Bienvenue dans mon Univers

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SCIENCES

Par elle nous apprenons,

Par elle nous progressons,

Elle est synonyme de Paix  et de Développement ,

Elle est humaine ou naturelle,

Rigoureuse et objective,

Pure ou de fiction ,

Utilisée de manière responsable,

Elle satisfait les besoins et les aspirations des êtres humains. 

Sans elle, nous ne sommes plus rien !

 

MARTINE


 

 


LE COURAGE DES PRECURSEURS AU XVIIe SIECLE

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20/09/2019
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MEDITATION CERVEAU PSYCHO

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20/09/2019
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ALEXANDER VON HUMBOLDT (1769 - 1859) LE SECOND DECOUVREUR DE L'AMERIQUE

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Personnage hors du commun tant par sa culture, ses réalisations que sa résistance physique, Alexander von Humboldt a marqué son siècle et l'histoire des sciences en parcourant et étudiant le Nouveau Monde. Rien pourtant ne semblait annoncer ce destin exceptionnel.

 

L’idiot de la famille

 

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Alexander von Humboldt n’aurait en effet jamais dû passer à la postérité. La place semblait toute dévolue à son frère aîné, Wilhelm, brillant linguiste et précurseur des sciences humaines modernes.

Nés dans le château familial berlinois de Tegel, en 1767 et 1769, les deux garçons reçoivent une éducation poussée suivant la volonté de leur père, officier imprégné de la philosophie des Lumières.

Mais très vite Alexander se révèle inférieur à son frère dans de nombreux domaines : plus chétif, il fait aussi preuve de réelles difficultés pour apprendre.

Alors que Wilhem découvre les sciences et la philologie, Alexander est donc orienté vers une carrière moins prestigieuse dans l’administration.

Sa soif infinie de connaissances en botanique, chimie et minéralogie lui permet cependant d’être nommé responsable du département des Mines et Fonderies et d’entreprendre expériences et publications.

 

Partir, loin
 

À la mort de sa mère en 1796, Humboldt se retrouve à la fois rentier et libre d’attaches. Il peut enfin céder à l’attrait du voyage qu’avait fait naître chez lui Georg Forster en lui racontant son tour du monde aux côtés de James Cook. Il part, donc : on le croise à Schönbrunn au milieu des herbiers, dans le Tyrol en train d’observer les étoiles ou remontant le Nil en compagnie de l’excentrique lord Bristol.

 

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À Paris, il fréquente les plus grands savants et reçoit même de l’explorateur Bougainville une invitation à participer à sa prochaine circumnavigation, projet finalement annulé au dernier moment.

 

Il rencontre à cette occasion un chirurgien de marine partageant le même désir de courir le monde : il s’agit du rochelais Aimé Goujaud, dit Bonpland (1773-1858) qui, désireux d’accompagner l’expédition de Bonaparte en Égypte, l’entraîne dans ses pérégrinations à travers la Méditerranée.

 

Finalement ils échouent en Espagne où le roi lui-même, impressionné par leur enthousiasme et l’étendue de leur savoir, signe de sa main les passeports leur permettant de rejoindre les colonies américaines.

 

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« Nous nous promenons comme des fous »
 

Le 5 juin 1799, les deux amis s'embarquent à la Corogne. Direction : le delta de l'Orénoque.

Les voici engagés dans un périple qui, en quatre ans, va leur faire parcourir 15.000 km à travers une grande partie de l’Amérique du sud et des Caraïbes.

 

Naufrages, attaques d’esclaves en fuite, maladies et prédateurs de toutes sortes auraient pu faire de ce voyage un calvaire.

 

Mais Humboldt, doté d’une résistance physique exceptionnelle, ne sera jamais malade !

 

De l’Atlantique au Pacifique, rien ne peut arrêter les deux voyageurs : ni les fleuves sur lesquels ils parcourent près de 2 500 km,

ni les forêts où ils accumulent échantillons de plantes et croquis d’animaux, ni les montagnes qu’ils domptent avec leurs

instruments de mesure.

 

Après leur passage, le lien entre l’Orénoque et l’Amazone n’est plus un mystère, l’anatomie des crocodiles,jaguars ou lamantins

est dévoilée, les volcans des Andes sont disséqués dans les atlas.

 

Et au besoin, les explorateurs n’hésitent pas à servir de cobayes pour faire avancer la science : c’est ainsi qu’ils découvrent

avec douleur les effets du curare ou les chocs électriques provoqués par certaines anguilles.

 

Keller, Humboldt et Bonpland sur l’Orenoque

 

 

Un exploit : l’ascension du Chimborazo

 

Considéré à l’époque comme la plus haute montagne du monde, le Chimborazo s’élève en Équateur à 6310 m.

 

Humboldt, qui a déjà vaincu à pied (et non à dos de porteurs, comme c’était l’usage) plusieurs volcans andins, ne se laisse pas

impressionner et s’élance vers le sommet, toujours en compagnie de Bonpland.

 

Victimes du mal de l’altitude, les voyageurs sont arrêtés par une crevasse à 238 toises (452 m) de la cime mais acquièrent

la gloire internationale d’avoir été les hommes « les plus hauts » du monde.

 

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Inventaires et petits fours : l’Amérique à la loupe

 

Le Venezuela, la Colombie, Cuba, le Pérou et enfin le Mexique cèdent devant les deux aventuriers et leur équipage composé de quantités d’instruments, d’herbiers et autres cages.

 

Ils ne cessent de multiplier les relevés et observations, notant entre autres la présence d’un courant froid océanique le long des côtes du Pérou, connu sous le nom de « courant de Humboldt ».

 

 

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 Leur réputation désormais les précède : la bonne société les fête à chacune de leurs étapes et les autorités     s’empressent de mettre à leur service toutes les ressources nécessaires.

