Bienvenue dans mon Univers

Bienvenue dans mon Univers

LYON - MA VILLE

 Berceau de ma naissance, témoin de mon histoire,

Si pour quelques voyages, j’ai parfois déserté,

Il ne fut pas un lieu où je sois demeurée,

Je serai ton enfant pour toute éternité.

 Martine

 

 


QUELQUES GRANDES FIGURES DE L'INDUSTRIE LYONNAISE

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Source : L'atelier de Pierre Flacsu


19/02/2022
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PONT DE PIERRE - LA FICELLE

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19/02/2022
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L'ATELIER DE PIERRE-GILLES FLACSU

LYON

 

Je vous invite à découvrir  Lyon en parcourant  l'atelier de Pierre- Gilles Flacsu

 

 

 

https://www.flacsu.fr/red%C3%A9couverte-de-lyon


09/02/2022
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LYON PASSE ET PRESENT

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Place Carnot 

 

Le voyageur descendant du train en gare de Perrache découvrait la perspective de la place Carnot avec le terminus des tramways au premier plan.

Sur ce cliché datant de la fin des années 1920, une rame de type « Marcinelle » de la ligne n° 7 quitte le terminus en direction des Brotteaux et de Cusset.

 

 

 

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L'hôtel VITTA où Hôtel du Gouverneur militaire de Lyon

 

 

Construit par l'architecte Lyonnais Jean Marie Anselme de Labatiniere entre 1858 et 1861 pour le baron Jonas VITTA, banquier et marchand de soie Piémontais, l'hôtel est de style Second Empire.
 
Sa spécificité réside dans l'accent fortement Italien de sa décoration : la voûte d'entrée, les deux fontaines ornées de conches, et les arcades de la cour rappellent le style florentin.
 
Les façades en pierres de Villebois du rez-de-chaussée présentent un bossage, et celles des étages sont en pierres de Cruas. La couverture est en ardoise.
 
Aujourd'hui, propriété de la municipalité de Lyon, il est occupé par le Gouverneur militaire de Lyon, depuis 1913 et entretenu par le ministère de la Défense.
 
Source : © Photos de Dominique Bohrer et renseignements de l'hôtel du gouverneur militaire de Lyon © Juin 2021

 

 

 

 

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Une membre de Lyon Historique et Actuel nous signale la démolition d'un immeuble au 221 Rue de Créqui.

La vierge à l'angle sera t'elle préservée ?

 

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Le Passage Ménestrier (1932-2022)

 

Le Passage Ménestrier relie la Rue de la Bourse au Quai Jean-Moulin. Il traverse les bâtiments du Lycée Ampère ancien Collège de la trinité fondée en 1519.
 
Le Passage porte le nom du Père Jésuite Claude-François Ménestrier (1631-1705) enseignant au collège de la trinité et historien.
 
La galerie reliant le lycée au pensionnat a été construite en 1836 par l’architecte Raphaël Flachéron.
 
Les porches de deux anciennes chapelles sont visibles à l’entrée du passage côté quai Jean-Moulin. La chapelle des Messieurs au nord-est et la chapelle des Grands Artisans au sud-est.
Source : © Mémento Lyon
 
 
 
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Monument à Saturnin Arloing (Hommage de la Médecine à la science Vétérinaire) située au 3 quai Chauveau (ancienne école vétérinaire, cour à droite) de Paul Richer Paul Bellemain, J. Bardet posée en 1923
 
 
 
Saturnin Arloing (1846-1911) né à Cusset (03)
 
Son père maréchal-ferrant a poussé son fils à devenir vétérinaire.
 
Description du monument : une femme comme une Vénus drapée à l’Antique, symbolise la médecine vétérinaire, appuyée d’une main sur un bœuf (travail d’Arloing sur la tuberculose bovine).
 
Elle se penche et tend l’autre main à une jeune fille tuberculeuse qui implore le secours à la médecine vétérinaire.
 
