Bienvenue dans mon Univers

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LYON - MA VILLE

  Ville bimillénaire, colline de lumière,

Apprendre tout de toi est de longue durée,

De notre République depuis  Romanité,

Ton emblème  rugissant dès notre antiquité,

Tu trônes maintenant au siège Humanité.

 

Chamarré de cultures créant communautés,

Colonisant l’espace de moultes  architectures,

Deux fleuves antagonistes arrosent ta nature,

Que foulent de milles pieds tes marchands et banquiers.

 

Cassini déplie-toi que je vois son tracé !

Ici ce sont quartiers de ses rues médiévales,

Où se côtoie  là-bas l’urbain revisité,

Mes pas sautant les ans de l’amont en aval.

 

Par la pelle et la pioche  a rejailli  l’histoire,

Gradins du Grand Théâtre  ou tremble ma mémoire,

Je ferme un peu les yeux et je les vois debout,

Ce Conseil des Trois Gaules bravant la chaleur d’août.

 

Mais venez ! Suivez-moi dans ma marche du temps,

Et partons tous ensemble pour les siècles suivants……

 

 Bourgeois, arquebusiers qui gardent la cité,

Dans leurs côtes de mailles et de fer gantelées,

Sitôt que la trompette sonne le Chasse-Ribaud,

Happent  les vagabonds et dispersent  badauds.

 

L’Hôpital Général dispensant Charité,

Modèle des hospices de France Royauté,

Récite au  gré des heures, prières, incantations,

Il y a tant de misère à soulager à Lyon.

 

Traite-foraine, droits de rève abolis par Louis,

Des villes impériales arrivent  débitants,

Grandeur des  Foires Franches  portée  aux quatre-vents,

Négociants et clients commercent à crédit.

 

De quinzaine en quinzaine les voila par nuées,

Cajolant le hasard, tirant la loterie,

Magistrats et Recteurs président Récluserie,

Avant que par morale le jeu soit supprimé.

 

 

Le Bistanclaquepan  cadence de l’armée,

De ces artisans d’art commande le métier,

Taffetas et dentelles,  gentillesses de mode,

Par milles balles de soie, tu imposes ta loi,

Façonnés et brocarts, ornements du bon Roy,

Tisseront à l’élite, bleus  pourpoints en vogue.

 

Bellecour, ses façades totalement détruits,

De la révolution assumeront le prix,

Bonaparte  salué comme un nouveau messie,

Du bout de sa truelle réveillera la vie.

 

Tes révolutionnaires exigent de tout temps,

De vivre en  travaillant ou mourir combattants,

Pourtant, minoritaires,  des Voraces aux Chalier,

Traces de la terreur te garde modérée.

 

Ramasseurs de potins après leurs dévotions,

Clabaudaient, caladaient au milieu des clergeons,

Puis tous ces  bons amis  se mettaient en goguaille,

Pour la taverne  « Tunes »  où l’on faisait ripaille.

 

Le repos,  en  soirées, serrés au poulailler,

Pour l’ouverture de « Faust » de nouveau rassemblés.

A la « queue de poireau » certains s’enivreront,

Avant de remonter sur les hauteurs de Lyon.

 

Si carême de nos jours n’a signification,

Ils étaient de ce temps privés de collation,

Quand le jeun et le maigre étaient communes peines,

Quand les teints étaient blêmes au bout de quarantaine,

Que de vœux appelaient  « Dimanche des Brandons »

Ou guirlandes de bugnes offraient consolation.

 

Mourguet  lui donna vie mais il n’est point d’usage,

Même pour un Lyonnais d’atteindre ce grand âge,

Gazettes de la ville, Guignol et Madelon,

Clament les injustices en surveillant Gnafron.

 

 

Coiffées d’un grand chapeau noué sous le menton,

Toutes vêtues de blanc, engagent les passants,

Les Nautières de la Saône rament tranquillement,

Muses de ces mille bèches où s’inscriront leurs noms.

 

Porteurs de masques en cuir à longs becs d’oiseaux,

Médicastres officient affrontant les fléaux,

Rabelais, quant à lui, lettré d’anatomie,

Rédige doctes textes que les annales publient.

 

Voici le « pêche-pierre » qui sans anesthésie,

Tirera dans les cris, moellons d’une vessie,

Arrachements, spatules, pinces et gros crochets,

Feront d’un souffreteux un mourant sans délai.

 

 

Ils s’illumineront pour les siècles des siècles,

A peine nuit tombée, bougeoirs et lumignons,

Des milliers de mercis consument dévotion,

Pour toi, Sainte Marie qui éloigna la peste.

 

Trabouler, Résister sont ici synonymes,

Deux verbes salutaires pour nombreux anonymes,

Le temps s’est arrêté au fond de chaque cour,

Où les puits furent complices de fuites sans retour.

 

 

 

Le domaine des roses abrite à tout jamais,

Un trésor légendaire que tous convoitaient,

Bijoutiers et Orfèvres confièrent aux Croisés,

Une tête en Or massif que nul ne sut trouver.

 

Tes chroniques se colportent  de mémoires en grimoires,

Progrès, modernité, gomment un peu ton passé,

Pourtant lorsque je longe les quais de tes deux fleuves,

Fidèles bouquinistes, t’honorent, qu’il vente ou pleuve.

