les élèves mutilés. Ils reçoivent ainsi diverses formations : agriculture, menuiserie, comptabilité, cordonnerie, radiotélégraphie. Des jouets pour enfants sont également fabriqués dans ses écoles, les jouets Job.

Lyon mérite bien à cette époque le titre de « ville hôpital »

 

 

 

  • [Hôpital de la Salle Gambetta : infirmières et soldats assis]
    Hôpital de la Salle Gambetta : infirmières et soldats
  • Ecole Joffre. La peinture des jouets.
    Ecole Joffre. La peinture des jouets.
  • Lyon. Hôpital municipal Saint Jean Dieu. Salle (...)
    Lyon. Hôpital municipal Saint Jean Dieu. 
  • Sanatorium d'Alix (Rhône) pour les soldats (...)
    Sanatorium d'Alix (Rhône) pour les soldats 
  • Lyon. Hôpital municipal. Prylli n° 27. La salle (...)
    Lyon. Hôpital municipal. 
  • [Ecole professionnelle municipale de blessés militaires, dite
    Ecole professionnelle municipale de blessés militaires
  • [Ecole professionnelle municipale de blessés militaires : l'ancien atelier de cordonnerie]
    Ecole professionnelle municipale de blessés militaires 
  • [Ecole professionnelle municipale de blessés militaires : menuisiers au travail]
    Ecole professionnelle municipale de blessés militaires 
  • [Ecole de mutilés de Gerland : rempaillage de chaises et vannerie]
    Ecole de mutilés de Gerland : rempaillage de chaises
  • Lyon. Ecole Joffre professionnelle pour blessés. (...)
    Lyon. Ecole Joffre professionnelle pour blessés.
    Pour écouter la conférence donnée aux Archives Municipales de Lyon cliquez sur le lien ci-dessous :
    https://conferences.archives-lyon.fr/welcome

09/02/2018
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LES DEBATS SUR LA RECONSTRUCTION DU PONT DE LA GUILLOTIERE -1860 - 1960

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https://conferences.archives-lyon.fr/user/event/7889

 

 

Le franchissement du Rhône à la hauteur de la Guillotière est vraisemblablement très ancien, puisque le compendium de Vienne à Lyon aboutit au fleuve entre les actuels pont de l´Université et rue Mazenod. Mais la physionomie du fleuve et de ses berges a profondément changé au fil des siècles. Jusqu´à la fin du 18e siècle, il présente dans la traversée de la ville une largeur d´environ 500 m.

 

La rive gauche est constituée d´îles et de bancs de graviers, dits "brotteaux", de constitution instable, et dont la configuration varie selon les crues. Ces brotteaux sont séparés par des bras du fleuve, les "lônes" ou "brassières".

 

À la hauteur de la Guillotière, le Rhône se partage en plusieurs bras, dont l´un, atteignant une largeur d´une cinquantaine de mètres, est toujours en eau. Ce bras sépare la rive gauche du "brotteau du pont", vaste île de plus d´un km de long et de 85 à 185 m de large, dont la taille varie selon le débit du fleuve (DARA 1991, p. 22) ; ce "brotteau" est mentionné dans un texte de 1260 (GUIGUE, CHARPIN-FEUGEROLLES, charte 246). Sa rive ouest forme, au Moyen Age, la frontière entre le Lyonnais et le Dauphiné.

 

 

Les textes permettant de localiser le pont à son emplacement actuel ne remontent qu´au 14e siècle (AD Rhône, 10 G 518 et 10 G 1472 ; GUIGUE). Sa localisation primitive fait donc l'objet de trois hypothèses (annexe n° 1). On le situe généralement en amont du pont de la Guillotière actuel (PELLETIER 2002, p. 84).

