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GENEALOGIE

AIE MES AIEUX

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24/04/2018
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DE QUOI MOURAIT-ON DANS LES CAMPAGNES D’AUTREFOIS ?

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Tous les généalogistes se sont évidement posés la question, de quoi nos ancêtres sont ils morts ? La plupart du temps la question reste sans réponse car sauf exception le curé ne mentionnait rien dans les registres paroissiaux. Quelques femmes mortes en couche, quelques morts suspectes ou des épidémies sont parfois signalées et nous apportent un éclairage sur la vie d’autrefois mais rien de bien général.

Alors quand on a la chance de pouvoir étudier sur plusieurs années les causes des décès d’une paroisse autant ne pas s’en priver.

Dans une petite paroisse de l’actuelle Mayenne nommée Saint-Martin-De-Connée le curé qui sans doute avait quelques connaissances marqua les causes de décès à partir de l’année 1772 jusqu’à celle de 1786.

Notre curé érudit et féru de médecine se nommait François Le conte de Souvré né à Alençon le 30 décembre 1722, prêtre de l’oratoire il prit la cure de Connée en octobre 1772 et y resta jusqu’à sa mort le 31 décembre 1786.

J’ai choisi pour l’étude les 5 années placées au milieu de son apostolat à Connée.

Avant d’étudier ces décès faisons un petit tour dans le village.

 

https://pascaltramaux.wordpress.com/2018/05/18/de-quoi-mourait-on-dans-les-campagnes-dautrefois/

 

 

 

 

Partons ensemble  découvrir l'Arbre de Vie de Pascal Tramaux qui par ses recherches  répond à  bien des questions que nous nous posons tous, en généalogie, sur les conditions  de vie de nos ancêtres.

J'ai parfois de la difficulté à imaginer les raisons des décès précoces et notamment ceux des enfants, et le  lien ci-dessus  répond à mes interrogations.

J'espère qu'il vous sera également utile et que vous prendrer de l'intérêt à lire le blog de Pascal.

 

 

https://pascaltramaux.wordpress.com/a-propos/


21/05/2018
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NOMS DE NOMS

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Nos noms de famille ont à peine mille ans ! Jusqu'au  11-12 e  siècle, en effet, nos ancêtres ne portaient qu'un seul nom : leur nom de baptême.

 

A cette époque, à la suite d'un grand "boom" démographique, les Martin, les Guillaume, les Pierre ou les Gauthier devinrent si nombreux, au sein de chaque village qu'il fut impossible de s'y retrouver.

 

Sans qu'aucune loi n'intervienne, on a donc spontanément, ajouté des surnoms, selon le physique, le métier, l'origine : comme Leblond, Potier, Breton ....

 

Beaucoup de ces surnoms, particulièrement en région de langue d' Oc, dans le Massif Central, et le Sud-Ouest n'ont été que la reprise du nom du lieu habité, quitte, dans les massifs montagneux (Alpes, Pyrénées...) à assister souvent , dans un second temps, à l'apparition d'un deuxième surnom, accolé au premier, pour des familles devenues trop nombreuses.

 

Ces surnoms se sont peu à peu fixés et transmis pour devenir des patronymes.

 

Retrouver le sens d'un nom n'est pas toujours aisé, surtout pour le non-spécialiste : il faut d'abord savoir de quel dialecte il est imprégné, et pour cela, connaître sa région d'origine, et ses formes anciennes, comme connaître aussi, les règles présidant à sa naissance.

 

Bien se souvenir, enfin, que ces noms ne furent jamais choisis par nos ancêtres eux-mêmes, mais leur furent donnés par leurs voisins, et sont, de ce fait, souvent chargés d'ironie.

 

Se souvenir, aussi, que nos noms témoignent de leur temps, renseignant le plus souvent sur le métier, les habitudes, des travers, ou le lieu de résidence de nos lointains ancêtres.

 

La France est le pays au monde le plus riche en Archives.

 

On compte quelque 350.000 patronymes différents : Martin, Bernard, Thomas, Petit et Durand sont les plus fréquents;

Dupont n'est que 28 e au classement.

 

Chacune de nous ayant 2 parents, 4 grands-parents, 8 arrières-grands-parents, 16, 32, 64, 128, 256 ... Au rythme de cette progression arithmétique, nous devrions ainsi avoir, à l'époque de Saint Louis, quelques 20 millions d'aïeux, et plusieurs milliards contemporains de Charlemagne.