 

Berceau de ma naissance, témoin de mon histoire,

Si pour quelques voyages, j’ai parfois déserté,

Il ne fut pas un lieu où je sois demeurée,

Je serai ton enfant pour toute éternité.

 

Martine

 

 


LES ARBRES

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Les Archives municipales de Lyon aiment #hockneyprintemps et vous proposent une activité sur les arbres à découvrir en famille !
 
 
Un cahier téléchargeable et imprimable : https://frama.link/0K48DEQB
 
 
Source : Archives de Lyon

27/06/2020
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L'INSTITUT DES SCIENCES CLAVOLOGIQUES

 

Lyon regorge de secrets. Lyon est une ville mystérieuse. Lyon est la capitale mondiale de la gastronomie, mais aussi et surtout, Lyon est le siège interplanétaire de l’Institut des Sciences Clavologiques.

 

 

 

 

 

Interrogé par Michel Godet, Alain Saraillon nous parle de l'Institut des Sciences Clavologiques, alias l'Ordre du Clou situé à Lyon depuis près de

800 ans !  au 16 rue du Boeuf (Lyon 5è) au fond de la cour. Ouverture exceptionnelle avec une exposition dont le seul thème est l'humour !

 

 

 

 

 

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Une seule adresse: 16 rue du Bœuf. Au fond de la cour !

 

Un peu d’histoire.

 

Rendons à Félix Benoit, ce qui aurait pu être à César (Pas le tartare, l’Empereur).

 

Historien lyonnais (1917-1995), il ne l’a pas toujours été, lui qui était l’emblème d’une administration régalienne (Et PAF!).

 

Nombreux sont les ouvrages sur l’histoire lyonnaise signée de sa plume et aujourd’hui perpétuée par son fils Bruno.

 

Bon vivant et personnalité haute en couleur, Félix a fondé la République de l’Île Barbe (dont il s’auto-proclama gouverneur et présentement présidée par votre serviteur) et l’Institut des sciences clavologiques.

 

 

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Le Musée du Clou. Un musée incontournable !

 

L’institut des Sciences Clavologiques et sa magnifique porte cloutée sont située au 16 de la rue du Boeuf .

 

Rue désormais piétonne du 5è arrondissement de Lyon et toujours pavée elle représente, d’une certaine manière, l’architecture de la Renaissance de ce quartier classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

 

Une rue que vous ne pouvez pas ne pas connaître, tant elle est emblématique de cette cité d’entre Rhône et Saône. Elle possède sa propre vie, ses restaurants touristiques, ses hôtels prestigieux, ses traboules, ses codes,  ses digicodes, ses cours intérieures, ses escaliers à double hélice, à l’instar des petits gris que l’on trouve au fond des coquilles !

 

 

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Nous revenons donc au fond  de cette cour qui abrite la Tour Rose construite sur les plans de l’architecte Sertio. Une tour simplement repeinte en rose et en son temps pour le tournage d’un film.

 

Quelques dizaines d’années plus tard, cette tour est toujours rose, même si le sicatif de la peinture fait de moins en moins effet. Cela doit venir aussi du rose, qui bien souvent est de plus en plus evanescent !

 

 

Le demi siècle dernier  vit donc grâce à Félix Benoit la création de cette association réunissant des amateurs d’humour, dit à la lyonnaise.

 

Ces joyeux drilles ont également inventé, l’Ordre du Clou qui tout naturellement a donné naissance à l’Institut des Sciences Clavologiques (Tout ceux qui pratiquent le latin et la messedominicale comprendront …. Clavum …). La Pataphysique y est aussi de mise, chère à son inventeur Alfred Jarry. Une seule ligne de conduite philosophique pour cette nouvelle sciences, pas encore reconnue par l’Académie:

 

 

 

« Ne rien prendre au sérieux, à commencer par soi-même ».

 

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Le Président Alain Saraillon en discussion lors du vernissage de l'expostion dans la cave voûtée 

 

Tout un programme qui est pratiqué périodiquement par ses membres au plus profond de cette cave voûtée du 16 de la rue du Boeuf au décor qui en inquièterait plus d’un.

 

Agapes et canulars sont de mise, pour ne citer que la création mondiale d’un passage clouté pour chats (domestiques !).

 

Une histoire sérieuse puisqu’un Préfet de la République l’a inaugurée en son temps en dévoilant même un panneau sur la commune d’Oullins.

 

 

Pour intégrer cette docte confrèrie à direction collégiale unilatérale et empreinte de la Plaisante Sagesse Lyonnaise, il faut malheureusement attendre le décès de l’un de ses membres, comme à l’Académie justement.

 

Il ne peut en effet n’y avoir que cent membres. Un peu comme un cent de clous ! (Ne comprenez pas un sang dû aux clous !).

 

Il en va ainsi du rayonnement interplanétaire de cet Ordre et de cet Institut pour la promotion aux quatre coins de la planète (fusse-t-elle ronde) des arts, des lettres, mais aussi des sciences, en particulier celle de planter des clous à la mode de chez nous sans se taper sur les doigts.

 

 

 

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Un humoriste "Mort de rire" ! Œuvre majeure de Xavier Reynier

 

 

 

Quid des lieux de cette cave voûtée ?

