Bienvenue dans mon Univers

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GENEALOGIE

LYON L'AUTRE ROUTE DE LA SOIE

LYON l'autre route de la soie.jpg

 

Histoire-de-Jean-Baptiste-et-Marie-Victoire.pdf

 

J'ai réalisé ce PDF à l'aide de nombreux documents et recherches sur le net

 

Martine

 


15/08/2018
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AIE MES AIEUX

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24/04/2018
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LES FICHES DE MARIAGE DU FONDS ANDRIVEAU

 

160 ans après sa création, Filae a numérisé et transcrit la collection des mariages du mythique Fonds Andriveau, permettant de reconstituer l’état civil de Paris détruit lors de la Commune.

 

Les fiches, réalisées à partir des registres paroissiaux, concernent des mariages à Paris mais aussi aux alentours (Versailles, Saint-Denis…) de 1613 à 1792.


Certaines fiches font référence à des actes notariés comme des donations ou des contrats de mariage.

 

Des fiches sont aussi établies à partir de l’état civil pour recenser des mariages mais aussi des divorces de 1793 à 1855.

 

Filae a entrepris de géolocaliser les paroisses parisiennes qui ont pour certaines disparues aujourd’hui.

 

Pour retrouver vos ancêtres parisiens : https://www.filae.com/andriveau-mariages

 

Pour tout savoir sur la collection des mariages à Paris (1613-1805) http://www.filae.com/ressources/maria...

 

Source : Filae.com

             Youtube.com

 


25/06/2019
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LES ARCHIVES JUDICIAIRES

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Les-Archives-Judiciaires.pdf

 

Source : Magazine Généalogie.com


20/06/2019
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LES MANOEUVRIERS- LES SABOTIERS - LE SERVICE MILITAIRE

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Les-Manoeuvriers---Les-Sabotiers---le-service-Militaire.pdf


04/06/2019
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FAUT-IL SE FIER AUX TESTS GENETIQUES ?

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Je partage avec vous un article  paru dans le magazine  " POUR LA SCIENCE" en Mai 2019  dont les auteurs sont  :

 

Catherine Bourgain - Généticienne à l'Inserm et directrice du Cermes 3 à Paris

Audrey Sabbagh - Généticienne des populations à l'université de Paris

Mauro Turrini - Sociologue à l'université de Nantes

 

Faut-il-se-fier-aux-tests-g--n--tiques.pdf


02/05/2019
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HISTOIRE D'UN CONSCRIT AU 19EME SIECLE- BLOG AUPRES DE NOS RACINES

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Histoire d’un conscrit au 19ème siècle Mis à jour le 3 mars 2019 par  

 

Depuis plusieurs mois, pour compléter mes recherches généalogiques, j’ai entrepris de retracer le service militaire de tous mes ancêtres.

Ces recherches m’ont déjà permis de retrouver la situation face au service militaire d’un grand nombre de mes ancêtres au XIXème siècle. Tous n’ont pas eu à partir sous les drapeaux : certains ont été exemptés, d’autres ont eu la chance de tirer un « bon numéro » au tirage au sort, et d’autres encore se sont fait remplacer.

 

En faisant ces recherches, j’ai aussi découvert que plusieurs de mes ancêtres avaient eu à effectuer leur service militaire, et qu’ils avaient participé à différentes campagnes militaires du XIXème siècle (les campagnes Napoléoniennes, la guerre de 1870, …).

 

C’est le cas par exemple de Jean François Perbal, un ancêtre lorrain que j’aurais pu qualifier d’invisible avant ces recherches. En effet, il semblait n’avoir jamais quitté son village natal et avoir eu une vie assez calme.

 

En recherchant son parcours militaire, j’ai découvert un tout autre pan de son histoire.

 

Comme tous les jeunes hommes au 19ème siècle, Jean François Perbal a été soumis à la conscription militaire à ses 20 ans.

Lors du tirage au sort du canton d’Audun le Roman, il tire le numéro 65. Or cette année là, le contingent de son canton est fixé à 25 hommes. Ce numéro pourrait donc suffire pour qu’il soit libéré du service militaire. Mais beaucoup de jeunes hommes avant lui risquent d’être exemptés, et lui semble être en bonne santé.