 

Nos savants élargissent leurs centres d’intérêt jusqu’à établir un portrait complet de la région mais aussi de la société.

 

 

Qualifié de « second découvreur de l’Amérique », Humboldt a en effet révolutionné l’image de ce continent, tant au niveau de la géographie, de la géologie et des sciences en général que de la perception qu'avait l’Europe de ces populations.

 

 

Il en détaille l’origine et la composition démographique, s’intéressant notamment au peuple maya dont il visite les vestiges, mais aussi révèle le profond

malaise de l’organisation coloniale et s’indigne de la condition des Indiens et des esclaves.

 

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« Un charmant intellectuel »
 

« Nous le considérons tous comme un homme vraiment extraordinaire […]. Il parlait davantage que Lucas, Findley et moi réunis et deux fois plus vite que quiconque, mêlant l’allemand, le français, l’espagnol et l’anglais. […] j’ai ingurgité en moins de deux heures plus d’informations que je n’en ai recueillies ces deux dernières années […].

 

Il fait à peine plus de trente ans et il t’évite de parler car il capte avec la plus grande précision les idées que tu veux développer avant que tu aies prononcé trois mots.

 

Outre ses connaissances qui relèvent de son voyage, l’étendue de ses lectures et son savoir scientifique sont époustouflants » (témoignage d’Albert Gallatin, secrétaire au Trésor de Jefferson - 1804).

 

 

Paris, centre du monde
 

C'est enfin le retour par Cuba puis les États-Unis où les voyageurs reçoivent un accueil triomphal et sont reçus par le président Thomas Jefferson en personne.

 

Ils débarquent à Bordeaux le 1er août 1803 et gagnent Paris où Humboldt reprend sa place parmi les grands savants de l’époque et devient l’ami intime du physicien François Arago (1786-1853) et du chimiste Louis Gay-Lussac (1778-1850), son cher « Potasse ».

 

Alexander von Humboldt croise Simón Bolívar, correspond avec Goethe et est présenté à Napoléon qui ne prend pas la dimension du personnage : « Vous vous occupez de botanique ? lui aurait-il dit en lui tournant le dos. Ma femme aussi s’occupe des plantes ! »

 

Bonpland se félicite d’ailleurs de la passion de l’impératrice qui lui permet de devenir intendant des jardins de la Malmaison.

 

Ce poste l’empêche cependant de mener à bien la publication des notes recueillies avec son compagnon et il finit par abandonner la tâche à Humboldt avant de quitter définitivement la France pour l’Argentine, à la chute de l’Empire.

 

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Vers la Sibérie, et si possible au-delà
 

La Restauration a en effet changé la donne : les Prussiens sont à Paris, et l’empereur Frédéric-Guillaume III demande à son plus illustre compatriote de se réinstaller dans sa patrie.

 

Pour Humboldt il s’agit d’une première étape vers l’Himalaya, son prochain objectif. Mais pour le moment il est temps de réorganiser et développer le monde scientifique allemand en créant les premiers grands colloques et en donnant à l’université des cours où tout le monde se presse, « du roi au maçon ».

 

En 1829 enfin, à 58 ans, il saisit l’invitation offerte par le tsar Nicolas Ier pour parcourir l’Oural et la Sibérie à la découverte des ressources du sous-sol. Ce ne sont pas moins de 12 244 chevaux qui se relayent pour boucler en 6 mois l’aller-retour entre Saint-Pétersbourg et la frontière chinoise !

 

La rançon de la gloire : un courrier de ministre
 
 

J. Stieler , Alexandre de HumboldtOn a estimé qu’Humboldt avait reçu et envoyé plus de 100.000 lettres

chiffre pléthorique dont il finira par se plaindre :

« Écrasé sous le poids d’une correspondance toujours croissante d’une

moyenne annuelle d’à peu près 1 600 à 2 000 envois […], je désire de

nouveau, publiquement, prier les personnes qui m’honorent de leurs

faveurs, de faire en sorte que l’on s’occupe moins de moi dans les deux

continents et que ma maison ne serve pas de dépôt postal.

Je souhaite que cet appel au secours auquel je me suis décidé à regret

et trop tard, ne soit pas interprété comme un signe d’hostilité ».

 

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Le « Sage de la montagne »

 

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Dans les dernières années de sa vie, Humboldt a la douleur de voir disparaître tous ses proches alors que lui-même bénéficie toujours d’une santé de fer.

 

Resté célibataire, il se lance à 74 ans dans la rédaction de Cosmos, esquisse d’une description physique du monde, œuvre immense où il souhaite faire la synthèse de ses recherches et découvertes mais qu’il ne pourra terminer.

 

Le monde entier rend hommage à son savoir et à sa sagesse en lui décernant décorations et titres tout en le noyant sous le courrier.

 

Finalement c’est à l’âge de 89 ans que s’éteint ce savant universel dont le souvenir est encore vivace notamment grâce aux nombreux sites, localités ou phénomènes naturels qui portent son nom.

 

 

Un trésor perdu à jamais
 

Mais pourquoi donc Humboldt a-t-il légué sa bibliothèque à son valet de chambre ? Cette décision fut désastreuse puisque des 11 000 titres que possédait le savant, seuls près de 600 nous sont parvenus.

 

Vendus puis revendus, les ouvrages échouent en 1865 chez Sotheby’s où ils sont détruits presque tous dans un incendie.

 

Quant aux documents restant en possession de la famille, ils ont disparu à la chute de Berlin, en 1945.