Désormais, la médecine vétérinaire va apporter ses services à la médecine humaine.
A Cusset, Arloing a un buste avec médailles Légion d’Honneur et Mérite Agricole
 
Source : © Photo de Monique Lefèbvre 2021 Sauvegarde et Embellissement de Lyon

 

 

 

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Situé dans le septième arrondissement de Lyon, non loin du Quartier De La Guillotière, le château de la Motte, qui tire son nom de la motte castrale sur laquelle il fut bâti au Moyen-Âge, était idéalement placé sur une zone stratégique à la frontière entre Dauphiné et Lyonnais.
 
Remontant au XVe siècle, fief de la famille de Villeneuve, le château connaîtra son heure de gloire au XVIIe siècle où il verra défiler entre ses murs quelques grands personnages comme Marie de Médicis, Louis XIII, Richelieu ou encore Anne d’Autriche.
 
A partir des années 1830 l’édifice se retrouve inclus dans l’enceinte d’un nouveau fort, le fort Lamothe, et sert alors de logement pour les officiers avant de devenir une caserne.
 
En 1942 le fort prend le nom de « sergent Blandan », en hommage au sergent Jean Pierre Hippolyte Blandan mort au champ d’honneur en 1842.
 
Racheté par la ville de Lyon en 2007, le site est devenu aujourd’hui un parc urbain, le Parc Blandan .
 
Source : © Numelyo

 

 

 

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Gare de Perrache
Bas-relief : A Madame Bizolon, mère des poilus
 
 Ce médaillon fut fondu en mémoire de Madame Bizolon qui, en accompagnant son fils mobilisé en 1914 à la gare de Perrache, fut émue des mauvaises conditions des recrues qui passaient la nuit dans la gare.
 
Le lendemain, elle revint avec des tasses, du café, du pain et improvisa un petit déjeuner sur les quais.
 
Elle recommença ainsi tous les jours, mendiant dans le centre ville au cours de la journée pour trouver les ressources nécessaires à ses œuvres.
 
Son fils tombé au champ d'honneur en mars 1915, elle se mobilisa plus que jamais.
 
Elle reçut la croix d'honneur des mains du président Herriot en 1930.
 
Elle reprit son service bénévole quand éclata la Seconde Guerre mondiale.
 
Elle fut tuée à son domicile en 1940.La Ville lui offrit des funérailles grandioses.
 
Le médaillon est signé A. Maspoli.
Source : © Archives Municipales de Lyon
 
 
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Source : © Archives Municipales de Lyon

 

 

Une vue assez rare des deux gares des Brotteaux, prise en 1906/1907, avec la Brasserie du Parc en premier plan.

 

Les travaux de la nouvelle gare des Brotteaux seront terminés en 1907.

 

Elle sera inaugurée le 29 mars 1908 et ouverte aux voyageurs le 7 avril.

 

Pendant la guerre de 1914-1918 elle est le principal point de départ des soldats montant au front, mais également celui de leur retour et de l'arrivée des convois de blessés soignés dans les différents hôpitaux lyonnais.

 

 

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Lyon en Janvier 1925

Démolition en cours de la Brasserie de la Guillotière , place du Pont, en vue de son remplacement par un "grand magasin" qui sera le PRISUNIC , avec ouverture en 1932

Source : © Archives Municipales de Lyon

 

 

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Lyon un 17 janvier 1932

Dernier jour de circulation du tramway à vapeur Lyon-Neuville dit La guillotine (Surnom donné en raison de sa silhouette haute et étroite et des nombreux accidents qu'il a occasionnés)

Source : © Archives Municipales de Lyon

 

 

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La fontaine de Bartholdi située place des Terreaux à Lyon a été créée à l’origine pour la ville de Bordeaux.
 
L'artiste y a en effet représenté la Garonne et ses 4 affluents sous la forme d'un char en bronze tiré par 4 chevaux.
 
Les Bordelais jugeant l'oeuvre trop coûteuse, elle fut achetée par la ville de Lyon en 1892.
 
La superbe fontaine contient un système permettant de faire sortir un brouillard d'eau des naseaux des chevaux, donnant ainsi l'illusion qu'ils respirent...
 