 

 

Le 18 avril 1826, il doit donc se présenter devant le conseil de révision à Aumetz, avec les autres conscrits de son canton. Sur les 64 jeunes hommes qui se présentent avant lui, beaucoup sont libérés. Certains pour faiblesse de constitution, ou pour des infirmités, d’autres pour raisons familiales. Au final, seuls 20 des jeunes hommes examinés avant lui sont jugés capable de servir.

 

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Procès verbaux des conseils de révision de la classe 1825 en Moselle (source : AD57 – cote 1 R 128)

 

Quand arrive son tour, Jean François Perbal est, quant à lui, jugé apte. Il est donc le 21ème conscrit de son canton à être inscrit sur les listes du contingent. Comme de nombreux conscrits de Moselle, il est alors affecté au 18ème Régiment de ligne.

 

Ce n’est que deux ans plus tard, le 22 juin 1828, que Jean François Perbal et ses camarades rejoignent effectivement leur régiment.

A son arrivée, Jean François Perbal est inscrit dans les registres de contrôle de troupes sous le numéro 4667.

 

 

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Contrôles de troupes du 18e Régiment d’Infanterie (source : SHD – cote GR 34 Yc 799)

 

 

l reste ensuite en service dans son régiment pendant plus d’un an. Puis le 13 août 1829, il lui est accordé un congé d’un an. Il peut donc retourner temporairement dans ses foyers, à Mercy le Haut. Mais il n’est pas libéré de ses obligations militaires pour autant (à cette époque, la durée du service militaire actif est de 8 ans).

 

 

En début d’année 1830, l’expédition d’Algérie est décidée. Le 20 février 1830, le Ministre de la Guerre décrète que les bataillons destinés à l’expédition d’Algérie seront composés par le rappel des hommes en congés d’un an.

Le 23 mars 1830, Jean François Perbal est donc rappelé et affecté au 1er bataillon du 2ème Régiment d’Infanterie légère, destiné à prendre part à l’expédition.

 

 

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Contrôles de troupes du 2e Régiment d’Infanterie légère (source : SHD – cote GR 34 Yc 3380)

 

 

Jean François Perbal rejoint donc son régiment à Strasbourg quelques jours plus tard, avant leur départ pour Toulon où ils doivent embarquer pour l’Algérie.

 

Jean François Perbal et le 1er bataillon arrivent à Toulon le 18 avril, et embarquent le 11 mai, à bord du Superbe. Mais le départ n’est pas immédiat : ils leur faut attendre que les vents soient favorables. Le départ n’est donc finalement donné que le 25 mai.

 

Le 14 juin 1830, après plusieurs jours de traversée, Jean François Perbal et son bataillon débarquent en Algérie.

 

Puis, plusieurs jours de combats s’ensuivent : à Sidi-el-Ferruch, où ils ont débarqué, puis au camp de Staouelly, et enfin dans différents engagements jusqu’à la fin de la prise d’Alger. Le 5 juillet, ils apprennent la reddition d’Alger.

 

Le 2ème Régiment d’Infanterie légère reste alors en position au camp de Staouelly, dans des conditions très insalubres. Pendant cette période, le régiment est très éprouvé, d’autant qu’une épidémie se déclare, envoyant plus de 800 hommes à l’hôpital.

Pendant ce temps, en France, la Révolution des Trois Glorieuses (27, 28 et 29 juillet 1830) renverse Charles X, qui abdique puis prend le chemin de l’exil.

 

Le 1er septembre 1830, le 2ème Régiment d’Infanterie légère est relevé de sa position. Puis, le 17 septembre, Jean François Perbal et son bataillon embarquent à bord de la frégate La Circée pour rentrer en France. Ils débarquent à Marseille le 1er octobre 1830.

 

Jean François Perbal reste ensuite en garnison avec son régiment, à Perpignan, jusqu’à sa libération du service militaire. Le 30 septembre 1833, après près de 5 ans sous les drapeaux, il est ainsi libéré de toute obligation militaire.

 

Il rejoint alors son village natal de Mercy le Haut où il commence à travailler comme tonnelier. Quelques années plus tard, il épouse Marie Thérèse Hurlaux, avec laquelle il aura 4 enfants et vivra une vie paisible à Mercy le Haut.