 

Il est donc mathématiquement démontré que nous avons environ, une chance sur dix, sans le savoir, d'être le descendant du Saint Roi, et neuf chances sur dix , celui du Très Grand et fameux Empereur à la barbe fleurie ...!

 

Le prouver va être en revanche plus délicat !!!

LES NOMS DE FAMILLE EN BRETAGNE.

La signification des noms de famille bretons peut paraître d'autant plus énigmatique aujourd'hui qu'elle nécessite la connaissance de la langue bretonne qui n'est plus partagée par tous, mais leur forme a aussi évolué dans le temps.

Les noms bretons se sont construits au Moyen Age à partir de surnoms individuels. Comme dans les autres régions, ces surnoms sont de 4 grands types : noms de baptême, noms de métiers, noms de lieux d'origine ou sobriquets divers.
 
Les Bretons auraient certainement l'esprit plus observateur ou plus caustique pour parler de leurs voisins car la principale catégorie de noms de famille correspond aux sobriquets; malgré quelques emprunts aux langues extérieures proches ou anciennes.

Les caractéristiques physiques sont incroyablement détaillées.

Elles indiquent que l'ancêtre était :

beau (Caer, Coant, Lavenant ) -petit (Berrou, Le Bot, Bothorel, Bihannic, Bihan, Brenaut, Bian, Corre, Leberre)
grand (Le Bras) -trapu (Berrehouc, Carré ) -gros (Bouedeg, Bouhic, Danzé ) -imberbe (Bloch)-chauve (Le Moal )

âgé (Coïc, Cozic, Cotte, Cras, Le Coz ) -pâle (Bouet ) -borgne (Le Borgne) -aveugle (Le Dall ) -estropié (Le Moing)
bossu (Bossard) -joufflu (Bohec, Bouguennec) -fort (Creff) -faible (Le Menn) - bègue (Gag) -qu'il avait de grandes mains (Bozec)

une large mâchoire (Carval) -de grandes dents (Dantec) -un grand front (Daoudal)- un bec-de-lièvre (Boulch)-
des tâches de rousseurs (Le Bris)-une forte poitrine (Bronnec, Lazennec)-la bouche de travers (Bécam)
des yeux proéminents (Lagadic, Lagathu) -de grosses chevilles (Ferec) -de grosses jambes (Garrec)
les cheveux blancs (Cann, Cosmao, Le Cann, Le Guen )-roux ( Le Guellec)-bruns (Duigou, Le du, Le Duff)
qu'il marchait avec des béquilles (Branellenc) - ou qu'il boitait (Cam, Gargam)


Les Bretons ont aussi prêté aux vêtements une attention qu'on en retrouve guère ailleurs :

Bechennec surnommait celui qui portait une capuche à pompon

Cabillic un capuchon- Burel celui qui était vêtu de bure -Gloanec, de laine -Godec, qui avait de grandes poches
Fiche qui était bien habillé .....

Mais les manies ou traits de caractères ont aussi servi :

le brave (Fer, Le Coeur, Le Mat)-le benêt (Bégoc, Joncour, Le gars)-le glouton (Goulard)

le brutal (Gouez, Le Bleiz, Le Coat , Daëron)-le peureux (Cabon, Flatrès)-le rebelle (Le Delliou)

la personne aimable (Caradec, Cueff, Corcuff, Courtay, Gourtray) -la personne sûre d'elle (Caugnat)
le bavard (Choquer) -le débauché (Cochard, Couchouron, Friant)- l'inconséquent (Diraison, Le Foll)
le sage (Furic, Le Fur, Le Doze)- l'homme dur (Garo)-le paresseux (Malgorn, Lastennet)
le plaisantin (Goapper)- le menteur (Goyat) -l'opposé à celui qui dit toujours vrai (Guiriec)

l'homme joyeux (Labous, Le Goc, Le Baut, Laouénan)

Les noms de baptême oubliés ou déformés qui revivent dans les noms de famille sont, soit d'origine bretonne, soit germanique.
Dans les 2 cas, ils ont un sens évoquant la gloire ou le combat : Barriou (breton) signifie "éminent", Bernard (germanique) "ours fort "
Buzaré (breton) " victoire élevée", Cadiou (breton) "combattant".

Les noms issus d'une localisation : les noms de lieux sont plus anciens que les noms de famille et ont servi à nommer ceux qui y vivaient.
 

