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MOURGUET (Laurent) (1769 – 1844)

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MOURGUET (Laurent)
(1769 – 1844)

Canut, Marchand ambulant, forain
Arracheur de dents

Marionnettiste

Créateur de GUIGNOL

Saltimbanque



Né et baptisé le 3 mars 1769, à Lyon 2e, paroisse de Saint-Nizier (Rhône)

Fils du légitime mariage de Benoît Mourguet, et de Jeanne-Marie Trigon.

Marié le 22 novembre 1788 en l'église de la paroisse Saint-Georges de Lyon, à Jeanne Esterle, fille de vigneron,

demeurant à Sainte-Foy-lès-Lyon qui lui donnera dix enfants.

Domicilié rue Saint-Georges, rue du Boeuf (Vieux Lyon) puis rue Vernay, à Lyon 5e) et enfin rue des Clercs, à Vienne (Isère)

Décédé le 30 décembre 1844, à 5 heures du matin, à son domicile 35, rue des Clercs, à Vienne (Isère)

Né dans une famille d'ouvriers canuts ; c'est-à-dire d'ouvriers tisserands en soierie.
 
Au fur et à mesure que les années passaient et que Laurent grandissait, la vie devenait de plus en plus dure à Lyon.

 Le terrible hiver 1789 et ses bouleversements entraînent le chômage et une famine sans précédent

Les riches soyeux lyonnais sont à la tête d'un système où seuls quelques fabricants achètent la soie façonnée. Ils affament sans vergogne tous les tisseurs de la région en imposant leurs tarifs.

Comme les autres ouvriers en soierie, il fréquente les théâtres populaires probablement issus du milieu canut.


Il vit dans le Vieux Lyon que l'industrie de la soie n'a pas encore quitté.

12 octobre 1793 : La Convention après le siège de la ville décide que « Lyon n'est plus ». Benoît et Laurent Mourguet sont jetés en prison, comme « muscadins » avec de nombreux autres citoyens.

29 janvier 1794 : Le père et le fils Mourguet son reconnus non coupables et ils sont acquittés.
Benoît ne retrouvera pas sa place de tisseur.
Laurent est installé au n°2 de la place Boucherie Saint-Paul et décline comme profession : « marchand de chaussons.»

La Révolution française ne favorisait pas le commerce de la soie et les canuts étaient dans la misère.
Laurent s'était marié et avait eu dix enfants. Pour les faire vivre, il abandonna son métier à tisser.
Mourguet exerce alors plusieurs métiers (forain, marchand...) avant de devenir arracheur de dents, en 1798.

Comme il est de coutume chez les colporteurs, il attire alors ses clients par un spectacle de marionnettes inspiré du théâtre italien (Arlequin, Polichinelle et les autres personnages de la commedia del l'arte).

Il opère en plein air et arrache les dents gratuitement mais vend cher ses pommades. Chez lui, il a ouvert une sorte de cabinet dentaire et imaginé un petit théâtre de marionnettes.

Par un beau matin d'un dimanche ensoleillé de 1804, la famille Mourguet partit d'un bon pas pique-niquer. D'autres canuts se joignirent à eux, ainsi que le fameux Signor Flavio.

Arrivés à l'île Barbe, tous s'assirent sur l'herbe. Après un casse-croûte bien arrosé, Signor Flavio demanda à Laurent de lui prêter ses marionnettes. Alors, faisant vivre les poupées, il raconta des histoires drôles. Chacun riait de bon coeur.

Laurent regardait avec admiration cet Italien venu à Lyon faire le commerce de la soie. Jamais il n'avait connu un homme aussi bon.

Signor Flavio semblait heureux de faire oublier aux canuts que leurs étoffes se vendaient mal.

Au fil des années, Signor Flavio eut beaucoup de surnoms. Certains l'appelaient Jean, d'autres Chignol parce qu'il venait de la ville italienne de Chignolo. Et, chaque dimanche d'été, sous les platanes de l'île Barbe, (en dessous du Mont d'Or et non loin de Vaise), c'était le jeune Laurent qui tapait les trois coups contre un tronc d'arbre en annonçant: « Et voici Jean Signor Flavio Chignol et ses marionnettes ! »

Assisté de Lambert Grégoire Ladré, dit le père Thomas, comédien, amuseur public, qui aime un peu trop la bouteille. (Ils se sont connus en 1799) Thomas joue des parades pendant que Laurent arrache les dents.

