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GENEALOGIE

LYON L'AUTRE ROUTE DE LA SOIE

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Histoire-de-Jean-Baptiste-et-Marie-Victoire.pdf

 

J'ai réalisé ce PDF à l'aide de nombreux documents et recherches sur le net

 

Martine

 


15/08/2018
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AIE MES AIEUX

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24/04/2018
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24 Mai 1749 : L'AFFAIRE DE L'HOPITAL GENERAL

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Samedi 24 mai 1749, à six heures du matin, Mademoiselle Julie, de son vrai nom Catherine Huet, supérieure de la Salpêtrière à Paris, persuadée qu'elle va être arrêtée, quitte précipitamment l'établissement avec vingt de ses officières.

 

C'est le début de l'affaire de l'Hôpital général. Tissée d'émeutes et de rumeurs, sur fond de pédophilie, elle durera huit ans et ébranlera le trône de Louis XV

 

L'hôpital Général

L'Hôpital général, établissement de « renfermement » des pauvres, a été fondé par les dévots laïcs de la Compagnie du Saint-Sacrement sous le ministère de Mazarin 

 

Il fonctionne depuis plus de 90 ans dans l'opacité le plus totale.

 

Composé de la Salpêtrière (pour les femmes et les jeunes filles), Bicêtre (pour les hommes) et la Pitié (pour les jeunes garçons), l'Hôpital général, que le roi a doté de quantité de revenus et exempté de charges, est le lieu de toutes les exactions, violences et pillages au détriment des pauvres qu'il est censé secourir.

 

 

Sous la houlette d'administrateurs cooptés dans le milieu parlementaire, l'hôpital (qui a également intégré l'œuvre des Enfants-trouvés à la mort de son fondateur  Vincent de Paul , a droit de vie et de mort sur des milliers de miséreux qu'une législation impitoyable oblige à se laisser enfermer là.

 

Depuis l'édit de fondation de l'hôpital en avril 1656, plus aucun secours public ou privé ne peut atteindre un miséreux autrement qu'en tombant dans l'escarcelle de l'institution.

 

Après la dissolution de la Compagnie du Saint-Sacrement, les jansénistes  ont repris les rênes de l'établissement où ils font régner l'ordre moral et la terreur dans un système qu'on peut dire concentrationnaire. Au milieu du XVIIIe siècle, ce sont toujours eux qui les tiennent.

 

Les plaintes sont fréquentes - violences, détournements de fonds et galanteries sont régulièrement dénoncés- mais elles ne rencontrent jamais d'écho auprès d'un Parlement juge et partie.

 

Mais elles atteignent le roi par l'intermédiaire des prêtres de l'établissement, qui se plaignent régulièrement des façons de faire d'un personnel ouvertement janséniste, alors que la bulle Unigenitus, reconnue loi d'Église et d'État, a condamné sans appel le jansénisme.

 

 

En 1746, Louis XV charge Christophe de Beaumont, qu'il vient de nommer archevêque de Paris, d'y mettre de l'ordre.

 

Soupçonnant, non sans quelque raison, que le personnel profite de sorties prétendument destinées à se confesser pour aller faire la fête, l'archevêque décide d'imposer aux officières, les «sœurs» (en fait, des laïques), de se confesser à l'intérieur de l'établissement.

 

Criant à la persécution, leurs amis les convainquent que des lettres de cachet se préparent contre elles. Prises de panique, Sœur Julie et ses compagnes désertent le 24 mai au petit jour. Il faut élire une nouvelle supérieure. L'affaire du siècle commence.

 

 

Le 12 juillet 1749, l'archevêque fait élire de force une amie à lui, Madame de Moysan, par le conseil d'administration. Aussitôt les administrateurs démissionnent en bloc. Les magistrats jansénistes lancent une virulente campagne contre la nouvelle administration, et organisent la grève des donations. La nouvelle supérieure fait front, le roi et l'archevêque mettent la main à la poche pour combler les déficits, les choses semblent devoir se calmer.

La Marche Rouge

Un an plus tard, le samedi 23 mai 1750, la foule prend d'assaut le commissariat de la rue Saint-Honoré où s'est réfugiée une mouche de la police (un indicateur) nommé Labbé, protégé du Lieutenant général de police Nicolas-René Berryer, qu'ils accusent d'être un voleur d'enfants.

