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LE MUSEE ET LE SITE DE LYON FOURVIERE



Le musée et le site de Lyon-Fourvière occupent les pentes de la colline de Fourvière, jadis au centre de Lugdunum, où ont été édifiés deux monuments majeurs de la cité : le théâtre et l'odéon, désormais intégrés au secteur classé Patrimoine Mondial par l'UNESCO.

Ce superbe parc, lieu privilégié de promenade et de méditation, s'anime en été pour les spectacles du festival des « Nuits de Fourvière », point fort de la vie culturelle du Rhône.

- Le musée : une spirale pour remonter le temps

Le musée gallo-romain a été inauguré en novembre 1975.
 
L'architecte Bernard H. Zehrfuss, Grand Prix de Rome, a conçu un bâtiment parfaitement intégré au site et presque invisible de l'extérieur.
 
A l'intérieur, le système habituel des salles a été délaissé au profit de celui d'espaces, suivant une large rampe hélicoïdale. La structure du bâtiment invite ainsi à une visite complète du musée selon un cheminement naturel suggéré par la descente. L'architecture, volontairement très sobre, met en valeur les œuvres et favorise les correspondances spatiales et thématiques : un puits ouvert au-dessus d'une mosaïque relie habitat et religion, tandis que les grandes baies vitrées, les «canons à lumière», introduisent les théâtres antiques dans l'exposition.
 
Confronté aux monuments romains de Lyon, Bernard Zehrfuss eut dès l'origine la conviction que seule une construction enterrée pouvait répondre aux exigences de ce lieu exceptionnel, qu'il fallait préserver. La structure de béton disparaît sous la végétation et seules deux grandes baies, les canons à lumière, introduisent les théâtres antiques à l'intérieur de l'exposition.

Bernard Zehrfuss : un architecte au service de la modernité - 1911-1996
 
Né à Angers en 1911, Bernard Zehrfuss entre à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts à 17 ans. En 1939, il est Grand Prix de Rome. Ce prix devait lui ouvrir les portes de la villa Médicis à Rome, mais la guerre en décide autrement. Alors qu'il participe au conflit en Syrie, il découvre les écrits de Le Corbusier. Cette « révélation fantastique » l'oriente vers le mouvement moderne. Urbaniste, puis architecte, il succède à la génération des initiateurs comme Perret et Le Corbusier qui vulgarisent l'utilisation de matériaux nouveaux. Son parcours est emblématique des « Trente Glorieuses », les années qui suivent la 2e guerre mondiale, marquées par l'urgence de la reconstruction, la persistance de la crise du logement et la déficience de l'urbanisme national. Ses œuvres majeures, comme le Palais des expositions du CNIT à la Défense et le palais de l'UNESCO à Paris, lui confèrent un statut quasi officiel de « porte-drapeau » de l'architecture moderne.

Un des caractères remarquables du Musée est la mise en valeur du béton : tout le bâtiment est en béton armé brut de décoffrage, à l'intérieur comme à l'extérieur. Cela n'a rien d'étonnant, puisque Bernard Zehrfuss s'est intéressé très tôt aux possibilités plastiques de ce matériau. Pour obtenir ce résultat, la composition du béton et sa mise en œuvre ont fait l'objet de beaucoup de soins. La paroi moulée avec tirants actifs, le système de chauffage, le traitement de la paroi sud... constituent autant d'innovations techniques qui font du musée un témoin majeur de l'architecture contemporaine.




07/07/2014
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