 

Félix BENOIT, Grand chancelier de l’Ordre du Clou, Recteur de l’Institut des Sciences Clavologiques et Président auto-proclamé en 1977 du Goubernorat de l’Île Barbe les définit de la sorte:

 

1 – Le Narthex (où l’on accède par la porte « Georges Bazin ») consacré au culte du Dieu Clavogos.

 

2 – L’escalier de l’esprit (dont les marches ont toutes une signification dans les grades initiatiques de l’Ordre du Clou et qui a été transformé en Musée).

 

3 – L’hypogée pointifical (siège des conclaves clavologiques et où se tiennent encore des soirées savantes ou gastronomiques).

 

« De toute façon, c’est dans ce temple expiatoire de la malice des temps, que s’élabore la gelée royale de la pensée lyonnaise ».

 

Félix Benoit avait par ailleurs une définition toute prête à l’endroit des mécréants et autres journalistes, fussent-ils critiques de tous bords:

 

« L’Ordre du clou n’est autre qu’une académie à direction collégiale que j’ai créé en 1950 dans la cave de la Brasserie de la Couronne, en vue de la promotion de l’humour lyonnais au delà des limites de l’Association des humoristes lyonnais. […Extrait de l’un de ses ouvrages] »

 

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ces lyonnaiseries, pour autant que nous eussions pu en comprendre toute l’étendue de leurs significations les plus profondes. Saurons-nous en être initiés un jour ?

 

 

 Article de  Michel  Godet 

 

 

 

Source : lyon-saveurs.fr 

 

             

 Je remercie  l'un de mes visiteurs, Bertrand Perrin, de  la découverte de ce     lieu à Lyon 

 

 


06/06/2020
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LA BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE DE LYON ET SES COLLECTIONS : 16 SIECLES D'HISTOIRE LYONNAISE

 

L’histoire du livre à Lyon se reflète particulièrement bien dans les collections des fonds anciens de la bibliothèque. Ce sont les marques laissées par les anciens possesseurs qui nous permettent de retracer l'histoire de ces livres rassemblés au fil des siècles.

 

La bibliothèque carolingienne de la cathédrale de Lyon

Cathédrale Saint-Jean. Détail du plan scénographique de la ville de Lyon au 16e siècle (facsimile)

Des manuscrits mérovingiens provenant vraisemblablement des scriptoria des grandes abbayes de l’Ile Barbe ou d’Ainay symbolisent la première renaissance urbaine et intellectuelle de la ville. Ces manuscrits des Ve et VIe siècles sont les documents les plus anciens des collections qui se trouvent actuellement à la bibliothèque de Part-Dieu. Ils ont été conservés jusqu’à la Révolution française par les chanoines du Chapitre de la cathédrale, avec les manuscrits de la renaissance carolingienne.

Au IXe siècle en effet, les évêques carolingiens de Lyon ont constitué autour du groupe cathédral à Saint-Jean une bibliothèque importante, qui a pu être composée de plus de 600 manuscrits à son apogée. Une cinquantaine de manuscrits est demeurée sur place à Lyon et fait partie, avec les fonds des grands couvents lyonnais, du patrimoine prestigieux confisqué à la Révolution par l’Etat puis confié à la ville de Lyon.

La Bibliothèque du Collège de la Trinité

Un collège pour enseigner les lettres (1527-1566)

Barthélémy Aneau, principal au Collège de la Trinité. (Rijksmuseum, Amsterdam, peinture de Corneille de Lyon)

À la Renaissance, dès le dernier quart du XVe siècle, alors que quatre foires se tiennent chaque année à Lyon, l’intense production des ateliers d’imprimerie autour de la rue Mercière fait de la ville une des capitales du livre après Venise et Paris. Au cœur de cette activité commerciale et intellectuelle, humanistes et « antiquaires » redécouvrent l’histoire et les vestiges de la cité antique. En l’absence d’université, le consulat lyonnais va créer en 1527 le Collège de la Trinité, alerté sur la nécessité d’ouvrir un collège pour la jeunesse par le médecin philosophe Symphorien Champier, historien « regrettant de voir mourir les lettres en cette ville et s’efforçant de l’y ranimer », et par Claude Bellièvre (échevin lyonnais). Il s’installe dans les « granges » cédées par les Trinitaires, rue Neuve, au bord du Rhône (à l’actuel Lycée Ampère). Les besoins éducatifs sont grandissants.

Ce collège va connaître à ses débuts des conditions financières difficiles. La direction fut confiée à des professeurs laïques. Lyon étant une ville de marchands, on n’y enseignait au début, ni latin, ni grec. Plusieurs directeurs se succédèrent dont un médecin (Jean Canape) et un poète (Charles Fontaine). Le programme étant confié à des régents humanistes, on y enseigne le latin, le grec, le français et l’hébreu dès 1540. La ville s’achemine alors vers une sombre période ; en 1561, à la veille de l’occupation de Lyon par les troupes protestantes, la cristallisation des tensions religieuses va atteindre son paroxysme avec le meurtre du régent du collège, Barthélémy Aneau (1505-1561), soupçonné de sympathies pour la Réforme. Les conflits entre protestants et catholiques vident alors le collège.