Les noms de famille commençant par "ker" évoquent un nom de lieu d'origine, Ker signifiant "village" et beaucoup d'autres évoquent le nom d'une ville, un village, un hameau, quelque fois un lieu -dit.

D'autres vont évoquer la caractéristique de la maison de l'ancêtre initial: Beuzit (le buis), Bolloré (le laurier), Deroff (le chêne), Drezen (les ronces), Favennec (une hêtraie), Le Verg (l'aulne), Kérisit (le cerisier), Pérennou (le poirier), Bodeman (le buisson), Bourbigot (le terrain boueux), Créach (la colline), Le Lann (la lande), Le Pors (une cour close).


Les noms issus d'un métier sont plus rares en Bretagne.

Il y a cependant quelques exemples comme Barazer (tonnelier), Bolzer (tailleur de voûtes de pierre), Bosser (boucher), Calvez (charpentier), Carrer (charron), Failler, Faujour, Guilcher (faucheur), Guenégan (saunier), Gonidec (ouvrier agricole), Goacolou (bourrelier), Guyader (tisserand), Le Nouy  (producteur de noix), Quéré (cordonnier), Le Nours (montreur d'ours).

Plusieurs noms de famille évoquent des parents nourriciers : Maguer, Magueur, Maguet.
Le curieux patronyme Le Gouil évoque un voleur de nuit par opposition au voleur de jour, Laer!!!! La faute devait être moins grave, peut -être
 
LOCALISER UN NOM DE FAMILLE.

 

 

En fonction de la langue dans laquelle le nom a été construit, le sens va être différent pour un même mot.
Si votre nom est peu fréquent, il est impossible d'en chercher la signification sans avoir d'abord localisé son origine géographique.
Si vous souhaitez élargir votre démarche de recherche à des noms de l'étranger vous pouvez vous rendre sur le site :
qui donnent accès à l'annuaire téléphonique de presque tous les pays du Monde.
Lorsque les noms se sont formés, chaque région de France avait sa langue : le basque, le gascon, le catalan, le breton, l'alsacien, le lorrain etc...

Une infinité de dialectes avec parfois des variantes d'une vallée à l'autre.

 

Le nom de famille "Créon" signifie "chevelu" en breton, alors qu'il indique la localité d'origine de la famille dans le Sud-Ouest (Landes ou Gironde).
Dans le Limousin, le nom de "Faye" assez répandu, rappelle que l'ancêtre initial habitait une hêtraie, mais "Faye" est aussi l'un des principaux noms de famille (de clan) du Sénégal, où il n'y a jamais eu de hêtres.
Dans le centre de la France, le patronyme "Dubé" évoque un nom de lieu (du gaulois "becco" désignant une hauteur en surplomb) tandis qu'en Normandie il dérive d'un mot norois désignant un ruisseau et qu'en breton il signifie pigeon et a désigné par extension celui qui en élevait.
"Gazel" signifie batard dans le Berry et le Nivernais mais surnomme une personne fantasque dans le Sud (gazel en occitan = chevreau).

 

Mais il reste impossible de "trancher" entre plusieurs significations possibles sans connaître la région d'origine de la famille étudiée. Bien au contraire, on risque en lisant sans précaution un dictionnaire étymologique de partir sur un sens qui ne serait pas le bon si le nom cherché est originaire d'une zone linguistique minoritaire en France.

 

C'est la généalogie qui peut vous donner la meilleure approche de la région d'origine, sans pour autant remonter le temps de mille ans ni à l'époque où se sont formés les patronymes.
Mais en retrouvant une dizaine de générations vous saurez de façon presque certaine compte tenu du peu de mobilité des populations à cette époque d'où venait votre famille.

07/05/2018
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LISTES UTILES POUR LES GENEALOGISTES

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Liste des compagnons de la libération :

Mille trente-huit personnes, cinq communes et dix-huit unités combattantes ont été nommées compagnons de la Libération car elles se sont « signalées dans l'œuvre de libération de la France et de son Empire durant la Seconde Guerre mondiale. Parmi ces 1 038 compagnons, 271 l'ont été à titre posthume, soixante n'étaient pas Français au moment d'être nommés et six sont des femmes.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_compagnons_de_la_Lib%C3%A9ration#N

 

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Liste des fusillés du Mont Valérien

Les fusillés du Mont Valérien sont plus d'un millier d'otages et de résistants fusillés par l'occupant allemand dans la forteresse du Mont-Valérien au cours de la Seconde Guerre mondiale.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fusill%C3%A9s_du_Mont_Val%C3%A9rien#Liste_de_fusill%C3%A9s

 

Base des déportés 1939-1945

http://www.memorialgenweb.org/memorial3/deportes/index.php

 

 

A l’échelle de la France, les déportés civils de la seconde guerre mondiale ont été nettement  moins nombreux que le million de prisonniers militaires, mais attirent aujourd’hui toute notre attention.

