Bienvenue dans mon Univers

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MAISONS D'ARRET




Dans ces maisons d'arrêt toujours en mouvements,

Vous devenez objet, tout n'est que châtiments.

Venez-vous visiter un futur condamné ?

C'est donc de son opprobre que vous serez souillé !

Il y aura l'attente dans le froid ou le vent,

Avant de pénétrer l'enfer des tourments,

Puis tous ces bruits de clés, de portes qui se ferment,

Et pas un seul regard pour prendre votre peine.

Alors quelques minutes ou parfois quelques heures,

Vous serez le vivant qui parlera aux morts.

 

 On leur a tout ôté, leurs lacets, leurs ceintures,

Aussi  de leur nom « d'homme » ont-ils perdu l'allure.

Pour mieux les humilier faut-il continuer,

A les déshabiller de toute  dignité ?

Mais comment peut-on croire que dans ces conditions,

Renaisse un peu d'espoir, chemin de rédemption ?

 

Tous leurs jours se ressemblent,  ils se détestent « ensemble »

Ces punis de l'espace rêvent d'un lopin de place,

Avoir un coin à soi, d'un lieu  « être le roi »

Dormir sans guetter, parvenir à rêver,

Afin que le matin efface leurs larcins.

 

Privés de liberté avant d'être jugés,

Ils comptent les saisons attendant de revoir,

La couleur des moissons pour éclipser le noir.

 

Ils sont là pour payer le prix de leurs erreurs,

La société qui doit leur rappeler la loi,

Pourra-t-elle oublier lorsque sonnera l'heure,

Leurs méfaits et leurs crimes ?

Alléger leurs bagages, revoir leurs équipages,

Permettre à leurs voyages  de rejoindre les cimes !

 

D'aucuns sont réceptifs et  apprennent un peu tard,

Que les clés du bonheur se cachaient dans « Savoir »

Vers d'autres horizons  un jour ils partiront,

Découvrir leurs passions et redorer leur nom.

 

Pour d'autres il est trop tard  car chaos et brouillard,

Mêles dans leur esprit  ont éteint toute vie.

Ils ont besoin de soins pour leurs pathologies,

« Fous » pour la société ce sont les oubliés !

Quelle est l'institution qui saura les aider,

Pour qu'enfin de leurs peurs nous soyons délivrés ?

 

Oui pour tous ces humains  il existe un  demain,

C'est au travers des mots (maux)

Que viendra  le repos,

La fraîcheur d'un matin les prenant par la main,

Ils seront fortunés de Mille libertés.

 

MARTINE

 

 

 

 

 

 



11/02/2019
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