 

 

 E. Hildebrandt, Humboldt dans sa bibliothèque

 

  Source  :  Hérodote.net


16/05/2019
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VOTRE CERVEAU N'A PAS FINI DE VOUS ETONNER - BORIS CYRULNIK

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 Pour lire cet ouvrage cliquez sur le lien ci-dessous :

 

Votre-cerveau-n--a-pas-fini-de-vous---tonner---Boris-Cyrulnik.pdf

 

 

On savait que le cerveau était l’entité la plus complexe de l’univers connu. Mais de récentes découvertes montrent que ses capacités sont bien plus étonnantes qu’on ne le croyait : non seulement le cerveau est élastique (âgé ou handicapé, il peut se reconstruire, apprendre, inventer) mais aussi social (il n’existe qu’en résonance avec d’autres).

 

La combinaison de ces facultés laisse supposer que l’homme peut d'agir sur l’évolution de son cerveau.

 

Patrice Van Eersel, rédacteur en chef du magazine Clés, présente ces recherches fascinantes sous la forme d’entretiens avec cinq médecins-chercheurs réputés (ethnologue, psychiatres, neurologue) : plasticité neuronale, nouvelles techniques d’imagerie cérébrale, mise en pratique des avancées des neurocognitivistes sur les moines en méditation, apport de la médecine orientale…


13/05/2019
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EDITION NUMERIQUE COLLABORATIVE ET CRITIQUE DE L'ENCYCLOPEDIE (1751-1772)

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http://enccre.academie-sciences.fr/encyclopedie/

Présentation de l'édition

Librement accessible, l’Édition Numérique, Collaborative et CRitique de l’Encyclopédie (ENCCRE) met pour la première fois à disposition de tous les connaissances des chercheurs d’hier et d’aujourd’hui sur l’Encyclopédie, en s’appuyant sur un exemplaire original et complet de l’ouvrage, conservé à la Bibliothèque Mazarine, intégralement numérisé pour l’occasion. L’interface numérique dont nous avons doté l’édition vous permettra à la fois d’admirer la beauté de cet exemplaire, de redécouvrir le spectacle de ses 2 579 planches, d’y naviguer de façon intuitive et innovante, et d’y effectuer les recherches les plus variées, comme les plus pointues.

Grâce aux dernières possibilités offertes par le numérique, et à une équipe internationale de 120 chercheurs de tous horizons, historiens des différents domaines de l’Encyclopédie, ingénieurs, étudiants et bénévoles, cette édition est conçue et construite pour être enrichie en permanence, de façon collaborative. Diderot lui-même, évoquant la nécessaire collaboration des savants « spécialistes » à l’Encyclopédie, écrivait :

 

Quand on vient à considérer la matière immense d’une Encyclopédie, la seule chose qu’on aperçoive distinctement, c’est qu’elle ne peut être l’ouvrage d’un seul homme [...]. Qui est-ce qui définira exactement le mot conjugué, si ce n’est un géomètre ? le mot conjugaison si ce n’est un grammairien ? le mot azimuth si ce n’est un astronome ? le mot épopée si ce n’est un littérateur ? (article ENCYCLOPÉDIE)

De la même façon, l’ENCCRE fait appel à l’historien des mathématiques pour annoter les articles de mathématiques, à l’historien de la grammaire, pour les articles de grammaire, etc. Elle s’appuie sur une plateforme en ligne partagée par l’équipe, qui permet d’envisager un processus d’édition dynamique, envisagé sur le long terme, où se croisent et se conjuguent des compétences multiples et complémentaires.

 

Pensée pour en démocratiser l’accès, l’ENCCRE veut ainsi constituer un lieu de rencontre, de partage et d’échange sur l’Encyclopédie, donner envie au plus grand nombre de la découvrir ou de la redécouvrir, et faire revivre l’un de ses plus beaux atours, sérieusement en danger aujourd’hui : son esprit critique.

 

 

L’ENCCRE s’appuie sur le premier exemplaire numérisé original, homogène et complet de l’Encyclopédie. Elle pallie ainsi une lacune étonnante, commune à toutes les versions numériques jusqu’alors disponibles sur Internet : l’absence d’une édition expertisée répondant à ces critères pourtant indispensables quand on connaît l’histoire éditoriale mouvementée de l’œuvre, les multiples réimpressions, reproductions, contrefaçons dont elle a fait l’objet, ou les nombreux exemplaires hybrides (formés de volumes de plusieurs éditions différentes) qui ont pu être constitués au cours des siècles suivants.

 

Cet exemplaire est le premier des deux exemplaires conservés à la Bibliothèque Mazarine. L’analyse qui en a été faite, folio par folio, montre que ses 17 volumes de texte et 11 volumes de planches rassemblent toutes les caractéristiques du premier tirage de la première édition de l’Encyclopédie (voir la Description matérielle de l’exemplaire).

 

Il comporte aussi, relié à la fin du tome I, le Prospectus de 1750. Acquis dès le XVIII e  siècle au moment de la parution, livraison après livraison, puis mis à la disposition des usagers de la bibliothèque, sans interférence avec des volumes issus d’autres exemplaires, il possède aussi l’avantage de n’avoir jamais quitté son lieu de conservation initial.

2. La mise en valeur éditoriale de l’œuvre originale

 

À l’heure où les bibliothèques, dans leur souci de protéger les ouvrages anciens, ne permettent généralement plus de consulter les volumes papier de l’Encyclopédie, mais orientent les lecteurs vers Internet, il paraissait essentiel que l’édition puisse donner accès à l’œuvre originale. Ceci nécessite en particulier de garantir un lien fort et constant entre, d’un côté, l’édition numérique dématérialisée proposée par le biais des écrans et, de l’autre, la matérialité de l’exemplaire choisi.

 

Dans ce but, la numérisation intégrale de l’exemplaire de la Bibliothèque Mazarine a été effectuée dans la meilleure définition possible et en veillant à ce qu’elle restitue les caractéristiques concrètes de l’ouvrage : grain du papier, épaisseur des volumes, courbure des pages, etc.

