Bienvenue dans mon Univers

Bienvenue dans mon Univers

MES POESIES

 

Depuis ma tendre enfance je joue avec les mots,

 

Ces mots qui me racontent et sont aussi "cadeaux"

 

Ils s'en vont, ils s'en viennent sans trop savoir comment,

 

Décrivant joies et peines et autres sentiments.

 

J'aime à les écrire pour ne jamais les dire,

 

J'ai peur que prononcés,ils ne soient "abîmés"

 

Avec vous je veux bien  un peu les partager,

 

Comment ? tout simplement, il vous suffit d'entrer !

 

MARTINE

 

 

 

 


VOYAGEURS DE L'EXIL

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Depuis la nuit des temps, époque millénaire,

Les hommes et leurs idées firent le tour de la terre,

La soif d’aventure gonflait mâts et voilures,

Emportant négociants  vers moult encablures.

 

Se résumant pourtant à quelques téméraires,

Ces vagues migratoires bien faibles en numéraire,

Epargnaient notre Europe des grandes invasions,

Préservant notre Histoire et  Civilisation.

 

C’était l’âge des rires et des premiers émois,

Celui des cheveux blancs, du repos, de la trêve,

Au sein de leur Nation, protégés par leur foi,

Ambition et désirs avaient force de loi.

 

Mais l’histoire évolue et bien peu la raison,

Les guerres de religion et l’urbanisation,

Explosent  la planète pour épandre l’exode,

Rebaptisant l’Eden des lettres d’antipodes.

 

En famille ou bien seul, armée de réfugiés,

Sur leur sol déplacés ou plus loin exilés,

Ils fuient la vie nomade du camp des humiliés,

Vers l’avenir meilleur, la légitimité.

 

Au fil de leur périple ils allègent bagages,

Semant leurs souvenirs pour meilleur accostage,

Ils fuient mal gouvernance, chômage et puis misère,

Pour quitter leurs habits des damnés de la terre.

 

Il est bien fatigué mais il doit avancer,

Du haut de ses trois ans il ne peut que pleurer,

Comment se relever d’une enfance brisée,

Pour apprendre à écrire le mot Humanité.

 

Leurs  jours n’ont plus de nom, aujourd’hui ou demain,

A chaque pas s’éloignent  les yeux de leur chagrin.

 

Dans mon intégrité je ne peux pas rester,

Insensible à l’horreur et témoin du malheur.

 

Prend ma main  allez viens….

Blottir ton innocence au sein de mon giron,

Des châteaux de Gondar au Cap du Gabon,

Le rythme de leurs chants envoleront  tes maux,

La danse de leurs  pas t’offrira le repos.

 

Pour le pays de Pount  voguerons en felouque,

Epices, objets d’ébène marchanderons au souk,

 Et bercée par le Nil la déesse Satis,

Etanchera ta soif de mille chuchotis.

 

Prend ma main allez viens…

Les délires de Rio réchaufferont  ta peau,

La faim et puis le froid ne seront plus ton lot,

 Là-bas  tout est possible, là-bas le rêve est né,

La sagesse du Monde habite les  aînés.

Cet univers sans âge de Mésas érodés,

Enivrera nos yeux de songes et de beauté.

 

Prend ma main allez viens …

Nous prierons à Angkor pour demander la paix,

Que richesse des peuples soit honneur et respect,

De la porte de Jade, refuge du Géant,

Nous verrons se scinder la  Muraille du temps.

Tu seras Empereur et moi ton mandarin,

Je dirai la légende de fine soie d’Airain.

 

Prend ma main allez viens …

Le monde des couleurs de la Grande Barrière,

A réduit au silence leurs  propos délétères.

Ailleurs, bravant le vent sur l’Ile des Volcans,

Siègent encore des Tikis foulant le sable  blanc,

Allez viens… viens….

En retraite  contre eux dans  l’immobilité,

Tu uniras  confiance à la sérénité.

 

Prend ma main allez viens …

Dialoguer, réfléchir et poser des questions,

Chercher la vérité auprès du grand Platon,

Du haut de l’Acropole nos pensées fleuriront,

Embaumant  l’univers d’un parfum de raison.

 

Prend ma main allez viens …

Sur les pas de Signac, à l’abri des remparts,

Une baie de lumière commémore un martyr,

Arpentant les ruelles aux côtés des Bravades,

Tu oublieras ta peine pour mieux te divertir.

 

La Pointe de la Moutte, ce pur îlot marin,

Sera pour toi et moi la fin de ce chemin.

Nous avons effacé frontières et barbelés,

Déjà je ne sais plus de nous deux l’étranger,

De solidarité nous voici Messagers.

