Bienvenue dans mon Univers

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MES POESIES

 

Depuis ma tendre enfance je joue avec les mots,

 

Ces mots qui me racontent et sont aussi "cadeaux"

 

Ils s'en vont, ils s'en viennent sans trop savoir comment,

 

Décrivant joies et peines et autres sentiments.

 

J'aime à les écrire pour ne jamais les dire,

 

J'ai peur que prononcés,ils ne soient "abîmés"

 

Avec vous je veux bien  un peu les partager,

 

Comment ? tout simplement, il vous suffit d'entrer !

 

MARTINE

 

 

 

 


MERCI AUX SOIGNANTS

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Au mépris de leurs vies, vêtus de l’épuisement,

Dépourvus d’équipements et de médicaments,

Ils luttent, prient  l’angélus, cajolant le blocus,

Réanimant la vie, asphyxiant le  virus.

 

Aurons- nous le langage, la pandémie tuée,

Pour que tous ces soignants soient enfin respectés,

Elèverons-nous nos voix par dizaines de millions,

Afin que leurs salaires et toutes conditions,

Deviennent  le reflet de leur abnégation.

 

Chaque soir, modestement du haut de nos balcons,

S’envolent les honneurs de toute la nation. 

 

Martine

 

Le 03 Avril 2020

 

 

 

 

 


20/04/2020
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AMERICAN DREAM

 

 

J'ai été ce migrant, en rêve étant enfant,

Colon quittant le port pour Ellis Island,

Cow-Boys et Indiens qui traversaient les plaines,

Jouaient à mes oreilles ballades Américaines.

 

A l'aube du nouveau siècle, j'ai déchiré les airs,

Pour survoler canyons et chevaucher Valley.

 

 

 

 

 

Un coin de paradis au milieu du désert,

Illumine le monde du haut d'Eiffel Tower.

 

 

 

 

 

 

Et sur le Golden Gate, les cheveux dans le vent,

J'ai souhaité, de tout coeur, que s'arrête le temps.

 

Martine

le 28/07/2021

 

 

 


28/07/2021
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MINES DE CRAYONS



Ce poème a été écrit en hommage à ma fille Valérie, artiste-peintre.

Elle a réalisé ce tableau alors qu’elle était encore élève à l’école des Beaux-Arts de St Etienne.



 

 

Une mine de crayon noir raconte notre histoire,

Grand-mère et petite fille ont le génie de l'Art,

Je la revois enfant, sachant à peine s'asseoir,

Mélangeant les couleurs devant son écritoire.

Pouvant  rester des heures dessinant l'infini,

Coloriant le soleil pour allumer la vie.

 

Je revisite alors mes plus jeunes années,

Cahiers de poésies par ma mère illustrés,

Exaltée de fierté devant les compliments,

Adressés  à l'artiste et reçus par l'enfant.

 

Les dessins, les figures qualifient de mature,

Cette  petite fille sage qui croque la nature,

Mille traits de fusain écorchant le  grammage,

Au fil des saisons se commuent en images.

 

Elle partira un jour pour étudier le  beau,

Au temple ou bustes et plâtres traquent les amateurs,

Douée de mimésis elle verra sonner l'heure,

Où sculptures  et peintures la vêtiront d'un sceau.

 

 Ses tableaux nous renvoient à son ontologie,

Ses œuvres tout à la fois bavardes et cachottières,

De ce monde imparfait trace calligraphie,

Ou masque sa pensée, intime et  étrangère.

 

La lumière et l'obscur, la couleur et le sombre,

Reflètent l'expression de mille émotions,

L'immanent de l'ouvrage transcende en dimension,

 Cette jeune portraitiste dont je deviendrai l'ombre.

 

Vous dire comment ce don a traversé  les ans,

C'est parler d'un mystère dont j'ignore les tenants,

Tout comme la poésie laisse aux mots la parole,

Il égrène le temps, distribue les oboles,

Et devant ses croquis vous peindre ma fierté,

Ravirait à mes jours plus que l'éternité.

 

Le jour ou le sommeil endormira mes yeux,

Chaque jour, pour toujours  et du plus haut des cieux,

Je la contemplerai  devant son chevalet,

Le murmure de mon souffle deviendra vibration,

Pour réchauffer son  être de mon admiration.

 

Martine

 

 

 


 

 


11/01/2013
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NATHALIE

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C'est une histoire banale d'un père et son enfant,

Qui dut apprendre tôt la valeur de l'instant,

Maltraités par le sort comme je le fus aussi,

Ils entrèrent dans ma vie, peu à peu et sans bruit

 

Petite fille du dimanche aux repos  tourmentés,

Qui  s'accrochait aux manches  pour ne pas se noyer,

La vie et ses parents n'ayant pu  l'épargner,

Me prendra par la main  oubliant l'anxiété,

Unissant à la mienne  l'enfance fracassée 

 

Jusqu'à mon dernier jour ses mots résonneront,

Du haut de ses sept ans déjà pleins de raison,

Paroles de mercis pour les soins prodigués,

A ce papa si seul dont elle doit s'inquiéter.