Source : © Histoires du Lyon Secret & Insolite
 
 
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La Brasserie Georges, cours du Midi vers 1918
Source : © Collection personnelle
 
 
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Exposition Universelle de Lyon (1894)
Exposition Internationale Coloniale et Ouvrière au Parc de la Tête-d'Or.
Pavillon de la Tunisie
Source : © BML
 
 
 

 


18/01/2022
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MONUMENT A JEAN DE VERRAZANE

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Voici l'un des secrets les moins connus des lyonnais, et pourtant le plus incroyable.
 
C'est caché dans un bosquet du quai que se trouve le modeste monument à la mémoire du lyonnais Jean de Verrazane, ou Giovanni da Verrazzano (1485-1528).
 
Quel lyonnais se souvient de ce nom, alors qu’il s’agit de notre plus illustre explorateur ?
 
Financé par son cousin Thomas Gadagne et missionné par François 1er, il s’embarque sur le bateau «La Dauphine» et explore la côte Est des Etats-Unis.
 
C'est lui qui découvre le premier la baie de New-York en 1524.
 
Le pont suspendu entre Staten Island et Brooklyn porte aujourd’hui le nom de ce lyonnais.
 
Source : © Secrets des Rues de Lyon

 


20/12/2021
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LYON ET LA SOIE

 

 

Du papillon à la robe, les étapes précises et techniques pour passer de la "chenille" et non du "ver à soie" à la fabrication de la soie. Les techniques sont pratiquement les mêmes, que ce soit la Birmanie, le Cambodge, le Vietnam, la Chine. C'est le papillon le Bombyx Mori qui ne vit que quelques jours qui va provoquer la naissance de chenilles voraces. Pour passer de la chenille à la chrysalide puis l'imago ou la nymphe du papillon, ces chenilles s'enferment dans un cocon qu'elles fabriquent. c'est ce fil de soie, qui tissée un matériau apprécié depuis des centaines d'années.

 

Source : Youtube.com

 

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28/07/2021
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L'HORLOGER DE SAINT PAUL

 

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L’Horloger de Saint-Paul est un laboratoire. Un tout petit atelier tenu par Philippe Carry, au sein d’un hôtel particulier du XVIe siècle, rempli d’horloges, de tic-tac et de coucous. Au sol, le cadran de l’horloge Charvet , immense.

 

 

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Philippe Carry s’occupe de la rénovation de l’horloge Charvet. Photo Progrès /Marion MAYER

 

 

Après avoir été achetée par la mairie de Lyon en 2012 pour 100 000 € et à la suite de longues années d’atermoiements juridiques, elle déménage. De la rue de la Poulaillerie, petite rue de la Presqu’île qui l’a vu naître en 1864, elle s’en va découvrir l’Hôtel Gadagne , qui abrite notamment le Musée des Arts de la Marionnette (MAM) , dans le Vieux-Lyon. Mais avant cela, une étape s’impose : la rénovation.

 

 

À gauche du cadran, la machinerie. Avec ses dizaines de roues, elle dispose d’un nombre impressionnant de chaînes, bien plus qu’il n’en faut pour faire rouler un vélo. Mais Arlequin, Polichinelle, Guignol et Gnafron manquent à l’appel. « C’est normal, rassure Philippe Carry, ils sont entre les mains de Fanny Gruet, restauratrice spécialisée ».

 

 

La mission de l’horloger est de rénover tout le reste : décaper les couches de peinture successives, traiter le bois et le métal, puis repeindre en suivant le modèle original. Une fierté pour lui, mêlée à beaucoup d’admiration.

 

Alors qu’il soulève des fixations en fer forgé d’époque, il s’émerveille : « Ça a été pensé pour résister à tous les séismes possibles, c’est incroyable ! »

 

 

 


10/06/2021
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HOPITAL EDOUARD HERRIOT EN 1940

Hopital Edouard Herriot en 1940

 

 


10/06/2021
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A LYON VINGT SIECLES D'EAU COURANTE

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Dans l'usine Saint-Clair à Clauire et Cuire le bassin N° 1 ( se visite) est creusé entre 1854 et 1856 à 1 métre en dessous des plus basses eaux du Rhône.