Ex-libris du collège de la Trinité, sans la mention « Societatis Iesu », datant donc de la période d’absence des Jésuites soit entre 1527 et 1565, soit entre 1595 et 1604.

Le Collège des Jésuites (1565-1762)

Ancienne bibliothèque du Collège de la Trinité. Album de photographies (BmL, Rés 149330)

Chapelle de la Trinité en 1989. Fonds Lyon Figaro 1986-2006, photographe Claude Essertel. (BmL, P0740 FIGRP00389 001)

Pierre-Paul Sevin (att. à), Deuxième façade de la cour intérieure, 1662 (AC Lyon, 17 Fi 126) © Archives municipales de Lyon

La bibliothèque du Collège de la Trinité (actuel Lycée Ampère), à l’origine de la Bibliothèque municipale de Lyon, se constitue très progressivement. C’est en 1565 que le consulat changeant de cap, décide de confier la gestion du collège aux Jésuites qui viennent de lui rendre service pendant la peste de 1564. L’expérience est cependant interrompue car les Jésuites sont expulsés de France à la suite de la tentative d’assassinat d’Henri IV par Jean Châtel. Revenus en faveur par la suite en 1603, ils sont de retour à Lyon et ouvrent par autorisation du roi 14 collèges en France. Ils entament la période la plus brillante du collège qui va durer près de 200 ans.

Le collège va étendre son emprise progressivement sur le quartier (rue Neuve et rue Gentil) avec la construction d’un passage vouté. La bibliothèque a longtemps consisté en des étagères dans les couloirs et dans les chambres des pères. Ces pères étaient pour la plupart de grands savants : historiens, lexicographes, humanistes, astronomes, mathématiciens, missionnaires (Canada, Moscovie, Syrie, Tonkin, Chine etc.). Les collections étaient en principe réservées aux professeurs, même si elles pouvaient être utilisées par des personnes de l’extérieur. En 1641, une bibliothèque est enfin construite sur les dessins du P. Martellange, mais en 1644, un incendie ravage les bâtiments. Elle est reconstituée grâce aux soins du P. de La Chaize, est agrandie au dessus de la chapelle des grands artisans et est reliée à l’ancienne partie par une arche de six mètres.

Le collège ne sera vraiment terminé qu’en 1660 avec ses six cours et ses trois chapelles. Bâtiment austère en façade, mais parfaitement situé au bord du Rhône d’où la vue donnait alors par temps clair sur la chaîne des Alpes, les murs de la cour principale étaient entièrement couverts de fresques depuis disparues et qui ont été décrites par le P. Ménestrier dans Le Temple de la Sagesse. Œuvres des lyonnais Dupuy et Blanchet, elles avaient été exécutées en 1662 aux frais de la reine Anne d’Autriche.

Suite à ces importants travaux, la bibliothèque est de deux tiers plus longue, et « en conséquence l’une des plus grandes et des plus belles salles d’Europe ». Elle contient entre 16 000 et 30 000 ouvrages. Ouverte en un grand vaisseau de 48 mètres de long, 11 de large, et 13 de haut, elle est appelée « sanctuaire des muses ». On y adjoint une salle spéciale, galerie de 22 mètres placée perpendiculairement pour recevoir la bibliothèque du cardinal de Neufville. Le tout est achevé en 1694. Par un couloir, on accédait au cabinet des médailles et des antiques installé dans la base du clocher, aménagé par le P. de la Chaize. Cette salle existe encore aujourd’hui. En plein XVIIe siècle, le collège qu’on appellera désormais le « Grand collège » comptera 900 élèves. De nouveaux bâtiments sont construits entre 1732 et 1743 pour permettre la construction de 200 chambres pour les pensionnaires. Le consulat était fier de son collège.

Ex-libris du collège de la Trinité, lorsqu’il était dirigé par les Jésuites "Coll. Lugd. SS Trinit Soc. Iesu Catal. inscriptus 1609".

Thesaurus linguae arabicae [...], de Antonio Giggei, Milan, 1632. (BmL, 22954 T. 03)

Cursus theologici in Primam partem D. Thomae, de Jean de Saint-Thomas, Lyon, 1663. (BmL, 20895).

Ces marques, deux étiquettes et une cote manuscrite, se retrouvent sur de nombreux livres de la bibliothèque. Elles semblent dater de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, et correspondent probablement à l’époque où le Collège était géré par les Jésuites. Ainsi, les collections de Camille de Neufville de Villeroy, placées dans une salle spéciale, possèdent une cote commençant par Vill.

Menagiana ou les Bons mots et remarques critiques, historiques, morales et d'érudition, de Gilles Ménage, Paris, 1729. (BmL, Rés 304410)

Les achats étaient subventionnés par la ville. Leur sérieux, ainsi que l’importance des ouvrages scientifiques, l’absence presque totale de livre philosophique, la place accordée aux périodiques et souscriptions étaient une constante des Jésuites. La bibliothèque s’est enrichie également de nombreux dons de premier ordre, toujours présents dans nos collections.