 

Martine

 

 

 

 

 


29/09/2015
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L'AMERIQUE QUI PLEURE

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Amérique nation du rêve qu'as-tu fais,

Vendre ton âme à un fou,

Ensevelir tes principes sous des torrents de boue,

Nier la liberté d'un seul coup de balai,

Tuer la sagesse de tes pères pèlerins,

Usurper la planète aux enfants de demain,

Remiser le progrès et toute science au loin,

En donnant le pouvoir au clown cabotin !

 

Martine

 

 

 

 


22/01/2018
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SI J'AVAIS LE POUVOIR

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Si  j'avais le pouvoir de faire cesser les guerres,

Enfin nous serions  tous frères sur cette terre,

 

Si j'avais le pouvoir de multiplier le pain,

Plus aucun être humain n'endurerait la faim,

 

Si j'avais le pouvoir de tuer l'injustice,

De moult privilèges j'abattrai l'édifice,

 

Si j'avais le pouvoir d'écrire les destins,

Ma calligraphie d'or sécherait les chagrins,

 

Si j'avais le pouvoir de n'exaucer qu'un voeu,

Ne plus jamais savoir un enfant malheureux.

 

 

Martine

 

 

 

 

 


11/01/2018
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AIMER

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Aimer c'est partager,

Illusions, rêveries, ensemble voyager,

Magnifier le réel, colorer les instants,

Etreindre le futur et chérir le présent,

Respirer chaque jour en défiant le temps.

 

Martine

 


11/01/2018
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L'EGYPTE

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Pays tentaculaire, carrefour des millénaires.

Passion de mon enfance, contrée de transcendance,

Tant  d’échelles du temps pour  percer tes mystères,

Et  déchiffrer tes glyphes et rites funéraires.

 

 

La pierre de Rosette, ancêtre de voyance,

Décret de Ptolémée, chemins d’arborescence,

Conjugaisons des langues et moult  dictionnaires,

Viendront  briser le sceau des lèvres du désert.

 

 

Isis déesse mère m’a offert en présent,

Philae, l’ile sainte soufflant mes  cinquante ans,

La perle de l’Egypte, suprême majesté,

Célébra l’arrivée de ma barque sacrée.

 

 

Aux portes du Soudan le culte d’Amon-Ré,

Habille quatre colosses de roche mordorée,

Le temple d’Abou Simbel taillé dans le rocher,

Par mille allégories m’enrôla à l’armée.

 

 

Esclaves et prisonniers soumis aux mêmes lois,

Suèrent  de la terreur et des larmes d’effroi,

Ils fouillèrent les carrières et traînèrent des pierres,

Elevant par degrés un immense escalier,

Mausolée des abysses et tutoyant les cieux,

La splendeur de Khéops fit  larmoyer mes yeux.

 

 

Rêves pharaoniques tu berces encore mes nuits,

De la vallée des rois, à l’or de  Nubie,

Je pirogue  avec toi vers le pays de Pount ,

Pour marcher sur les pas de la belle Hatchepsout.

 

Martine

 

 

 

 


04/12/2017
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VINCENT

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Ton  prénom prononcé partout  sur la planète,
Eclate de couleurs, allume les comètes.
Tu fus très près de Dieu  mais l'ombre te fit peur,
Et tu choisis la vie, ignorant ses douleurs.
 
Théo de son soutien croit  en tes lendemains,
Il est ami et frère et subis tes galères,
De La Haye à Paris, d'Anvers à ST Rémy,
Tu peins et lui expose ton art en galeries.
 
Ton milieu, sa morale avec ses conventions,
N'épouseront jamais tes moindres convictions.
Tu as ouvert les yeux sur les petites gens,
Tes tableaux les racontent les tirant du néant.
 
 A chemin tourmenté, équilibre fragile,
Et tel un funambule tu marches sur un fil,
D'amour en amitié tu ne puis point trouver,
Un être de lumière pour vivre à tés côtés.
Tu fus souvent bien seul, peignant les sentiments,
Au gré de tes humeurs, couleur ou noir et blanc.
 
Après bien des années de travail, de misère,
Méconnu dans ton Art, décrié par tes pairs (père)
Ton travail acharné, de natures en portraits,
Te qualifie enfin de Précurseur du Trait.
 
Pourquoi alors  qu'au loin tu aperçois  la gloire,
Décides- tu soudain d'un point à ton histoire ?
Et ce frère aimant bien au- delà des mots,
Qui quelques mois plus tard partagea ton repos ?
Secondes de folie mirent fin à deux vies,
D'un être trop sensible et de son frère Génie !
 
Tu ne fus pas heureux, incompris, tourmenté,
Décrivant le réel mais toute vérité,
Avant  de prendre forme doit être méditée !