 

Dans cette même perspective, l’ENCCRE donne un accès direct et central, dès sa page d’accueil, à ses 28 volumes in-folio. Un clic sur la tranche d’un volume permet d’afficher les différentes parties de son contenu, dans l’ordre où elles s’y présentent matériellement, sous forme d’une table des matières.

 

L’édition repose en outre sur un autre principe éditorial essentiel : la mise en regard, systématiquement proposée par défaut, entre la transcription du contenu de l’Encyclopédie sur la partie gauche de l’écran et, sur la partie droite, l’image numérisée de la page de l’exemplaire correspondante.

 

Des outils permettent d’agrandir ou de rétrécir le fac-similé numérique, de s’y déplacer librement, d’afficher l’image en plein écran, ou encore d’accéder à un mode de navigation permettant de feuilleter numériquement le volume dans un sens ou dans l’autre, tout en gardant la possibilité de revenir facilement à son point de départ.

 

Le lecteur est constamment informé de l’endroit où il se trouve, de l’exemplaire qu’il consulte, y compris dans les rares cas (une demi-colonne de texte au cours des articles Lis et les deux planches représentant les « fromages d’Auvergne ») pour lesquels nous avons dû remplacer le fac-similé du premier exemplaire de la Mazarine (où ces pages ont été dérobées) par celui du second. Il dispose aussi d’un lien lui permettant, où qu’il se trouve, d’accéder à la description matérielle de l’exemplaire.

 

Grâce à ces choix éditoriaux et aux fonctionnalités mises en place, grâce aussi à la très haute définition de la numérisation dont nous disposons, l’ENCCRE permet de confronter à tout moment l’original avec la transcription (nécessairement imparfaite) que nous en donnons, d’apprécier la beauté de l’exemplaire jusque dans ses moindres détails, et de redécouvrir le spectacle de ses planches, réparties dans les onze volumes du Recueil de planches, sur les sciences, les arts libéraux et les arts méchaniques, avec leurs explications.

3. Une navigation aisée dans les volumes de planches

 

On ne se repère pas aussi facilement dans les 11 volumes de planches que dans les 17 volumes de textes. Contrairement à ceux-ci, formés d’articles ordonnés selon la logique alphabétique d’un dictionnaire, chaque volume de planches s’organise autour d’une suite de domaines (pouvant correspondre à une science, un art ou un métier) constitués de deux sections : une série de planches numérotées, précédée d’une première partie d’explications qui les décrivent et les commentent.

 

Les sections contenant les planches ne sont pas paginées, et les numéros indiqués sur les explications sont réinitialisés au début de chaque domaine, si bien que le lecteur ne dispose pas de repères évidents pour s’y retrouver.

 

La logique de lecture à l’intérieur de chaque volume de planches repose ainsi sur la mise en relation entre une planche et la section d’explication qui lui correspond à l’intérieur du domaine consulté. Il n’est pas rare, pour les domaines les plus étendus, que la planche se trouve à une centaine de pages de son explication. Il arrive aussi souvent que les planches d’un même domaine soient elles-mêmes organisées en sous-domaines, et renumérotées en conséquence, complexifiant d’autant l’identification de la planche et de l’explication qui lui correspond dans le volume.

 

Pour rendre la navigation la plus accessible et intuitive possible, les fonctionnalités de lecture et de navigation de l’ENCCRE conservent cette logique d’organisation par domaine en permettant d’afficher automatiquement la planche en regard de son explication à l’écran, que l’on soit en train de faire défiler le texte de l’explication d’un domaine (la planche qui coïncide avec la partie de l’explication consultée est alors mise à jour au fur et à mesure de l’avancée) ou de passer d’une planche à une autre à l’intérieur du domaine consulté (c’est la partie de l’explication qui sera mise à jour dans ce cas, en fonction de la planche affichée).

4. L’exploration des réseaux de liens de l’Encyclopédie

 

L’Encyclopédie contient un réseau dense et complexe de liens entre ses parties : des renvois entre articles, des renvois des articles vers les planches, et en sens inverse, des explications des volumes de planches vers les articles. Sachant que l’ouvrage a été largement écrit au fur et à mesure de l’ordre alphabétique, et compte tenu du nombre de ses auteurs, des disparitions et arrivées au cours des 25 ans de cette aventure éditoriale des plus mouvementée, l’ensemble des liens ainsi tissés d’un bout à l’autre de l’ouvrage n’a pas toujours la cohérence à laquelle on pourrait s’attendre : si la plupart des renvois permettent en effet d’explorer la liaison des connaissances, d’autres mènent vers des voies détournées, parfois sans issues, illustrant ainsi ce que Diderot décrit, dans l’article ENCYCLOPEDIE, comme « les détours nombreux d’un labyrinthe inextricable ».

 

Afin de rendre compte avec la plus grande fidélité de ces dizaines de milliers de passerelles entre les savoirs, les articles et les planches, nous avons opté pour une solution ambitieuse, qui a consisté, à partir d’un premier travail effectué par la communauté Wikisource, à vérifier le repérage de chaque renvoi dans la transcription, puis à corriger et préciser la cible correspondante dans l’ouvrage (selon le découpage en adresses et entrées adopté dans la nomenclature de l’ENCCRE), ou l’impasse à laquelle il conduit.

 

Nous y avons adossé un mode de lecture et de navigation confortable, fondé sur plusieurs fonctionnalités : la possibilité de pré-visualiser le texte cible ou la planche cible sans quitter l’endroit consulté, soit dans une pop-up, soit dans une troisième partie de l’écran, affichable à la demande, ou, à l’inverse, la possibilité de quitter l’endroit consulté pour se rendre à l’article ou la planche visée par le renvoi.