 

Tout est écrit je crois, l'amour n'a pas de loi,

Le courant passera ce jour là entre nous,

De l'affection portée ne soyez pas jaloux,

Elle a ses deux parents et mon espace à moi.

 

Comment vous raconter l'amour de ces deux là,

Le mystère  camouflé derrière le mot papa,

Elle prononce les mots  nés dans sa tête à lui,

Et chacun de ses gestes célèbrent Nathalie.

 

Elle est tout à la fois joyeuse et réfléchie,

Intrépide et prudente, précise, organisée,

Elle avance son roi pour la partie gagnée,

Avec  tact et esprit sans nulle flatterie.

 

Alors s'égrèneront des perles de bonheur,

Enfance, adolescence, reflets de ses victoires,

Sérieux, applications, études et labeurs,

Tableaux d'honneurs pour elle,  pour lui habits de moire.

 

Sur chemins de droiture  ils  cheminent  ensemble,

Guidés vers leurs destins par  l'amour silencieux,

Traversant les épreuves, unis par un seul vœu,

Que leurs pas les conduisent  et toujours les rassemblent.

 

Puis  ses cheveux à lui se vêtiront de blanc,

Quand d'enfant à son tour elle deviendra maman,

Un dimanche de juin célébrant les papas,

Son paquet s'ouvrira sur deux tout petits pas.

 

Chaque jour que Dieu fait et pendant des années,

Attentions, bienveillance nous  ferons avancer,

 Ces « mille » instants de vie qu'elle tient entre ses mains,

Et soufflent sur nos jours  subliment  nos demain,

 

Et pour lui dire merci et combien nous l'aimons,

J'aimerai que scintille l'or de son prénom.

 

Martine

 


03/02/2013
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GRAND-MERE

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 GRAND-MERE

 

 

Tu es partie depuis si longtemps,

 

Et pourtant ………..

 

Mon chagrin multiplie les ans.

 

Eclairant ma mémoire, le ciel de ton regard,

Charmait la galaxie en  congédiant  les nuits.

 

 

Presque sexagénaire, tu fus mon père, ma mère,

M’habillant de sourires pour me taire tes galères,

Vivre l’instant présent pour semer  l’insouciance,

Remparts de  rituels pour nourrir ma confiance,

 

Et pourtant ……

 

Une partie de moi-même demeure tout près de toi,

Je reste cette enfant qui ne grandira pas.

 

 

 

Chaque jour pour l’école  tu te levais poltron,

Pour tresser mes cheveux,  empeser mes jupons,

Me vois-tu de là-haut toujours bien repassée,

Célébrant par le fer un peu d’hérédité ?

 

 

 

Cette pierre muette où s’est inscrit ton nom,

Enterrait ton histoire et les générations,

De paroisses en  registres  j’ai remonté le temps,

Pour te dire tout bas qui tu étais vraiment.

 

 

Emigrant Savoyard ton grand-père Louis,

Epousera à Lyon une fille du midi,

Héritant de ta mère deux perles de l’océan,

Je lis ton atavisme rédigé en Allemand.

 

 

Ton désir de voyages et de pays lointains,

Me raconte au présent l’histoire de tous les tiens,

Ils épousaient les cimes ou fréquentaient la mer,

Et d’Europe en Afrique ils cultivèrent la terre.

 

 

L’épopée de tes jours, randonnée sédentaire,

Je chausserai pour toi les bottes de Gulliver,

Ta rigueur et ton goût  pour l’ordre établi,

Seront les maitres-mots de mon chemin de vie.

 

 

Pain dur de la semaine et nous voilà parties,

 Pour la place  Bellecour,  pèlerinage du  jeudi,

Cheminer en charrette en caressant l’ânon,

Nourrir  de compassion bataillon de pigeons.

 

 

Puis…. Pour se  réchauffer les jours  froids de l’hiver,

Brioches aux Pralines et chocolats fumants,

Nous influaient l’élan pour une semaine entière,

Efficient placébo de tout médicament.

 

 

Toi qui travaillait dur et vivait chichement,

Tu te privais souvent pour mes bonheurs  d’enfant,

Entends-tu de mon cœur s’envoler les mercis,

Elevant  des remparts  t’abritant de l’oubli.

 

 

Parfois j’entends ta voix qui dit :

« Ne pleure pas, je ne suis plus qu’un souffle mais je veille sur toi »

 

 

Martine

 

 

 


18/07/2017
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A MA SOEUR

A MA SOEUR

 

 

 

Quel beau jour que ta fête, mais c'est le coeur serré,

 

Que ton oubli de vie, la  réduise en pensées.