 

 

Le pont relie la ville de Lyon au territoire de Béchevelin de la mouvance de l´archevêque, pourtant il semble que ce dernier n´ait joué qu´un faible rôle dans sa construction. On doit son édification aux Frères du Pont, avec peut-être la participation des habitants de Lyon, ceux-ci étant dits "gardiens de l´oeuvre du pont" (charte 72 du cartulaire de l´abbaye d´Ainay, in GUIGUE, CHARPIN-FEUGEROLLES).

 

Cependant, entre 1308 et 1310, l´archevêque Pierre de Savoie affirme son autorité sur l'ouvrage : il enlève l´oeuvre du pont à la confrérie des Frères pontifes et la remet à l´abbaye de Hautecombe, établie en Savoie, avec toutes les obligations afférentes - entretien du pont, maintenance de l´hôpital et de la chapelle à la tête du pont - sans doute pour des raisons financières, mais aussi religieuses (AD Rhône, 10 G 815, texte de 1335 ; DARA 1991, p. 41).

 

 

Les Lyonnais se plaignent de la gestion de l´abbaye qui ne parvient pas à répondre aux dépenses d´entretien de l´ouvrage. Avec leur charte de franchise, ils obtiennent du roi Philippe V, en 1320, un droit de barrage, c´est-à-dire une taxe sur les voyageurs destinée à financer l´entretien du pont (GUIGUE ; MESQUI, p. 37).

 

 

Finalement en 1335, l´archevêque de Lyon partage l´oeuvre du pont entre les consuls de la Ville et l´abbaye de Chassagne-en-Bresse : "Le pont du Rhône avec la chapelle posée dessus, la maison appelée aumônerie située à côté du pont, et leurs dépendances" sont remis à deux représentants des conseillers de la Ville, Barthélémy de Varey et Michel Cytharel, qui assumeront l´administration de l´ensemble et l´entretien du pont (DARA 1991, p. 42).

 

 

L´aspect du pont au 14e siècle a été analysé dans le volume des Documents d'archéologie en Rhône-Alpes . Le pont semble avoir été entièrement reconstruit en bois à partir de 1275. La construction des arches en pierre commence au début du 14e siècle. Un texte de 1314 indique que le frère Conrad [ou Etienne ?], moine de l´abbaye de Hautecombe, "a édifié le pont de bois bon et fort" et "préparé les matériaux pour l´ouvrage en pierre" (AD Rhône, 10 G 815, 1314). Quelques lignes plus bas, le même texte indique "...le pont à présent menace ruine en plusieurs endroits, tant dans sa partie en pierre qu´en sa partie en bois..." . Côté rive gauche le pont va rester en bois jusqu´au 16e siècle.

 

 

Les textes relatent également les nombreuses destructions plus ou moins importantes causées par les crues.

 

 

À partir de 1387, la Ville de Lyon intègre le pont dans son système de défense. L´entrée ouest du pont est fortifiée par un "portail" : selon Maynard, c'est en 1389 que le maçon Jacques de Beaulieu construit la porte du pont du Rhône (MAYNARD, vol. 2, p. 324). Le septième arc est aménagé en pont-levis, lui aussi équipé d´un portail et prend le nom "d´Arc de la Trappe", que J. de Beaulieu entreprend d´améliorer en 1390.

 

 

À la fin du 14e siècle, le pont comprend trois parties : un pont vieux de sept arches en pierre de 22 à 24 m de large, un pont neuf de huit arches, construit entre 1390-1395, et le pont en bois côté Guillotière.

 

Les fouilles réalisées en 1984 ont montré des arches plus étroites (8 m) pour le pont de 1390, ce qui peut suggérer la reprise des fondations d´un pont en bois antérieur. Quant au pont côté Guillotière, long de 250 m., il est sans doute composé d´une structure en chêne (chevalets verticaux reliés par des poutres horizontales de 8 m, assemblés par des crosses métalliques), reposant sur des piles en pierre.

 

 

En 1430, les échevins de Lyon font placer sur la tour du pont les armes du Roi et de la Ville .