1600 m2  - 30 piliers en ciment Vicat ( nous sommes au début de l'invention de ce matériau.

Au plafond des stalactites vieilles de 150 ans.

 

 

 

Du temps des Romains, Lyon -Lugdunum - était la deuxième ville la plus alimentée après Rome. 220 kilomètres de canaux réunissent quatre aqueducs, pour une production d’eau de 40 000 m³/jour !

 

 

 

Le premier aqueduc date du Ier siècle avant J.-C. Le plus impressionnant, avec ses 85 km, est le viaduc du Gier ; il puise l'eau à la source du Gier, dans le massif du Pilat. De beaux restes sont encore visibles à Chaponost, Brignais, et même à Lyon.

 

Ces aqueducs desservent la colline de Fourvière et ses deux faubourgs. L'eau est un cadeau de l'empereur à la population de la capitale des Trois Gaules (Belgique, Lyonnaise et Aquitaine).

 

Les Romains, avec Frontin, curateur des eaux, et ses recherches hydrauliques, réalisent des prouesses techniques.

 

À la chute de l'Empire, sans entretien, les aqueducs ne desservent plus la colline. Les habitants s'installent dans le quartier Saint-Jean et la presqu'île. Plus d’eau courante avant longtemps !

La fuite de l’eau

Lyon retrouve sa splendeur sous le règne d'Henri IV, la cité devient la capitale de la soie, de la banque et de l'imprimerie. Sans aucune volonté d'alimenter la ville en eau.

 

Les riches commerçants creusent alors des puits privés dans la cour de leur hôtel particulier, richement décoré pour montrer leur statut.

 

Rares sont les puits publics, comme la fontaine Saint-Jean Baptiste devant la cathédrale pour abreuver les pèlerins ou le puis Pelu sur la presqu'île.

 

 

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Des projets, rien que des projets

 

 

Le premier projet d'alimenter la ville remonte à 1650 pour répondre à des questions d'hygiène, d'incendie et de propreté des rues. Louis XIV tente deux points d'eau, une roue à aubes dans le quartier Saint-Clair et au pont de la Guillotière, pour alimenter les jardins et les fontaines de la place Bellecour. Plus tard, en 1886, on parle même de détourner le lac d'Annecy.

 

 

Sous Napoléon III, le préfet et maire, Claude-Marius Vaïsse, réaménage Lyon. Il démolit les immeubles insalubres, construit les grandes avenues, des hôpitaux et amène l'eau en utilisant le projet de l'ingénieur Aristide Dumont.

 

 

Pour contrecarrer le manque d'argent, le comte Henri Siméon lance la Compagnie générale des eaux, comme celle des Chemins de fer. Cette compagnie par actions regroupe des banques et des particuliers. Elle est lancée en 1853, avant de s'éparpiller dans l’Hexagone et jusqu'à Istanbul et Vienne. Les travaux peuvent commencer !

 

 

L'usine Saint-Clair

Sur la rive droite du Rhône, à Caluire-et-Cuire, l'usine Saint-Clair est érigée, alimentée en eau par 7 000 m² de galeries et 33 puits.

 

Plus de deux ans sont nécessaires pour créer deux bassins de 1 600 m² et 2 600 m², trois énormes pompes, trois réservoirs, un réseau de canalisations (la longueur des rues avoisine 400 km), 345 bornes à tête de Lyon (plus qu'à Paris) et un début d'égout.

 

 

Les bâtiments, à 200 mètres du Rhône et des ponts Poincaré, existent toujours ; l'un abrite le musée Patrice Bonarelli retraçant l'histoire de l'eau à Lyon.

 

 

Fermée en 1976, il subsiste dans l’usine, une des trois pompes de Cornouailles de 1856 (visitable avec l'association L'eau à Lyon et la pompe de Cornouailles).

 

http://www.patrimoineaurhalpin.org/cartes/association-leau-a-lyon-et-la-pompe-de-cornouailles-69/

 

 

Le Plan de l'an 2000, entamé dans les années 1960, pour répondre à l’insuffisance d'eau, construit deux nouvelles usines, transférant les captages dans l'île de Crépieux sur 375 hectares.