 

On met à présent l’accent  sur l’horreur de l’internement des civils, hors du cadre de la guerre classique, et sur l’extermination abominable des minorités jugées « indésirables »

 

D’autant plus que les camps n’étaient pas les mêmes  que ceux des soldats, les conditions de détention des civils étaient infiniment plus dures que celles des militaires, et la proportion des survivants nettement plus faible.

 

Si l’un de vos parents a péri dans un camp nazi ou bien s’il a disparu à cette période et si la famille a supposé qu’il avait pu connaître ce sort, des recherches sont possibles.

 

Le délai de libre consultation étant de 50 ans, il est possible d’explorer plusieurs fonds aux archives départementales des départements qui vous intéressent, et de ceux où se trouvaient les camps d’internement et de transit vers l’Allemagne.

 

Vous pourrez trouver  des archives des camps, qui contiennent des listes manuscrites de détenus, parfois le motif de l’internement ainsi que le l’indication du camp Allemand ou polonais vers lequel ils ont été envoyé.

 

Les archives des préfectures de police, également déposées aux archives départementales, indiquent les noms et prénoms des personnes arrêtées, la date de leur arrestation, leur date et lieu de naissance, leur nationalité, leur profession, adresse et  situation familiale.

 

 

Mémorial de la Shoah

Environ 76.000 juifs de France ont été déportés pendant la guerre.  Paradoxalement, l’excès administratif du régime les obligeant à s’enregistrer auprès des autorités facilite les recherches pour retrouver le sort d’un disparu.

 

A partir de ces sources, l’avocat Serge Klarsfeld a publié en 1978 un Mémorial des Juifs de France, donnant la liste des convois de déportés partis de Drancy, avec les noms et prénoms des personnes qui ont fait partie de chacun d’eux, leur date et lieu de naissance, leur nationalité et l’indication de leur survie éventuelle.

 

 

En 1994, ce premier ouvrage a été complété  par un Mémorial des enfants juifs de France.

Enfin, en 2005, a été ouvert à Paris (17 rue Geoffroy-l’Asnier –75004 ) un Mémorial de la Shoah regroupant un musée, une bibliothèque de plus de 55.000 ouvrages et u centre de documentation regroupant un million de pièces d’archives et plus de 90.000 photographies.

 

 

Il est possible, sur le site www.memorialdelashoah.org  d’accéder aux noms, prénoms, dates et lieux de naissance.

http://bdi.memorialdelashoah.org/internet/jsp/core/MmsGlobalSearch.jsp?PEGA_HREF_1973698162_0_0_goToPersonSearch=goToPersonSearch

La base de données du Mémorial s’étoffe en permanence de nouvelles informations et de nouvelles archives, y compris privées.

 

Les sources des archives départementales évoquées pour les autres déportés peuvent aussi être explorées.

 

Enfin signalons que les Archives nationales regroupent aussi un certain nombre de documents pouvant servir à l’histoire des familles juives pendant cette douloureuse période : une série F9 consultable sous forme de microfilms et donnant la liste de tous les juifs recensés en région Parisienne ( adultes et enfants) de tous ceux qui ont transités par les camps de Drancy, de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers ainsi que de tous ceux qui ont été fusillés ou arrêtés dans la capitale.

 

Enfin toujours pour Paris vous pouvez aussi vous rendre aux archives de Paris (18 Bd Sérurier- 75019)) pour y consulter le fichier nominatif de tous les  Juifs possédant un commerce ou une entreprise saisie pendant la guerre dans le cadre de « l’aryanisation » forcée de l’économie, ainsi que les jugements postérieurs au21 avril 1945 annulant ces spoliations.