 

Ces recherches dans les archives militaires m’ont ainsi permis de découvrir un tout autre pan de l’histoire de mon ancêtre. Lui qui semblait avoir eu une vie assez simple se retrouve finalement être l’un de mes ancêtres ayant le plus voyagé, l’un des seuls à avoir pris le bateau et quitté le continent européen.

 

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Mon commentaire :

 

 

La généalogie nous réserve bien des surprises.

 

Tout comme Elise, j'ai découvert que le grand-père de ma grand-mère ( côté maternel) Louis Rémy Van Fendel ( 1827/1879)  était Prussien .

 

Né à Bonn le 15/02/1827, il s'unit le 21/01/1858 à Lucie Wintersdorf née le 17 Juillet 1835 à Idenheim, Prusse. Le mariage  est célébré en Algérie, à Aïn Témouchent où ils vivent tous deux, depuis quelle date , pourquoi  ?

 

 

D'après mes recherches, Lucie est probablement partie avec son père vivre en Algérie suite au décès de sa mère survenu le 22 /12/1844

 

Quant à Rémy, on peut penser qu'il est peut-être  parti dans le cadre de ses obligations militaires mais ceci reste une supposition.

 

Rémy et Lucie auront ensemble 8 enfants, leurs deux aînées, Catherine (née le 29/10/1857)  et Françoise( née le 08/04/1859)  naitront en Algérie puis leur troisième enfant Clément naîtra à Marseille le 21/12/1860.

 

On peut donc supposer que Rémy et Lucie quittèrent l'Algérie entre 04/1859 et 12/1860.

 

Ils resteront vivre à Marseille durant deux ans puis s'installeront à Lyon en 1862 où naîtra Pauline, la mère de ma grand-mère le 28/10/1864.

 

Sans mes recherches généalogiques, je n'aurai jamais pu imaginer que mes ancêtres, finalement pas si lointains, étaient Prussiens, qu'ils étaient partis vivre en Algérie pour finalement s'installer à Lyon.

 

La généalogie, une  autre façon de découvrir l'histoire !

 

Martine

 

 

 

 

 

 

 


04/03/2019
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LES ANCETRES INVISIBLES - ELISE LENOBLE


 

LIENS UTILES ▼ 

 

 

L'histoire de mon ancêtre Jean CANTAT : https://www.aupresdenosracines.com/20...

 

MES OUTILS / MON MATERIEL : https://eliselenoble.fr/outils-materiel

 

Recevoir un extrait gratuit du livre « Retrouvez vos ancêtres durant la Grande Guerre » : https://eliselenoble.fr/livret-geneal...

 

Pour être prévenu dès qu'une vidéo est publiée : https://eliselenoble.fr/abo-video


27/01/2019
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LA POPULATION FRANCAISE SOUS L'ANCIEN REGIME

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L'étude de la démographie de la France d'Ancien Régime est relativement jeune. Si dès le XVIIe ou XVIIIe siècle des esprits comme Vauban, Saugrain ou l'abbé d'Expilly portent de l'intérêt aux problèmes de la population, il faut attendre la seconde moitié du XXe siècle pour voir la démographie historique s'épanouir. Les connaissances accumulées démentent généralement les clichés courants : on ne se marie pas précocement mais très tard, le modèle familial le plus courant n'est pas la famille élargie mais la famille nucléaire (parents et enfants), le nombre d'enfants n'est que rarement supérieur à 6 ou 7. Seule idée courante qui s'avère exacte : on meurt généralement jeune. Si les comportements démographiques de la France de l'Ancien Régime sont variables selon les régions, des tendances générales caractérisent tout le royaume : le mariage tardif, la très forte mortalité notamment des enfants, l'existence de crises démographiques périodiques.

Le royaume le plus peuplé d'Europe

L'évolution du nombre des habitants


Il n'y a pas de chiffres fiables du nombre d'habitants en France sous l'Ancien Régime, en particulier pour le XVIe siècle. Néanmoins, au fil du temps, les chiffres se précisent. Les historiens puisent leurs informations des sources fiscales (pour la taille) et des registres paroissiaux, plus ou moins bien tenus.


Le chiffre total de la population est difficile à connaître vers 1500 : les estimations vont de 15 à 18 millions d'habitants. Vers 1600, dans le cadre des frontières de la France actuelle, ce nombre aurait été de 18 à 20 millions. A la toute fin du XVIIe, les Français auraient été 21,5 millions. Ce nombre est porté à 22,5 millions en 1710, 24,6 millions en 1740, 25,7 millions en 1760.