 

Le guet, qui a pris position dans le commissariat, est forcé de livrer l'homme qui sera battu à mort, puis traîné par les pieds à la porte du domicile de Berryer.

 

C'est le dernier épisode de la « Marche rouge », soulèvement populaire qui, de coups de poings contre les archers des gueux en authentique chasse à l'exempt, se termine dans le sang et les larmes.

 

 

Pour des raisons inconnues, mais à la suite d'une ordonnance contre les mendiants, cela fait des mois que les archers des gueux (dépendant de l'Hôpital général) et de simples exempts déguisés relevant du Châtelet, enlèvent de force, en pleine rue, des enfants que leurs parents affolés réclament.

 

On retrouve plusieurs dizaines de ces enfants dans les registres de l'Hôpital général.

 

L'émeute du 23 mai 1750 est la dernière à Paris, et la cinquième en deux jours. La police est débordée, les gardes-françaises se rangent du côté du peuple, on parle d'un prince buveur de sang...

 

Chargé de l'instruction, le Parlement condamne trois émeutiers à être pendus, tandis que les enleveurs d'enfants s'en tirent avec trois livres d'amende, provoquant l'indignation populaire.

 La Rebellion Parlementaire.

Mercredi 24 mars 1751. Le roi publie une déclaration des réformes qu'il veut voir appliquer à l'Hôpital général. Réservant à l'archevêque, chez qui se tiendront les assemblées générales, tout ce qui a trait à la religion et aux sacrements, le nouveau règlement exige désormais la transparence la plus totale à la fois sur les comptes, les investissements, les nominations et le traitement réservé aux enfermés.

 

 

Pour être applicable, le nouveau règlement doit être enregistré au Parlement qui refuse et procède à l'enregistrement d'un autre règlement qui défait tout ce que le roi a fait.

 

Cet acte de rébellion est un véritable coup d'État qui retire au roi le pouvoir législatif pour le remettre aux juges.

 

Louis XV fait enregistrer sa déclaration devant lui, et exige que tout ce qui touche à l'hôpital soit désormais retiré aux juges. Ceux-ci, en protestation, déclenchent une grève générale de toute la machine judiciaire.

 

« Le cours de la justice fut interrompu pour deux femmes d'un hôpital », gémit Voltaire « Jamais plus petite affaire ne causa une plus grande émotion dans les esprits ».

 

Pour l'écrivain, il ne s'agit que d'un épisode de la guerre que se faisaient jansénistes du Parlement et molinistes de l'archevêché.

 

Le roi ne s'en tire qu'en menaçant de retirer leurs charges aux rebelles, mais jusqu'à l'attentat de Damiens en janvier 1757, il lui sera impossible de rien faire enregistrer par les juges que par lit de justice. Pourquoi une telle résistance à propos d'un établissement qui se veut seulement charitable ?

 

 

L'étude des registres d'entrées et sorties des enfants, à la Salpêtrière, à la Pitié et à la Couche (les Enfants-trouvés), fait comprendre que des milliers d'entre eux disparaissaient, et qu'ils semblent avoir été victimes de crimes sexuels.

 

Le refus de la magistrature de laisser à toute autorité, qu'elle soit royale ou ecclésiastique, la possibilité de voir ce qui se passait à l'hôpital, pourrait avoir consisté à cacher l'étendue d'une gigantesque traite d'enfants pauvres sur fond d'exactions pédophiles.

 

La «Marche rouge», dont on prétendit longtemps qu'elle n'était le fruit que d'une rumeur, peut bien avoir été la révolte de parents informés de crimes perpétrés contre des enfants captifs à l'ombre de la plus grosse institution laïque de l'Ancien régime : l'Hôpital général.

 
 
Source : Hérodote

23/08/2019
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67.000 CARTES HISTORIQUES A TELECHARGER

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Le David Rumsey Map center fait partie de l’université de Standford. Leur site offre en accès libre une ressource de plus de 67000 cartes. En tout il en compte plus de 88000 si on compte les images associées.

 

 

La collection exceptionnelle en qualité et en nombre rassemble des cartes de toutes époques (dont des gravures rares datant de plusieurs siècles). Elle a également des cartes de tous les continents, en proposant aussi des contenus par pays où sur certaines villes.