 

Source : Ma généalogie de siècle en siècle – Marie-Odile Mergnac

 

 

 

 


07/05/2018
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UN GRAND PERE SOLDAT

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Livret Militaire de l’arrière grand-père de mon époux

 

Il a longtemps été nécessaire de s’adresser au Bureau Central des archives administratives militaires à Pau (BCAAM) pour obtenir, en prouvant sa filiation directe, des informations sur les archives militaires récentes.

 

Avec la nouvelle loi de 2008 qui a réduit les délais de communication, ce n’est plus la peine de le contacter : il renvoie vers les archives départementales où ont été versés les registres matricules des soldats de la seconde guerre mondiale.

 

Qu’est-ce qu’un registre matricule ? Un gros volume départemental qui, depuis 1905, recense tous les jeunes gens l’année de leur 20 ans et contient une incroyable masse d’informations individuelles :

 

L’état civil complet du jeune homme, son domicile et sa profession, son mariage et son éventuel divorce, le nom et le domicile de ses parents.

Son signalement détaillé, jusqu’à la forme de la bouche et des sourcils ! Si vous n’avez pas de photo de votre grand-père cela vous fait deviner son apparence physique.

 

Son degré d’instruction, de 0 à 5 (0 ne sait ni lire ni écrire ; 1 sait lire seulement ; 2 sait lire et écrire ; 3 possède une instruction primaire ; 4 a obtenu le brevet d’enseignement primaire ; 5 bachelier, licencié… avec indication des diplômes obtenus)

 

Des renseignements sur ses goûts et aptitudes, aussi divers que sa capacité à conduire une automobile, à nager, à jouer d’un instrument de musique, à monter à cheval…

 

Des observations sur son état de santé, son statut éventuel de chef de famille, de fis d’étranger ou de naturalisé de fraîche date ….

 

Le détail de ses états de service et de chacune des mutations d’un régiment à l’autre, avec indication du corps d’affectation

 

Le détail des campagnes

 

Ses blessures, citations et décorations.

 

 

Ces registres matricules sont conservés dans la série R des archives départementales du lieu d’habitation du soldat,  ils sont classés par année et établis l’année des 20 ans de chaque appelé.

 

Si votre aïeul est né en 1908 ce sont donc les registres matricules de 1938 que vous devez consulter pour le trouver.

 

Attention les registres de moins de 50 ans ne sont pas consultables et si les pages  concernant votre aïeul contiennent des informations d’ordre médical cela rapporte le délai à 120 ans après la naissance  de l’intéressé ou 25ans après son décès.

 

Enfin, sauf numérisation sur Internet par le site des Archives, il faut se déplacer car les recherches ne sont pas autorisées par correspondance.

 

Et, comme chaque année représente de nombreux volumes, il faut d’abord parcourir un registre alphabétique annuel sur place qui donne, pour chaque nom, le numéro du volume recherché.

 

Le BCAAM (Caserne Bernadotte – 64023 – PAU Cedex ) détient toujours les dossiers individuels des soldats ( y compris des nombreux étrangers ayant servis dans l’armée Française) mais vous ne pouvez en obtenir un état ou un extrait que si vous êtes le soldat, sa veuve ou ses enfants et en le prouvant par des pièces officielles.

 

 

Un grand-père prisonnier de guerre

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Camp de Travail forcé

 

Après la débâcle du 22 juin 1940, plus d’un million de soldats Français sont capturés par les forces Allemandes et internés dans des camps de prisonniers : Frontstalags (50 camps qui vont rassembler 1/3 des prisonniers)  ou en Allemagne, Stalags (camps de base pour la troupe) Oflags (pour les officiers) ou Kommandos (camps de travail) rassemblant les 2/3 des prisonniers restants en une centaine de camps.

 

Les conditions de détention n’ont rien à voir avec celles des camps de concentration. Les soldats sont nourris à peu-près convenablement (sauf en fin de guerre) et chargés de travaux divers pour remplacer les Allemands partis sur le front.  Les travaux sont plus durs dans les Kommandos (camps de travail) plus agricoles dans les Stalags, les prisonniers étant répartis en journée dans les différentes fermes des environ, sous la surveillance de gardiens Allemands.

 

Les listes officielles de prisonniers, établies de1940 à 1941 établies par le  Centre national d’information sur les prisonniers de guerre  à partir d’informations des autorités allemandes sont désormais accessibles par abonnement sur le site  www.filae.com

 

 

https://www.filae.com/recherche-genealogique/prisonniers-francais-1939-1945-51.html

 

La base comporte un million de fiches avec :

 

                Le lieu d’internement du prisonnier

 

                L’indication de son régiment et de son grade, clé d’accès à son dossier militaire.