 

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En 1928  une épidémie de thyphoïde  fait 3000 malades et de nombreux décès sur la banlieue lyonnaise.

Sur le site  Saint Clair  le laboratoire va analyser l'eau à partir de 1932 et la javelliser jusqu'en 1976.

 

 

 


10/06/2021
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HISTOIRE BANCAIRE A LYON

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Place du Change 

 

Vous voulez effectuer une visite de Lyon tout à fait inédite ? Une visite qui ne se trouve pas dans les guides touristiques… Alors suivez cette visite de Lyon sous l’angle de son passé bancaire prestigieux !

 

 

Les Italiens s’installent en masse à Lyon vers 1465 même si les premières présences italiennes sont signalées dès le XIII ème siècle

 

 

Le début de la visite commence Place St Paul.

 

Prenez la rue Juiverie, et vous rentrez directement dans la rue qui rassemblait les principales banques au XV ème siècle.

 

Par exemple, la banque de Médicis est installée dans la maison de Thomas Basto. 

 

Au bout de la rue, vous tournez à gauche dans la rue de la loge, anciennement rue du Puits-de-porcherie où s’installent les Capponi.

 

Les Gondi choisissent quant à eux la montée St Bathélémy un peu plus haut sur la colline de Fourvière. Vous devez connaître la maison Gadagne à deux pas de là.

 

 

A la fin du XVI ème siècle, le centre des affaires se situe rue Juiverie. 

 

C’est une délibération du conseil municipal de 1579 qui mentionne l’endroit comme le plus opulent de la ville pour la commodité qu’il a du change et pour être habité des plus riches marchands et négociateurs.

 

Le quartier est d’ailleurs modelé par le mode de vie de ces «marchands-banquiers» florentins qui créent de vastes jardins dans leur propriété comme les Gadagnes ou les Gondi.

 

 

En descendant la rue de la Loge, vous arrivez sur la Place du Change, le lieu névralgique du change et de la Banque dès le XIII ème siècle.

 

Plongeons dans cette ambiance où les maisons avec domestiques, les boutiques multiples, les familles italiennes, les marchands-banquiers, les compagnies de Banquiers, les courtiers de change ou les changeurs remplissent cet espace où se traitent les affaires d’argent, où s’échangent les monnaies et les marchandises.

 

Plongeons dans un univers proche des peintures de Breughel ou du Desolation Row de Bob Dylan….

 

Le Lyon médiéval, les foires, l’origine de la Banque à Lyon :

La situation géographique de Lyon est un atout qui est à l’origine du développement économique de la ville.

 

Cela amène les bourgeois marchands lyonnais à demander la création d’une foire propre à la ville, à l’image de celle de Genève, Francfort ou Leipzig. 

 

C’est le futur Charles VII, encore dauphin, qui accorde à la ville l’autorisation de réaliser deux foires franches de six jours chacune, exemptes de tout impôt, ouvertes aux marchands de toutes nationalités, admettant toutes les monnaies et surtout sous la protection royale.

 

 

Le savoir faire bancaire de la place lyonnaise a donc pour origine les protections offertes par le roi aux foires dans les années 1420 – 1444.

 

Les marchands y bénéficient d’exemptions fiscales et d’une liberté de faire circuler l’argent hors des frontières, alors que l’exportation des monnaies était alors interdite.

 

Le succès amène Charles VII à créer une troisième foire en février 1444.

 

Les foires lyonnaises durent alors vingt jours francs. Les concurrences des foires est forte en Europe, ainsi, pour contrer la foire de Genève, Charles VII décrète le 17 juillet 1445 l’interdiction de transporter des marchandises du royaume de France vers Genève, privilège renouvelé en 1454,

1457 et 1461. 

 

Tout est mis en oeuvre pour favoriser la foire de Lyon jusqu’à l’interdiction même aux marchands le passage par le royaume pour aller à Genève.

 

En 1496, il devient défendu de porter des marchandises hors du royaume pendant la durée des foires.

