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Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière : un an de captivité

  

Il y a un an, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière étaient enlevés, avec leurs trois accompagnateurs afghans, dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul. Les deux reporters de France 3 tournaient un documentaire pour le magazine "Pièces à conviction". La semaine dernière, une nouvelle vidéo attestait qu'ils étaient toujours en vie. Le processus de libération est "en cours", assure le gouvernement.

Durant les premiers mois, ils ont été "les otages". Pas de nom, pas de visage. Pour faciliter les négociations, France Télévisions et le gouvernement avaient misé sur la plus grande discrétion. L'identité des journalistes n'avait pas été révélée.

Finalement, en avril dernier, trois mois après l'enlèvement, France Télévisions avait décidé de changer de stratégie. Désormais, les otages ont un nom - Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière - et leurs visages s'affichent à la fin de chaque journal de la télévision publique. Rassemblements, concert de soutien, pétitions... Les initiatives se multiplient depuis plusieurs mois, avec un objectif : faire de la libération des deux reporters une priorité du gouvernement.


Un an de détention pour Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière. "Le plus dur, c'est l'incertitude" se souvient Jean-Paul Kaufmann, journaliste et écrivain, otage durant trois années au Liban. Il est interrogé par Mireille Lemaresquier  (3'41")
 


Dans quelles conditions travaillent les journalistes aujourd'hui en Afghanistan ? Reportage à Kaboul de Sébastien Paour, envoyé spécial de France Info  (1'58")
 

Ce dernier assure tout faire pour que les otages reviennent en France. Le processus de libération "est en cours, cela fait longtemps", annonçait la semaine dernière François Baroin, porte-parole du gouvernement. Après avoir dans les premières semaines fustigé "l'imprudence" des deux journalistes - déclenchant la colère de leurs confrères - l'Elysée se dit pleinement mobilisé. Les proches de deux otages ont été reçus par Nicolas Sarkozy en novembre dernier. Le chef de l'Etat s'était dit "plutôt confiant" , selon le frère de l'un des deux otages.


Bernard Kouchner a mené les négociations pendant plusieurs mois. L'ancien ministre des Affaires Etrangères se dit prêt à retourner sur place aider à leur libération.  (3'02")
 

"Ils semblent en bonne santé"

Difficile cependant d'entrevoir l'issue de la détention. Il y a quelques mois, le chef d'état-major des armées, Edouard Guillaud, avait jugé "raisonnable" d'espérer une libération "d'ici Noël" . Finalement, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière auront passé Noël auprès de leurs geôliers.


Il ne faut plus donner d'échéance pour la libération des otages insiste Thierry Thuillier, directeur général adjoint de France Télévisions, qui est en ce moment à Kaboul  (0'52")
 

Une nouvelle vidéo, tournée "vraisemblablement au mois de novembre" selon le Quai d'Orsay, est parvenue aux autorités françaises la semaine dernière. "Ils semblent en bonne santé bien qu'évidemment affectés par leur détention" précise un responsable de France Télévisions.


Arlette et Gérard Taponier, les parents d'Hervé, ont découvert la vidéo hier. Ils étaient interrogés ce matin sur France Inter  (1'59")
 

Une détention désormais plus longue que celle qu'ont subie Georges Malbrunot, Christian Chesnot et Florence Aubenas en Irak. Cette dernière, retenue pendant 157 jours en 2005, préside le comité de soutien à Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier.


"Quand on est otage, le temps est obsédant" Florence Aubenas, ancienne otage en Irak, présidente du comité de soutien à Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière  (2'48")
 


L'écrivain Yann Queffelec fait partie des signataires de la pétition pour réclamer la libération des deux journalistes  (0'45")

France Info - 29 décembre 2010





10/01/2011
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