 

 

Plus bas, on peut voir une des gravures de Paris et un gros plan sur Notre Dame. Il est possible de zoomer vraiment très loin dans les images et on peut voir jusqu’à la texture et le lignage des papiers utilisés, ou certaines sur-épaisseurs de l’encre.

 

 

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20/08/2019
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LES METIERS DISPARUS

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Le ligotier.

 

Fabricant de ligots ou buchettes servant à allumer le feu. Les ligotiers ne s’intéressaient qu’au bois blanc facilement inflammable : du pin, du sapin, du tremble ou du bouleau. Ce bois provenait en grande part de la Sologne, des environs de Fontainebleau ou de la forêt d’Orléans.

 

 

 

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Aumussier

L'aumussier était un marchand bonnetier.

L'aumusse est une fourrure portée en capuchon qui descend sur les épaules. Elle était portée par tous au Moyen-Âge pour se protéger du froid, avant de devenir un insigne distinctif des chanoines (l'aumusse ou aumuge est une fourrure que les chanoines portent sous le bras quand ils vont à l'office).

Supplantée comme coiffure par la barrette, elle se mettait généralement sur les épaules quand on pouvait se couvrir de la barrette ; on l'ôtait des épaules et on la mettait sur le bras gauche quand on devait se lever. Presque disparue, elle était très répandue jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Elle se portait avec le surplis, soit toute l'année, soit l'été seulement, au lieu de la chape chorale d'hiver.

Elle se porte encore en hiver, dans certains chapitres cathédraux, au nord des Alpes, où elle a pris la forme d'une courte pèlerine de fourrure, analogue à la mosette, agrafée sous le menton et munie d'un petit capuchon. Sa coupe la plus ancienne, qui avait subsisté en Italie du Nord, est celle d'un capuchon descendant de la tête sur les épaules, mais l'usage de s'en coiffer semblait déjà abandonné à la fin du XIXe siècle.

L'aumusse est seulement en vair - blanc nuancé de gris -, en petit-gris, ou en fourrure noire ou brune, l'hermine ou les autres fourrures blanches n'étant pas admises car considérées comme marques des dignités supérieures. De son bord inférieur pendaient souvent de petites queues de la même fourrure.

L'évêque peut, de plein droit, accorder l'aumusse aux chanoines qui n'ont pas d'insigne propre, mais avec une doublure noire, la doublure violette ne pouvant être concédée que par Rome. Il peut fixer par décret la façon de la porter, soit sur le bras gauche, soit sur les épaules.
 
 
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Les « profanateurs de sépultures » étaient embauchés par des universités au 19e siècle qui souhaitaient obtenir des cadavres directement des tombes, afin qu’ils puissent être étudiés par les étudiants.
 
 
 
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Arracheur de dents : Messieurs, d’autres vous arrachent les dents ; moi je ne les arrache pas, je les cueille. » Un arracheur de dents, emporté par la fougue de l’éloquence, voguait en plein lyrisme. Des incrédules riaient dans l’auditoire. Le praticien indigné s’interrompt : « Messieurs, s’écrie-t-il d’une voix foudroyante, j’en vois qui ricanent là-bas ; cela ne m’étonne nullement. Il faut vingt ans pour faire un habile médecin comme moi, capable de guérir les affections les plus incurables ; mais il ne faut qu’une seconde pour faire un imbécile, toujours prêt à rire de ce qu’il ne comprend pas. »

Nos hommes, terrifiés par cette apostrophe, ne firent semblant de rien et s’esquivèrent un moment après, tout penauds.
 
 
 
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Les Charlatans

 
 
Sous Louis XIII, un grand nombre de marchands et colporteurs italiens se répandirent en France, sur tous les points du royaume. On les appelait des charlatans ; du mot ciarlare qui veut dire jaser. Ces industriels forains débitaient force calembours, force chansons ; et surtout à profusion des parfums et des opiats.

Ces charlatans étaient généralement accompagnés d’un singe qui attirait le public par ses grimaces excentriques. Plus tard, ils gagnèrent des sommes si considérables, qu’ils menacèrent un instant le commerce des boutiquiers.
Charlatan du temps de Louis XIII.

Ils parcouraient la France dans des carrosses splendides, revêtus de pourpre, escortés d’une musique brillante, portant ombrage par leur luxe et leurs prodigalités aux grands seigneurs du temps.