 

 

En 1509, Louis XII, de retour d'Italie, fait ériger sur le pont une colonne pour célébrer la victoire d'Agnadel (14 mai) ; la colonne, portant l'inscription LUDOVICUS XII FRANCIAE REX EX VENETIIS VICTORIAM REPORTANS P. C. ANNO MDIX, aurait été renversée par les protestants en 1562 .

 

 

De très nombreux travaux de confortement sont mentionnés dans les archives de la Ville au 15e siècle et dans la première moitié du 16e. L´entretien du pont en bois est très onéreux, et il est jugé dangereux .

 

 

Le pont de la Guillotière est le plus ancien des ponts lyonnais sur le Rhône. Il porte le nom du quartier qu'il permet d'atteindre en rive gauche, provenant d'un patronyme typique du Dauphiné : Guillot ou Guillaud.

 

Le tracé de la voie romaine venant d'Italie suppose un point de franchissement du Rhône en face de la place Gailleton, soit par un pont de bateaux, soit par un bac. Par ailleurs, il est certain que jusqu'au 19e siècle, durant de grandes périodes de l'année, la traversée pouvait se faire pratiquement à pied sec.

 

La construction d'un pont fixe, en bois, ne remonte peut-être pas au-delà du milieu du 12e siècle. Dans les années 1180, une "oeuvre du pont" et un "chantier du pont" apparaissent dans la documentation. Dès l'origine, des "frères du pont" sont cités au sujet de la fondation et de l'entretien du pont installé sur des terres appartenant à l'abbaye d'Ainay.

 

L'ouvrage n'est véritablement mentionné pour la première fois que lors de son écroulement, survenu en 1190, à cause du passage des armées croisées de Philippe Auguste et de Richard Coeur de Lion. Son emplacement exact est l'objet de plusieurs hypothèses (voir annexe n° 1).

 

Sa reconstruction est entreprise au 13e siècle, en même temps que l'installation d'une chapelle à la tête du pont. Jusqu'aux années 1308-1310, seule la confrérie des Frères du pont est responsable de l'ouvrage et de son entretien.

 

L'archevêque remet alors l'oeuvre du pont à l'abbaye de Hautecombe puis à celle de la Chassagne-en-Bresse. Mais, en 1335, les travaux n'avançant pas, les autorités communales lyonnaises prennent définitivement en main la construction et l'entretien du pont, et en touchent les droits de passage. Il semble qu'à cette époque, le pont traverse entièrement le fleuve, c'est-à-dire également la Saône située de l'autre côté des brotteaux et comporte ainsi deux parties.

 

À partir de 1387, le pont est intégré au système de fortifications dont se dote la ville de Lyon en raison du climat d'insécurité : une porte est construite à son entrée côté ville et une des arches est aménagée en pont-levis. Dans les années 1390, il existe assurément un pont entièrement en pierre. À la même période, un pont de bois est attesté pour franchir les brotteaux et la saône jusqu'à la rive gauche. Ensuite, jusqu'à la fin des années 1550, l'ouvrage dans son ensemble est régulièrement entretenu et réparé au gré des crues du Rhône qui le fragilisent considérablement.

 

L'emplacement et la physionomie du pont en bois du 12e siècle est inconnue. Ce premier pont se situait-il en face de la rue Saint-Hélène, sur le site du pont actuel ou plus au nord, entre le pont actuel et le pont Wilson ?

 

Vers 1335, le pont est reconstruit à l'emplacement du pont actuel ; il semble édifié partie en bois, partie en pierre, sans que l'on puisse déterminer exactement s'il s'agit d'une structure composite associant un tablier en bois et des piles maçonnées ou de deux parties distinctes, correspondant peut-être aux deux bras du Rhône.