En 1804, il abandonne la tenaille dentaire pour se consacrer exclusivement aux marionnettes.

C'est à cette période de 1804 qu'il invente son premier personnage, s'inspirant des traits du père Thomas : ce sera Gnafron, cordonnier lyonnais ("regrolleur"), dont le nez rouge boursouflé témoigne de son amour un peu trop prononcé pour le Beaujolais.

Devenu « artiste » Il installe un petit théâtre dans la Grande Allée des Brotteaux (Angle cours Morand et Avenue de Saxe) dans le 6ème arrondissement de Lyon.

1805 : Mourguet transporte ses poupées au « Jardin chinois » à l'angle oriental du cours Morand et de l'avenue de Noailles, à Lyon. Avec Thomas, ils se retrouvent l'hiver au 3 de la place Boucherie Saint-Paul pour des séances à l'intérieur.

Entre 1805 et 1808, il créé et invente son propre personnage : GUIGNOL, personnage contestataire, impertinent, gouailleur, dont les comportements allaient si bien ressembler à ceux des canuts. qu'il habille comme les ouvriers canuts en le coiffant d'un catogan tressé (il empêchait les cheveux de se prendre dans les fils du métier à tisser).

Un peu plus tard, Mourguet ajoute une femme (sa "fenotte") à Guignol : Madelon.

Impertinent, proche des préoccupations des gens, le talent de Mourguet rendra rapidement Guignol populaire. Ce n'est que bien plus tard que sa marionnette deviendra le héros de spectacles pour enfants


1808  : Première représentation de Guignol

1810 : Rue Lainerie, Laurent Mourguet ouvre son premier théâtre dans lequel il joue les Jocrisse. Le directeur des Célestins en prend ombrage et oblige Mourguet à changer de genre. Il crée alors « le théâtre de Guignol ».

1813 : Laurent Mourguet travaille comme artiste-machiniste dans une Crèche de la rue Noire, à Lyon.

1820 : Mourguet crée sa première véritable troupe de marionnettistes.
Le « Guignol Mourguet » joue dans toute la région. Le répertoire de Guignol se constitue. Des canevas sur lesquels viennent se greffer les improvisations.

En 1823, Laurent Mourguet joue régulièrement à Vienne, dans l'Isère.

25 décembre 1835 : Décès du père Thomas, à l'Hôtel Dieu de Lyon. Personne ne viendra réclamer le corps de celui qui fut le modèle de Gnafron.

En 1840, Laurent Mourguet va de plus en plus souvent jouer à la salle de la rue des Clercs à Vienne avec sa femme et son petit fils Michel Josserand.


Lorsque Mourguet prend se retraite en 1840, deux de ses dix enfants reprenant son théâtre de Guignol
 
5 novembre 1843 : Le plancher du théâtre de la rue des Clerc s'effondre. Les Mourguet s'installent au 7 de la rue des Peaux-Belles. Ils louent un appartement au 43 de la rue des Clercs.

Laurent Mourguet meurt en 1844, son épouse fera inscrire sur son caveau « Laurent Mourguet, Saltimbanque »

Les principaux personnages du théâtre Guignol:

- 1) Guignol : le héros anarchisant - Un sympathique personnage à la tête de bois qui prend partie des petites gens. Il clame l'injustice sociale, égratigne de sa verve intarissable les bourgeois comme les autorités régionales ou nationales. Son savoureux accent, son esprit frondeur, son impertinence, son côté fougueux mais bon enfant font de Guignol une marionnette populaire et attachante.

- 2) Gnafron : le cordonnier de bon sens et amateur de "pot". Il est le chantre du parler Canut

- 3) Madelon : la fenotte (femme) de Guignol

- 4) Toinon : la fenotte (femme) de Gnafron

- 5) Cadet :

- 6) Le gendarme :

Plusieurs monuments de la région lyonnaise sont dédiés à Laurent Mourguet.

Tout d'abord, le Monument Laurent Mourguet (Place du Doyenné - Lyon 5ème) sur lequel est érigé le buste de Mourguet et la célèbre marionnette Guignol.

Une peinture sur mur d'un immeuble de Lyon représente Mourguet et Guignol.



Des timbres postes furent émis rendant hommage à Laurent Mourguet.


- 1994 -



La ville de Lyon  a commémoré en 2008 le bicentenaire de la naissance de GUIGNOL.



06/11/2011
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