Ils finirent par se rendre à ce point insupportables, que le médecin du roi Louis XVI les fit bannir du royaume quelques années avant la Révolution. Ce fut une mesure honnête de Necker. Ces charlatans avaient fini par usurper les fonctions de médecin, et ruinaient non seulement les bourses, mais les santés de leurs clients.

Ils étaient doués d’une verve peu commune, si nous croyons cette anecdote éditée par Victor Fournel :

Un charlatan s’était installé, dans une bourgade, sur la place de l’Église, au moment où l’on sortait de la grand’messe. A peine les premières personnes eurent-elles mis le pied hors de l’église, qu’un grand éclat de tambours et de trompettes retentit sur la place. Le peuple se rua en avant... Quand l’homme vit les douze cents indigènes, petits et grands, accumulés à ses pieds, il fit un signe de la main droite ; la musique se tut, et un frémissement d’attente courut dans toute la foule. L’orateur se moucha lentement ; le silence était profond.

« Mes amis, s’écria-t-il en fausset, vous venez d’adorer Dieu dans son temple, c’est bien, c’est très bien, et je vous en loue du plus profond de mon âme. Chrétiens, vous avez fait votre devoir, et l’homme qui fait son devoir est grand. Eh bien ! continua-t-il au milieu de l’attention puissamment surexcitée par ce pompeux exorde, en présence de ce temple saint, devant cet auditoire purifié par l’auguste sacrifice auquel il vient d’assister, devant ce Dieu de vérité qui m’écoute, je puis lever la main sans crainte et jurer sur mon honneur et ma conscience de chrétien que mon onguent », etc. ; le reste comme dans la chanson ordinaire.
 
 
 
Le Batteur D\\\'or
 
Le Batteur D'or
 
Le batteur d’or est une personne dont le métier est de fabriquer des feuilles d’or très fines, qui serviront à orner des monuments ou des objets.

L’or battu en feuilles existe depuis longtemps, c’est un matériau noble qui s’est imposé, au fil du temps, pour la décoration de sarcophages, de manuscrits, de meubles, de porcelaines…
En 2011, il n’existe plus qu'une cinquantaine de batteurs d’or dans le monde dont sept en Allemagne, trois en Italie, un en Angleterre.

La dernière entreprise française, le batteur d'or Dauvet, a fermé ses portes en 2018.

Traditionnellement, le batteur d'or était aussi tireur d'or, c'est-à-dire qu'il fabriquait des fils d'or, et écacheur d'or, lorsqu'il fabriquait des lames d'or
 
 
 
 
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LE CLERC LAIC et MARGUILLIERS

-I- LE CLERC LAIC

Dans nos petites campagnes, après le curé, la personne la plus influente était le clerc-laïc. En quelque sorte il faisait partie du clergé comme sont nom l’indique bien.
Portant soutane et surplis à l’église, il chantait à l’église. C’était le véritable auxiliaire du curé.
Souvent il habitait près presbytère. A cette fonction s’ajoutait toujours à Yvergny le rôle d’éducateur de la jeunesse sous le contrôle du curé : c’était le magister.

Comme au Souich, sans doute à Ivergny, c’était la « communauté des habitants » qui choisissait le « magister » et qui n’entrait en charge qu’après s’être soumis au règlement imposé par l’évêque d’Arras.

Notes supplémentaires de l’abbé Boyenval :

Quels étaient avant la Révolution les émoluments ?

1/ le magister recevra chaque dimanche dans toute maison où il portera l’eau bénite suivant l’usage ancien un sol ou un petit pain de cette valeur par ménage.
[il y a cent ans cette coutumes existait toujours]
 
2/ annuellement il recevra 5 sols par ménage qui lui seront payés au terme de la St Jean Baptiste (le 24 juin).
 
3/ annuellement il recevra 3 sols par mois pour l’écolage des enfants qui apprennent à épeler et à lire.

4/ annuellement il recevra 5 sols par mois pour ceux qui apprendront à lire et à écrire.

5/ annuellement il recevra 6 sols par mois par ceux qui apprendront à lire l’écriture et l’arithmétique.

REGLEMENT POUR LES CLERCS-LAIQUES

Le 25 février 1852.

Article I.

Les fonctions des Clercs-laïques sont d’aider Messieurs les curés dans la célébration du saint Sacrifice de la Messe et des offices de l’Eglise, et dans toutes les autres cérémonies ecclésiastiques qui réclament leur assistance.

Article II.