5. Une description fine du contenu de l’ouvrage

 

L’ENCCRE est la première édition critique de l’Encyclopédie, c’est-à-dire la première édition à tenter d’expliquer et de remettre en perspective son contenu pour les lecteurs d’aujourd’hui. Répondre à ce défi de façon moderne sans trahir l’ouvrage imposait d’assurer la meilleure articulation possible entre son contenu original, les éléments (que nous avons appelé les constituants encyclopédiques) qui possèdent des fonctions particulières à l’intérieur de ce contenu, et les questions que ces fonctions posent sur l’œuvre, son histoire et ses enjeux.

 

La mise en pratique d’un tel projet supposait d’avoir défini théoriquement ces constituants (ce que nous avons fait au cours d’une longue phrase préparatoire, en nous appuyant sur les études disponibles, à commencer par celles fondatrices de Jacques Proust, John Lough et Richard N. Schwab), puis d’avoir repéré manuellement toutes leurs manifestations dans la transcription du texte de l’œuvre.

 

Quelques chiffres

L’édition repose sur une transcription issue de la saisie de l’Encyclopédie établie par la communauté Wikisource dans son état d’avril 2015, intégralement convertie dans un format XML compatible avec notre politique éditoriale, et considérablement corrigée et enrichie depuis lors.

 

Notre équipe y a collaborativement repéré plus 74 000 vedettes, plus de 67 000 désignants, plus de 26 600 indications grammaticales et plus de 41 000 signatures. Elle a vérifié et corrigé les cibles de plus de 60 000 renvois. Elle a aussi procédé à la saisie des diverses informations (titres, noms de graveurs et de dessinateurs) figurant sur les 2 579 planches de l’édition.

 

Par exemple, l’Encyclopédie étant un dictionnaire, les articles sont introduits par des titres, les vedettes, dont nous avons repéré toutes les occurrences. Nous avons de même procédé au balisage, dans la transcription, de toutes les signatures identifiées, ainsi que de toutes ces mentions en italique, appelées « désignants », qui indiquent les domaines de savoir dont relèvent les articles correspondants.

 

D’autres constituants sont en cours de repérage, à commencer par les renvois, déjà balisés en très grand nombre – c’est sur ce balisage que repose le système de navigation décrit plus haut –, ou les œuvres mentionnées par les auteurs.

 

Dans l’édition, le résultat de ce travail se présente, pour chaque article, sous la forme d’une fiche d’identité récapitulant tous les constituants repérés à l’instant t. Cette fiche est automatiquement générée et donc conçue pour être mise à jour dès lors qu’un nouveau constituant a pu être balisé dans l’article correspondant. Elle permet d’obtenir la définition de chaque constituant, de visualiser à la demande, grâce à un surlignage couleur, les occurrences correspondantes dans la transcription placée en regard, et d’accéder aux notes explicatives que nous avons pu, par ce moyen, directement associer à tel ou tel type de constituant.

 

Grâce à ce mode de description, qui permet de proposer des informations finement articulées avec le contenu des articles, nous pouvons ainsi aisément avertir le lecteur, ce que l’on ne peut guère deviner au premier abord, que la marque (–) visible à la fin d’un article correspond à la signature de d’Holbach, que la marque (O) est celle de D’Alembert, en veillant à le renvoyer aux endroits (parfois bien cachés) de l’Encyclopédie où ces informations sont données.

 

Nous sommes de même en mesure de désambiguïser une œuvre mentionnée (parfois de façon très allusive) dans le texte en la liant à une référence bibliographique précise, puis d’y associer tous les commentaires pertinents sur son statut ou son rôle éventuels dans la pensée de l’auteur ou sur le processus de composition de l’article (cette œuvre a par exemple servi à l’encyclopédiste pour rédiger telle ou telle partie du texte, etc.).

 

Ce mode de description présente aussi bien d’autres avantages : il permet en particulier de fournir des modes d’accès à l’ouvrage rigoureusement documentés, et des options de recherche précises et solides.

6. Les accès par la nomenclature, par contributeur et par domaine

 

L’édition se devait non seulement de restituer numériquement des aspects essentiels de l’ouvrage original, tels que le réseau des liens qui le sillonnent ou la matérialité de l’exemplaire, mais aussi de permettre d’accéder à d’autres dimensions incontournables de l’œuvre : parmi elles, un mode de consultation donnant spécifiquement accès à la contribution de tel ou tel auteur d’articles, dessinateur ou graveur de planches et, l’Encyclopédie étant également un dictionnaire, un mode de navigation permettant d’effectuer des recherches dans sa nomenclature. Nous y avons ajouté un autre mode de parcours, certes des plus naturels pour le lecteur d’aujourd’hui, mais également délicat à construire : la possibilité d’accéder aux articles et aux planches par le biais d’une liste de domaines de connaissances et de pratiques.

 

D’un point de vue méthodologique, ces trois modes d’accès, tels qu’ils sont présentés dans l’édition, reposent directement (1er principe) sur le repérage exhaustif des constituants encyclopédiques correspondants (vedettes, signatures, désignants) ainsi que sur trois autres principes :

 

2e principe : la possibilité de lier ces constituants entre eux ou avec des notions critiques externes au contenu original de l’ouvrage (les notions de domaine et de contributeur, par exemple) ;

 

3e principe : la nécessité d’annoter les liens ainsi tissés chaque fois qu’ils réclament une justification ou une précision particulière ;

 

4e principe : la capacité, en l’absence de constituant encyclopédique repérable dans un article, à créer un lien direct, mais nécessairement annoté, entre cet article et une notion critique particulière.