 

En 1530 ce sont les foires grenobloises qui sont révoquées par lettres patentes de François 1er.

 

Les mesures protectionnistes ne sont donc pas une innovation de notre siècle et furent bigrement efficaces, amenant Lyon à être la place commerciale la plus fréquentée d’Europe…

 

 

 

 

Les foires connaissent donc un fort succès et génèrent beaucoup d’argent qu’il faut arriver à changer.

 

Diverses monnaies s’échangent, les paiements se font aussi par lettre de change, faisant de Lyon une place financière et bancaire de premier ordre.

 

 

Au summum de sa prospérité, la ville fixe les parités des monnaies européennes.

 

Lyon, place bancaire italienne…

Les Italiens s’installent en masse à Lyon vers 1465 même si les premières présences italiennes sont signalées dès le XIIIe siècle.

 

Il est probable que le choix des italiens, notamment des florentins, est lié à la situation géographique de la Ville, proche de leur ville natale.

 

Les Florentins n’envisageaient pas de rester de manière définitive à Lyon. Ils avaient en tête un retour vers Florence dans la mesure où les conflits avec les Médicis l’eut permis.

 

Les Médicis transfèrent leur succursale de Genève à Lyon en 1466. 

 

A partir de 1489, Lyon devient la plaque tournante du négoce Franco-Italien. On y échange les pièces, les métaux, l’alun, les tissus de luxe italiens, les toiles et draps flamands; on y traite le tiers des importations du royaume. 

 

Les lettres de change y sont une pratique courante. Il s’y ajoute les virements et les compensations. Cet ensemble facilite les échangent commerciaux.

 

 

 

Banques-italiennes-Histoire

 

 

A Lyon, les Florentins sont les négociants-banquiers les plus nombreux : au moins une cinquantaine de maison de Banque vers 1500, comme les Guadagni , les Capponi, les Gondi.

 

Après la conjuration de 1478 (complot réalisé à Florence par la famille Pazzi contre les Médicis, qui échoua), les Pazzi, les Banqini, les Salviati arrivent à Lyon.

 

Puis, conséquence du siège de Florence, les Cei, Del Bene, Strozzi Bartoli font de Lyon le centre de leurs affaires.

 

Ces italiens gardent un lien avec Florence. Cependant ils tendent à s’intégrer à la société lyonnaise.

 

Ils voient leur rêve de retour s’estomper avec le temps et la domination de l’Italie sur l’Europe du XVIe siècle.

 

 

Les florentins ne sont pas les seuls banquiers représentés à Lyon. Les allemands constituent une nation puissante avec les Wesler, les Fisher, les Wolf et particulièrement Jean Kleberger qui est l’homme de la roche du quai Pierre Scize. Comme ses homologues italiens, il devient proche de la cour de France, et devient prêteur de François 1er.

 

 

Ces Italiens vivent dans ce qui est aujourd’hui le vieux-Lyon, entre les rues Juiverie, Lainerie ou vers la Place du Change. 

 

En 1469, Trente trois maisons florentines et trente trois maisons lucquoises et génoises sont répertoriées.

 

Dans l’Europe du grand commerce, l’opération bancaire principale était le transfert de sommes de place en place. La lettre de change était l’instrument privilégié.

 

Être banquier au XVIe siècle, ce n’était pas simplement jouir d’une réputation indiscutable, ni savoir mettre en jeu un vaste réseau d’information. Le banquier est un véritable collecteur d’informations.

 

C’est une tradition déjà vivace au moyen-âge. Sans elles, il ne peut véritablement asseoir ses crédits et limiter ses risques.

 

L’essentiel était de faire face à l’immense diversité monétaire européenne : change manuel, conversion de ducats en écus et tout cela facturés par des agios considérables allant de 10 à 11,5% par opérations chez les Capponi ! 

 

L’une des qualités recherchées chez les banquiers est aussi la dextérité dans le maniement des différentes monnaies européennes présentes sur la place.

 

 

La famille Gadagni est un exemple particulier de ce que peut-être un «parcours» pour les «banquiers-marchands» : Tommasso et Francesco Guadagni ont débuté leur activité dans les banques Pazzi et Capponi, rue de la Loge. Les deux frères vont s’associer pour créer la compagnie «Gadaygne».