Les dons au collège des Jésuites :

Recueil. Portrait d'Edmond Auger (XVIe s.) (BnF, département Estampes et photographie)

  • Henri III : au XVIe siècle, le P. Auger reçoit d’Henri III un don de 1.500 ouvrages reliés destinés à la bibliothèque du Collège
  • François Bullioud : en 1610, la bibliothèque recevra du juriste lyonnais François Bullioud (1583-16..) la collection de son père, le procureur du roi Pierre Bullioud (1548-1597), passionné de langues anciennes. Elle contient plusieurs centaines de volumes en latin, grec et hébreu
  • Marc-Antoine de Mazenod : en 1659, Marc-Antoine de Mazenod fait don de sa collection
  • Les collections des pères jésuites : du XVIe au XVIIe siècle, les pères jésuites AugerCotonLa Chaize ou Menestrier, confesseurs des rois, donnent aussi leurs collections au collège jésuite.
  • Camille de Neufville de Villeroy : en 1693, le legs de la bibliothèque de l’archevêque de Lyon, Camille de Neufville de Villeroy, apporte plus de 5.000 imprimés et manuscrits, la plupart reliés en maroquin. Des ouvrages de valeur sont alors signalés par le P. de Colonia en particulier des incunables et 300 manuscrits orientaux.

Le collège des prêtres de l’Oratoire (1763 – 1794)

En 1762, sur la pression de son entourage, Louis XV évince de France la Compagnie de Jésus. En 1765, les consuls font valoir que les collections sont propriété de la ville, alors que les créanciers et certains Jésuites voulaient en soustraire une partie à leur usage. En remettant la garde de la bibliothèque aux Oratoriens, le consulat insiste : il demeure néanmoins libre au consulat de reprendre ladite bibliothèque quand il le jugera à propos. D’autres villes font de même (Douai, Toulouse et Reims).

Ex-libris du collège de la Trinité lorsqu’il était dirigé par les Oratoriens et avant que la bibliothèque ne devienne publique, soit entre 1762 et 1765.

Même si les collections du Collège de la Trinité deviennent publiques, les Oratoriens gardent une bibliothèque privée, dans les locaux du Collège.

Détail page de titre (BmL, B 511520).

Détail page de titre (BmL, B 511520).

« Cachet « Ex Biblio. Privata Collegii orator. Lugd. » accompagné de l’ex-libris manuscrit « Ex Bibliotheca privata Colegii Orator Lugd. 1783 » désignant la bibliothèque privée des Oratoriens après l’ouverture au public des collections du Collège de la Trinité en 1765 (BmL, B 511520).

La Bibliothèque de l’ordre des avocats (1731-1765)

Une bibliothèque gérée par l’ordre des avocats ouvre ses portes en 1731 à l’hôtel de Fléchère, dans le quartier Saint-Jean. Elle est ouverte au public deux fois par semaine, le lundi et le vendredi. La consultation se fait sur place et la collection est essentiellement juridique, car elle est initialement constituée des livres de l’avocat Pierre Aubert, complétés par ceux de l’avocat Claude Brossette puis, en 1734 par ceux du conseiller d’Etat, Nicolas de Saint-Maurice.

Cachet « Biblioth. Publ. Lugdun. » (BmL, Rés 319833), similaire au fer de reliure et qui a probablement été utilisé par cette bibliothèque.

Fer de reliure du Catalogue des livres de la Bibliothèque des avocats, par le relieur Claude Devers père (BmL, Ms 1713 – 1714).

Une véritable bibliothèque publique (1765-1794)

En 1765, trois ans après l’expulsion des Jésuites de France, le Consulat décide d’unifier les deux bibliothèques en un seul lieu, le Collège de la Trinité, à présent géré par les Oratoriens. L’ensemble est maintenant devenu public, avec une collection de plus de 40.000 ouvrages.

La réunion de ces deux bibliothèques a créé de nombreux doubles qui ont été vendus lors d’une vente, en 1767 (Voir le catalogue de vente).

Cependant, les ouvrages de droit de l’ancienne bibliothèque publique n’ont pas rejoint les collections du Collège de la Trinité, mais celles du Petit Collège, à l’emplacement de l’actuelle mairie annexe du 5e arrondissement de Lyon. La bibliothèque conserve le catalogue manuscrit de ces ouvrages (BmL, Ms Coste 1080).

Cachet du collège de la Trinité lorsque sa bibliothèque est devenue publique, soit entre 1765 et la Révolution.

La Révolution et ses conséquences

Une période agitée, destructrice, mais fondatrice

Les événements révolutionnaires entraînent la fermeture de la bibliothèque. En 1793, Lyon demeurée royaliste, est assiégée et la bibliothèque est fermée. Les républicains, du fort Montessuy, envoient des bombes : un feu violent accable le bâtiment pendant plusieurs jours, la toiture et le beau plafond de la grande salle s’effondrent. Des balles atteignent des volumes. La ville de Lyon s’étant rendue, deux compagnies de volontaires se chauffent usant des livres comme combustibles, utilisant de préférence les petits formats. En 1794, des délégués de la Convention font un tri pour la Bibliothèque nationale. D’après Van Praet, conservateur à la BN, 18 caisses rejoignent Paris. Des livres sont également déposés à la chambre des députés.