 

A la veille de la Révolution, la France compte 28,6 millions d'habitants. On assiste donc à une hausse constante, même si sur le court terme les variations peuvent être brutales, de l'ordre de 2 à 3 millions d'habitants (crises démographiques). La hausse est particulièrement rapide au XVIIIe siècle.

Vers 1700, un européen sur quatre est un Français, le royaume de France est alors un géant démographique. Au XVIIIe siècle, si la hausse est importante (+ 33 %), elle l'est beaucoup moins que dans certaines autres régions de l'Europe : Irlande (+ 110 %), Russie d'Europe (+ 80 %), Suède (+ 67 %) ou Angleterre (+ 61 %).

 

 

La répartition de la population


A l'intérieur du royaume, les disparités sont fortes entre les régions. Vers 1700, période où les sources deviennent fiables, les densités de population les plus importantes se rencontrent surtout dans le quart nord-ouest de la France. Le Nord compte alors une densité supérieure à 50 habitants au km2.

 

Aussi, l'évolution du nombre des habitants est très variable selon les régions : au XVIIe siècle, les provinces frontalières de l'Est souffrent des ravages de la guerre, perdant en habitants, alors que le reste du royaume connaît une croissance démographique.



La population vit majoritairement à la campagne (plus de 80 %) dans des villages de très petite taille.

 

Vers 1700, mois de vingt villes dépassent les 30 000 habitants. Paris est alors de loin la première ville de France avec 530 000 habitants, suivie par Lyon (97 000), Marseille (75 000), Rouen (64 000) et Lille (55 000).

 

Au cours de la période, le nombre de citadins croît lentement. Après 1740, le développement s'accélère, touchant particulièrement les villes bénéficiant de l'essor économique de la période. Paris compte 600 000 habitants en 1789, Lyon 150 000 en 1780-89, Marseille 110 000 en 1794, Bordeaux 110 000 en 1790.

 

 

Les migrations


Si la stabilité des populations est le fait dominant, le phénomène migratoire n'est pas à négliger. Les migrations peuvent être définitives, permanentes, saisonnières ou conjoncturelles. La migration définitive concerne presque exclusivement l'exode rural, les villes devant leur croissance à l'apport des campagnes.

 

La présence de migrants permanents est une constante de la société d'Ancien Régime : ce sont les mendiants, colporteurs, bergers, rémouleurs, maîtres d'école (etc.) qui transmettent les nouvelles et les modes, servant d'intermédiaires entre citadins et ruraux des différentes provinces.

 

Les migrations temporaires ou saisonnières concernent essentiellement les hommes des régions de montagne et les zones portuaires.

 

Les crises démographiques, les guerres entraînent aussi d'importantes migrations.


Quant à l'émigration en dehors du royaume, elle est minime, sauf pour les protestants français émigrés à la fin du XVIIe siècle (environ 173 000 entre 1685 et 1688).

La vie familiale sous l'Ancien Régime

 

La structure familiale


La famille conjugale limitée aux parents et aux enfants constitue la norme sous l'Ancien Régime. Elle comporte cependant des exceptions, comme dans le Midi, où la famille élargie est un modèle répandu. La famille conjugale peut se recomposer suite à la mort de l'un des deux parents.

 

Les remariages après veuvage sont assez fréquents. On voit donc des ménages complexes, qui associent des enfants issus de différentes mères ou pères. Il arrive aussi de recueillir des orphelins de famille, neveux, nièces, pour cause de décès.

 

Les ménages ne sont en général pas très peuplés, surtout en ville. La famille type est composée des deux parents et de 4 ou 5 enfants. Pour exemple, en 1790 à Poitiers, la taille moyenne des ménages est de 4,56 personnes.

 

Le mariage


En France, on se marie tard, à l'exception des grandes familles (dont la famille royale) : 27 ou 28 ans en moyenne pour les garçons, 25 ou 26 pour les filles, cette tendance au mariage tardif étant moins marquée dans le premier XVIIe siècle mais s'accentuant au cours du XVIIIe.