 

                Ses date et lieu de naissance, indispensables pour remonter le temps si aucun document familial n’a été conservé sur cette branche

 

 

Retrouver un Malgré nous

La défaite de juin 1940 complique cependant la recherche sur les militaires de cette époque, car les soldats ont été dispersés. L’armée officielle ne recouvrait plus que les soldats prisonniers de guerre en France ou en Allemagne et une armée d’armistice réduite mais toujours présente sous Vichy.

 

Les forces françaises libres et l’armée de libération venue d’Afrique du Nord seront ultérieurement reconnues  officielle, dépendent en  revanche des forces alliées et du général de Gaulle.

 

Ce ne sont donc que les dossiers de ces armées régulières et les informations sur les soldats qui font partie que vous pouvez espérer trouver dans les registres matricules évoqués plus haut  ou au BCAAM.  Pour les autres, cela sera plus difficile.

 

Ainsi  on ne trouve pas les dossiers des jeunes gens volontaires ou des hommes  enrôlés de force pour combattre dans les rangs de l’armée Allemande. Et pourtant il y en eut !

 

En Alsace-Lorraine où les réquisitions ont été particulièrement nombreuses et où le surnom de « Malgré-Nous »  a été donné aux jeunes gens engagés dans la LVF allemande puis dans les     Waffen-SS.

 

Une association peut vous aider : L’association nationale  des  Malgré  Nous  - 57 rue Chambière-   B.P 60.232 – 57005 – Metz cedex 01

 

https://www.malgre-nous.eu/category/liste-des-non-rentres/

 

 

 

Rebondir à partir d’une décoration

 La croix.jpg


 

Croix de guerre de 1939  crée par décret de septembre 1939  avec étoile de palme en fonction de la citation

 

 

Si votre aïeul a été décoré vous pourrez en apprendre un peu plus…

 

La légion d’honneur, qui date du premier empire et la médaille militaire qui a été créée par Napoléon III  sont inscrites dans le journal officiel lors de leur attribution et vous pouvez retrouver leur mention avec parfois le motif d’attribution.

 

Elles sont toutes les deux gérées par la Grande Chancellerie de la légion d’honneur :

 

http://www.legiondhonneur.fr/fr/page/recherche-de-decore/102

 

Enfin  les dossiers individuels de plus de 50 ans peuvent être consultés sur le site Internet des Archives nationales :

 

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=NOUVEAU&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P

 

 

 La nature de la décoration, dans cette période difficile peut constituer une indication :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9corations_militaires_(France)

 

La distinction a-t-elle été attribuée en début de guerre ? par  le gouvernement de Vichy ? Par les forces Françaises libres et le Général de Gaulle ? Ou bien longtemps après la fin de la guerre ?

 

S’agit-il d’une véritable décoration donc pour un fait d’armes ou bien d’une médaille commémorative attribuée à tous les combattants ?

Pour vous renseigner vous  pourrez- vous reporter  à l’ouvrage de Jean-Pierre MIR

Les déco civiles et militaires.jpg

L'auteur Jean-Pierre Mir, a publié de nombreux ouvrages sur le Premier Empire, notamment sur la période de prédilection, 1814, et sur les deux guerres mondiales. Collectionneur et président fondateur du groupe «Les Hussards de Lasalle», il participe aux reconstitutions historiques dès leurs apparitions en France. Il a par ailleurs rédigé les dossiers relatifs aux décorations pour la revue «Généalogie facile» de Hachette, les Editions Autrement et la «Revue française de généalogie».

 

 

 

On peut s'intéresser aux décorations pour de multiples raisons. D'abord en tant que décoré. Car l'histoire de la distinction qui vous a été remise devient une partie de votre histoire personnelle. Ensuite en tant que collectionneur, puisque les médailles constituent, avec leurs rubans, de beaux objets à conserver.

Aussi en tant qu'historien, parce que les décorations racontent visuellement une histoire militaire et sociale, qu'elles évoquent une époque déterminée et des titulaires qui ont pu marquer leur temps. Enfin en tant que généalogiste. Ils sont de plus en plus nombreux qui aujourd'hui  cherchent, à travers une médaille retrouvée dans un grenier, à étoffer un pan de leur histoire familiale et à compléter leur arbre avec des informations biographiques nouvelles liées à l'obtention de la distinction.