Ils sont chargés de pourvoir à la propreté de l’église, de la sacristie, des ornements, et de tous objets qui servent au culte divin. Toutefois ils ne touchent point les linges ni les vases sacrés sans en avoir obtenu de Nous la permission.

Article III.

Le chant des offices étant une de leurs principales fonctions, ils s’y appliqueront avec le plus grand soin, pour lui donner, autant qu’ils le, pourront, cette décence, et cette harmonie qui, selon les vues de l’Eglise, doivent exciter la dévotion des fidèles.

Article IV.

Leur chant doit être grave et simple, sans précipitation et sans affectation. Ils prononceront distinctement les notes et le paroles, sans omettre et sans substituer aucune arbitrairement. Ils éviteront aussi les ton forcés, trop haut ou trop bas, qui ne pourraient pas être suivis par le plus grand nombre des fidèles.

Article V.

Ils formeront les enfants à la science du chant sacré, particulièrement ceux qui sont employés au service de l’église, et devront leur donner au moins deux leçons par semaine, d’une heure chacune.

Article VI.

Les clercs-Laïques ne perdront pas de vue la dignité de l’emploi qui leur est confié : ils ne rempliront les devoirs avec zèle, décence et gravité, montrant qu’ils ont à cœur la solennité du service divin et la beauté de la maison de Dieu.

Article VII.

Ils mèneront une conduite régulière et chrétienne, conforme en tout aux sentiments de religion et de piété que leurs fonctions réclament, se souvenant qu’ils sont en spectacles à Dieu et aux homme, et qu’approchant plus souvent et plus près du Sanctuaire, ils doivent aussi se montrer plus dignes de cet honneur.

Articles VIII.

S’ils sont chargés de l’école, ils la tiendront avec zèle et surtout chrétiennement, s’étudiant à former le cœur encore plus que l’esprit de leurs élèves. Ils leur apprendront les prières du chrétien et le catéchisme ; ils les surveilleront à l’église ; ils ne leur donneront que de bons conseils et de bons exemples. Ils ne souffrirons point de livres qui n’aient été vus et admis par M. le Curé.

Article IX.

Les clercs-Laïques doivent à leur curé le respect et la déférence en toutes circonstances, et la soumissions en tout ce qui regarde les devoirs de leur charge.

Article X

Ils ne s’absenteront point de la paroisse sans la permission de M. le Curé, et sans avoir, de concert avec lui, pourvu à leur remplacement par une personne digne et capable.

Article XI.

Pour rester fidèles en tout aux bonnes mœurs et pour conserver l’estime dont ils doivent d’entourer, ils éviteront les genres de divertissements qui ne s’accorderaient pas avec la dignité de leur emploi, principalement la fréquentation des cabarets et les sociétés de jeux.

Article XII.

Il leur est spécialement défendu de tenir auberge ou cabaret, et généralement d’exercer toute profession qui dérogerait à leur qualité de Clercs-Laïques.

Article XIII.

Ils ne seront définitivement investis de leur charge qu’après avoir reçu de Nous, à cet effet, une commission spéciale.

Article XIV

Pour obtenir cette commission, ils devront produire un témoignage de M. le Curé attestant qu’ils sont de bonne conduite, et subir un examen sur l’exécution du chant. Elle ne leur sera délivré d’abord que pour un temps et sera renouvelée s’ils le méritent.

Article XV.
Cette commission serait retirée à ceux qui violeraient d’une manière grave ou par négligence habituelle un des articles du présent règlement.

Que la parole de Jésus Christ, que sa foi et sa doctrine demeurent abondamment en vous et vous remplissent de sagesse. Enseignez et excitez-vous mutuellement par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, et chantez les louanges de Dieu dans l’innocence et du fond de vos cœurs. (5Aux Colos. Catherine. III, v. 16)

Vu et approuvé par Nous, † PIERRE-LOUIS, Evêque d’Arras. (Pierre Louis PARISIS)


L’abbé Boyenval précise :

Charges du magister.

1/ il devra observer le règlement.

2/ tenir l’école pendant dix mois de l’année : du 1e octobre au 1e août.

3/ recevoir et instruire gratuitement les enfants pauvres de la paroisse.

4/ se loger à ses dépens, commodément, le plus près de l’église.

5/ de fournir un poêle : les écoliers apportant le bois selon l’ancien usage.