Une période favorable aux enrichissements

En parallèle, les biens confisqués aux communautés religieuses sont rassemblés dans divers dépôts dits « littéraires », encore que sur les 42 communautés existantes alors, une douzaine seulement obtempère aux décrets de la Révolution : le chapitre de la cathédrale Saint-Jeanles Augustinsles Dominicains, les Carmes (Carmes déchaussés et Grands Carmes), les Récolletsles missionnaires de Saint-Josephle séminaire de Saint-Irénéeles Feuillantsles Minimes, les Capucins (Capucins de Saint-André et Capucins de Saint-François) et les Visitandines (couvent de Bellecour).

"Mr de Landine : Deputé de forez - né à lyon Le 6 mars 1756". Dessiné par René Duchemin (BnF, Est18Rev1).

Après bien des discussions, les collections sont finalement confiées en 1795 à la nouvelle école centrale, sise dans l’ancien bâtiment du collège. Il faut attendre la loi du 8 pluviose an XI (28 janvier 1803) pour que le sort de la bibliothèque soit enfin stabilisé : la gestion en est confiée à la municipalité ; à charge pour elle de nommer et payer un bibliothécaire, et de dégager un budget de fonctionnement. Cette charge revient à Antoine-François Delandine (1756-1820). Les travaux de classement peuvent commencer. On estime alors les collections entre 80 et 90 000 volumes.

La « Grande bibliothèque »

La bibliothèque publique (anciennement bibliothèque du Collège de la Trinité) prend généralement le nom de « Grande Bibliothèque », et accroît ses collections régulièrement par des dons.

Les dons à la bibliothèque de Lyon :

  • 1842 : legs Charvin
  • 1855 : acquisition de la collection Coste, indispensable à toute recherche lyonnaise
  • 1882 : legs Mestre, belle collection d’un bibliophile amoureux de textes littéraires reliés par les grands relieurs de l’époque
  • 1885 : achat de la collection Bubani (600 éditions de l’imprimeur Sébastien Gryphe)
  • 1905 : legs Morin-Pons, constitué d’imprimés historiques et de manuscrits sur les familles lyonnaises et dauphinoises

En 1874, on estime les collections de Grande bibliothèque à 150 000 volumes.

A partir de la fin du XVIIIe siècle, les cachets suivants ont été utilisés par la Bibliothèque municipale de Lyon :

Cachet "Bibliothèque de la ville de Lyon" (BmL, 107788, page de titre)

Cachet "Bibliothèque de la ville de Lyon. Lyon" (BmL, Rés 389350, page de titre)

Cachet 'Bibl. Lyon" (BmL, 381118, contreplat supérieur)

Cachet "Bibliothèque de la ville de Lyon" (BmL, Rés Inc 275, premier feuillet)

Cachet "Ville de Lyon. Grande Bibliothèque" (BmL, 24663, page de titre)

Cachet "Bibliothèque de la ville. Lyon. 1893" (BmL, 307906, page de titre)

Cachet "Bibliothèque de la ville. Lyon. 1892" (BmL, 360660, page de titre)

Cachet "Gde Bibliothèque de la ville. Lyon. 1895" (BmL, 105455, page de titre)

Cachet "Bibliothèque de la ville. Lyon. 1894" (BmL, 319834, page de titre)

Cachet "Gde Bibliothèque de la ville. Lyon. 1897" (BmL, 107332, page de titre)

Cachet "Gde Bibliothèque de la ville. Lyon. 1896" (BmL, 341632, page de titre)

Cachet "Bibliothèque de la ville de Lyon" (BmL, 157461, premier feuillet)

Cachet "Gde Bibliothèque de la ville. Lyon. 1898" (BmL, 367419, page de titre)

Cachet "Biblioth. de la ville. Lyon" (BmL, Rés K 00119, page de garde)

Cachet "Biblioth. de la ville de Lyon" (BmL, 422062 T.01, page de titre)

Jusqu’en 1912, la bibliothèque garde une empreinte forte des Jésuites, par ses locaux qui sont encore ceux d’origine et par ses collections qui forment un fonds encyclopédique et d’érudition.

La Bibliothèque du Palais des arts (1831-1911)

Lyon : Palais des Arts ; Le musée. (BmL, Fonds cartes postales, B01CP69000 000515)

Fer de reliure de la bibliothèque du Palais des Arts.

M.r PRUNE (Docteur Prunelle) par Honoré Daumier. (BmL, F19DAU008938)

En 1831, cas unique en France, le maire de Lyon, Gabriel Prunelle, crée une seconde bibliothèque municipale, consacrée aux sciences et aux arts, qui prend le nom de Bibliothèque du Palais des arts, actuel Musée des Beaux-Arts, au palais Saint-Pierre, où elle est installée. Cette bibliothèque, outre un fonds municipal de plus de 5 000 ouvrages, regroupe les collections des académies et sociétés savantes de Lyon.

Règlement de la bibliothèque du Palais des arts (BmL, AffP0322)

Les collections des Académies et sociétés savantes de Lyon :

En 1849, les Sociétés d’agriculture, linnéenne et de pharmacie décident conjointement de retirer leurs collections de la bibliothèque. Cependant, bien des donations et legs viennent enrichir le fonds.