Cet ouvrage veut donc répondre aux attentes de ces différents publics. D'abord en leur permettant d'identifier facilement les décorations : elles sont ici reproduites en couleur avec leur bélière et leur ruban, pour être reconnues plus rapidement. Elles sont aussi présentées de façon quasi exhaustive, médailles associatives incluses, depuis la Révolution jusqu'en 1990.

Ensuite en racontant pour chaque distinction l'histoire de sa création, de ses évolutions, mais aussi de sa suppression éventuelle, ainsi que les motifs pour lesquels elle pouvait être attribuée. Enfin en indiquant au fil des pages et des chapitres comment il est possible d'en apprendre davantage sur le titulaire de telle ou telle décoration, et en précisant aussi dans quels fonds d'archives des documents complémentaires peuvent épauler une recherche biographique ou généalogique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


07/05/2018
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UTILSEZ LES REGISTRES D'INHUMATION

Ballade à Hauteluce 08 mai 2015 071.jpg

Cimetière d'Hauteluce en Savoie

 

 

Un cimetière n’a rien de triste, le mot signifie «  le lieu où l’on dort » mais demande aux chercheurs de respecter le recueillement et les prières des autres visiteurs.

 

Le cimetière vous apprend :

 

                Le nom de jeune fille des aïeules car ils y sont en général inscrits.

 

                Les prénoms si vous les avez oubliés.

 

                Les dates, même s’il ne vous donne pas de lieux : année de naissance et année de décès.

 

Vous pourrez alors retrouver le lieu probable du décès des personnes inhumées en interrogeant par écrit le bureau de conservation du cimetière : à la mairie pour les communes de petite taille, ou au service concerné pour les villes importantes (par exemple pour Paris : au service central des concessions des cimetières parisiens, 5 rue Curial – 75019 -)

 

En effet, les cimetières ont l’obligation de conserver des registres journaliers , d’inhumations, indiquant le nom et les prénoms de chaque défunt, son âge, son adresse, le type de concession, la  localisation de la tombe et le lieu du décès ( à défaut lieu de provenance du corps)

 

Votre demande doit comporter suffisamment de précisions (nom, prénom, emplacement de la tombe… ) pour que le bureau qui gère les registres puisse vous répondre et les réponses ne sont jamais très rapides.

 

Vous devrez  également joindre une enveloppe et un timbre pour la réponse.


07/05/2018
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ZOOM SUR LES DELAIS D'ACCES AUX D'ARCHIVES PUBLIQUES DEPUIS LE 16 JUILLET 2008

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Actes de naissance ou de mariage : 75 ans  sauf immédiat pour les vôtres et ceux de vos ascendants directs sur justificatifs

 

Accès de décès : immédiat.

 

Actes notariés : 75 ans

 

Listes électorales : immédiat

 

Listes nominatives de recensement : 30 ans

 

Dossiers de police, dossiers fiscaux contenant des informations relatives à la vie privée : 60 ans à compter de la date des documents concernés

 

Justice : 75 ans à compter de la date du jugement ou de la clôture du dossier, mais 100 ans si cela concerne des mineurs ou des agressions sexuelles

 

Dossiers de personnel : 50 ans à compter de la clôture du dossier ( c'est à dire en général du départ à la retraite)

 

Dossiers médicaux et documents contenant des informations d'ordre médical ( y compris les dossiers d'aliénés) : 120 ans

 

Archives déposées dans des fonds publics : un délai de consultation a parfois  été fixé par le déposant.

 


07/05/2018
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AUPRES DE NOS RACINES


Je viens de découvrir le blog d'Elise qui est vraiment extraordinaire pour toute personne réalisant son arbre généalogique,

je le partage avec vous avec grand plaisir  :

 

 

 

https://www.aupresdenosracines.com/articles

 

 

 

Je pratique la généalogie depuis juillet 2004.

Depuis 2012, je partage mes méthodes de recherche sur ce blog.

Je m’intéresse particulièrement aux recherches sur la Grande Guerre (voir mes articles ici).

 

Depuis 2014, j’écris l’histoire de ma famille et je publie régulièrement des petits livrets (voir par exemple ici ou encore ).

 

En 2016, j’ai publié le livre Retrouver vos ancêtres militaires pendant la Grande Guerre.