L’accès par la nomenclature

Partant du premier principe, le repérage des constituants encyclopédiques, et sachant que notre édition définit un article de l’Encyclopédie comme une portion de texte introduite par une vedette (d’adresse ou d’entrée), la nomenclature de l’ENCCRE est naturellement générée à partir de l’ensemble des vedettes d’adresse et d’entrées, telles qu’elles ont été repérées dans la transcription. Le mode d’accès correspondant consiste simplement à y effectuer des requêtes.

L’accès par contributeur

 

La notion de contributeur dans l’édition fait référence à toute personne à laquelle telle ou telle partie de l’œuvre peut être attribuée, soit parce que cette partie contient sa signature, soit parce que des études ont pu montrer que ce contributeur en est l’auteur. D’après cette définition, le mode d’accès correspondant implique donc l’établissement de deux listes : une liste des articles signés et une liste des articles attribués par la recherche – le principe étant bien entendu le même pour les planches.

 

La première liste est directement construite à partir du repérage des signatures dans la transcription (selon le premier principe de notre structure) et grâce à l’association de chaque signature ainsi repérée avec le contributeur qui lui correspond (selon le deuxième principe).

 

Le troisième principe, qui donne la possibilité d’annoter le lien établi, permet de justifier les cas plus complexes, tels que les erreurs typographiques ou les erreurs d’attribution (signalées dans les errata ou identifiées par la recherche), ou encore, d’apporter des informations utiles au lecteur, en le renvoyant par exemple, comme expliqué plus haut, à la partie de l’Encyclopédie qui explicite la correspondance entre une marque et le nom du contributeur correspondant.

 

La liste des articles attribués par la recherche est générée à partir du quatrième principe, en liant le contributeur avec l’article non signé qui lui a été attribué, étant entendu que la note associée à ce lien doit impérativement contenir la justification de cette attribution – en renvoyant par exemple, a minima, à l’étude contenant ces informations.

L’accès par domaine

 

La mise en place de l’accès par domaine répond à une logique assez similaire, si ce n’est que la notion même de domaine résulte d’une analyse critique préalable des désignants repérés et des titres des explications de planches, cette analyse ayant progressivement permis, par regroupement successifs de ces constituants, de dresser une liste de 312 domaines de connaissances et de pratiques abordés dans l’Encyclopédie.

 

La liste des articles de chaque domaine a ensuite pu être établie à partir des désignants repérés liés à ce domaine (selon le premier et le deuxième principe, avec une annotation de ce lien, selon le troisième principe) et, pour les articles sans désignants, à partir de procédures critiques permettant (selon le quatrième principe) d’établir un lien direct, rigoureusement documenté dans la note associée, entre le domaine et l’article. Les planches, déjà organisées par domaines dans les onze volumes correspondants, ont directement été indexées à partir de l’analyse initiale des titres d’explications.

 

Éditorialement, les modes d’accès par contributeur et par domaine prennent la forme d’options de recherche spécifiques permettant de trouver un domaine ou un contributeur particulier et d’accéder à une fiche dédiée.

Les fiches contributeur

 

La fiche d’un contributeur fournit une notice bio-bibliographique incluant une présentation générale de son apport à l’Encyclopédie, puis les listes de ses articles et de ses planches (chaque article et chaque planche étant affichable par simple clic) signés et attribués, la première liste, celle des articles et des planches signés, étant en outre complétée par l’inventaire des formes distinctes des signatures repérées dans la transcription (plus de 60 pour le chevalier de Jaucourt !).

Les fiches domaine

 

Les fiches des domaines ont, quant à elle, la particularité d’être présentées par regroupements thématiques afin de suggérer des voisinages (par exemple, le regroupement Marine comprend aussi les domaines Navigation, Rivière et Galère).

 

La présentation de chaque domaine, à l’intérieur de ces regroupements, donne ensuite à lire une notice explicitant la façon dont le domaine a été construit, ainsi que les listes d’articles et de planches qui leur ont été associés, complétées par la liste des formes distinctes de désignants sur lesquelles l’ensemble s’appuie.

 

Naturellement, le bien-fondé de ces listes repose pour une large part sur l’exhaustivité du repérage des constituants encyclopédiques correspondants, ainsi que sur la conformité de ce repérage avec la façon dont ces constituants ont préalablement été définis.

 

Afin de garantir la mise à disposition de modes d’accès rigoureux, ce travail a déjà été effectué de façon collaborative pour les vedettes, les titres des planches, les désignants et les signatures. Il a aussi été intégralement revu, pour la nomenclature, grâce à une confrontation scrupuleuse avec l’inventaire établi par R. N. Schwab sur la base d’une définition de la notion d’article différente de la nôtre – la fiche d’identité rend compte de cette confrontation en précisant, pour chaque article, son numéro (ou ses numéros) dans l’inventaire de Schwab.

 

L’exhaustivité de ce repérage et des liens déjà tissés entre constituants et notions critiques présente un autre avantage, et non des moindres, celui de fournir un crible de recherche permettant d’effectuer des requêtes plus complexes à l’intérieur du texte de l’Encyclopédie.

7. Un moteur de recherche évolué, adapté à l’Encyclopédie

 

En complément des modes d’accès dans la nomenclature, par contributeur et par domaine, l’ENCCRE offre bien sûr aussi la possibilité d’effectuer des recherches dans l’intégralité du texte de l’œuvre, qu’il s’agisse des articles, des textes liminaires (tels que le « Discours préliminaire des éditeurs »), ou des explications de planches.

 

Un moteur simple permet classiquement de rechercher un ou plusieurs termes, de façon approchée, grâce aux troncatures, ou sous la forme d’expressions exactes. Le moteur avancé s’appuie quant à lui sur les constituants repérés et les modes d’accès par domaine et contributeur pour permettre d’effectuer des requêtes plus complexes : il devient ainsi possible de rechercher dans l’ensemble des articles signés par ou attribués à tel contributeur, portant telle signature, tel désignant, contenant tel renvoi, relatif à tel et tel domaine, dans tel ou tel volume de l’œuvre, etc. Les résultats, renvoyés avec le maximum d’informations, peuvent être de nouveau affinés grâce à un système de facettes.