 

A la fin du XVe siècle, son activité est à la fois bancaire et commerciale. L’activité bancaire est diversifiée, telle une banque moderne.

 

En 1554, la compagnie des Gadagne est absorbée par la banque Capponi.

 

Les banquiers font aussi des assurances pour le transport des marchandises jusqu’au lieu de foire. Il s’agit d’assurances maritimes délivrées par les banquiers italiens (Le modèle de Bancassurance vient de naître!).

 

 

Laurent Capponi a donné son nom à une rue de Lyon car pendant les trois mois de la famine de 1573, il a fait préparer un repas pour plus de 4000 pauvres de la ville sur la place des Carme. 

 

La banque Capponi était la dernière maison florentine présente à Lyon en 1592 (Lire l’excellent ouvrage «La Banque Capponi à Lyon en 1556» par Roger Doucet)

L’activité des banques lyonnaises

Au XVIe siècle, deux cent neuf grandes sociétés de commerce sont dénombrées dans le royaume, dont cent soixante-neuf établies à Lyon dont cent quarante-trois italiennes.

 

 

Les traits essentiels du commerce lyonnais se dégagent : prédominance des soies et soieries, de l’ensemble du secteur textile.

 

La banque est née du grand commerce. C’est ici que s’établit la première lettre de crédit. L’essor du grand commerce multiplie les activités industrielles. En conséquence de quoi, la banque se développe, car les grands marchands font aussi le commerce de l’argent, à l’imitation de leurs homologues italiens, récemment installés à Lyon.

 

Progressivement toutefois, le commerce de l’argent se détache de celui des marchandises.

 

 

La place du Change est le lieu de la banque à Lyon.

 

Quatre types d’opération bancaire existent : le change, le dépôt d’argent, le prêt, la lettre de change.

 

Il n’existe pas de règles précises. Pour prêter, il suffit de formaliser l’acte devant un notaire.

 

Le change n’est pratiqué que par les banquiers : échanges de pièces de différentes tailles et de différentes valeurs venant de différents pays ou rédaction de lettres de change.

 

Au XVIe siècle, le cours des monnaies européennes est fixé à Lyon au moment de la foire des paiements lorsque s’effectuent les règlements issus de la foire des marchandises.

 

La foire des paiements est organisée en trois étapes. D’abord sont acceptées ou protestées les lettres de change. Puis, il s’agit de faire le change, c’est à dire déterminer la date des paiements, le prix des changes et le taux d’intérêt. Enfin, trois jours après le change intervient le règlement.

 

La lettre de change sécurise donc les paiements ce qui permet l’essor du commerce. C’est aussi un moyen de crédit car le délai entre l’émission et le paiement est d’un mois. La lettre de change est transférable pour payer une dette ou régler des achats. Avec les désordres de la fin du XVIe siècle, la lettre de change devient un outil de spéculation sur le change.

 

A Lyon, il est possible de pratiquer un taux d’intérêt même si le prêt à intérêt est interdit en France … sauf à Lyon grâce aux Lettres Patentes de janvier 1548 qui l’y autorisent. Il est mention de « don gratuit » du roi… Ce « don gratuit » est de 4 % payé lors de chaque foire, soit 16 % par an, correspondant au taux nominal.

 

 

Les guerres d’Italie seront largement financées par la banque lyonnaise. En effet, La place de Lyon devient très vite une alliée financière solide pour la couronne de France.

 

Charles VIII installe son armée à Lyon à cause de sa position géographique stratégique. Les banquiers Capponi, Gadagne et Salviati lui accordent de nombreux prêts. 

 

Pour les banquiers florentins, les financements des campagnes du roi sont des opérations rentables. Les taux pratiqués peuvent atteindre 20%.

 

En 1522, la dette accumulée par les rois de France atteint 555525 livres.