Vous pouvez télécharger (gratuitement) un extrait de ce livre à cette adresse : https://www.aupresdenosracines.com/GrandeGuerre

 

En 2017, j’ai créé une chaîne de vidéos de généalogie : youtube.com/EliseLenoble

 

 

Mes recherches personnelles se répartissent principalement sur :

  • le Nord-Est de la France : la Marne (autour d’Epernay et de Vitry le François), la Meuse (autour de Montmédy et de Commercy), la Meurthe-et-Moselle (autour de Briey) et la Moselle (vers Sierck les Bains) ;
  • la Haute-Normandie (Rouen et pays de Caux).

J’ai également des ancêtres en Picardie (nord de l’Aisne), dans le Nord-Pas-de-Calais, en Corrèze, dans l’Allier, ainsi qu’en Belgique, en Allemagne et en Autriche.

 

Dans la « vraie vie », après avoir vécu à Rouen, Strasbourg et Lyon, je suis installée depuis peu dans la Marne, terre d’une grande partie de mes ancêtres.

 

En janvier 2017, j’ai lancé mon activité de généalogiste professionnelle. Je vous invite à découvrir mon site professionnel pour en savoir plus : www.votrehistoirefamiliale.com

Mes clients font principalement appel à moi pour :

  • des recherches dans le Grand Est et sur la région Lyonnaise
  • des recherches aux Archives de Paris, aux Archives Nationales, au SHD et à la BNF
  • des recherches « de la dernière chance »
  • l’écriture de livrets sur leurs ancêtres.

Vous pouvez me contacter par mail à l’adresse suivante :

 

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Pour des recherches professionnelles, merci de me contacter à l’adresse :

 

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15/04/2018
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PEIGNEUR DE CHANVRE

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Profession-peigneur-de-chanvre.pdf

 

 

 

 

 


14/04/2018
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DU PILORI AU BAGNE

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De tout temps, les condamnations des criminels ont été publiques, pour avoir valeur d’exemple. C’est ainsi qu’à Bourges, en 1576, Gilbert Thibault, qui avait dérobé un sac de blé, se vit condamné à être exposé au carcan sur la place du marché au blé.

 

Erigés dans un lieu public, carcan et pilori exposaient donc les condamnés à la colère. Le supplice, qui durait des heures, était aussi violent moralement que physiquement, puisqu’il livrait, sans aucune limite, le coupable à la populace.

 

De quoi rêver d’être envoyé aux galères, sauf que l’on n’y était pas  expédié avant que l’exécuteur des œuvres de la justice, autrement dit le bourreau, ne l’ait copieusement  fustigé et marqué au fer rouge, « à l’épaule dextre » des trois lettres G A L, autre mesure de « publicité »  destinée aussi bien à prévenir la fuite qu’à mettre la population en garde.

 

C’est le cas de Jean Jacob, condamné en avril 1737, pour un vol de vaisselle, à servir durant  trois ans dans les galères, où il dut se rendre à pied, attaché par les chevilles à une de ces horribles « chaînes de forçats » que l’on rencontrait parfois le long des routes.  C’est le passage dans sa paroisse d’une de ces chaînes qui avait donné, en mai 1710, au curé de St Oustrille-du-Château, dans le Cher, l’occasion d’inhumer le même jour huit forçats ainsi reliés, huit hommes dont les âges allaient de dix-neuf à soixante-dix ans.

 

 

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Cette sévérité de la justice se maintint jusqu’à une époque relativement récente, comme le montrent des condamnations prononcées par la cour de justice criminelle de l’Oise, à Beauvais, en 1806.

Ce ne sont parfois que des peines de prison, comme le charretier Jean-François Flamant, pourtant surnommé «  le sage » condamné à deux ans pour le vol d’une montre à boitier en or, pour Jean-Louis Mouret, corroyeur, âgé de trente et un ans, écopant de la même peine pour vol de volailles et Geneviève Sezille, journalière à Noyon, condamnée à un an pour vol de pommes.

Mais ce sont aussi  des années « de fer » comme pour Claude Delmet,  vigneron et Cabaretier âgé de cinquante- cinq ans, condamné cette même année à huit ans de fers pour recel de farine volée, alors que Pierre Marie Cotte, compagnon charron à Roussy, dans l’Aisne, l’était à dix ans pour tentative de vol dans la maison de son patron.

Source : Qui étaient Nos ancêtres – Jean-Louis Beaucarnot -

 

 

 


12/04/2018
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