8. Un éclairage de l’œuvre à plusieurs échelles

 

L’édition propose enfin différents niveaux de commentaires et, par ce biais, un éclairage à plusieurs échelles devant permettre de donner les explications à l’endroit où le lecteur les cherche.

 

Le premier niveau permet d’effectuer des commentaires ponctuels éclairant le sens d’un terme, identifiant une personne mentionnée, dévoilant la portée d’une allusion, signalant une variante, traduisant un passage en grec, en latin, etc. Quoique ce niveau d’annotation se rapproche le plus des notes classiques de l’édition papier, le format numérique élargit toutefois sensiblement les capacités d’expressivité de l’annotateur, qui peut ici faire apparaître le caractère, le mot, la phrase, le (ou les) paragraphe(s) sur lesquels il a souhaité faire porter son commentaire.

 

Le deuxième s’appuie sur la possibilité de faire porter des notes sur les constituants encyclopédiques repérés dans la transcription de l’ouvrage. Aux notes déjà créées pour justifier ou informer la mise en relation de tel constituant avec telle notion critique, l’éditeur peut ajouter d’autres annotations dont les visées explicatives seront bien sûr spécifiques du constituant annoté.

 

La typologie des constituants prévue dans notre structure éditoriale conduit, de cette façon, au déploiement d’une typologie d’annotations permettant de répondre localement à des questions importantes : le problème des attributions (qui a écrit quoi ?) en lien avec le repérage des signatures ; l’identification des citations, des références bibliographiques et des sources d’un article (à quels ouvrages l’auteur renvoie-t-il, ou a-t-il emprunté, quels ouvrages cite-il ?) en lien avec le repérage des œuvres mentionnées ; la question des frontières des savoirs en lien avec les renvois et le repérage des désignants ; les choix relatifs à la nomenclature du dictionnaire en lien avec le repérage des vedettes.

 

L’étage suivant, plus général, consiste logiquement en la présentation de l’article dans son ensemble, ce qui inclut un exposé de ses enjeux, ainsi qu’une bibliographie des études dont il a fait l’objet. Ce dossier critique associé à un article synthétise par ailleurs le résultat d’enquêtes types (par exemple sur les sources éventuellement compilées ou la réception de l’article), selon un protocole de recherche distribué aux éditeurs.

 

Mais l’édition donne aussi à lire des dossiers transversaux apportant des informations ou des commentaires pertinents pour une série plus ou moins grande d’articles. Tel est le cas des fiches domaines et contributeurs déjà évoquées. D’autres questions, liées à l’évolution des travaux sur des questions de recherche particulières, peuvent également être traitées par ce biais.

 

L’ENCCRE est enfin dotée d’une riche documentation générale sur l’ouvrage, à travers laquelle les lecteurs peuvent s’informer sur ce qu’est l’Encyclopédie, ce que sont ses héritages et ses innovations, son histoire éditoriale mouvementée, ses acteurs, sa fabrique, ses sources ou encore sa réception, ses suites et diverses métamorphoses au XVIII e siècle.

9. Une édition collaborative, dynamique, pensée à long terme

 

L’Encyclopédie est bien sûr une œuvre trop riche et complexe pour pouvoir en imaginer une édition exhaustive, achevable à un instant t. La mise en ligne du 19 octobre 2017 ne constitue donc qu’une première étape d’un travail fondamentalement pensé sur le long terme.

 

Quelques chiffres

À la date de la mise en ligne, l’édition contient plus de 42 000 notes relatives aux attributions des articles, près de 72 000 notes relatives aux domaines. Parmi les plus de 74 000 articles de l’Encyclopédie, plus de 200, touchant à tous les disciplines, ont été publiés avec les commentaires et les éclairages des chercheurs de notre équipe. Plus de 500 autres sont d’ores et déjà en préparation pour une publication prochaine sur l’édition.

 

Derrière l’édition et son interface de consultation se cache de fait un autre outil : une interface numérique d’édition permettant à chaque membre de l’équipe de s’authentifier, de créer et de rédiger ses commentaires, de saisir les dossiers de présentation des articles ou les dossiers transversaux dont il a la charge, puis de soumettre le tout à un processus de relecture et de validation scientifique, chapeauté par un comité, au terme duquel le travail peut être publié sur l’interface de consultation ouverte au public.

 

La publication de chaque note et de chaque dossier va de pair avec la génération d’une référence bibliographique, d’une date et d’un permalien unique garantissant à l’éditeur la citabilité de son travail selon les normes académiques usuelles.

 

Cette même interface donne aussi la possibilité de repérer de nouveaux constituants, de déclarer les cibles de renvois et d’alimenter, de façon collaborative, deux base de données bibliographiques : l’une hébergeant les données relatives aux œuvres mentionnées dans l’ouvrage ; l’autre, à laquelle l’édition donne également accès, contenant les références des études dédiées à l’Encyclopédie. Car tel est l’un des principaux avantages du numérique dans cette aventure : un moyen de rassembler et de croiser les compétences des chercheurs sur l’Encyclopédie, quels que soient leurs pays, leurs cultures, leurs spécialités, et d’en partager le résultat en un même lieu, accessible à tous.


01/12/2017
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TELSTAR - THE TORNADOS

 

Telstar 1 était un satellite de télécommunications expérimental, développé par la société AT&T, et destiné à tester l'utilisation d'un satellite pour les communications à longue distance : appels téléphoniques et émissions télévisées.