Les Acquisitions de la bibliothèque du Palais des Arts :

1850 : Legs Lambert (livres et objets d’art)

1853 : Legs du Dr Prunelle (9 500 volumes)

1856 : Legs Rougnard

1859 : Legs Bonafous (sériciculture)

1860 : Achat de la bibliothèque du géologue Thiollière (4 000 volumes)

1869 : Legs Des Guidi

La bibliothèque du Palais des arts est estimée à 90 000 volumes en 1906, dont 21 000 estampes.

La Bibliothèque du Palais Saint-Jean (1911-1972)

Palais de l'archevêché et la cathédrale Saint-Jean, fonds photographes en Rhône-Alpes, prise de vue en 1980 par ©René Lanaud. (BmL, P0793 029 00608)

Entrée de la bibliothèque du palais Saint-Jean, prise de vue en 1999 par ©Didier Nicole. (BmL, P0742 TP010-1)

Heure de la découverte sur la "Visite des bibliothèques anciennes", prise de vue en 2011 par ©Didier Nicole. (BmL, P0742 BMLyon-Departement 097)

Les locaux des deux bibliothèques deviennent vite insuffisants et les lecteurs se plaignent de la consultation en deux lieux différents. La municipalité profite donc de la séparation de l’Eglise et de l’Etat qui libère les bâtiments de l’archevêché pour réunir en 1911 les deux bibliothèques. La même loi fait entrer les 33 manuscrits du cardinal de Bonald, de grande valeur, détenus par le chapitre de la cathédrale.

D’autres entrées exceptionnelles vont suivre : celle de la collection de la Société de géographie de Lyon en 1921, celle du professeur Lacassagne la même année, et celle de la Société d’Agriculture, Sciences et industries de Lyon. En 1960, l’Académie de Lyon dépose la très riche collection de Pierre Adamoli.

Le fonds ancien de la Bibliothèque municipale de Lyon

En matière de connaissance d’histoire de la bibliothèque de Lyon, il reste encore beaucoup à faire. Il convient cependant d’insister sur l’importance du contexte lyonnais quant à la constitution des collections :

  • rôle des Jésuites
  • rôle des conservateurs successifs (parfois différemment compétents)
  • rôle des collectionneurs
  • importance des bâtiments

Les collections sont encyclopédiques, avec les dominantes suivantes :

  • éditions lyonnaises
  • domaines typographiques largement représentés : Italie (vénitiennes, avec 820 impressions du XVIe, dont par exemple une vingtaine d’éditions de Pietro Bembo, romaines et florentines). Les éditions humanistes dont elles regorgent se trouvent aussi dans le domaine germanique (Bâle, Zurich, Nuremberg, Strasbourg). En moins grand nombre se rencontrent les livres imprimés en Angleterre, et encore moins nombreux ceux provenant d’Espagne et du Portugal, mais il faut savoir apprécier des chiffres même faibles : une enquête internationale sur les livres espagnols issus entre 1501 et 1560 en a trouvé en France dans sept bibliothèques : celle de Lyon occupe la place enviable de première après la bibliothèque nationale de France, avec quinze.
  • ouvrages religieux abondants de par l’origine de la bibliothèque (350 livres liturgiques par exemple)
  • livres de droit en proportion considérable (notamment beaucoup d’impressions lyonnaises)
  • les sciences sont un point fort des collections : alchimie, botanique, zoologie, 3 000 éditions de médecine
  • beaux-arts : 60 ouvrages d’architecture du XVIe siècle, livres à gravures
  • histoire (4 000 mazarinades, 10 000 factums et autant d’actes royaux, 5 000 décisions du conseil d’Etat, 12 000 pièces révolutionnaires, 2 300 canards, occasionnels, pièces officielles), 500 ouvrages populaires du XVIe
  • géographie : beaucoup de livres proviennent de la Société de Géographie de Lyon (6 000 récits de voyages, 40 000 cartes géographiques)
  • littérature (non chiffrable), mais on compte par exemple 10 000 pièces de théâtre
  • occultisme, dont 300 ouvrages relatifs à la Franc-maçonnerie
  • histoire du livre et bibliographies (estimation de 30 000 ouvrages)
  • on compte 84 volumes réunissant 23 000 pièces des XVIe et XVIIe siècles (Guerre civile, histoire de France jusqu’en 1614, Pièces relatives au siège de La Rochelle, cérémonies de divers événements, Recueil des affaires de Flandres, Recueil sur les affaires de Pologne, Affaires de Lyon, pronostications et apparitions…) ; pour le XVIe, si l’on prend, par exemple les imprimés parisiens entre 1501 et 1530 et que l’on compare notre fonds à la bibliographie de Brigitte Moreau, 18 ouvrages se trouvent uniquement à la BML, 27 figurent dans un autre dépôt, 32 dans deux autres dépôts

Les Consuls de Lyon déclaraient en 1540 « l’art de l’imprimerie est le plus beau et le plus grand en cette ville qu’il soit en la chrétienté ». Les collections de la bibliothèque de Lyon en gardent heureusement le témoignage.