Pourtant  VINCENT  tu vois,  sur ta vie sur ton œuvre,
Il n'y a plus de voile,
La lumière et la vie s'envolant de tes toiles,
Ont mené  ton destin au sommet des étoiles.



 MARTINE

 


03/09/2017
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GRAND-MERE

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 GRAND-MERE

 

 

Tu es partie depuis si longtemps,

 

Et pourtant ………..

 

Mon chagrin multiplie les ans.

 

Eclairant ma mémoire, le ciel de ton regard,

Charmait la galaxie en  congédiant  les nuits.

 

 

Presque sexagénaire, tu fus mon père, ma mère,

M’habillant de sourires pour me taire tes galères,

Vivre l’instant présent pour semer  l’insouciance,

Remparts de  rituels pour nourrir ma confiance,

 

Et pourtant ……

 

Une partie de moi-même demeure tout près de toi,

Je reste cette enfant qui ne grandira pas.

 

 

 

Chaque jour pour l’école  tu te levais poltron,

Pour tresser mes cheveux,  empeser mes jupons,

Me vois-tu de là-haut toujours bien repassée,

Célébrant par le fer un peu d’hérédité ?

 

 

 

Cette pierre muette où s’est inscrit ton nom,

Enterrait ton histoire et les générations,

De paroisses en  registres  j’ai remonté le temps,

Pour te dire tout bas qui tu étais vraiment.

 

 

Emigrant Savoyard ton grand-père Louis,

Epousera à Lyon une fille du midi,

Héritant de ta mère deux perles de l’océan,

Je lis ton atavisme rédigé en Allemand.

 

 

Ton désir de voyages et de pays lointains,

Me raconte au présent l’histoire de tous les tiens,

Ils épousaient les cimes ou fréquentaient la mer,

Et d’Europe en Afrique ils cultivèrent la terre.

 

 

L’épopée de tes jours, randonnée sédentaire,

Je chausserai pour toi les bottes de Gulliver,

Ta rigueur et ton goût  pour l’ordre établi,

Seront les maitres-mots de mon chemin de vie.

 

 

Pain dur de la semaine et nous voilà parties,

 Pour la place  Bellecour,  pèlerinage du  jeudi,

Cheminer en charrette en caressant l’ânon,

Nourrir  de compassion bataillon de pigeons.

 

 

Puis…. Pour se  réchauffer les jours  froids de l’hiver,

Brioches aux Pralines et chocolats fumants,

Nous influaient l’élan pour une semaine entière,

Efficient placébo de tout médicament.

 

 

Toi qui travaillait dur et vivait chichement,

Tu te privais souvent pour mes bonheurs  d’enfant,

Entends-tu de mon cœur s’envoler les mercis,

Elevant  des remparts  t’abritant de l’oubli.

 

 

Parfois j’entends ta voix qui dit :

« Ne pleure pas, je ne suis plus qu’un souffle mais je veille sur toi »

 

 

Martine

 

   

 


18/07/2017
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SAINT TROPEZ - VILLE DE LEGENDE

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Toi fille de la Mer, fugueuse des Cyclades,

Remparts et citadelle t’isolent des tourments,

Belle–Amie des artistes depuis la nuit des temps,

Le souffle de leurs âmes  te virevolte au levant.

Palette de couleurs pures, le jaune de la joie,

Epouse l’infini où chaque soir te noie.

 

Martine

 

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09/01/2017
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LE TABLEAU

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Je me souviens d'un tableau qui pour moi valait mille mots,

Il n'avait pas de valeur si ce n'est celle du coeur,

Je rêvais de le voler et ma vie le regarder,

Il éclatait de couleurs et régulait mon humeur.

Il ne fut jamais à moi, dans ma tête il était  Toi !

Maintenant il vestibule, qui l'admire le congratule ? 

 

Prends en soin ne l'oublie pas,

Dans ta tête c'est un peu Moi !

 

Martine

 

 

 

 


08/08/2016
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LA PORTE

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LA PORTE

 

La porte de mes  yeux s’ouvre sur la beauté,

Elle inonde mon être de lumière, de clarté.

 La porte de l’amitié accueille  l’étranger,

Elle invite son hôte au repos au souper.

Cerbère de la ville, énorme et fortifiée,

Elle protège les âmes pour l’ennemi  chassé.

La porte du silence demeure de l’éternel,

De l’aube au crépuscule ânonne  nos prières.

Elle te peint ma colère te condamnant au pas,

Béante elle s’efface pour célébrer tes pas.

C’est  un antre de feu qui  parfois vocifère,

Ou luxurieux jardin céleste et balnéaire.

La franchir parfois efface nos mémoires,

Les visages aimés deviennent transitoires.

Passage entre deux mondes le profane et sacré,

Traversons - la  ensemble en toute humilité.

Martine


23/05/2016
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