 

On distingue deux causes principales à cette pratique : d'une part le souci d'éviter une descendance trop nombreuse afin de ne pas diviser l'héritage (comportement malthusien) et d'autre part l'attente fréquente de la mort des parents, libérant des biens et des terres.

 

L'allongement de l'espérance de vie au XVIIIe siècle a ainsi contribué à repousser l'âge du mariage. Le statut du célibat est peu envié mais se répand de plus en plus dans la population : 7 % pour la génération 1660-1664 et 8,5 % pour la génération 1720-1724.

Les contraintes sociales imposent que les époux appartiennent au même milieu social (homogamie) et qu'ils soient issus de zones géographiquement proches (endogamie). Cela ne signifie pas que l'amour n'existe pas mais qu'il s'inscrit à l'intérieur de ces deux règles. L'hypergamie (différence de statuts sociaux), alors rare, profite surtout aux filles et suscite des moqueries.

Il ne faut pas enfin oublier l'importance du remariage, après la mort d'un des conjoints. Au XVIIe siècle, 32 % des mariages impliquent au moins un veuf ou une veuve. Le remariage est plus facile pour les hommes que pour les femmes, engendrant de nettes différences d'âge. Les femmes ont beaucoup plus de mal à se remarier lorsqu'elles ont dépassé les 30 ans.

 

Enfin, on ne se marie pas à n'importe quel moment de l'année. Le calendrier liturgique est à suivre, interdisant pratiquement l'Avent (décembre) et le Carême (vers mars). Les contraintes économiques jouent également, empêchant de se marier au moment des récoltes (par mimétisme, cette habitude est suivie en ville).

 

Les mois de janvier et février voient ainsi une très forte nuptialité. La cérémonie a lieu à l'église, qui doit rester portes ouvertes, l'engagement étant un acte public. La famille des fiancés est présente, ainsi que les relations et les protecteurs de haut rang si l'on en a. La cérémonie est suivie de fêtes et de jeux conformes aux coutumes et traditions qui varient selon les régions.

 

 

Les naissances


Le mariage a pour finalité la conception, comme l'enseigne l’Église. Le taux de natalité dans la France de l'Ancien Régime est proche de 40 pour mille, mais diminue au cours de la période. Au maximum, une femme pourra engendrer 15 enfants au cours de sa vie. Généralement, elle en accouche de 6 ou 7 dont la plupart meurent précocement. Les naissances illégitimes sont très rares (1 %).

Le moment de l'accouchement est attendu mais redouté, pouvant comporter des risques tant pour la mère que pour l'enfant. Les matrones ne disposent que de connaissances limitées voire fausses et dangereuses, bien que l'on assiste à des progrès au XVIIIe siècle. L'ignorance ainsi qu'une hygiène déplorable explique une bonne partie des morts en couche, jusque dans les familles aisées. Le nouveau-né étant un mort en puissance, il faut le baptiser rapidement pour qu'il puisse gagner le paradis en cas de mort précoce. Le baptême, qui a lieu quelques heures après la naissance ou le lendemain, est une fête où l'enfant est vêtu aussi somptueusement que possible. Le prénom est pris généralement dans la famille ou l'entourage proche : grand-père ou grand-mère, oncle ou tante, parrain ou marraine.

Après l'accouchement, l'allaitement rend temporairement les femmes stériles, une mort précoce entraînant en revanche un retour rapide de l'ovulation. De ce fait, on a en moyenne un enfant tous les ans et demi. La ménopause survient dès la quarantaine. Lorsque le nombre d'enfants est jugé raisonnable par les parents, ils cessent les relations sexuelles pour ne pas fragmenter le patrimoine. L'évolution des mentalités contribue aussi à la baisse de la natalité: l'attachement à l'égard des enfants se développe (ce qui signifie pas qu'il n'existait pas auparavant) poussant les parents à mieux s'occuper d'eux et donc à limiter leur nombre. Les parents ont alors recours à la contraception, plus ou moins efficace, qui se développe au XVIIIe siècle (préservatifs en peau de porc, recettes de rebouteux ou coït interrompu).

