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TRANSITION ECOLOGIQUE : UNE AUTRE VOIE EST POSSIBLE

Après l'épreuve du Covid-19, avons-nous l'espoir d'un monde meilleur ?

 

La Convention citoyenne pour le climat, qui a réuni à Paris 150 citoyens, avance pas moins de 150 propositions dont une révision de la Constitution ! Avec beaucoup de contraintes et un résultat rien moins que garanti.

 


Nous vous proposons de réfléchir à une alternative pragmatique et libérale. Ou comment réduire sans douleur nos consommations d’énergie, remédier au dérèglement climatique et ouvrir la voie à une société plus humaine...

 

 

Parole de président : « le monde d’après sera résolument écologique. Je m’y engage ». Las, ce tweet vibrant du président Macron du 5 juin 2020 a été aussitôt contredit par le troisième projet de loi de finances rectificative pour 2020.

 

Ce document qui brasse les milliards par centaines prévoit tout juste un petit milliard supplémentaire « afin d’accélérer la transition écologique dans les territoires ».

 

 

Entre temps s'est réunie la Convention citoyenne pour le climat, avec 150 citoyens tirés au sort parmi tous ceux qui avaient fait acte de candidature.

 

Elle a planché pendant sept weeks-ends, écouté des experts supposés en climat et ébauché son catalogue de propositions dans lequel le plus intéressant est ce qui n'y figure pas : quid des énergies renouvelables et du nucléaire ? quid de la taxe carbone et du prix de l'énergie ? 

L'énergie est trop bon marché !

Or, sans un net enchérissement de l’énergie en France et dans l’ensemble des pays développés, on n’empêchera pas l’accroissement des consommations d’énergie et donc l’aggravation du dérèglement climatique.

 

 

Si surprenant que cela paraisse, le prix des énergies est à la baisse depuis 50 ans ! Les énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) coûtent ainsi deux fois moins cher qu’en 1970 en proportion de nos revenus. C’est pourquoi notre intérêt personnel nous pousse en toutes choses vers les solutions les plus énergivores, même si nous les réprouvons.

 

 

 1 euro = 6,5596 francs
Prix en 1969 (francs)
Prix en 2020 (euros)
Évolution
(x par)
SMIC horaire
3,3
10
20
Baguette de pain (250g)
0,55
1
12
Carte de métro hebdomadaire
4,8
20
27
1 litre de super
1,1
1,5
9
10 thermies de gaz
1,1
0,9
5
 

 

Où en serions-nous si le prix du super était resté dans le même rapport prix/revenu qu’en 1969, soit à plus de 3 euros le litre ?... Nous ne vivrions pas moins bien mais différemment.

 

Villes et villages plus concentrés, lieux de travail et commerces plus proches des lieux d’habitation, transports publics plus développés, agriculture plus raisonnée avec moins de phytosanitaires etc.

 

 

Le prix bas des énergies, en particulier des énergies fossiles, est une addiction, une drogue qui nous a conduits dans l’impasse actuelle, avec un mode de vie qui menace les équilibres écologiques et en premier lieu climatiques.

 

 

Les gouvernants et les industriels à l’origine de cette addiction ne voient d’autre solution que dans une fuite en avant par la technologie :

 

développement des énergies « renouvelables » et des véhicules électriques.

 

 

Mais les énergies telles l’éolien ou le solaire génèrent de graves inconvénients (pollutions par les terres rares, rendements faibles et incertains…).  

 

Quant à l’électrification des véhicules, elle ne compensera jamais les effets induits par leur multiplication, de l’étalement urbain à l’artificialisation des sols (un milliard de véhicules aujourd’hui, trois ou quatre milliards dans 50 ans).

Une mesure populaire : la taxe énergie redistribuée !

Ce constat conduit à l’urgente nécessité d’augmenter fortement le prix des énergies pour nous libérer de notre addiction, mais à condition qu’il ne nous en coûte rien !

 

 

Nous préconisons pour cela une taxe sur toutes les énergies primaires, payée par les producteurs d’énergie (EDF, compagnies pétrolières, usines d’incinération etc.) mais toute entière redistribuée aux citoyens sous la forme d’une allocation forfaitaire mensuelle.

 

Avec 50 centimes par litre de carburant ou sur 10 kWh électriques, le fisc pourrait verser à chaque adulte 150 euros par mois (montant brut avant impôt).

 

Ainsi chacun pourrait-il arbitrer entre deux options sans altérer son bien-être :


• Ne rien changer à son mode de vie en finançant avec l’allocation forfaitaire les hausses de prix induites par la taxe sur l’énergie,

 

• Se réorienter vers des consommations moins énergivores et moins coûteuses, avec un reliquat de revenu qui lui permettra d’augmenter son niveau de vie !

 

 

 

 

Cette mesure fiscale se doit d’être complétée par des dispositions réglementaires pour ouvrir des alternatives aux déplacements motorisés ainsi qu’aux gaspillages (emballages jetables, produits trop vite obsolescents…).

 

Les bénéfices de cette politique peuvent très vite avoir valeur d’exemple pour les autres pays européens et l’ensemble du monde développé.

 

Tous ces aspects sont détaillés et précisés dans un manifeste disponible en librairie et sur les sites de vente en ligne :

 

 Sauver le climat et gagner plus, des revenus plus élevés avec une énergie plus chère 

 

(176 pages, 9€, éditions Herodote.net ; texte : André Larané, illustrations : Dominique Rousseau).

 

 

André Larané
 
Source : Hérodote.net
 

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27/06/2020
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