 

 

 

Enfant illégitime et de père inconnu,

 

La honte et puis l'opprobre saluèrent ma venue,

 

Légère et malicieuse, joyeuse et si radieuse,

 

Tu rendras le sourire à une mère heureuse.

 

 

 

Deux années nous séparent mais dans le caractère,

 

Ces deux soeurs hémisphères sont filles de la terre.

 

 

 

Je me revois cachée, au fond de ce préau,

 

Timide et apeurée, à ne pas dire un mot,

 

J'honnis récréation où fusent vexations,

 

La bannière du mensonge arborée par mon nom,

 

Me revêt d'injustices et d'incompréhension.

 

 

 

Du haut de tes six ans, tu dresses des bastions,

 

Alors dans le silence nous cheminons unies,

 

En méprisant ensemble les voix de ces « on dit »

 

Devant mes détracteurs brandis la répression,

 

Tes fortifications habillent mon prénom.

 

 

 

Plus que des barricades l'amour fortifie,

 

Actrices de nos jeux, complices de folies,

 

Niant du même mot  les mêmes interdictions,

 

Nous souffrirons alors de doubles punitions.

 

Du calice d'aîné je bois jusqu'à la lie,

 

Partageant chaque jour tes sources d'énergie.

 

 

 

Devant l'adolescence et ses premiers émois,

 

Un seul de tes regards leur dictera ta loi,

 

Mais dès le jour fatal ou « l'amour a cessé »

 

C'est ma bouche et mes mots qui devront l'annoncer.

 

 

 

Capeline d'hermine et tulle sous le vent,

 

Nous empruntons ensemble  la route des tourments,

 

Pour toi comme pour moi unions de pacotille,

 

Nous offrirons pourtant ton garçon et ma fille.

 

 

 

Des chants, de la gaieté tu n'as rien oublié,

 

Ce sont des farandoles  d'oboles  et d'amitié,

 

Fous-rires et confidences, conseils de prudence,

 

Tu te moques de moi et me dis « rabat-joie »

 

 

 

Un matin de printemps, bien avant tes trente ans,

 

Ta première déroute, ce maudit   accident,

 

Plus rien dans cette vie ne sera comme avant,

 

Tu n'es plus que céleste qui brille au firmament.

 

 

 

Je sais que de là haut tes yeux m'observent encore,

 

Et  lisent ton prénom tout au fond de mon coeur,

 

Quel mot éternel pour écrire mieux  la vie,

 

Que ces cinq lettres d'or  qui célèbrent MARIE.

 

 

 

Martine

 


12/08/2014
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DES LARMES POUR L'AFGHANISTAN

 

DES LARMES POUR L'AFGHANISTAN 

 

 

 

Les maîtres de Kaboul, controlent sans diriger,

Un état sans élite qui vient de s'effondrer,

La charia et ses dogmes annonent  en verbatim,

La loi à respecter ou mourir en victime.

 

Les chants et les slogans, diktats des talibans,

Bafouent modernité pour remonter le temps.

 

 

Coiffés de turbans noirs, couleur du désespoir,

Fouets,  lapidations , offices de prétoires,

Jeunes guérilléros, moutons d'une chefferie,

Violent les droits de l'homme à travers le pays.

 

Ils répriment le vice encensant la vertu,

Drapés de l'ignorance comme unique institut.

 

 

La voilà de retour cette armée des ténébres,

Qui interdit aux femmes de sortir sans mahram,

Pour toute la jeunesse, chaque jour est un drame,

Pour la démocratie une oraison funébre.

 

Martine

 

 

 

 

le 17/09/2021

 

 

 

 

 

 

 


17/09/2021
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LE FEU D'ARTIFICE AU CHATEAU DE VERSAILLES LE 31 DECEMBRE 2020

 

 

Gerbe de couleurs,

Chandelles d'étoiles d'or,

Savoir du séquenceur,

Propulsant saules pleureurs,

Comètes de mortiers et fusées souveraines,

Ont couronné minuit d'un sublime diadème.

 

Martine


08/01/2021
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JOYEUX ANNIVERSAIRE

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46 ans déjà mais pour moi une enfant,
Artiste et Magicienne tu souffles sur les ans,
Pour colorer ma vie et te moquer du temps.
Que ce jour de décembre brille de mille feux,
Pour embraser tes joues d'amour et de mes voeux.

Maman

 

18 Décembre 2020 


29/12/2020
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VINCENT ET MOI

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Ta palette scintille, 

Noel dans tes yeux brille,

Et tu restes une enfant,

Qui dessine les ans.

 

Dans ta hotte l'entrain,

Qui nous prend par la main,

Pour courir avec toi,

Vers  d'autres lendemains. 

 

Martine

 

 

 

 

Cette magnifique toile a été peinte par ma fille, Valérie.

C'est un merveilleux cadeau de Noël.

Ainsi, je m'endors chaque soir sous le portrait de Vincent,

dans le halo de l'amour de ma fille. 

 

Noël 2020 

 


29/12/2020
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