6/ de sonner l’angélus et de remplir les fonctions de clercs, de lire les placard, ordonnances et règlements.

7/ de suivre les statuts diocésains.



-II-LES MARGUILLIERS

L’administration du temporel de la paroisse était aux mains des marguilliers. Longtemps leur nomination se fit au suffrage universel. Mais à partir du XVIIe siècle, il fallut pour être électeur payer un minimum de taille.

C’est aux marguilliers qu’il appartenait de convoquer l’assemblée des fidèles pour régler les affaires courantes de la paroisse, service des inhumations, tarif des bans, frais du culte, achat d’ornement reddition des comptes de fabrique et administration des biens immeubles légués par les fondateurs.
 
 
 
 
 
La Porteuse de Poissons

La Porteuse de Poissons

 

 
 
La porteuse de poissons

Une fois la pêche terminée, le bateau rentré à quai, les hommes vont au café du port boire une moque de cidre ou se réchauffer avec un café, bien souvent coupé d’eau de vie. C’est alors que commence le travail des femmes, qui ont pour tâche de négocier le fruit de la pêche.

Le travail de ces « débarqueuses », comme on les nommaient à Trouville, consiste à transférer le poisson des barques jusqu’aux grossistes, les mareyeurs. Si, comme sur la photo, elles portait parfois le lot de poissons dans leur dos, elles pouvaient aussi le faire dans leur tablier, en prenant garde de ne pas tomber !
 
 
 
Le menestrier
Le Ménéstrier
 
 
Le ménéstrier offre ses chansons et ses histoires, en échange de quelques sous.
 
 
 
Le Laitier

 

 
Laitier-nourrisseur

Le terme officiel qui désignait cette activité était celui de laitier nourrisseur. Il s'agissait, en effet, d'agriculteurs possédant en ville une étable dans laquelle ils nourrissaient une dizaine de vaches qui ne sortaient jamais.

Traites deux fois par jour, ces bêtes fournissaient chacune quotidiennement, au début du siècle, 6 à 7 litres d'un lait crémeux, vendu le plus souvent dans le quartier.

De l'apogée à la disparition

Aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd'hui, on dénombrait, en 1913, à Carcassonne, plus de cinquante étables de ce type, l'ensemble devant totaliser 300 bêtes. La ville comptait seulement 30.000-habitants, dont la consommation était faible : 2.000-litres par an, cela représentait 24-litres par habitant et par jour, le tiers de ce qu'elle est actuellement, en France. Il faut se rappeler que la médiocrité du niveau de vie limitait cette nourriture aux familles riches et que les nouveau-nés étaient nourris au sein.

Quant à l'implantation de ces laiteries, deux étaient situées dans la partie sud-est de la Bastide, mais la grande majorité se trouvait dans les quartiers construits à l'extérieur des boulevards, au cours du XIXe-siècle : huit aux Capucins, sept dans les quartiers de la Digue et du Pont-Vieux ; six dans la Cité et ses faubourgs, 20, allée d'Iéna et vers les QuatreChemins ; trois, route de Toulouse ; neuf dans le quartier du Palais et à Laprade.

Ce nombre avait encore augmenté vers 1930 pour atteindre une soixantaine d'unités, soit 840-animaux : la population et le niveau de vie des habitants avaient progressé.
 
Par contre, vers 1970, on ne comptait plus que trois étables avec une quarantaine de vaches pour seulement 500-litres. D'autres formes de production et de distribution avaient pris le relais.

Des étables en ville

Les laitiers nourrisseurs s'étaient implantés dans les quartiers périphériques énumérés plus haut pour des raisons évidentes.
 
Ces quartiers, semiruraux au XIXe siècle et au début du XXe, disposaient du minimum de place nécessaire à l'implantation d'une étable et ils étaient encore proches de la campagne, qui fournissait l'herbe fraîche nécessaire.
 
Cette nourriture était complétée, surtout en hiver, par le fourrage, le son fourni par les moulins, les tourteaux issus des brasseries.

Tous ces transports se firent longtemps à l'aide de charrettes sur des routes mal entretenues et la lenteur des déplacements allongeait une journée de travail bien remplie.
 