 

Ce sont les Gadagne qui vont contribuer au paiement de la rançon de François 1er pour le libérer de Charles Quint. A la mort de François Ier en 1547, l’endettement de l’état est colossal puisque Roger Doucet estime que les seules dettes contractées à Lyon sont presque égales aux recettes du Trésor, 6 860 844 livres contre 7 183 271 livres.

 

 

Henri II se finance auprès de syndicats de banquiers lyonnais pour ses conquêtes militaires. On assiste à une dérive de la dette où de nouveaux emprunts servent à rembourser les anciens !

Apogée et déclin : Le Grand Parti de Lyon :

L’année 1555 voit l’institution du Grand Parti de Lyon, un emprunt géant levé auprès des marchands-banquiers de Lyon qui refinance à long terme l’ensemble des dettes royales existantes.

 

Cela n’empêche pas de continuer les emprunts. Le taux nominal est de 16% et la dette doit s’éteindre au bout de quarante et une foire. L’emprunt est proposé aux institutionnels.

 

En 1556 la guerre reprend avec Charles Quint, il faut alors trouver son financement. A cela s’ajoute une crise monétaire caractérisée par le surhaussement de l’or et l’afflux de monnaies étrangères.

 

Les conséquences financières ne se font pas attendre. En novembre 1557, le Trésor ne pouvant payer la 8è échéance est obligé de la transformer en capital prêté.

Les prêteurs ne recevront que neuf remboursements sur les quarante et un. Le neuvième ne sera d’ailleurs qu’un acompte de 30000 écus.

Evidement, cette banqueroute ruine la place financière de Lyon.

 

 

Les banquiers lyonnais sont taxés sur leurs transactions (autre idée qui ne date pas de 2012…). En 1550 les florentins doivent payer six deniers par livres sur toutes négociations faites dans les foires. En 1576, le roi exige que les banquiers déclarent les sommes données en changes afin de prélever un denier par livre.

 

 

En 1576, le roi Henri III veut réaliser de nouveaux emprunts et envoie une commission spéciale à Lyon qui réunit les banquiers étrangers ou ce qu’il en reste : en citant Roger Doucet : « parmi les florentins, trois des principales maisons avaient failli depuis deux ans, et les autres, au lieu de recevoir des fonds en dépôts n’agissaient plus qu’en qualité de commissionnaires de leurs clients dont ils exécutaient les ordres.

 

Il ne restait que quatre banques génoises, dont trois avaient elles- mêmes besoin d’emprunter. Quant aux allemands, sur quarante maisons qui existaient autrefois, il n’en subsistait que cinq ou six ».

 

 

La vitalité Lyonnaise s’effrite dans la seconde moitié du XVIe siècle. 

 

Les banquiers perdent de l’argent dans les prêts à la monarchie devenue insolvable en 1559.

 

La ville est au coeur des guerres de religions alors que la peste frappe en 1562, 1574 ou 1628.

 

Les Foires de Lyon sont interrompues à plusieurs reprises à cause des interdits royaux, puis des guerres de religion (1562-1563) ou de la peste en Italie (qui oblige en 1576 à la mise en quarantaine des marchandises en provenance d’Italie).

 

Puis le déclin est accentué par la concurrence avec Genève (où de nombreux protestants lyonnais vont se réfugier en 1567).

 

 

Néanmoins, la ville renaît au XVIIe siècle. Elle reste une place de banque et de change, avec des banquiers d’envergure, comme Cusset ou Philibert. Puis c’est le déclin relatif.

 

Au XVIIIe siècle, la banque lyonnaise soutient surtout les négoces de soierie, dont la ville devient la spécialiste mondiale. Une nouvelle strate émerge, faite de marchands soyeux banquiers, comme Fulchiron, tandis que des suisses s’installent à Lyon comme Tronchin ou Delessert.

 

 

Ensuite il faudra attendre la seconde révolution bancaire du XIXe siècle pour voir émerger, dans un esprit Saint-Simonien, Le Crédit Lyonnais d’Henri Germain en 1863.

 

Pour cela, notre visite devra se prolonger de l’autre côté de la Saône où l’activité des banques a aussi largement modelé le paysage urbain de la presqu’île lyonnaise.


26/04/2021
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