 

Le recoupement de la documentation écrite, des résultats de fouilles archéologiques menées lors de la construction du métro dans les années 1980 et des sources iconographiques permet de connaître approximativement l'aspect du pont tel qu'il était de la fin du 14e siècle au milieu du 16e. Il se composait de deux entités. Des arches de pierre traversaient le bras principal du Rhône : une partie ancienne comportant environ sept arcs d'une largeur de 22 à 24 m chacun et une partie "neuve" prolongeant la précédente, plus récente et comprenant huit arcs de 8 m. Les brotteaux et la saône étaient enjambés par un pont de bois (annexe n° 2).

 

 

Références documentaires

 

Documents d'archives

  • AD Rhône. 10 G 518

  • AD Rhône. 10 G 815

  • AD Rhône. 10 G 1472

  • AD Rhône. 10 G 1480

  • AM Lyon. 1S 165

 

 

 

Bibliographie

 

 

  • BASSE, Martin. Nos ponts dans l'histoire. In La reconstruction des ponts de Lyon. Lyon : Association des Anciens Élèves de l'École Centrale lyonnaise

     

  • COGOLUENHE, Henri. Histoire des bacs pour traverser le Rhône. Recherches historiques et sociologiques. Thèse de doctorat, Institut de Recherche et d'Enseignement Philosophiques, Département Sociologie. Lyon : Facultés catholiques de Lyon, 1980.

  • CROZE, A. Histoire du Grand Hôtel-Dieu de Lyon, des origines à 1900. Lyon : M. Audin et Cie éditeur, 1924

     

  • [DARA 1991] Le pont de la Guillotière. Franchir le Rhône à Lyon : approche interdisciplinaire.

     

  • DESBAT, A. Lyon et ses fleuves dans l´Antiquité. In [Exposition ELAC, 1982]. Lyon au fil des fleuves.

     

  • DESBAT, Armand, LASCOUX, Jean-Paul. Le Rhône et la Saône à Lyon à l'époque romaine.

     

  • GOBIN M. Note sur des inscriptions et pierres antiques découvertes dans le lit du Rhône ; en face de la place Grolier, à Lyon. Annales de la Société impériale d'agriculture, d'histoire naturelle et des arts utiles de Lyon. 1864 Notes : Lue à la Société impériale d'agriculture, d'histoire naturelle et des arts utiles de Lyon, dans la séance du 12 février 1864

     

  • GUIGUE, Marie-Claude. Recherches sur Notre-Dame de Lyon, hôpital fondé au VIe siècle par le roi Childebert et la reine Ultrogothe. Origine du grand pont de la Guillotière et du grand Hôtel-Dieu. Lyon

     

  • GUIGUE, Marie-Claude, CHARPIN-FEUGEROLLES, Cte Hippolyte de. Grand cartulaire de l'abbaye d'Ainay.


  • LABOURE, M. Les heures douloureuses du pont du Rosne.

     

  • MAYNARD, Louis. Dictionnaire de Lyonnaiseries. Les hommes, le sol, les rues. Histoires et légendes.

     

  • MESQUI, Jean. Le pont en France avant le temps des ingénieurs.

     

  • PELLETIER, Jean. Lyon pas à pas. Son histoire à travers ses rues. Presqu´île. Rive gauche du Rhône. Quais et ponts du Rhône.

  • PELLETIER, Jean. Les ponts de Lyon. L'eau et les Lyonnais.

  • PELLETIER, Jean. Ponts et quais de Lyon.

  • PERRET DE LA MENUE, Claude-Émile. Histoire du Pont de la Guillotière et recherches sur les principaux faits qui s'y sont passés jusu'à nos jours.

     

  • ROCH, Jean-Baptiste. Histoire des ponts de Lyon de l'époque gallo-romaine à nos jours.

  • ROSSIAUD, Jacques. Les hâleurs du Rhône au XVe siècle. Les transports au Moyen Age.

  • ROSSIAUD, Jacques. Le Rhône au Moyen Age.

 

 


08/02/2018
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