 
 
 
coupeurs de glaceLes Coupeurs de Glace
 
Coupeur de glace : Ce métier, aujourd'hui disparu, était physiquement difficile. Armés de scies à glace, ces hommes devaient s'aventurer sur les lacs, les rivières et le fleuve pour y tailler des blocs de glace, les hisser sur la surface gelée avec l'aide de chevaux ou de machines, les embarquer sur la chaine, les placer dans l'entrepôt et les recouvrir de bran de scie.
 
La glace devait mesurer au moins 50 centimètres d'épaisseur pour être récoltée car il fallait qu'elle puisse supporter le poids des ouvriers et des chevaux et pouvoir être découpée en blocs.
 
Il existait plusieurs types de glace ; la plus recherchée était dure et transparente et était destinée à la consommation humaine tandis que la glace poreuse et de couleur blanche avait moins de valeur et était vendu à l'industrie.
 
La découpe de la glace comprenait plusieurs étapes et était généralement réalisée la nuit quand la glace était la plus épaisse La neige à la surface était d'abord retirée avec des racloirs, l'épaisseur de la glace était évaluée et la surface était entaillée pour délimiter les futurs blocs.
 
 
 
 
le clown
 
 
Le clown funéraire ou 'archimimum' a été créé dans le but de jouer le défunt lors de ses funérailles. Son rôle était d'imiter la voix, le comportement et l'apparence de la personne décédée. Pour ce faire, il utilisait un masque et dansait autour de la tombe lors de l’enterrement.

Cela vous paraît ridicule ? Les Romains étaient persuadés que ce rituel était nécessaire pour calmer les âmes des morts et faire rire les membres de la famille endeuillée. Même les empereurs et les familles les plus aisées faisaient appel aux clowns funéraires et allaient parfois très loin dans leurs démarches.

Certains osaient débourser des sommes d'argent considérables pour que les clowns fassent des blagues aux goûts douteux voire irrespectueux.
 
Par conséquent, les clowns gagnaient encore mieux leur vie que les gladiateurs et beaucoup de mimes décidèrent d’exercer ce métier à titre complémentaire.
 
En endossant le rôle de clown funéraire, ils étaient autorisés à faire des blagues et des gestes grossiers aux dépens du défunt. Même les empereurs y passaient et les clowns se moquaient ouvertement d’eux lors de leurs funérailles.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

20/08/2019
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LA GENEALOGIE : UN TEMOIN DE NOTRE HISTOIRE

Nos ancêtres

Nos ancêtres

 

Édito du Maine Libre du 17.08.2019


20/08/2019
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LES FICHES DE MARIAGE DU FONDS ANDRIVEAU

 

160 ans après sa création, Filae a numérisé et transcrit la collection des mariages du mythique Fonds Andriveau, permettant de reconstituer l’état civil de Paris détruit lors de la Commune.

 

Les fiches, réalisées à partir des registres paroissiaux, concernent des mariages à Paris mais aussi aux alentours (Versailles, Saint-Denis…) de 1613 à 1792.


Certaines fiches font référence à des actes notariés comme des donations ou des contrats de mariage.

 

Des fiches sont aussi établies à partir de l’état civil pour recenser des mariages mais aussi des divorces de 1793 à 1855.

 

Filae a entrepris de géolocaliser les paroisses parisiennes qui ont pour certaines disparues aujourd’hui.

 

Pour retrouver vos ancêtres parisiens : https://www.filae.com/andriveau-mariages

 

Pour tout savoir sur la collection des mariages à Paris (1613-1805) http://www.filae.com/ressources/maria...

 

Source : Filae.com

             Youtube.com

 


25/06/2019
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LES ARCHIVES JUDICIAIRES

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Les-Archives-Judiciaires.pdf

 

Source : Magazine Généalogie.com


20/06/2019
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LES MANOEUVRIERS- LES SABOTIERS - LE SERVICE MILITAIRE

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Les-Manoeuvriers---Les-Sabotiers---le-service-Militaire.pdf


04/06/2019
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FAUT-IL SE FIER AUX TESTS GENETIQUES ?

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Je partage avec vous un article  paru dans le magazine  " POUR LA SCIENCE" en Mai 2019  dont les auteurs sont  :

 

Catherine Bourgain - Généticienne à l'Inserm et directrice du Cermes 3 à Paris

Audrey Sabbagh - Généticienne des populations à l'université de Paris

Mauro Turrini - Sociologue à l'université de Nantes

 

Faut-il-se-fier-aux-tests-g--n--tiques.pdf


02/05/2019
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