La mort dans l'Ancien Régime

 

La mortalité ordinaire


La mortalité ordinaire est marquée par les taux très importants de mortalité juvénile et infantile. Près de la moitié des enfants meurent avant l'âge adulte. La moitié de ces enfants trouvent la mort avant un an, souvent les premiers jours ou premières semaines après la naissance. Les maladies de l'enfance (rougeole, rubéole, varicelle, oreillons, coqueluche) sont souvent mortelles. Les enfants sont aussi touchés par les accidents, les parents ne pouvant pas les surveiller : noyades, piétinements par les animaux, insolations, etc.



Une fois l'âge adulte atteint, un individu peut espérer vivre quarante ans. Un quinquagénaire est déjà un vieillard. La mortalité des femmes en couches est de 1 à 2 %, taux relativement faible mais non négligeable, un peu plus élevé que celui de la mortalité par les accidents du travail chez les hommes. Hommes et femmes sont égaux devant les maladies : rage, affections pulmonaires, tumeurs cancéreuses...

 

On vit en moyenne plus longtemps dans les milieux aisés que dans les milieux pauvres, grâce à une meilleure nutrition, la possibilité de déménager et un habitat plus confortable (pas d'entassement dans les quartiers insalubres).

 

 

La mortalité extraordinaire : les crises démographiques


La crise démographique est une caractéristique de l'Ancien Régime, revenant en moyenne tous les 10 à 15 ans. Une crise peut tuer en quelques mois un quart de la population d'un village, le dixième de celle d'une ville. Durant entre six mois et deux ans, elle peut être causée par une épidémie, par une crise de subsistance, parfois l'alliance des deux (une disette qui affaiblit les corps et prépare le terrain pour une épidémie).

 

Le chiffre de décès habituels est alors multiplié par 4 ou 5, le nombre de conceptions diminue, le nombre de mariages s'effondre. Une reprise survient ensuite : la mortalité redevient normale, le nombre de conceptions et de mariages augmente jusqu'à atteindre des niveaux bien plus élevés que les années précédentes.

 

 

Face à la mort


La mort est omniprésente durant l'Ancien Régime : il est rare qu'une journée passe sans que les habitants entendent sonner le glas des morts au clocher d'une église.

 

La mortalité infantile est si fréquente que les parents, s'ils sont évidemment attristés, ne sont pas effondrés par la mort d'un des enfants.

 

Celle-ci est accueillie comme une fatalité. La situation est différente pour la mort de l'épouse qui « reste le déchirement majeur, et souvent prématuré, pour les hommes de l'âge classique qui se sont confiés à leurs Mémoires » (M. Vovelle).

La mort se prépare toute la vie, afin d'assurer le Salut de son âme. La mort brutale et accidentelle est redoutée, on lui préfère la « belle mort », lente et consciente. Le chrétien se prépare toute sa vie à ce moment décisif. L'agonisant doit mourir dignement et en paix.

 

Chez les Grands, la mort donne lieu à toute une cérémonie : Louis XIII agonise au son d'un orchestre et Mazarin habillé comme pour aller au bal. Au XVIIIe siècle, l'ombre de la mort recule, elle devient moins obsédante. La mortalité infantile diminue, sans qu'il faille pour autant exagérer ce phénomène : au début du XIXe siècle, l'espérance de vie des Français est de 36 ans.

 

 

Source  : WWW.philisto.fr


Bibliographie :
BÉLY Lucien, La France moderne. 1498-1789, Paris, PUF, 2003.
GARNOT Benoît, La population française : aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Ophrys, 2005.

 

 


26/01/2019
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LE MONDE RETROUVE DE LOUIS FRANCOIS PINAGOT - ALAIN CORBIN

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Dans ce livre devenu un classique, Alain Corbin s'est penché sur le grouillement des disparus de XIXe siècle, en quête d'une existence ordinaire. Il a laissé au hasard absolu le soin de lui désigner un être au souvenir aboli, englouti dans la masse confuse des morts, sans chance aucune de laisser une trace dans les mémoires. Né en 1798, mort en 1876, Louis-François Pinagot, le sabotier de la Basse-Frêne, n'a jamais pris la parole et ne savait du reste ni lire ni écrire ; il représente ici le commun des mortels. Un jeu de patience infini se dessine, afin d'en reconstituer le destin - niais eut-il jamais conscience d'en avoir un ? Par cette méditation sur la disparition autant que par les méthodes d'investigation nouvelles. qu'il met en oeuvre, ce livre a fait date dans l'écriture de l'histoire contemporaine.

 

 


08/12/2018
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