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LE LIVRE SUR LE MARCHE - L'INVENTION DE LA LIBRAIRIE

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Pour écouter la conférence cliquez sur le lien ci-dessous : 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/histoire-du-livre-34-le-livre-sur-le-marche-linvention-de-la-librairie?actId=ebwp0YMB8s0XXev-swTWi6FWgZQt9biALyr5FYI13OqeBiAsr9VRxxR8nw116tr5&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=622269#xtor=EPR-2-[LaLettre18112020]

 

 

Qui est apparu le premier, l’œuf ou la poule ? La question est compliquée, mais il y a plus ardu : qui fait le livre ? L’auteur, l’éditeur, le traducteur parfois, l’imprimeur, pourquoi pas le relieur, le libraire, le bibliothécaire ? 

 

 

Sans auteur, il n’y a pas de livre, sinon des livres blancs qui sont quelquefois plus intéressants que d’autres livres.

 

Il y a l’éditeur bien sûr, mais il a besoin d’un auteur et d’un imprimeur… d’un imprimeur qui sans éditeur n’a rien à imprimer.

 

Toutefois, sans être diffusé et vendu, le livre n’est rien : les libraires sont essentiels, mais que seraient-ils sans auteurs, éditeurs, imprimeurs ? Et le lecteur, d’ailleurs ?

 

Bah, les éditeurs, les imprimeurs et les libraires savent bien qu’il existe des livres qui ne rencontrent jamais leur lecteur. En réalité, il n’est pas possible de répondre à la question : qui fait le livre ? C’est une chaîne de professionnels qui s’active, la chaîne du livre. 

 

 

Dans le prologue de son film Faisons un rêve, en 1936, Sacha Guitry fait intervenir un drôle de personnage, un auteur reconnu, un sorte d’académicien, à qui l’on demande : alors maître, votre dernier livre se vend-il bien ? La réponse est sublime : « S’ils se vend bien ? Oh oui, mais si je ne sais pas si on l’achète. Mais il se vend bien ! » (Xavier Mauduit)

 

 

 

C’est un monde qui sépare le libraire du XIIIe siècle de celui du XIXe. Le premier, qui s’installe au pied des toutes nouvelles universités, est un savant qui parle grec et latin. Il fournit aux maîtres et aux étudiants les manuscrits nécessaires à leurs études.

 

Le second est souvent un petit commerçant, bien sous tous rapports et, surtout, fidèle au régime ! 

 

 

De l’un à l’autre, il faut parcourir plusieurs siècles d’évolutions économiques, politiques et sociales. Invention de l’imprimerie, création des corporations, abolition puis rétablissement de la censure, concurrence des colporteurs et progrès de l’alphabétisation : l’histoire de ce beau métier est le reflet des grandes transformations de nos sociétés. Qui sont les libraires d’hier et d’aujourd’hui ? 

 

 

Pour y répondre, nous sommes en compagnie de Patricia Sorel, maîtresse de conférences à l’Université Paris-Nanterre, et de Loïc Artiaga, maître de conférences à l'Université de Limoges. Nos deux invités sont aussi enseignants-chercheurs associés au Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines).

 

 

Les premiers libraires apparaissent bien avant l'invention de l'imprimerie. Ils font leur apparition au temps du livre manuscrit, au début du XIIIe siècle. C'est à cette période que naissent les universités ce qui va engendrer un véritable commerce du livre et c'est ainsi que les premiers libraires s'installent auprès des universités pour fournir aux maîtres et aux étudiants les manuscrits nécessaires aux études. (Patricia Sorel)

 

La Révolution fait voler en éclats le carcan qui pesait sur le monde du livre sous l'Ancien Régime ou pour devenir imprimeur ou libraire, il faut suivre tout un cursus.

 

Il faut d'abord avoir été apprenti ou compagnon puis passer l'examen de la maîtrise.

 

Il y a également la censure qui est très présente. La révolution fait voler en éclats ce système en proclamant la liberté de la presse, la censure est abolie par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen proclamée le 26 août 1789, et, autre loi importante, c'est la loi d''Allarde qui date du 2 mars 1791 qui instaure la liberté du commerce en supprimant les corporations de métier.

 

Désormais n'importe qui peut s'établir comme libraire ou comme imprimeur. Ce qu'il va avoir comme conséquence l'ouverture de librairies dans tout le pays.(Patricia Sorel)

Les fictions populaires naissent sous des formats différents qui vont être très divers durant tout le XIXe siècle à commencer par le feuilleton au rez-de-chaussée (le bas des pages) des périodiques, dans La Presse, dans Le Siècle, dans les années 1830 c'est là que se créer un nouvel espace pour la fiction dans la vie des contemporains du XIXe siècle.

 

C'est l'irruption d'autres formes de récit qui naissent au rez-de-chaussée de ces journaux. Cela devient des produits d'appel, l'idée étant que les lecteurs se réabonnent pour avoir la suite de ces feuilletons. (Loïc Artiaga)

 

Sons diffusés :

  • Lecture par Daniel  Koenigsberg d'un extrait d'une étude d'Alphonse Karr, « Imprimeurs, libraires, bouquinistes, cabinets de lecture », Nouveau Tableau de Paris, édité par Mme Charles-Béchet, Edouard Legrand et J. Bergounioux, 1834-1835.
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  • Lecture par Daniel  Koenigsberg d'un article de Gaston Deschamps paru dans journal Le Temps du 29/01/1911.
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  • Archive - Pierre Brasseur lit Encore Fantomas de Max Jacob, extrait de l'album Poèmes Grinçants d'hier et d'aujourd'hui (Pathé, 1969).
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  • Archive -08/12/1972 - ORTF - Extrait de l'émission De soleil et d'azur, rencontre avec Monsieur Bernard, libraire, qui parle de son rapport aux éditeurs. 
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  • Musique - Extrait du film Jeanne et le garçon formidable (1997) réalisé par Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Titre : La chanson de la librairie. 

 



20/11/2020
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