Les directeurs des bibliothèques de Lyon

  • Antoine-François Delandine (1756-1820) : bibliothécaire de 1803 à 1820
  • Antoine Péricaud (1782-1867) : bibliothécaire de 1827 à 1847
  • Jean-Baptiste Monfalcon (1792-1874) : conservateur adjoint de la bibliothèque du Palais des Arts (1841) puis conservateur de la bibliothèque de la Ville de Lyon de 1847 à 1874
  • Etienne Mulsant (1797-1880) : bibliothécaire adjoint (1838) puis bibliothécaire (1874)
  • Félix Desvernay (1852-1917) : bibliothécaire adjoint autour de 1900
  • Richard Cantinelli (1870-1932) : conservateur de la bibliothèque (1904-1923)
  • Henry Joly (1892-1970) : conservateur de la bibliothèque (1924-1963)
  • Henri-Jean Martin (1924-2007) : conservateur de la bibliothèque (1962-1970)

En savoir plus sur le site de la BmL.

La Bibliothèque de la Part-Dieu (1972-...)

Silo de la bibliothèque municipale de la Part-Dieu, Lyon, prise de vue en 2008 par ©Didier Nicole. (BmL, P0742)

Entrée Vivier-Merle de la Bibliothèque municipale de la Part-Dieu, Lyon, prise de vue en 2010 par ©Didier Nicole. (BmL, P0742 BMLyon-CCPartDieu N025)

Comment la bibliothèque de la Part-Dieu vint au monde, grandit et décida de continuer. Lire le dossier.

Bibliographie :

 

Pour citer cet article

Référence électronique

Bibliothèque municipale de Lyon
Monique Hulvey
Yann Kergunteuil, La Bibliothèque municipale de Lyon et ses collections : 16 siècles d'histoire lyonnaise, numelyo [en ligne], mis en ligne le , modifié le , consulté le 2020-04-08 08:32:03. URL : https://numelyo.bm-lyon.fr/BML:BML_02MNSO00101THMbml


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LES LEGENDES DE LA VILLE DE LYON

LES MYSTERES DE L'ILE BARBE

 

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L’Île Barbe pourrait être renommée l’Île aux mystères !

 

Au Haut Moyen-Âge, on raconte que des druides sacrifiaient des humains sur des autels. Plus tard, des sorcières tentaient de rameuter les badauds pour les dépouiller. L’Île Barbe fut longtemps l’objet de tous les mystères. 

 

Cette situation est très certainement due à son isolement. Le premier pont n’est construit qu’en 1734.

 

Même son nom indique que l’île fut longtemps sauvage : Insula Barbara (l’île sauvage). Lieu longtemps resté sauvage, l’île n’était pas pour autant dénuée de civilisation. En effet, de nombreux monastères et abbayes ont été construits sur cette île.

 

L’histoire raconte même que la première abbaye a été construite par Longinus, le soldat romain qui a percé le flanc du Christ de sa lance.

 

Beaucoup de rumeurs couraient aussi autour du Saint Graal potentiellement ramené par Longinus.

 

C’est peut-être la richesse de l’abbaye au XIIème siècle qui explique toutes ces rumeurs. L’abbaye avait le pouvoir sur pas moins de 113 églises et 48 prieurés dans la région, ce qui en faisait l’une des plus puissantes de France.

 

Aujourd’hui l’île semble bien plus paisible, mais qui sait ? Les nombreux vestiges regorgent peut-être de trésors !

 

 

 

 

LA RUMEUR DU PARC DE LA TETE D'OR

 

 

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Vous vous êtes toujours demandé pourquoi notre parc portait ce nom ? La légende raconte qu’un trésor aurait été enfoui par les croisés au XVIème siècle. Ce trésor serait une tête de Christ faite en or. Mais l’histoire ne s’arrête pas là….

 

En 1885, le préfet Vaïsse décide de créer le parc de la Tête d’Or. Ce qui n’était alors qu’un immense terrain vague souvent inondé par le Rhône, devient l’un des plus beaux parcs de France.

 

Cette initiative va permettre d’employer les nombreux canuts au chômage qui manifestaient régulièrement suite à la crise industrielle de la soierie.

 

Les canuts, en creusant le lac, auraient déniché la fameuse Tête d’Or enterrée 3 siècles plus tôt par les croisés.

 

Les travailleurs présents sur le chantier au moment de la trouvaille, se seraient alors battus à mort entre eux pour la récupérer.

 

Une larme se serait alors mise à couler du Christ d’Or qui assistait à cette triste scène. Il aurait tellement pleuré que le lac de 17 hectares se serait rempli de ses larmes.

 

 

 

 

LE TRESOR DE LA RUE JUIVERIE

 

 

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Comme l’indique le nom du rue de la juiverie le quartier était au Moyen-Âge le quartier juif.

 

Ce quartier traversé par d’innombrables traboules était idéal pour se cacher des persécuteurs catholiques.

 

Pour pouvoir fuir sans perdre tout ce qu’elle possédait, l a communauté juive se serait cotisée pour acheter un diamant d’une valeur inestimable. Un système d’actionnariat aurait été mis en place.

 

Légende ou pas, même les Médicis et le dauphin de François Ier s’étaient à leur époque intéressés de très près à la question. Personne ne sait vraiment où le diamant était caché dans le quartier.

 

Certains sont même allés jusqu’à lier cette histoire à celle de la légende de la pierre philosophale, en affirmant que Nicolas Flamel avait fait cacher sa pierre dans la rue de la Juiverie !

 

 

 


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