 

Plusieurs stations terrestres de grande taille furent construites de part et d'autre de l'Océan Atlantique, dont le centre de télécommunication spatiale de Pleumeur-Bodou en France, pour réaliser ces tests.

 

Le satellite, lancé par une fusée Thor-Delta depuis le Cap Canaveral le 10 juillet 1962, a fonctionné de manière satisfaisante jusqu'au 21 février 1963. Il a assuré la première retransmission en mondovision.

 

AT&T avait l'intention de généraliser l'expérience et de mettre en place une flotte de satellites assurant une couverture mondiale depuis l'orbite moyenne mais ce projet ne fut finalement pas réalisé.

 

Sources : Youtube & Wikipédia


24/09/2017
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ALBERT EINSTEIN - LE GENIE DU XX e SIECLE



 

Albert Einstein né le 14 mars 1879 à Ulm, Wurtemberg, et mort le 18 avril 1955 à Princeton, New Jersey est un physicien théoricien qui fut successivement allemand, apatride (1896), suisse (1901) et sous la double nationalité helvético-américaine (1940).

Il publie sa théorie de la relativité restreinte en 1905, et sa théorie de la gravitation dite relativité générale en 1915. Il contribue largement au développement de la mécanique quantique et de la cosmologie, et reçoit le prix Nobel de physique de 1921 pour son explication de l’effet photoélectrique. Son travail est notamment connu du grand public pour l’équation E=mc2 , qui établit une équivalence entre la matière et l’énergie d’un système.

Il est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands scientifiques de l'histoire, et sa renommée dépasse largement le milieu scientifique. Il est la personnalité du xxe siècle selon l'hebdomadaire Time.


14/08/2017
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CROP CIRCLE- SHARK & FISH - HACKPEN HILL - AVEBURY - 24 JUIN 2016 -


27/06/2016
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DECOUVERTE D'UNE CITE MAYA

Pyramide de Devin.jpg

Un adolescent québécois de 15 ans vient de faire une découverte incroyable qui est sur le point d’être diffusée dans une revue scientifique, selon nos confrères du Journal de Montréal.

Passionné des Mayas depuis plusieurs années, William Gadoury a analysé 22 constellations mayas et s’est aperçu que s’il reliait sur une carte les étoiles des constellations, la forme de chacune d’entre elles correspondait au positionnement de 117 cités mayas. Aucun scientifique n’avait encore découvert une telle corrélation entre les étoiles et l’emplacement des villes mayas.

"Je ne comprenais pas pourquoi les Mayas avaient construit leurs cités loin des rivières, sur des terres peu fertiles et dans les montagnes, a indiqué William Gadoury. Il fallait qu’il y ait une autre raison, et comme ils adoraient les étoiles, l’idée m’est venue de vérifier mon hypothèse" a expliqué le surdoué aux médias.

Une expédition va être organisée sur place

Mais là où le jeune garçon s'est surpassé, c'est lorsqu'il a étudié une 23e constellation. Il s'est aperçu à ce moment-là que, si sa théorie était exacte, il devrait y avoir une 118e cité maya dans un endroit reculé et inaccessible dans la péninsule du Yucatan, au Mexique.

Des analyses à partir des satellites de différentes agences spatiales internationales ont révélé qu’il y avait effectivement une pyramide de 86 mètres et une trentaine de bâtiments à l’endroit précis identifié par le jeune homme.

Ainsi, non seulement il aurait découvert une nouvelle cité maya, mais il s’agirait d’une des cinq plus grosses. Le site a été nommé K’ÀAK’ CHI’, qui signifie "Bouche de feu" en français. Une expédition va être organisée afin de vérifier sur place si "Bouche de feu" est bien la 118e cité maya.

La civilisation maya a existé de 2600 avant JC à environ 1000 après JC et occupait le sud du Mexique, le Guatemala, le Bélize et le Honduras.

 

Source : Le Progrès


08/05/2016
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GEOGLYPHES DE NAZCA AU PEROU

Dessins de Nazca.jpg

 

Depuis 10 ans, l’archéologue japonais Masato Sakai ne cesse de découvrir de nouvelles figures préhistoriques, appelées géoglyphes, sur le célèbre site de Nazca, dans le sud du Pérou. A l'été 2015, ce ne sont pas moins de 24 de ces mystérieux dessins géants tracés sur le sol, à 1,5 kilomètre au nord de la ville de Nazca, que l’anthropologue de l’université de Yamagata (Japon) avait annoncé avoir trouvé. Longs de 5 à 20 mètres, il s’agirait de représentations de lamas réalisées entre 400 et 200 avant notre ère. Fin 2015, un nouveau géoglyphe était découvert par l'équipe du chercheur japonais. Selon les déclarations à l'AFP du responsable du patrimoine de cette civilisation au sein du ministère de la Culture péruvien, l'archéologue Johny Isla, "le motif figuratif a été découvert lors d'une mission menée par le chercheur Masato Sakai, près du ravin Majuelos, à environ 12 kilomètres de l'endroit où se trouvent les lignes ou géoglyphes de Nazca"... Peu visibles à l’œil nu en raison de leur gigantisme, et surtout de l’érosion qui les efface en partie, ces motifs géants ont été relevés à l’aide d’un laser scanner 3D. Ils sont l’œuvre de la civilisation Nazca qui a fleuri au pied de la cordillère des Andes entre le 4e siècle avant J.-C.  et le 4e siècle après J.-C. Leur originalité est surtout d’avoir gravé sur le sol aride du désert, ces assemblages étranges qui ne cessent d’enflammer l’esprit des hommes depuis qu’un chroniqueur espagnol, Pedro Cieza de Leon, en a révélé l’existence en 1551.

 

Source : Sciences et Avenir


03/05/2016
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